Le ministre allemand des affaires étrangères n’a pas cédé au chantage de Netanyahou

Posté par onsbouge le 27 avril 2017

black-313636_640-2

CAPJPO – EuroPalestine

C’est assez rare pour être signalé : Sigmar Gabriel, sommé par Netanyahou de ne pas rencontrer ce mardi deux ONG israéliennes, critiques de l’occupation israélienne, a envoyé promener le premier ministre israélien et s’est passé de sa rencontre avec lui.

Le ministre allemand des affaires étrangères n’a pas cédé au chantage de Netanyahou dans - ECLAIRAGE - REFLEXION netanyahou_fache_-d2d26

Il peut jouer les matadors, il n’impressionne pas tout le monde, heureusement.

Nethanyahou a reçu une fin de non recevoir de la part du ministre allemand des affaires étrangères en visite en Israël, auquel il ordonnait de ne pas rencontrer B’Tselem et Breaking the Silence (Briser le silence) deux ONG de défense des droits de l’homme qui n’ont pas l’heur de plaire au gouvernement d’extrême-droite israélien.

La visite entre les deux hommes, prévue mardi à 17 H, a donc été annulée, Sigmar Gabriel déclarant « On ne peut pas vraiment se faire une image fiable d’un pays, si on ne rencontre que ses représentants officiels ».

Netanyahou aurait cherché à le joindre pour « expliciter sa position », mais le ministre allemand aurait refusé de prendre la communication…

Macron sera sans doute plus clément ? Vu ses déclarations à la gloire d’Israel, lui qui dénonce la colonisation en Algérie, mais semble s’accommoder sans problème de celle de la Palestine, on peut le redouter.


macron-israel_-_copie-33ff8 allemagne dans - INTERNATIONAL
Emmanuel Macron en visite en israel en février

CAPJPO-EuroPalestine


Publié par  CAPJPO – EuroPalestine
URL  http://www.europalestine.com/spip.php?article12929
Relayé par http://onsbouge.unblog.fr/
Lien court http://onsbouge.unblog.fr/?p=104677

.
.

« Ce blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non commercial et totalement amateur. Les images, les textes dont nous ne sommes pas les auteurs ainsi que les musiques et chants seront supprimés du blog sur simple demande par courriel. Nous publions textes et communiqués émanant d’auteurs et d’organisations diverses. Ces publications ne signifient pas que nous partageons toujours totalement les points de vue exprimés. Nous déclinons toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens. ».

Publié dans - ECLAIRAGE - REFLEXION, - INTERNATIONAL, - POLITIQUE | Commentaires fermés

Le PC du Venezuela dans les manifestations de masse contre le danger de coup d’Etat et pour défendre les acquis de la révolution bolivarienne

Posté par onsbouge le 27 avril 2017

black-313636_640-2

SOLIDARITE INTERNATIONALE PCF

21 avril 2017

Le PC du Venezuela dans les manifestations de masse contre le danger de coup d’Etat et pour défendre les acquis de la révolution bolivarienne

Brève, « Solidarité internationale PCF – Vivelepcf », 21 avril 2017

Le Parti communiste du Venezuela appelle et mobilise le plus largement possible aux manifestations organisées depuis le 19 avril pour défendre la révolution bolivarienne et la souveraineté du pays face aux manifestations de l’opposition de droite soutenue par les ingérences impérialistes.

Parmi les centaines de milliers, les millions de manifestants à Caracas, le 19, l’agence de presse Prensa Latina note dans sa dépêche « A côté des drapeaux et banderoles du PSUV, parti au gouvernement, on ne pouvait pas manquer aussi les symboles du Parti communiste, du PPT et des REDES, bien que ces forces aient exprimé dernièrement de vives critiques à l’encontre de la politique du gouvernement. Malgré toutes les différences, comme l’ont écrit ces trois formations dans un communiqué commun la veille, il n’est pas question de déroger à la défense des positions anti-impérialistes et bolivariennes ».

Au contraire, dans la continuité de ses positions vis-à-vis du gouvernement, le PCV a lancé le 19 avril un appel à l’unité d’action anti-impérialiste pour mettre en échec les putschistes et la déstabilisation du pays.


