Comment évaluer la situation en Ukraine ? par Petro Simonenko

Posté par onsbouge le 15 août 2014

PRCF INITIATIVE COMMUNISTEComment évaluer la situation en Ukraine ?

par Petro Simonenko (*)

 (*) Premier secrétaire du Parti communiste de l’Ukraine

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Le pays est au bord du gouffre. Et si l’Ukraine continue, selon le vœu de l’Occident et des Etats-Unis, sa trajectoire de transformation en état périphérique, servant les intérêts des sociétés transnationales, si elle continue sa trajectoire de guerre, où une guerre civile risque de se transformer en conflit entre Etats, nous allons nous retrouver face à une menace réelle de destruction de l’intégrité territoriale, la perte de l’indépendance.

Les oligarques qui ont pris le pouvoir après le coup d’Etat sur le Maïdan en février et leurs complices nationalistes, cherchant à justifier leurs crimes sanglants dans les régions d’Odessa, Marioupol, Donetsk et de Lougansk, prétendent assister aujourd’hui à la naissance d’une nouvelle nation unie.

C’est un mensonge flagrant. Lorsque un Ukrainien tue un autre Ukrainien, lorsque sont massacrés vieillards, femmes, enfants, lorsque les villages sont rasés, les fabriques et les usines, les écoles, les hôpitaux, les crèches, les infrastructures des grandes villes des régions de Donetsk et de Lougansk sont détruits, lorsque des centaines de milliers de citoyens de l’Ukraine à la recherche de paix laissent leurs maisons et deviennent des réfugiés, parler d’une nation unie est un blasphème!

images-1Le régime national-fasciste mène une guerre de l’information, dont le but est de justifier les crimes contre son propre peuple par une lutte contre les séparatistes et les terroristes.

Pour l’amour de la vérité et dans l’espoir d’arrêter cette guerre fratricide, je tiens à réitérer que les protestations dans le Donbass ont commencé avec les exigences du maintien de la langue russe comme langue officielle, la nécessité de décentraliser le pouvoir et renforcer les pouvoirs des collectivités locales, la possibilité de référendums locaux. Les résidents des régions de Donetsk et de Lougansk sont opposés à la destruction des monuments et des obélisques aux héros de la Grande Guerre patriotique, contre la distorsion de l’histoire.

Ils n’ont pas voulu les entendre ni les écouter et ont déclaré la guerre à leur propre peuple.

On assiste à une chute extrêmement dangereuse de la production, à la montée de l’inflation, des prix et des tarifs, au gel des salaires des employés, à la réduction des coûts pour les programmes de soutien aux retraités, aux femmes, aux jeunes, à la lutte ouverte contre les dissidents et la censure violente dans les médias. La signature d’un accord désastreux d’association avec l’UE, d’un protocole esclavagiste avec le FMI, la perte du marché en Russie et la situation catastrophique avec le gaz (manque d’approvisionnement par la Russie) conduira inévitablement à une hausse du chômage, une baisse du niveau de vie et une montée de la tension sociale.

En 2014, comme en 2004-2005, est venu au pouvoir en Ukraine le même groupe d’oligarques, complètement dépendants et exécutant tous les ordres des USA et de l’Europe. Le danger de leur maintien au pouvoir est
renforcé par le fait qu’ils ont pris pour complices l’organisation profasciste « Svoboda » et d’autres courants nationalistes d’extrême-droite. L’arrivée au pouvoir des milliardaires, tant dans l’Administration présidentielle qu’à la direction des régions (à Donetsk – Tarouta, à Dnipropetrovsk – Kolomoysky), la création d’armées de mercenaires privés montrent la division réelle du territoire de l’Ukraine en principautés oligarchiques (féodales).

La guerre continue dans l’intérêt des États-Unis – à savoir le nettoyage des zones pour assurer l’extraction du gaz de schiste.

627900-us-president-barack-obama-shakes-hands-as-he-hosts-a-meeting-with-ukraine-prime-minister-arseniy-yatCette guerre est une lutte des oligarques pour la redistribution des richesses, et ceux qui sont arrivés au pouvoir à Kiev s’efforcent par la guerre de détruire les fabriques et les usines dans la plus grande région économique de l’Ukraine, ce qui rend impossible pour les oligarques du Donbass d’augmenter leurs richesses. Et cela signifie des centaines de milliers de chômeurs.

