Santé et chimiothérapie !?

Posté par onsbouge le 5 février 2014

SANS LANGUE DE BOIS

 

Fortuitement !!! Une étude découvre l’imposture de la chimiothérapie

Fortuitement !!! Une étude découvre l’imposture de la chimiothérapie

Fortuitement !!! Une étude découvre l’imposture de la chimiothérapieLes tumeurs cancéreuses se développent de plus en plus rapidement. Accidentellement, des chercheurs Aux États-Unis ont découvert récemment la vérité fatale sur la  chimiothérapie en cherchant pourquoi les cellules cancéreuses de la prostate sont assez dures à éradiquer par les méthodes conventionnelles de traitement. Selon cette étude, la chimiothérapie tend à induire la libération d’une protéine (WNT16B) dans les cellules saines qui aide à favoriser la survie et la croissance des cellules cancéreuses.

La chimiothérapie est inutile dans le traitement et la guérison du cancer

Inutile et même dangereuse si on en croit les découvertes de cette étude, le traitement chimio active plutôt la croissance et l’étendue des cellules cancéreuses, les rendant beaucoup plus difficiles à les éliminer une fois que la chimiothérapie a déjà été démarrée.

On savait déjà que les traitements à base d’une chimio n’étaient qu’une vaste escroquerie, mais avec cette étude nous pourrions en avoir la preuve irréfutable. Non seulement la chimiothérapie, qui est la méthode standard de traitement du cancer aujourd’hui, est, selon l’étude un fiasco total. Publiées dans le journal Nature Medicine, les choquantes découvertes qui, sans surprise, ont été ignorées de la communauté scientifique dominante, éclairent en détails la manière dont la chimiothérapie obligent les cellules saines à libérer une protéine qui en réalité alimente les cellules cancéreuses et les fait prospérer et proliférer.

Le Dr. André Gernez dénonce depuis des décennies le scandale du siècle

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Chimio & ADN, une liaison fatale

Comme si cela ne suffisait pas, la chimio endommage également l’ADN des cellules saines de façon irréversible, préjudice à long terme qui persiste longtemps après la fin du traitement par chimio. L’action combinée de la destruction de cellules saines et la promotion de cellules cancéreuses fait techniquement de la chimiothérapie plus un protocole de création de cancer qu’un protocole de traitement cancéreux, par définition, fait qui devrait retenir l’attention de quiconque est personnellement impliqué, soit pour lui-même en ayant un cancer, soit parce qu’il connaît quelqu’un d’autre qui en est affecté.

Quand le WNT16B (la protéine) est sécrétée, elle interagirait avec les cellules cancéreuses proches et les ferait grossir et se multiplier, mais le plus important c’est que ces mêmes tumeurs deviennent plus résistantes à une thérapie ultérieure.

Le Dr Glenn Warner, décédé en 2000, un des plus grands spécialistes du cancer aux États-Unis disait :
« Nous avons une industrie à plusieurs milliards de dollars qui tue les gens juste pour un gain financier. Leur idée de recherche est de voir si deux doses de ce poison valent mieux que trois doses de ce poison ».

Éviter la chimiothérapie augmente les chances de retrouver la santé

Cela signifie que la technique toute entière de la chimiothérapie est totalement sans valeur, et qu’elle est en fait au complet détriment du patient cancéreux. Celui qui cherche vraiment à guérir d’un cancer évitera la chimio, et recherchera une voie alternative. Laquelle peut comprendre les traitements alternatifs du Dr Gerson ou la cure de Breuss ou les aliments et nutriments anti-cancer comme le curcuma, ou encore des traitements à base de fortes doses de vitamine C et la vitamine D….

Une étude similaire publiée l’année dernière révélait déjà que toute manipulation dirigée contre les tumeurs peut par inadvertance augmenter le nombre de tumeurs métastatiques, c’est ce qui tue les patients au bout du compte, cette autre étude a conclu que les drogues anti-cancer, qui sont habituellement données en même temps que la chimiothérapie engendrent des métastases.

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Un revenu pour tous, sans conditions

Posté par onsbouge le 3 février 2014

SANS LANGUE DE BOIS

 

Un revenu pour tous, sans conditions

(Pétition en fin de billet)

Un revenu pour tous, sans conditions

Un revenu pour tous, sans conditionsEn 2014 chômage de masse, pauvreté, précarité, pression insoutenable sur les ressources naturelles et sur les hommes… La bataille pour l’emploi et la course à la croissance menées depuis plus de 40 ans semblent conduire à une impasse. Face à ce constat, des personnalités de différents bords politiques suggèrent de changer de logiciel de pensée et soutiennent l’instauration d’un revenu de base : le droit à un revenu pour tous, sans condition. Ils appellent à signer l’Initiative Citoyenne Européenne en cours, afin d’obliger l’Union européenne à ouvrir le débat sur le sujet.

Notre pays n’a jamais été aussi riche. Pourtant, 8,5 millions de Français, dont 2,5 millions d’enfants, vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté. Nous sommes installés depuis quarante ans dans une situation de chômage de masse qui touche près de 5 millions de personnes. De nombreux travailleurs sont en situation précaire, occupent des temps partiels subis ou des emplois trop mal payés pour les sortir de la pauvreté. Sans compter l’explosion de la souffrance au travail qui, en plus de coûter 3 à 4% du PIB, détruit des vies.

Un revenu pour tous, sans conditionsLa solution à ces problèmes, nous dit-on, serait la croissance économique. Or malgré tous les efforts mis en œuvre pour la retrouver depuis quarante ans, celle-ci n’a jamais suffi à résorber le chômage. Au contraire, les gains de productivité réalisés au cours du dernier siècle ont permis d’automatiser de nombreuses tâches, réduisant ainsi le besoin de main d’œuvre. En outre, l’explosion de la production industrielle nous a conduits à accroître notre pression sur les ressources naturelles et nos émissions de gaz à effet de serre.