Publié par SOLIDARITE INTERNATIONALE PCF
URL  http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/2017/04/le-pc-du-venezuela-dans-les-manifestations-de-masse-contre-le-danger-de-coup-d-etat-et-pour-defendre-les-acquis-de-la-revolution-bol?utm_source=flux&utm_medium=flux-rss&utm_campaign=politics
Relayé par http://onsbouge.unblog.fr/
Lien court http://onsbouge.unblog.fr/?p=104673

.
.

« Ce blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non commercial et totalement amateur. Les images, les textes dont nous ne sommes pas les auteurs ainsi que les musiques et chants seront supprimés du blog sur simple demande par courriel. Nous publions textes et communiqués émanant d’auteurs et d’organisations diverses. Ces publications ne signifient pas que nous partageons toujours totalement les points de vue exprimés. Nous déclinons toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens. ».

Publié dans - DROIT, - ECLAIRAGE - REFLEXION, - INGERENCE - HEGEMONIE, - INTERNATIONAL, - LIBERTES, - LUTTES, - POLITIQUE | Commentaires fermés

L’importance de faire reconnaître le régime « d’Apartheid » israélien contre les Palestiniens. Lettre de démission de Mme Rima Khalaf au secrétaire général de l’ONU.

Posté par onsbouge le 27 avril 2017

black-313636_640-2

SOLIDARITE INTERNATIONALE PCF

21 avril 2017

L’importance de faire reconnaître le régime « d’Apartheid » israélien contre les Palestiniens. Lettre de démission de Mme Rima Khalaf au secrétaire général de l’ONU.

ML pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf », 21 avril 2017

« Apartheid », c’est le mot que les dirigeants « blancs » colonialistes d’Afrique-du-Sud avaient choisi pour désigner leur système institutionnalisé de ségrégation, d’oppression et d’exploitation des « non-blancs ». Ce mot est surtout associé maintenant, mondialement, à la longue lutte contre ce système raciste. Cette lutte a réussi à gagner l’opinion publique internationale au point de faire plier les impérialismes américains et européens, notamment, qui soutenaient le régime de Pretoria.

L’Etat d’Israël a été également l’un des soutiens les plus constants, militairement et économiquement, du régime d’Apartheid. Mais on comprend aisément qu’aujourd’hui ses dirigeants fassent tout pour que leurs relations avec les Palestiniens, des territoires occupés et même d’Israël, ne soient pas assimilées à l’« Apartheid » (même si quelques dirigeants politiques populistes israéliens l’assument, notamment dans les campagnes électorales).

L’expression vient pourtant vite, naturellement, même dans les médias internationaux. Un journal français, par exemple, classés dans les moins révolutionnaires, Ouest-France, titre un article de son édition du 21 avril 2017 : « Derrière la grève de la faim, le Mandela palestinien ». Il compare à l’icône planétaire de la lutte contre l’Apartheid et le racisme le leader palestinien, Marwan Barghouti, certainement pour son emprisonnement depuis 16 ans dans les geôles israéliennes, pour sa relative modération, pour sa résistance et ses actions de luttes, depuis sa prison, contre le régime israélien.

Barghouti est à l’initiative de la grève de la fin de ses compagnons prisonniers politiques palestiniens, suivie par plus de 1200 détenus depuis le 17 avril. Leur acte dénonce les conditions indignes d’emprisonnement, les arrestations arbitraires : un des aspects de toute la politique israélienne vis-à-vis des Palestiniens.   

Dans une tribune publiée au New-York Times, Barghouti reprend aussi lui-même l’expression « Apartheid », dénonçant : « un apartheid judiciaire qui garantit une impunité pour les Israéliens ayant commis des crimes contre des Palestiniens et criminalise la résistance palestinienne ».