Cette guerre – c’est la destruction physique des citoyens de l’Ukraine qui se sont permis de revendiquer le droit à la vérité de l’histoire, de parler leur langue, de demander l’utilisation de l’argent gagné pour le développement de leurs régions, et non pas pour nourrir les fonctionnaires de Kiev qui piochent dans le budget pour se remplir les poches.

Cette folie doit cesser!

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Abu Ahmad, porte-parole des Brigades al-Quds : « Nous sommes capables de viser au-delà de Tel Aviv »

Posté par onsbouge le 14 août 2014

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« Résister à l’occupation, c’est vivre libre »

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Abu Ahmad, porte-parole des Brigades al-Quds :

« Nous sommes capables de viser au-delà de Tel Aviv »

arton8288 dans - HISTOIRE

jeudi 14 août 2014, par La Rédaction

La première et la seule interview, au cours de l’agression sioniste, Abu Ahmad l’a accordée au journaliste du quotidien algérien al-Shourouq, par estime envers le peuple algérien et des liens qui unissent les « deux peuples révolutionnaires ».

Qu’est-ce qui a le plus surpris l’occupation, de la part de la résistance palestinienne, et plus particulièrement des Brigades al-Quds ?

Nous pensons que l’ennemi a été surpris par plusieurs faits, au cours de la bataille « Edifice serré », mais les deux surprises les plus importantes sont probablement, d’abord les fusées de longue portée qui ont été intensément lancées sur les villes de l’ennemi, qui pensait qu’elles étaient à l’abri des fusées de la résistance. Il fut surpris par leur nombre et l’intensité des frappes, entraînant 4 millions de colons à se réfugier dans les abris. Ce n’est pas seulement la portée des fusées qui l’a surpris, mais la précision avec laquelle elles ont été lancées. L’ennemi a essayé de cacher un grand nombre de buts atteints, mais il sera finalement obligé, après la fin de la bataille, de découvrir toutes les zones que les fusées palestiniennes ont touchées, ces fusées qui sont en majorité de fabrication locale. Quant à la seconde surprise, c’est celle des tunnels, car l’ennemi pensait qu’il s’agissait d’une propagande de la résistance pour l’empêcher de mener une bataille terrestre à Gaza. Il fut surpris par cette arme stratégique qui a bouleversé les rapports de force dans la bataille et entraîné de lourdes pertes parmi ses forces d’élite. Il est important de noter que les tunnels sont de deux sortes : la première est pour le lancement des fusées de longue portée, qui empêchent l’ennemi de poursuivre et de viser les combattants qui les lancent, et la seconde sert aux attaques et aux opérations de contournement.

Le bombardement de Tel Aviv est devenu une pratique quotidienne… Que porte l’avenir ?

Nous n’exagérons pas si nous disons que Tel Aviv est devenu pour nous comme Sderot, séparée de la bande de Gaza par 6 kms seulement. Ceci est dû au développement qualitatif dans la fabrication locale des fusées, où nous avons imité les fusées fabriquées dans le monde, et nous avons excellé en ceci, par la grâce de Dieu. Les fusées Bouraq 70 et M75 ressemblent beaucoup aux fusées Fajr5 qui nous ont servi à repousser l’attaque en 2012. C’est pourquoi, puisque nous avons réussi à maîtriser la technologie de cette industrie et avons acquis une grande expérience dans ce domaine, nous pouvons, avec la permission de Dieu, la développer pour atteindre de portées plus lointaines encore. Nous avons la capacité dès à présent d’atteindre des villes plus éloignées que Tel Aviv. Nous avons bombardé Natanya qui est séparée de Gaza par 95 Kms, et ce n’est pas tout ce que nous avons. La bataille peut se durcir et s’allonger, c’est pourquoi nous avons gardé ce qui est plus puissant, pour l’utiliser en temps utile.

Vous avez déclaré à plusieurs reprises avoir bombardé des centrales nucléaires. Ne craignez-vous pas les effets sur la Palestine et la région ?