Notre proposition : le revenu de base

Mais ce constat ne constitue pas un horizon indépassable. Nos sociétés modernes sont en mesure d’assurer à tous une vie digne. Pour y parvenir dès maintenant, nous, citoyens français et européens de tous bords politiques, demandons l’instauration d’un revenu de base. Il s’agit de distribuer à tous, de la naissance à la mort, un revenu inaliénable, inconditionnel, individuel et cumulable avec les revenus du travail salarié et du patrimoine, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie.

Il ne faut pas voir dans le revenu de base une nouvelle forme de charité ou un simple outil pour gérer la pauvreté, mais un nouveau droit humain garanti par la société au même titre que le droit à l’éducation ou le droit de vote.

Le revenu de base donne sens à l’article 25 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : “Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille”. Le Conseil européen a d’ailleurs reconnu l’existence d’un « droit fondamental de la personne à des ressources et prestations suffisantes pour vivre conformément à la dignité humaine ».

Sans revenu, pas de citoyen

L’idée du revenu de base n’est pas nouvelle. Dès la fin du XVIIIème siècle, l’homme politique franco-américain Thomas Paine la défendait dans son essai sur La Justice Agraire en expliquant que “sans revenu, point de citoyen”. Depuis, de nombreux penseurs lui ont emboîté le pas, dont 5 prix Nobel d’économie (James Meade, James Tobin, Milton Friedman, Jan Tinbergen et Herbert Simon).

Le revenu de base : un nouveau droit humain (video d’une d’urée de 3 minutes).

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Le revenu de base a été expérimenté au Canada, en Inde en Namibie et en Alaska, avec des résultats notables sur le développement de petites activités productives, l’éducation des enfants, l’accès aux soins, la diminution de la délinquance et une construction positive de soi. Et ce projet séculaire pourrait bientôt devenir réalité. Suite à une forte mobilisation citoyenne, les citoyens suisses décideront par référendum d’ici 2015 d’inscrire dans la loi le versement d’un revenu de base 2500 francs suisses[1] à tous les résidents du pays.

Le revenu de base libère le travail et les initiatives humaines

Le revenu de base est un vecteur de transformations positives pour notre économie et notre société. Il ne permet pas seulement d’éradiquer la misère et de relancer une économie laissée atone par l’insuffisance de la demande. Il libère également des énergies nouvelles en donnant la possibilité à chacun de choisir librement une activité réellement épanouissante et enrichissante, utile socialement et économiquement.
En nous soulageant du travail subi et de la contrainte vitale que représente la recherche d’un moyen de subsistance, le revenu de base permettrait de travailler autrement. Il libère du temps pour donner un nouveau souffle à l’activité associative, l’engagement citoyen, les projets professionnels, la création artistique et ainsi recréer du lien social, familial et de la confiance dans nos villes, nos quartiers et nos villages.

Au-delà de ses effets positifs sur la pauvreté, l’activité économique et le lien social, le revenu de base permet de mettre fin aux effets pervers du système actuel d’aides sociales générant humiliations et stigmatisations injustifiées[2]. Inconditionnel, le revenu de base est distribué automatiquement, sans qu’aucune démarche ne soit nécessaire pour le percevoir. On peut en outre accepter un emploi sans craindre de perdre son revenu de base, ni même de le voir diminué, contrairement au RSA. Ainsi, avec le revenu de base, le travail paie toujours.

Une proposition économique équilibrée

Le revenu de base n’a pas vocation à se substituer à notre modèle social mais plutôt à le parfaire pour le rendre plus émancipateur. Les travaux d’experts sur son financement ne manquent pas. Seule la volonté politique fait encore défaut. C’est pourquoi nous, citoyens français, suisses et européens, au-delà de nos clivages politiques et idéologiques, soutenons et signons l’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) pour le revenu de base. Nous avons jusqu’au 14 janvier pour récolter 800 000 signatures à travers l’Europe et ainsi contraindre la Commission Européenne à étudier cette proposition.

Le Revenu de Base n’est pas une solution clé en main à tous les problèmes actuels. Mais il pose les bases d’une société plus juste, plus humaine, et propose enfin une vision positive du 21ème siècle.

Source www.bastamag.net

L’Appel de l’espérance, par Stéphane Hessel et Edgar Morin

http://www.dailymotion.com/video/xls0xt

Résumé du livre de Jacques Berthillier. Edition : La Pensée Universelle – 1991.

Préface par le Professeur Albert Jacquard

Depuis que les hommes regardent autour d’eux, ils se sont tout naturellement imaginés que la terre était un espace sans limite. Soudain tout a changé ; l’effectif des hommes est passé à 7 milliards. Aujourd’hui le temps du monde fini commence.

Nous devons être économes des richesses offertes, sinon nous aboutirons très vite à l’épuisement de la planète et à la mort de l’homme.

Toutes les organisations mises en place par les sociétés humaines pour assurer leur survie doivent être revues, une réflexion s’affranchissant des anciennes illusions est nécessaire et urgente. Aucune remise en cause ne doit être taboue.

Les méthodes progressivement élaborées au cours des siècles passés, soit pour répartir les biens disponibles, soit pour se les approprier, doivent désormais faire l’objet d’une révision fondamentale.

Ce qui était vrai pour l’appropriation des terrains l’est aussi pour les moyens de production. Leur transmission héréditaire systématique ne peut qu’aboutir à l’accumulation du capital entre les mains de quelques-uns, jouissant d’un pouvoir exorbitant, face à une foule de gens démunis qui sont peu à peu privés de tout espoir. L’idéal d’une société juste, fraternelle, assurant certaine égalité entre les citoyens, ne peut plus être alors que le camouflage d’une société inflexible, impitoyable, destructrice de la majorité des hommes.

Certes, la remise en cause du droit de propriété entraîne, dans des cultures comme la nôtre, de tels bouleversements que la plupart des esprits préfèrent rester crispés sur le maintien du système actuel. En réalité ces bouleversements, de toute façon inévitables, peuvent s’avérer bénéfiques pour autant que le changement du système juridique fasse l’objet d’une réflexion suffisamment approfondie.