Il y a un peu plus d’un mois, la Commission économique et sociale de l’ONU pour l’Asie Occidentale (CESAO) publiait sur son site un rapport, qu’elle avait commandé à deux chercheurs, intitulé « Les pratiques israéliennes à l’encontre du peuple palestinien et la question de l’Apartheid (en lien en anglais) ». Les auteurs analysent la politique israélienne notamment au regard du Droit international et de la « Convention internationale pour la suppression et la punition des crimes d’Apartheid ». Ils concluent « qu’Israël est coupable de politique et de pratiques constitutives du crime d’Apartheid ».

A peine le rapport publié, les Etats-Unis et Israël exigent du secrétaire général de l’ONU qu’il soit retiré. Antonio Guterres cède immédiatement à leurs pressions et demande à son tour à la secrétaire de la CESAO de retirer le rapport. Mme Rima Khalaf refuse de s’exécuter et choisit de démissionner. Dans sa lettre de démission, que nous reproduisons intégralement ci-dessous, elle écrit : « …, je ne peux que maintenir les conclusions du rapport de l’ESCAW comme quoi l’Etat d’Israël a établi un régime d’apartheid qui recherche la domination d’un groupe racial sur un autre. Les preuves fournies dans ce rapport rédigé par des experts de renom sont nombreuses. Tous ceux qui ont attaqué ce rapport n’ont pas eu un mot pour son contenu. Je considère comme mon devoir de mettre en lumière le fait légalement et moralement indéfendable qu’au 21ème siècle existe encore un état d’apartheid, plutôt que de supprimer les preuves. »

On ne peut que saluer cet acte courageux qui renverse très utilement l’effet recherché des injonctions américaines et israéliennes. Au passage, on s’inquiète de la soumission aux puissances impérialistes du nouveau secrétaire général de l’ONU, quelques fois présenté comme « progressiste » ou « dynamique » (la discrétion de Ban Ki Moon correspondait peut-être mieux à la latitude réelle d’action de ce poste).

Dénonçons toujours plus fort l’Apartheid en Israël ! Soutenons le mouvement des prisonniers palestiniens en grève de la faim !  

 

Lettre de démission de Rima Khalaf, secrétaire exécutive de la CESAO (Commission économique et sociale pour l’Asie de l’Ouest) au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, 21 mars 2017

Cher Monsieur le Secrétaire Général,

J’ai considéré avec attention votre message transmis par le chef de cabinet et vous assure que je n’ai à aucun moment remis en question votre droit de retirer la publication du rapport de notre site internet ou le fait que nous tous, travaillant pour le secrétariat, sommes soumis à l’autorité du secrétariat général. Tout comme je n’ai aucun doute concernant votre engagement envers les Droits de l’homme en général, et votre position ferme concernant les droits du peuple palestinien. Je comprends aussi vos préoccupations, particulièrement dans ces temps difficiles qui vous laissent peu de choix.

Je ne suis pas insensible aux attaques vicieuses et aux menaces qui pèsent sur les Nations Unies et sur vous personnellement de la part d’importants Etats-membres en réponse à la publication du rapport de la CESAO intitulé « Les pratiques d’Israël envers les Palestiniens et la question de l’apartheid ». Je ne trouve pas surprenant que de tels Etats-membres, qui ont maintenant des gouvernements qui se préoccupent peu des normes et valeurs internationales concernant les droits humains, aient recours à l’intimidation quand ils trouvent difficile de défendre leurs politiques et pratiques illicites. Il est normal que des criminels mettent la pression et attaquent ceux qui défendent la cause de leurs victimes. Je ne peux pas me soumettre à une telle pression.

Ce n’est pas en vertu de mon statut d’officiel international mais en vertu de mon statut d’être humain honnête, que je crois, comme vous, dans les valeurs et principes universels qui ont toujours été les lignes de conduite du bien dans l’histoire humaine, et sur lesquels une organisation comme la nôtre, les Nations Unies, est fondée. Comme vous je considère que la discrimination envers toute personne sur le motif de sa religion, de sa couleur de peau, de son sexe ou de son origine ethnique est inacceptable, et que de telles discriminations ne peuvent être rendues acceptables par les calculs de l’opportunisme ou du pouvoir politique. Je considère de plus que les peuples ne devraient pas seulement avoir le droit de dire la vérité au pouvoir mais ils ont le devoir de le faire.