Votre question est importante, et c’est pourquoi nous disons que nous réalisons très bien qu’en bombardant Dimona ou les réacteurs de Nahal Sourak près de Tel Aviv, qu’une catastrophe peut survenir dans la région, si une de nos fusées touchait une partie des réacteurs, mais nous sommes certains que les réacteurs nucléaires sont enterrés à des centaines de mètres sous terre, et nos fusées ne peuvent les atteindre. Tout ce que nous essayons de cibler, ce sont les les contructions entourant ces réacteurs, dans le but d’adresser un message à l’ennemi, lui disant qu’aucun lieu dans son Etat n’est protégé contre les fusées de la résistance. C’est le message que nous avons envoyé lorsque nous avons bombardé le bâtiment du Knesset dans al-Quds et le bâtiment du ministère de la guerre, à Tel Aviv, lorsque Netanyahu organisait une conférence de presse, il a dû fuir, devant les caméras de la télévision. Souvent, l’effet psychologique est plus important que l’effet militaire.

La confrontation terrestre aux abords de Gaza fut difficile. Comment avez-vous trouvé les soldats de l’occupation au cours de la bataille ?

Nous ne nions pas que la confrontation a été très dure, non pas à cause de la force ou de la témérité des soldats de l’occupation, qui sont entrés aux abords de Gaza, mais à cause du bombardement intense qui visait nos combattants qui se trouvaient aux premières lignes de la bataille. Mais lorsqu’il y a eu lutte rapprochée, les combattants de la résistance avaient toujours le dessus. C’est ce qui est apparu avec les déclarations des soldats de l’occupation qui fuyaient le champ de la bataille ou qui se tiraient des balles dans les jambes pour ne pas aller au front. Il y a de nombreuses histoires qu’il est impossible de raconter maintenant mais qui seront marquées en or, qui racontent les épopées héroïques du simple combattant palestinien, qui a remporté la victoire sur l’élite de l’armée ennemie, qui était la fierté de cette armée mais qui fut écrasée aux abords de Gaza.

Nous remarquons que votre grande action au cours de la guerre n’a pas eu sa place dans les médias. Pourquoi ? Est-ce intentionnel ?

Cela est malheureusement clair. Certains ont intentionnellement masqué notre action pour servir des agendas locaux ou régionaux. Mais dans tous les cas, nous ne recherchons pas la gloire auprès du public, mais recherchons la récompense de Dieu. Peu nous importe si les médias nous accordent une place comme les autres ou pas, l’essentiel pour nous est de défendre notre peuple et d’assumer notre devoir, rien ne se perd auprès de Dieu. Il nous suffit que notre peuple sache qui sont les Brigades al-Quds, et les martyrs qu’elles ont sacrifié pour sa défense et la défense de notre chère terre de Palestine.

Quelle est l’efficacité du dôme de fer face à vos fusées ?

Un général sioniste que l’ennemi a surnommé « le père spirituel du dôme de fer » a répondu à cette question. Il fut le premier à étudier et à proposer ce projet. Il a dit, au 11ème jour de l’agression, que le dôme de fer était inutile face aux fusées de la résistance. Il a affirmé dans une déclaration publiée sur les sites de l’ennemi que le taux des fusées ayant été interceptés par le dôme ne dépassait pas 12%, sans compter le coût impressionnant de ce dôme, une seule de ses fusées coûte entre 70 et 100 millions de dollars, pour faire face à une fusée qui ne coûte pas plus de 2000 dollars parfois. Que dira-t-on si l’on sait que pour intercepter une des fusées palestiniennes, 2 à 7 fusées du dôme sont lancées ? Il y a de lourdes pertes économiques avec ce dôme, qui s’ajoute à son échec d’intercepter les fusées de la résistance.

Y a-t-il coordonation avec les autres forces de la résistance, notamment les Brigades d’al-Qassam ? A quel degré ?

La coordination est parfaite, par la grâce de Dieu, de nombreuses opérations communes ont été menées, avec les Brigades d’al-Qassam, comme le bombardement de Tel Aviv, Beer Saba’ et Asdod, mais aussi lors de l’affrontement avec les forces spéciales à l’est de Khan Younes.

Au cours de la guerre précédentes, le martyr Muhammad Assi, à Ramallah, a mené l’opération d’explosion du bus à Tel Aviv. Est-ce que l’action à l’intérieur du territoire « israélien » est absente ou bien reportée à plus tard ?

En vérité, les opérations telles que celle menée par le martyr, dirigeant aux Brigades al-Quds, Muhammad Rabah Assi, au cours de l’agression de 2012, réclament un grand effort et des moyens qualitatifs. La difficulté de mener de telles opérations est due aussi à la coordination sécuritaire, malheureusement, entre l’Autorité palestinienne et les services de renseignements de l’ennemi. Ce n’est pas l’unique raison, mais parfois, la décision de reporter ce genre d’opérations est prise pour des considérations précises. Nous pensons que nous pouvons assister à ce genre d’opérations si l’agression se poursuit contre Gaza.