C’est à cette réflexion que nous convie Jacques Berthillier. Son analyse de l’histoire du droit de propriété et de l’inadaptation de ce droit, aux conditions à venir de l’homme, lui permet de dégager une voie nouvelle. Son enthousiasme pour la formule qu’il préconise est communicatif. Sans doute faudra-t-il soumettre sa proposition à mille critiques ; il n’existe pas en ce domaine, il en est bien conscient, de « il n’y a qu’à ». Son travail a le grand mérite de nous mettre face à une question décisive pour notre avenir. Grâce à lui le problème est bien posé. Reste à confronter les possibles solutions.

Introduction.

Le droit de propriété est au coeur de notre organisation sociale. Combattu par les uns, prônée par les autres, il divise le monde en deux clans, le capitalisme et le collectivisme.

Entre les tenants de la propriété individuelle et ceux de la propriété collective, le fossé n’est pas irrémédiable. Il existe une voie intermédiaire, de nature à rapprocher les uns et les autres sans pour autant compromettre les acquis de notre civilisation.

À l’aube de notre millénaire, à une époque en par un phénomène d’accélération de l’histoire, le monde évolue à une vitesse prodigieuse, il est donc grand temps de libérer l’individu, à la fois des servitudes d’un pouvoir étatique centralisateur et, du pouvoir de l’argent généré par l’accumulation du capital.

Ainsi, l’accumulation du capital, par l’héritage, a maintenu certaines inégalités sociales provoquant, de ce fait, un sentiment d’injustice à l’égard des immenses fortunes qui se perpétuent de père en fils sans la moindre prestation de travail pour ces bénéficiaires.

Alors que la disparition progressive des régimes totalitaires donne aux hommes jusqu’ici asservis de réels espoirs, le moment est donc venu de réfléchir sur la manière d’assurer une meilleure répartition du capital productif entre les individus. Pour y parvenir, certains préconisent un renforcement de l’imposition du capital. Pour nous, il semblerait préférable d’opérer une redistribution équitable du capital à chaque génération, par une transformation radicale de l’héritage et une remise en cause des fondements de la propriété.

Un peu d’histoire

I – Évolution historique

Aux temps les plus reculés de notre civilisation, la propriété, droit de disposer des choses de la façon la plus absolue, n’existait que pour les biens mobiliers. Avec l’apparition du sédentarisme se sont développées l’appropriation privée du sol et sa transmission héréditaire dans le cadre de la tribu, puis de la famille. Le développement du commerce et l’importance accrue des métaux précieux ont contribué, par la suite, à réduire la part de la propriété foncière. La propriété individuelle se substituait alors à la propriété familiale pour les objets, les animaux et même pour la terre. C’est ainsi que progressivement se sont constitués de grands domaines fonciers, puis d’immenses fortunes héréditaires. Cette évolution se poursuivra par des voies diverses jusqu’à la fin du XIXe siècle dans la plupart des pays.

Face aux inégalités de richesses de plus en plus marquées, s’est élevé un courant de pensée hostile à la notion même de propriété individuelle. Il prit ses racines dans la plus haute Antiquité puisque déjà Platon, dans un écrit célèbre « La République », concevait l’idéal d’une société nouvelle totalement communiste. Plus près de nous, Jean-Jacques Rousseau prône des idées égalitaires dans son « Contrat Social », reprise par Saint-Simon et Proudhon, ce dernier ayant résumé sa pensée dans une phrase célèbre : « la propriété c’est le vol ».

C’est pourtant Karl Marx qui conteste, avec le plus de force, l’appropriation privée des moyens de production, considérant que ceux-ci doivent être centralisés aux mains de l’État, c’est-à-dire du prolétariat institué en classe dirigeante (le capital, 1867). 50 ans plus tard, avec la révolution bolchevique conduite par Lénine, naîtront les républiques socialistes dans lesquelles la plupart des moyens de production seront confiés à l’État. La Chine à son tour, en 1958 avec la création des communes populaires, instaurera une vie communautaire extrêmement poussée au sein de 26 000 communes regroupant 750 000 coopératives.

Ces transformations cependant, ne vont pas apporter tous les bienfaits attendus. C’est ainsi que, deux évolutions parallèles mais décalées, 1978 pour la Chine, 1988, pour l’URSS, vont tendre à relancer l’initiative privée et à réduire l’emprise de l’État sur l’économie. Une évolution d’une rapidité inconcevable il y a encore quelques années, a vu également le jour dans les pays socialistes européens pour réclamer plus de justice, davantage de libertés individuelles et un nouvel aménagement de l’organisation économique et sociale.

II – La leçon des faits

Face aux récents bouleversements des pays socialistes, le moment est venu de tirer parti de l’expérience du passé pour réfléchir sur la place donnée à l’homme dans l’économie et sur le rôle assigné à l’État.

L’homme, en premier lieu, et ceci n’est plus contesté, constitue bien la force maîtresse de tout développement économique ; il est le vrai moteur de la croissance. De ses motivations, de son goût de l’effort, de son aptitude à innover, de sa liberté d’entreprendre vont dépendre les réussites de l’espace économique dans lequel il s’insère. D’ailleurs, sa liberté d’initiative fait partie intégrante du droit à la liberté, un des besoins fondamentaux de la nature humaine.

Mais l’homme, en tant que consommateur, est aussi un agent de régulation de l’économie par ses arbitrages sur le marché où la loi de l’offre et de la demande permet de fixer les prix de vente des produits et des services.

L’État, de son côté, un rôle essentiel à jouer en tant que régulateur de l’économie, par son action sur le budget, sur la politique du crédit et par ses choix stratégiques. Il doit veiller aussi à la sauvegarde du patrimoine national et de l’environnement, sans pour autant transgresser le principe essentiel de séparation des pouvoirs, fondement de toute démocratie.

Dans ce contexte, conforme au schéma de la pensée classique, il semble néanmoins souhaitable d’amender le régime de la propriété privée pour assurer une meilleure répartition du capital, afin d’éviter que son accumulation, par le jeu de la transmission héréditaire, non seulement fausse la compétition économique, mais crée un esprit de classe fortement préjudiciable aux bons rapports humains. Cette « réforme humaniste du droit de propriété » créerait aussi les bases d’un rapprochement entre les peuples qui vivent sous des régimes économiques différents.