En l’espace de deux mois, vous m’avez demandé le retrait de deux rapports produits par la CESAO, pas à cause de fautes que l’on aurait commise dans ces rapports, et probablement pas parce que vous étiez en désaccord avec leur contenu, mais à cause de la pression politique exercée par des Etats-membres qui violent gravement le droit des peuples de la région.

Vous avez vu que les peuples de cette région vivent une période de souffrance inégalée dans l’histoire moderne, et que le nombre considérable de catastrophes aujourd’hui résulte du flot d’injustices qui furent ignorées, camouflées ou ouvertement approuvées par des gouvernements puissants à l’intérieur et à l’extérieur de la région. Ces mêmes gouvernements sont ceux qui vous mettent la pression pour faire taire la voix de la vérité et l’appel pour la justice présentés dans ces rapports.

Etant donné ce qui précède, je ne peux que maintenir les conclusions du rapport de la CESAO comme quoi l’Etat d’Israël a établi un régime d’apartheid qui recherche la domination d’un groupe racial sur un autre. Les preuves fournies dans ce rapport rédigé par des experts de renom sont nombreuses. Tous ceux qui ont attaqué ce rapport n’ont pas eu un mot pour son contenu. Je considère comme mon devoir de mettre en lumière le fait légalement et moralement indéfendable qu’au 21ème siècle existe encore un état d’apartheid, plutôt que de supprimer les preuves. En disant cela je ne clame aucune supériorité morale ou vision supérieure. Ma position est influencée par une vie d’expériences où j’ai vu les conséquences désastreuses pour la paix quand on bloque les plaintes des peuples dans notre région.

Je réalise que je n’ai que peu de choix. Je ne peux pas retirer maintenant un autre dossier des Nations Unies bien documenté et faisant suite à des recherches approfondies sur les violations graves des droits humains bien que je sache que des instructions claires du secrétaire général doivent être appliquées rapidement. C’est un dilemme que je ne peux résoudre que par ma démission pour permettre à quelqu’un d’autre de fournir ce que je ne peux fournir en bonne conscience. Je sais que je n’ai plus que 2 semaines à mon poste ; ma démission n’est donc pas destinée à exercer une pression politique. C’est simplement car je pense que c’est mon devoir envers les peuples que nous servons, envers les Nations Unies et envers moi même, de ne pas retirer un témoignage honnête sur un crime en cours qui est à la racine de tellement de souffrances humaines. En conséquence, je vous remets par la présente ma démission des Nations Unies.

Avec tous mes respects,

Rima Khalaf


Publié par SOLIDARITE INTERNATIONALE PCF
URL  http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/2017/04/l-importance-de-faire-reconnaitre-le-regime-d-apartheid-israelien-contre-les-palestiniens.lettre-de-demission-de-mme-rima-khalaf-au?utm_source=flux&utm_medium=flux-rss&utm_campaign=politics
Relayé par http://onsbouge.unblog.fr/
Lien court http://onsbouge.unblog.fr/?p=104669

.
.

« Ce blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non commercial et totalement amateur. Les images, les textes dont nous ne sommes pas les auteurs ainsi que les musiques et chants seront supprimés du blog sur simple demande par courriel. Nous publions textes et communiqués émanant d’auteurs et d’organisations diverses. Ces publications ne signifient pas que nous partageons toujours totalement les points de vue exprimés. Nous déclinons toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens. ».

Publié dans - DISCRIMINATION - SEGREGATION - APARTHEID - RACISME - FASCISME, - DROIT, - INGERENCE - HEGEMONIE, - INTERNATIONAL, - JUSTICE, - LIBERTES, - LUTTES, - POLITIQUE | Commentaires fermés

« Énorme » explosion près de l’aéroport de Damas

Posté par onsbouge le 27 avril 2017

black-313636_640-2


jeudi 27 avril 2017

.
« Énorme » explosion près de l’aéroport de Damas

L’aéroport international de Damas est situé à environ 25 km au sud-est de la capitale syrienne (afp)

 