Quel est le minimum accepté par la résistance en cas d’accord pour un cessez-le-feu ?

Nos revendications sont claires, et sont unanimement acceptées par toutes les organisations et le peuple palestinien, en premier lieu, la levée totale du blocus contre la bande de Gaza, l’ouverture des terminaux et la reconstruction.

Si la communauté internationale décide d’envoyer des forces internationales comme celles de l’UNIFIL au sud Liban. Comment vous comporterez-vous ?

Nous ne pouvons accepter la présence de forces internationales sur notre terre, car elles seront, comme d’habitude, au service de la sécurité de l’ennemi, et non le contraire. Nous pouvons nous défendre nous-mêmes, malgré le prix élevé que nous payons. Nous nous comporterons avec toute force étrangère sur notre terre comme une force d’occupation.

(14-08-2014 – « Baladi »)

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URL de l’article  http://www.assawra.info/spip.php?article8288

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Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël

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Justice : Israël, d’un combat à l’autre

Posté par onsbouge le 14 août 2014

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« Résister à l’occupation, c’est vivre libre »

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Justice : Israël, d’un combat à l’autre

jeudi 14 août 2014, par La Rédaction

Après le « dôme de fer » militaire parant les tirs de roquettes palestiniennes, Israël construit un « dôme de fer » juridique pour se protéger contre les enquêtes internationales et les plaintes individuelles sur de possibles crimes de guerre de son armée. Pour Israël, la menace d’un autre combat, mené non plus sur le champ de bataille mais dans les tribunaux, s’est concrétisée lundi. Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a annoncé ce jour-là la composition d’une commission chargée d’enquêter sur « toutes les violations de la loi humanitaire internationale et des lois internationales sur les droits de l’homme » dans les Territoires palestiniens, « en particulier dans la bande de Gaza occupée » pendant la guerre et lors des événements qui l’ont précédée depuis le 13 juin.

Les enquêteurs devront présenter leur rapport en mars 2015. Le conseil onusien ne désigne personne. Mais, dans un contexte de tensions exacerbées par la guerre de Gaza, Israël s’est tout de suite senti visé, ne serait-ce que par la personnalité du président de la commission, William Schabas. Il est décrié comme un anti-israélien notoire depuis qu’il a déclaré l’an dernier que le dirigeant qu’il préférerait voir devant la Cour pénale internationale était le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Mais Israël a pris soin d’anticiper. Dès le début de la guerre, l’armée s’est mise à la manœuvre en créant une commission d’experts militaires.

« Nous avions créé cette commission après l’opération Pilier de défense en 2012. Cette fois-ci, nous l’avons mise en place pendant l’opération pour répertorier chaque événement, notamment les plus tragiques, ceux dans lesquels beaucoup de civils ont été tués », dit le capitaine Aryé Shalicar, porte-parole de l’armée. « Notre base de travail est principalement fournie par le renseignement militaire qui examine en amont chaque opération. Par exemple, si telle maison à Gaza a servi à tirer une roquette sur Israël, alors, selon le droit de la guerre, elle devient une position militaire, et donc une cible légitime », dit-il. « Si nous avons tort, nous devons reconnaître notre erreur et apprendre de cette erreur », dit-il.

Après la précédente guerre à Gaza, Israël avait boycotté la commission d’enquête du Conseil des droits de l’homme présidée par le juge Richard Goldstone. Son rapport accusait Israël et des groupes armés palestiniens de « crimes de guerre », voire de « crimes contre l’humanité » , ors de cette offensive qui avait coûté la vie à 1 440 Palestiniens et 13 Israéliens. Pour contrer de nouvelles accusations, la ministre de la Justice Tzipi Livni a constitué une équipe de juristes pour constituer la ligne de défense d’Israël, mais aussi sa ligne d’attaque.

L’État hébreu envisagerait ainsi de passer à l’offensive en portant plainte contre les « crimes de guerre » qu’aurait perpétrés le Hamas en tirant des roquettes contre les populations civiles israéliennes tout en utilisant les civils palestiniens comme « boucliers humains ». En outre, le bureau du procureur général devrait enquêter sur des bavures ayant provoqué la mort de civils palestiniens. Pour Israël, l’enjeu est de taille : des mandats d’arrêt pourraient être lancés à l’étranger contre des officiers et des responsables politiques à la suite de procédures engagées devant des tribunaux internationaux.