Une voie nouvelle

Dans les pays démocratiques le pouvoir politique n’est plus héréditaire. Pourquoi n’en va-t-il pas de même pour le pouvoir économique encore trop dépendant de la règle de transmission héréditaire du capital, elle-même contraire au principe d’égalité des droits et de promotion au seul mérite ?

Il serait donc judicieux d’accompagner toute réforme sur l’héritage d’une meilleure répartition du capital, de façon à parvenir à une association plus équitable entre le capital et le travail, tout en prenant soin de ne pas altérer l’esprit d’entreprise et la motivation des agents économiques les plus performants.

Dans ces conditions, il semblerait opportun d’envisager quelques mesures essentielles :

  • faciliter à tout individu l’accès au capital productif
  • lui permettre, de son vivant, de se constituer un capital en accumulant une épargne prélevée sur le revenu de son travail.
  • mais limiter, néanmoins, la transmission héréditaire du patrimoine aux seuls avoirs sentimentaux tels que la maison familiale (principale ou secondaire) et des biens mobiliers pouvant lui être rattachés (objet de famille ou bien précieux).

Pour cela il conviendrait :

  • d’exonérer de tout droit de succession les biens chargés d’un avoir sentimental, sous réserve de leur conservation dans la famille ou d’un réemploi dans des biens de même nature ;
  • de taxer fortement, au-delà d’une franchise, la transmission héréditaire des biens de courte durée (inférieure à 15 ans) ;
  • de supprimer totalement l’héritage pour les autres biens.

Ainsi, au décès de leur propriétaire, tous les biens exclus de la transmission héréditaire reviendraient à la collectivité qui, obligatoirement, devrait recéder le droit de jouissance à toute personne physique ou morale qui s’en porterait acquéreur. Celle-ci bénéficierait alors d’un contrat de jouissance de très longue durée, de 7 à 49 ans, selon les biens considérés et le choix des titulaires, ce qui leur permettraient de jouir de ses biens et même de les céder, mais non de les transmettre héréditairement. En contrepartie, il s’obligeait à acquitter à la communauté une indemnité fixée par adjudication.

Les modalités de cette adjudication, propre à chaque catégorie de biens, conduirait à des valeurs fixées par le marché, évitant ainsi tout passe-droit et tout arbitraire dans la fixation des prix.

Dans son esprit, cette réforme rejoindrait les formules de financement par crédit-bail dans lesquelles, si l’utilisateur du bien n’en possède pas l’entière propriété, néanmoins il en récolte bien les fruits résultant de son usage. Cette réforme offrirait en outre, l’immense avantage de permettre une redistribution du capital à chaque génération. La collectivité de son côté percevrait une rémunération fonction des avantages attendus des biens donnés en jouissance et des disponibilités monétaires des adjudicataires ; en revanche, elle en perdrait tout pouvoir de gestion.

Pour éviter tout excès de bureaucratie dans le cadre d’une procédure informatisée, les contrats de jouissance immobilier seraient établis par les notaires, les banques, de leur côté, intervenant dans la négociation des contrats de jouissance portant sur les entreprises.

Perspectives.

Pour autant que nous ayons foi en la nature humaine et sur sa capacité de choisir son destin, de vaincre les difficultés et de forger l’histoire de sa génération, le moment est venu d’essayer, simultanément, de libérer l’individu des servitudes d’un pouvoir étatique et, tout autant, du pouvoir de l’argent généré par l’accumulation du capital.

En assurant la promotion des individus, en favorisant leur esprit d’entreprise et leur sens de l’initiative, en cultivant leur goût de l’effort, en leur donnant l’ambition de réussir, on en fera des hommes pleinement responsables et non plus des agents économiquement assistés.

Or, dans le domaine économique, se sont notamment la suppression du pouvoir héréditaire et l’ouverture du capital aux plus grands nombres qui seront les plus sûrs moyens pour modifier les comportements humains grâce à une meilleure association entre le capital et le travail.

Mais comment parvenir à ce résultat sans remettre en cause notre législation sur la propriété, de façon à supprimer les privilèges, aussi bien de l’individu que de l’État, qui bride l’individu en l’assujettissant aussi bien à la bureaucratie qu’au capital ?

Pour autant, en Occident, une remise en cause aussi fondamentale d’un droit successoral plus que millénaire n’est pratiquement concevable que si elle est appliquée à une très vaste échelle. C’est pourquoi, cette proposition de réforme du droit de propriété et de la transmission du patrimoine doit s’envisager, d’emblée, non seulement dans une perspective à très long terme mais aussi à l’échelle planétaire. En effet, elle perdrait toute crédibilité, si, dès le départ, on admettait l’existence de paradis fiscaux ou viendrait se réfugier les capitaux.

Cet objectif apparemment lointain ne doit pas pour autant nous amener à différer notre réflexion. Ce serait oublier la formidable accélération de l’histoire, née du progrès technique et du développement des communications. L’Europe se construit avec les anciens pays socialistes, les nations dites « émergentes » ne pourront pas rester étrangères aux mutations des pays les plus développés.

Alors que les anciens pays de l’Est découvrent l’efficacité de l’économie de marché et s’orientent déjà vers des formules de type locatif, il serait opportun que, parallèlement, les pays occidentaux prennent conscience des injustices chroniques générées par une accumulation héréditaire du capital, qui réfléchissent aussi aux freins économiques résultant d’une excessive et durable concentration du capital qui limite son accession au plus grand nombre.

C’est sur cette réconciliation loyale entre les forces du capital et du travail que pourrait s’accélérer le processus de rapprochement entre les peuples, qui vivait sous des régimes différents et qui aspire à vaincre leurs antagonismes.

Références bibliques.

la Bible, il y a plus de 3000 ans, a posé de façon claire quelque règles essentielles, en particulier la répartition de la terre, principal facteur de production de cette époque, entre les 12 tribus d’Israël. En cas d’aliénation, son retour tous les 50 ans à ses propriétaires d’origine, à l’occasion du jubilé, pour préserver les règles de partage initial.

La terre est distribuée en fonction de l’importance de la population des tribus et à l’intérieur de chaque tribu, entre les familles, par tirage au sort quelque soit leur importance. Cette façon de procéder avait probablement pour raisons d’éviter tout favoritisme dans l’affectation des lots et de responsabiliser la famille en transgressant la règle : à chacun selon ses besoins

Tous les 50 ans au plus tard, c’est-à-dire pour le jubilé, la terre en cas d’aliénation, retourne à la famille qu’il avait reçue en partage.

Les terres ne se vendent donc pas à perpétuité, toute vente comporte un droit de rachat et en l’absence de rachat le vendeur retrouve sa terre l’année du jubilé

Cette règle ne s’applique qu’aux biens de production (à l’époque les fonds de terre) et la fixation du prix de vente est fonction du nombre de récoltes restant à venir. L’année du jubilé est l’année de liberté

En conclusion.

Avec le jubilé, soit tous les 50 ans environ toutes les deux générations, on revient à la répartition du capital d’origine. Il s’agit d’un retour aux sources, selon le sens donné au mot jubilé.

Ainsi, chacun accède au capital sans disposer pour autant de la possibilité de s’enrichir indéfiniment au détriment d’autrui. Façon harmonieuse de concilier efficacité économique et justice sociale.

Malheureusement, la pratique du jubilé n’est plus applicable. En outre, l’économie s’est diversifiée et la terre n’est plus l’unique facteur de production.

Dès lors, que faire aujourd’hui ?

Laisser les choses en l’état ou bien essayer de s’adapter aux impératifs d’une économie moderne, en s’appuyant sur les règles données par la Bible : ouvrir à chacun l’accès au capital productif, et éviter son accumulation indéfinie.

Ce sont ces règles qui sous-tendent nos propositions. D’où la réduction de la transmission héréditaire et de développement des régimes de location pour des durées de base multiples de 7 : 7,14, 21, 28, 35, 42 et 49 ans (une année de moins que le jubilé).

Cependant, au risque de transgresser l’esprit des textes, nous avons innové avec le retour aux intérêts composés, formule qui a paru nécessaire dans le contexte d’une économie moderne.

Karima Delli Député. Simple, juste et efficace : le revenu de base pour tous en janvier 2014.

Oui, c’est la crise, en France comme en Europe. Les derniers chiffres disponibles nous disent que plus de 26 millions de personnes sont en recherche d’emploi, soit 10,9 % des actifs européens. Les jeunes sont encore plus touchés avec un taux de chômage moyen de 24 %, qui atteint même 55 % en Espagne et en Grèce ! Ce sont des niveaux jamais vus depuis très longtemps.

Parmi les européens qui ont encore un emploi, 30 millions vivent sous le seuil de pauvreté. Cette pauvreté prend désormais de nouveaux visages, puisque les familles, les personnes âgées, les parents isolés en deviennent les nouvelles victimes. En tout, on compte 120 millions de personnes au bord ou dans la pauvreté, soit l’équivalent de deux fois la population française !

L’épuisement de la croissance et la concentration des profits dans les mains de quelques-uns impose un changement de paradigme. Si je vous dis qu’il existe un outil simple, juste, efficace, émancipateur, qui permette un partage plus équitable des richesses, ça intéresse quelqu’un ? Un revenu de base pour toutes et tous, est-ce crédible ? Je dis oui, trois fois oui, et grâce à la mise en place d’une Initiative citoyenne européenne, Près de 200 000 personnes ont déjà demandé à la Commission européenne de faire une proposition en la matière  ! Partout dans le monde, des voix s’élèvent pour défendre cette idée novatrice. Ils ont bien raison, car le revenu de base pour tous, sans conditions…

… C’est simple.

En passant d’une foule d’aides sociales conditionnelles, à une aide universelle, finis les maux de tête, aux oubliettes la bureaucratie et les effets de seuil qui dépriment les « classes moyennes » !

Les diverses aides sociales pécuniaires sont fondées, aujourd’hui, sur la mutualisation des revenus du travail. Mais depuis une quinzaine d’années, les conditions d’accès aux droits sociaux se sont restreintes, de plus en plus d’individus ont été exclus des filets de protection sociale. Pour ceux qui restent bénéficiaires des aides, la complexité et la durée des procédures les poussent souvent à abandonner leurs démarches, sans toucher leurs droits. In fine, c’est la cohésion sociale, et la participation du citoyen à la vie de la cité, qui en a pris un coup.

Le revenu de base inconditionnel répare ces dégâts et crée un vrai progrès social, puisqu’il repose sur un principe de solidarité universelle liée à la dignité humaine et aux droits humains. Peu importe le « mérite » (impossible à déterminer) ou le salaire (qui ne récompense pas la création de richesse hors du cadre salarié) : chacun a le droit à cette aide, point barre. La cohésion sociale, le lien entre tous les milieux sociaux, l’intégration des populations étrangères seraient incontestablement favorisés par la mise en place d’un revenu de base inconditionnel.

… C’est juste.

Beaucoup de sceptiques froncent le sourcil quand on leur parle du revenu de base, et selon les périodes, on considère que soit ce n’est pas nécessaire, soit ce n’est pas finançable. Difficile de dire qu’aujourd’hui cette aide serait malvenue, il suffit de voir les millions de personnes qui ont renoncé à demander leur RSA. Sur le coût, rappelons que si on met en place un revenu de base, on peut revoir à la baisse, voire supprimer un tas d’autres aides aujourd’hui trop diffuses pour être efficaces.

Quant à l’argument selon lequel, même les personnes aisées pourraient bénéficier de cette aide universelle alors qu’elles n’en ont pas besoin, il ne vaut pas car ces personnes rembourseraient l’allocation au moment de payer leur impôt sur le revenu.

… C’est efficace.

La plus grande objection au revenu de base, c’est que les gens aient droit à un revenu sans travailler. En gros, le revenu de base serait une « usine à feignasses ». Désolé, mais cette idée ne résiste pas à l’épreuve des faits !