Jusqu’à présent, seules des juridictions nationales ont délivré de tels mandats. Tzipi Livni avait ainsi été visée par une procédure d’un tribunal britannique en 2009. Tout en proclamant sa préoccupation de justice, Israël dit ne pas avoir décidé s’il contribuerait ou non aux investigations de la commission de l’ONU. Les conclusions « anti-israéliennes » de cette dernière sont « écrites d’avance », a dit le ministère des Affaires étrangères. Le mouvement islamiste Hamas, dont les agissements devraient également être examinés, a, lui, salué cette commission et l’a exhortée « à entamer au plus vite ses travaux ».

William Schabas a appelé les Israéliens à « coopérer » afin d’aller au-delà des déclarations générales sur « la légitime défense » d’Israël et « l’usage proportionné de la force », et d’inspecter « chaque cas individuellement ». « C’est dans l’intérêt d’Israël que d’être présent à ces discussions et de donner sa version des faits. Si Israël ne le fait pas, l’image restera tronquée », a-t-il plaidé à la télévision israélienne.

(14-08-2014 – Avec les agences de presse)

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URL de l’article  http://www.assawra.info/spip.php?article8287

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Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël

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LA CIMADE Communiqué de presse – 14 août 2014 – Expulsion de familles : le gouvernement persiste et signe dans la violence institutionnelle !

Posté par onsbouge le 14 août 2014

LA CIMADE

Communiqué de presse – 14 août 2014

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Expulsion de familles :

le gouvernement persiste et signe dans la violence institutionnelle ! 

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Une semaine après l’expulsion de la famille Babayan, une nouvelle famille, originaire du Kosovo, avec deux jeunes enfants de 5 ans (scolarisé depuis deux ans) et 20 mois, a été expulsée ce matin, cette fois-ci par un vol militaire du Bourget spécialement affrété.

Interpellés à leur domicile sur instruction du préfet de Mayenne suite au rejet de leur demande d’asile, la police était venue trois fois à leur domicile en moins de dix jours. La jeune femme étant suivie depuis peu sur le plan médical, son mari avait tenté en vain d’expliquer aux policiers qu’il ne leur était pas possible de repartir maintenant. 

Le jour de l’arrestation, les parents ont raconté avoir été menottés dans le dos devant leurs enfants avant d’être conduits au centre de rétention administrative, d’abord à Rennes puis au Mesnil-Amelot.

Ils devaient être présentés au juge des libertés et de la détention de Meaux demain vendredi.

Même stratégie d’évitement du contrôle du juge que pour la famille Babayan, alors même que l’on apprenait hier la décision du tribunal administratif de Nancy d’annuler le placement en rétention de ces derniers, trop tard…

Même violence institutionnelle dans l’enfermement des familles, pratique pourtant condamnée par la Cour Européenne des droits de l’Homme, contraire à la convention internationale des droits de l’enfant, et largement critiquée par le  Conseil de l’Europe, la Commission nationale de déontologie de la sécurité et la Défenseure des enfants.

Par le choix d’un vol militaire du Bourget spécialement affrété pour eux, le gouvernement, en cet été 2014, sort les gros moyens pour soutenir l’administration dans ses politiques répressives à l’encontre des personnes migrantes, s’abriter du contrôle citoyen, et faire fi de la mobilisation associative…

A quand la fin de l’enfermement des familles que le candidat Hollande avait promis ? 

A quand la fin de cette violence institutionnelle qui va jusqu’à toucher de plein fouet des enfants ?
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Contact presse :
Clémence Richard

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Cercle Ouvrier – Cahiers – n°123: néo-maccarthysme hollywoodienne

Posté par onsbouge le 14 août 2014

Cercle Ouvrier du Bassin Minier Ouest du Pas-de-Calais n°123/14/0814

comibase@gmail.comhttp://joukov.eklablog.com/

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L’industrie sioniste du cinéma hollywoodien

et le néo-maccarthysme étasunien.

L’actrice et l’acteur Penelope Cruz et Javier Bardem, unis dans la vie comme à l’écran, avaient il y a quelques semaines pris fait et cause en faveur des Palestiniens victimes de la barbarie militaire israélienne.