Sur le principe, rappelons déjà que dans une communauté humaine, où chacun vit en relation avec les autres, et au vu du gigantesque stock de richesse accumulé, nous avons tous droit à une petite part de la richesse collective. De quoi vivre et se loger, même très modestement.

Par ailleurs, des expérimentations menées en Amérique du Nord entre 1970 et 1980 ont permis de montrer que le revenu de base n’est pas une utopie. Certes, ces expériences restent encore beaucoup trop sporadiques, mais elles attestent de résultats concrets et très encourageants. Par exemple, que l’instauration du revenu de base n’a découragé personne de travailler. En revanche, les gens ont pris plus de temps pour chercher une activité qui leur convenait véritablement. Les adolescents ont abandonné les petits jobs étudiants les plus ingrats. Les jeunes mamans ont gagné un temps suffisant pour profiter de leurs nouveau-nés. Les femmes ont tiré leur épingle du jeu en gagnant une autonomie face au mari seul fournisseur du revenu. Mieux, si la pauvreté a disparu, le niveau d’éducation a grimpé tandis que le nombre d’hospitalisations et les frais collectifs qui en découlent chutaient.

… C’est émancipateur.

Versé à tous, le revenu de base inconditionnel permettrait d’abord de garantir un niveau de revenu suffisant pour vivre dans la dignité. Mais ce n’est pas tout. Il permettra de supprimer le travail administratif lié à la surveillance des bénéficiaires de l’aide sociale, discutable du fait de son caractère humiliant, intrusif et moralisateur. Vecteur de respect de soi-même, il permettra de lutter contre la stigmatisation des plus démunis. Il rendra solvables certains travaux ou certaines tâches créatives ou de lien social qui ne seraient autrement pas rentables, augmentant la liberté des individus de vivre comme bon leur semble, en harmonie avec leurs voisins. Il permettra de rendre le pouvoir de négociation à ceux qui en ont le moins aujourd’hui : exclus du marché du travail, salariés précaires, jeunes…

L’Europe n’est pas qu’un grand machin néolibéral (on travaille à changer ça, il y a encore du boulot). L’Europe, c’est aussi une formidable occasion d’avancer. Le moment est venu de remplacer le compromis social basé sur la croissance par un nouveau compromis basé sur un revenu de base inconditionnel. Alors qu’attendez-vous pour signer l’initiative citoyenne pour un revenu de base inconditionnel ? Il nous reste jusqu’au 14 janvier 2014 pour donner le poids le plus lourd possible à cette demande  !

http://www.dailymotion.com/video/xfaj18

Un rapport sur le rôle du revenu minimum « dans la lutte contre la pauvreté et la promotion d’une société inclusive en Europe » a été débattu ce mardi 19 octobre en séance plénière du Parlement européen. L’occasion d’aborder la réalité sociale de l’Europe – une réalité qui n’a pas beaucoup évoluée ces dix dernières années, malgré la stratégie de Lisbonne censée « éradiquer la pauvreté ». Le point de vue de Karima Delli, eurodéputée Europe Écologie, membre de la Commission emploi et affaires sociales du Parlement européen.


URL de l’article: http://sans-langue-de-bois.eklablog.fr/-a106244182


Pour signer l’initiative citoyenne européenne : ICI

Voir le mouvement français pour un revenu de base

Voir le dossier sur sans langue de bois


Les premiers signataires pour le revenu de base: Yves Cochet (eurodéputé écologiste, ancien ministre), José Bové, Eva Joly, Karima Delli, Michèle Rivasi (eurodéputé(e)s), Jean Desessard (Sénateur EELV), Christophe Girard (Maire PS du 4ème arrondissement de Paris, Conseiller régional IDF), Corinne Morel Darleux (Conseillère régionale Rhône Alpes PG – FdG), Paul Ariès (rédacteur en chef de la revue les Z’indigné(e)s), Jean-Paul Jouary (philosophe), Vincent Liegey, Stéphane Madeleine, Anne-Isabelle Veillot et Christophe Ondet (auteurs du manifeste pour une dotation inconditionnelle d’autonomie), Yves Citton (enseignant et philosophe) et la revue Multitudes, Frédéric Brun (inspecteur général au ministère de l’agriculture, président de Oikia, organisme de coopération écologique européen), Anne Querrien (Sociologue, urbaniste), Yann Moulier Boutang (Professeur de sciences économiques), Baptiste Mylondo (enseignant en économie et philosophie politique), Marie Pezé (docteur en psychologie, spécialiste de la souffrance au travail), Marc de Basquiat (docteur en économie), Étienne Chouard (enseignant, blogueur), David Poryngier (Président du Mouvement des libéraux de gauche), Thierry Crouzet (écrivain, blogueur), François Rouillay (Co-fondateur des Incroyables comestibles France).


Notes

1] Soit environ 2000 €, ce qui correspond au seuil de pauvreté suisse

[2] Complexité administrative, fort taux de non recours, effets de seuil économiquement néfastes

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La CGT avec le CRIF ? Intox ?

Posté par onsbouge le 31 janvier 2014

Résistance a écrit:
Le président du CRIF, Roger Cukierman, se vante d’avoir reçu le 28 janvier 2014 le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon.

Thierry Lepaon aurait condamné le mouvement BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions) et affirmé que si des militants de la CGT ont pu ici ou là afficher un tel soutien, ils n’avaient aucun mandat pour le faire. Toujours selon le CRIF, Thierry Lepaon partagerait le point de vue des dirigeants du CRIF pour lesquels il faut tout faire pour éviter que le conflit israélo-arabe (vous avez noté, pour le CRIF, qu’il ne fallait pas dire conflit « israélo-palestinien » !, NDLR) ne soit importé en France. Il aurait aussi évoqué son déplacement en Israël, et bien d’autres choses encore du même tonneau.

Bizarre, sur le site de la CGT, cette soi-disant rencontre n’est absolument pas évoquée, même par une brève !

S’est-il passé quelque chose le 28 janvier entre le CRIF et la CGT ? Ou s’agit-il d’une intox ? Chacun voit bien la gravité de l’affaire : laisser entendre que la CGT se soit alignée peu ou prou sur les positions du CRIF et qu’elle condamne les syndicats qui, massivement, soutiennent la lutte de la Palestine contre l’occupant sioniste, ferait l’effet d’une bombe ! Est-ce que, parmi nos lecteurs, quelqu’un aurait une information là-dessus ?

DR

http://www.resistance-politique.fr/article-la-cgt-avec-le-crif-122327102.html

__________________________________

L’intox est bien là !
Voilà le texte CGT en réponse

Rencontre entre le CRIF et la CGT
Thierry Lepaon écrit à Roger Cukierman
vendredi 31 janvier 2014

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Cercle Ouvrier – Cahiers – N° 75: l’affrontement est inévitable

Posté par onsbouge le 27 janvier 2014

Cellule Ouvrière du Bassin Minier Ouest du Pas-de-Calais   n°75/27/01/2014 -  comibase@gmail.com   http://joukov.eklablog.com/

 

1914-2014, notre Grande Guerre, c’est une guerre de classes entre travailleurs et exploiteurs

Au moment où ceux qui acceptent l’idée que les syndicats sont des partenaires sociaux, ou que des partis s’engouffrent dans des discussions avec le gouvernement et le patronat à propos du « pacte de responsabilité » proposé par des sociaux-libéraux débordés mais décomplexés, qui entendent recréer les conditions de l’Union Sacrée, des lignes de front se sont formées comme il y exactement 100 ans au moment des batailles de la Somme et de l’Artois, et les raisons ne sont pas si éloignées et si différentes.

A la tête de ces fronts, les responsables ne sont pas des généraux de la bourgeoisie à la tête d’une armée de prolétaires ayant la fleur au fusil, mais des militants de la CGT et des militants communistes soutenus par les milliers de travailleurs en lutte pour leurs droits et qui refusent la boucherie.

Aussi, il est important de donner un visage à l’histoire pour éviter l’amnésie, pour que reste une empreinte comme un pas de « Poilu » dans la boue des tranchées, à ceci près que nous parlons des endroits où se déroulent les luttes ouvrières.

Nous sommes dans une véritable guerre de classes et de tranchées avec des enjeux stratégiques à la clé, nous parlons de la destruction systématisée de pans entiers d’acquis et de conquis ouvriers et de la destruction des lois de progrès qui sonne comme une revanche aboutie du capital.

Comme disait Jaurès assassiné il y aura bientôt 100 ans à la veille de grande boucherie de 14-18 : « le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage » et pour préparer la guerre armée, la bourgeoisie mène toujours une guerre de classe dans la lutte des classes qui est le résultat de l’antagonisme entre capital et travail, entre exploiteurs et exploités… entre capitalistes et communistes.

Parmi eux, les militants de Goodyear Amiens Nord, qui ont décidé après des débats et une consultation démocratique du personnel, de signer un armistice et de déposer provisoirement les armes pour mettre fin à un conflit historique, une guerre de 7 ans face à l’une des plus puissantes multinationales du monde.

7 années de résistance et de guerre de tranchées face à la puissance économique et politique, 7années face à des média qui les ont présentés comme irresponsables violents alors qu’ils sont restés debout jusqu’au bout et qu’ils ont décidé eux-mêmes de la nature de leur mouvement que trop abandonnent avant même la bataille.

On est bien loin des militants syndicalistes qui aiment se montrer dans les média tout en étant incapable de créer le couac, loin de ceux qui pavanent dans les salons feutrés des ministères à mille lieues des réalités des travailleurs, on est bien loin des politiciens dont l’opportunisme leurs a fait oublier ce qu’est le travail et l’exploitation.

Ces candides mais pas si candides, savent très bien qu’ils sont à la tête d’une « armée espagnole » où les troupes n’ont plus confiance à des pseudo généraux qui imaginent les plans non pas pour livrer la bataille des revendications mais pour emporter la bataille des idées, celles du réformisme pro-européiste mais surtout du compromis impossible entre capital et travail.

A force de trahir et de mentir, d’imposer des stratégies qui mènent dans les désillusions, les généraux de pacotille, fourbes et comédiens d’une mauvaise pièce de boulevard, ont semé le sentiment d’impuissance, nous le rappelions dans un précédent billet.

Le combat des travailleurs est exemplaire car avec son avant-garde ouvrière formée à la réalité de la lutte des classes, se démontre jour après jours la capacité des travailleurs pour : s’organiser sans entrer dans le gauchisme, se mettre du bon côté de la barricade pour résister, débattre pour amener des propositions qui permettent des négociations arrachées au forceps.

A la violence de la crise s’ajoute la violence du capital, et mener une lutte en partant des réalités des masses, qu’elles soient collectives ou individuelles, supprime cette gangrène nauséabonde qu’est l’individualisme.

Mais outre les violences liées à la crise systémique du capitalisme, il faut rappeler la violence idéologique de la propagande menée par le pouvoir politico-patronal, ses satellites réformistes et son bras armé fasciste.

Aussi, comme le disait un camarade lors du meeting réunissant des centaines de camarades en lutte, à Amiens Nord le 17 janvier dernier « il faut s’organiser par la base et fédérer les luttes dans les territoires, il est important de dynamiser les luttes d’entreprises et de faire converger les expériences et s’en servir pour rassembler » « il n’est pas nécessaire d’attendre que la haut ils se décident à lutter, car il y a trop de corrompus et trop d’immobilisme comme si notre avenir était déjà scellé » « rappelez-vous toujours qu’une organisation sans contrôle de la base et où les débats démocratiques francs et sincères sont écartés, c’est comme un poisson, elle pourrit toujours par sa tête…»

Qu’ils soient des militant syndicaux ou des militants politiques, beaucoup de camarades ont démontré ces dernières années leur capacité d’être à la tête d’une avant-garde ouvrière forgée à la lutte des classes, et ce malgré la contre-offensive idéologique menée par les partis du capital, les partisans de la bataille électoraliste, le camp syndical des réformistes et les média des multinationales.