Avec 100 autres artistes espagnols, dont le réalisateur Pedro Almodovar, ils avaient déclaré dans un quotidien : « Dans l’horreur qui se passe en ce moment à Gaza, il n’y a pas de place pour la distance ou la neutralité… Comment comprendre cette barbarie, encore plus brutale et incompréhensible compte tenu de toutes les choses horribles que le peuple juif a vécues dans le passé. »

Mais ces propos bien que justes, mesurés et sincèrement humanistes n’ont pas plus à la caste sioniste qui dirige l’industrie cinématographique hollywoodienne, à un tel point que Penelope Cruz et Javier Bardem seraient désormais mis, comme au temps du Maccarthysme, sur une liste noire qui leur interdirait l’entrée des studios.

John Voight (acteur controversé et ambigüe, soutien de JFK mais aussi de Reagan et des Bush, militant contre la guerre du Vietnam mais soutien de Tsahal), et père d’Angélina Jolie qui soi-disant milite, avec son mari Brad Pitt, pour la Paix et l’amitié entre les peuples au nom de l’Unicef, avait déclaré que cette déclaration permettait de « promouvoir l’antisémitisme dans le monde » et d’ajouter « Vous avez pu devenir célèbres et faire fortune grâce à un pays démocratique : l’Amérique. Pensez-vous que vous auriez pu accomplir tout cela en Iran, en Syrie, au Liban… ? Votre célébrité vous donne la responsabilité de l’utiliser pour faire le bien. Au lieu de ça, vous avez diffamé le seul pays démocratique et de bonne volonté au Moyen-Orient : Israël. »

L’acteur Mel Gibson, fervent catholique pratiquant, avait subi la même vindicte de la part des instances vaticanes lors de la sortie de son film « La passion du Christ » en 2004, et de nombreux média l’avaient qualifié d’intégriste antisémite voire de révisionniste.

La fin du maccarthysme fête ses 60 ans, mais il est encore bien présent sauf que les boucs-émissaires ont changé, après les communistes, ce sont désormais les musulmans et leur soutien qui sont dans le viseur des mafieux sionistes qui dirigent le cinéma mondiale même s’il reste un cinéma indépendant et progressiste, des acteurs indépendants et progressistes, des réalisateurs indépendants et progressistes, que nous devons soutenir pour ne pas tomber dans la soupe commerciale des grands argentiers du cinéma qui œuvrent à la propagande du capitalisme et de l’impérialisme yankee.

Aussi, boycotter les films propagandistes du grand capital, c’est couper les moyens à ces véreux, mais c’est aussi donner de l’espoir à tous ces gens du cinéma et tous ces intermittents qui osent prendre des positions non conformistes, comme l’ont fait Penelope Cruz, Javier Bardem, Pedro Almodovar, Ken Loach, Steven Segall, Mickey Rourke, Sean Penn et même Mel Gibson avec ses controverses… autant en défendant la cause palestinienne, que les antifascistes du Dombass, les ouvriers licenciés, les travailleurs exploités, les peuples colonisés et les pays sous embargo…

Aussi, c’est vrai, ils sont riches et célèbres, décriés pour leurs frasques peoplesques… mais ils sont acteurs pour la Paix et metteur en scène pour la souveraineté des Peuples… ce qui semblent déranger certains pontes des multinationales hollywoodiennes, une des armes de la CIA et du Pentagone, donc de l’OTAN et du NASDAQ… et bien sûr du TASE et du MOSSAD.

Nous travaillons actuellement sur une brochure sur le travail culturel au sein des masses et de notre classe. En effet, la nature ayant horreur du vide, le travail de reconquête de cet espace est important, et entre autre, il peut permettre à un cinéma indépendant des grandes compagnies (les Majors) de développer ses idées.

Car aujourd’hui, nous vivons exactement avec le cinéma, ce qui se passe dans les média, les majors sont les chiens de garde du capitalisme. Aussi qui voudrait faire une caresse amicale à un chien de garde qui a été dressé pour mordre et vous prendre à la gorge ? Avec la culture, il y a aussi des barricades à mettre entre les cinéastes honnêtes et objectifs qui servent à l’émancipation et ceux qui comptent les dollars par milliards dans la luxure de leurs résidences ultra-protégées de Santa Barbara…

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URL de l’article   http://joukov.eklablog.com/n-123-de-nos-cahiers-a108990042

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