S’il y a les cas par cas des luttes de travailleurs, soient-elles longues, fortes ou même parfois désespérées, il y a nécessité à ne pas les oublier dans une amnésie généralisée et orchestrée, car elles sont la base essentielle, le ciment qui fait les fondations de la création d’un Front Populaire antilibéral et anticapitaliste, un Front de Progrès social face aux néoconservateurs qui agitent la scène politique.

Nous devons toutefois prendre garde à la montée de cette sourde colère qui envahit le pays, une colère récupérée par les ultras de la droite que sont les religieux intégristes de toutes obédiences, les néo-fascistes identitaires, les néo-racistes. Et rien d’autres que le travail syndical clair sur les revendications et le travail politique clair dans son expression, qui empêchera cette vague nauséabonde qui déferle sur les pays riches.

Ce qui s’est passé à Paris en 2013, puis ce dimanche 26 janvier 2014, c’est la répétition(que nous avons déjà traité) grandeur nature de la grande offensive que va mener l’extrême-droite à la solde des grands décideurs capitalistes et conservateurs, pour juguler la colère de classe des travailleurs en lutte et la détourner de son destin progressiste.

L’Histoire est là et les faits sont têtus, car rappelons qu’il y aura bientôt 80 ans, le 6 février 1934, les ligues factieuses : Action Française, Croix de Feu, Solidarité Française, Jeunes Patriotes, Camelots du Roi… en avant-garde du front fasciste européen, défilaient et déclenchaient une émeute (14 morts et 2000 blessés) puis d’autres les 7, 9 et 12 février… La réponse des travailleurs, à l’appel de la CGT et du PCF, permit de sauver la République, soit-elle celle de la bourgeoisie, en cette année 1934, et donc d’avoir la possibilité d’organiser les semaines de grèves unitaires de 1936 qui amenèrent les véritables premiers acquis sociaux et droits concédés par le patronat à la classe ouvrière.

Aussi, laisser faire cette armée de la réaction poussée dans son ignominie décadente tout en défilant au nom de la morale conservatrice qui porte en elle la haine, le racisme et dont les étendards sont tachés du sang des prolétaires, c’est compromettre l’avenir progressiste exigé par les travailleurs même si le présent est déjà bien compromis par des années de passivité et de compromission syndicale et politique.

L’histoire bouge mais nous pouvons l’accélérer puisque le capitalisme à 300% n’hésitera pas à perpétrer des crimes pour sauver ses intérêts, c’est donc en toute connaissance de cela que nous devons nous organiser avant qu’il ne devienne encore plus barbare dans ses pratiques.

Et la meilleure des méthodes, c’est tout d’abord de clarifier les positions sur la barricade où s’opposeront fatalement la réaction bourgeoise et les travailleurs. Ceci peut paraître exagéré, certes, mais il suffit de constater les reculs sociaux et sociétaux qui marquent les dernières décennies, de constater que les guerres sont de plus en plus nombreuses, de constater l’avancée du camp fasciste par la perte de conscience d’une partie des masses qui n’a plus le souci du collectif mais le souci de défendre sa propre peau.

Aussi, il existe des exemples concrets dans ce monde où les peuples se sont levés grâce à des partis, des hommes, des structures syndicales… au service des travailleurs et non pas comme ici au service de l’économisme dominant. Cuba, Venezuela, Bolivie, Nicaragua… nous montrent la voie, pourquoi donc ne pas s’inspirer de leurs expériences présentes, mais aussi de l’expérience soviétique (trahie de l’intérieur et de l’extérieur) mise en action dès les lendemains de la révolution de 1917. L’URSS qui malgré l’hostilité et la propagande des puissances bellicistes capitalistes, la haine de l’aristocratie russe, la diversité des peuples et des langues, la grandeur du pays, a réussi à unifier des centaines de millions de travailleurs dans le socialisme où les classes avaient disparu durant 70 années.

Également sur   http://joukov.eklablog.com/n-75-des-cahiers-du-cercle-a106177550

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Vivre l’utopie – L’Espagne 1936…

Posté par onsbouge le 27 janvier 2014

SANS LANGUE DE BOIS

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Alterdox France

« Il y a 70 ans, le 19 juillet 1936, les tra­vailleurs espa­gnols des­cen­daient dans la rue, pre­naient les armes et pro­vo­quaient la grève géné­rale dans de nom­breu­ses régions d’Espagne pour répon­dre à la ten­ta­tive de coup d’État natio­na­liste à carac­tère fas­ciste déclen­ché la veille. Cette réac­tion, qui peut appa­raî­tre comme spon­ta­née, fut en réa­lité non pas l’œuvre des forces poli­ti­ques, gou­ver­ne­men­ta­les et Étatiques du Front popu­laire au pou­voir mais des orga­ni­sa­tions ouvriè­res et pay­san­nes, CNT en tête. Dans cer­tai­nes régions comme l’Aragon et la Catalogne, l’influence et l’implan­ta­tion de la CNT (Confédération Nationale du Travail), confé­dé­ra­tion syn­di­cale anar­cho-syn­di­ca­liste, ainsi que de la FAI (Fédération Anarchiste Ibérique), ont permis que le vent liber­taire souf­fle pour s’oppo­ser à la bar­ba­rie fas­ciste mais aussi pour cons­truire un autre futur. Pour les mili­tants liber­tai­res mais plus géné­ra­le­ment pour ce peuple en arme, la lutte anti­fas­ciste se confon­dait alors avec la Révolution sociale. La Révolution espa­gnole fut cer­tai­ne­ment le plus fabu­leux moment de chan­ge­ment social de l’his­toire du XXe siècle. Aujourd’hui, 70 ans plus tard, cette expé­rience révo­lu­tion­naire et liber­taire et le projet social qu’elle porte et qu’elle a confronté à la réa­lité n’ont pas pris une ride et sont tou­jours d’actua­lité. »

URL de l’article:  http://sans-langue-de-bois.eklablog.fr/-a106028410

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