Une « énorme » explosion a eu lieu jeudi matin aux dernières heures de la nuit près de l’aéroport de Damas, a annoncé une ONG, l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), sans en spécifier la cause.
« L’explosion a été énorme et a pu être entendue à Damas », a déclaré Rami Abdel Rahman, directeur de l’OSDH.
L’aéroport international de Damas est situé à environ 25 km au sud-est de la capitale syrienne. Selon l’OSDH, une ONG basée à Londres, l’explosion n’aurait cependant pas eu lieu dans l’aéroport lui-même.
« Ce qui a provoqué cette explosion n’est pas clair, mais plusieurs incendies sont en cours sur le site », a précisé M. Abdel Rahman à l’AFP.
Si Damas a été relativement épargnée par la violence, de violents combats ont eu lieu dans la banlieue de la capitale ces derniers mois entre des groupes rebelles et les forces loyalistes au gouvernement.

« Vraisemblablement » le résultat d’un raid aérien israélien
L’explosion qui s’est produite près de l’aéroport de Damas est « vraisemblablement » le résultat d’un raid aérien israélien ayant visé des dépôts, a rapporté jeudi la télévision du Hezbollah libanais, groupe allié au régime syrien.
« Le correspondant d’Al-Manar a rapporté qu’une explosion s’est produite jeudi à l’aube dans des dépôts de fuel et un entrepôt près de l’aéroport international de Damas, et qu’elle résulte vraisemblablement d’une frappe aérienne israélienne », a indiqué le site de la chaîne, précisant que le raid a provoqué seulement des dégâts matériels.


Publié par
URL  https://assawra.blogspot.fr/2017/04/enorme-explosion-pres-de-laeroport-de.html

Relayé par http://onsbouge.unblog.fr/
Lien court http://onsbouge.unblog.fr/?p=104664

.
.

« Ce blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non commercial et totalement amateur. Les images, les textes dont nous ne sommes pas les auteurs ainsi que les musiques et chants seront supprimés du blog sur simple demande par courriel. Nous publions textes et communiqués émanant d’auteurs et d’organisations diverses. Ces publications ne signifient pas que nous partageons toujours totalement les points de vue exprimés. Nous déclinons toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens. ».

Publié dans - ECLAIRAGE - REFLEXION, - INTERNATIONAL, - POLITIQUE | Commentaires fermés

Addameer visite les prisons d’Asqlan, Hadarim et Nafha

Posté par onsbouge le 27 avril 2017

black-313636_640-2

ISM-France

Israël – 26 avril 2017

Addameer visite les prisons d’Asqlan, Hadarim et Nafha

Par Addameer

Aujourd’hui, 25 avril 2107, des avocats d’Addameer ont visité les prisons de Nafha, Hadarim et Asqlan, où ils n’ont pas pu voir les prisonniers et détenus en grève de la faim à cause du refus du service pénitentiaire israélien (SPI). Ils ont pu toutefois voir des prisonniers non grévistes qui les ont informés des récents développements de la grève de la faim.

Addameer visite les prisons d’Asqlan, Hadarim et Nafha

Pendant une visite à la prison Hadarim, le prisonnier Thabet al-Mardawi a expliqué à Maître Mona Naddaf, avocate d’Addameer, que le SPI a commencé à transférer les prisonniers d’une section à une autre dès le 18 avril, le deuxième jour de grève. Il a ajouté que Marwan Barghouthi et Karim Younis ont été placés en isolement à la prison al-Jalama, et Anas Jaradat et Mahmoud Abu Sorour à la prison Ela. Il a précisé que 36 prisonniers ont été transférés à la prison Ramle, et le reste des prisonniers en grève de la faim [à Hadarim] ont été placés dans différentes prisons en Palestine occupée.

En outre, des prisonniers malades ont été transférés dans les cellules de la Section 5 à Hadarim, qui est une division de détention civile située dans la section civile de la prison. Les prisonniers vivent dans un isolement total, sans télévision, sans appareils électriques et ils dorment sur des tapis.

Le prisonnier Thabet a expliqué que le SPI a isolé 102 grévistes de la faim avant de les placer dans différentes prisons. Des soldats des forces spéciales ont pris d’assaut les sections des grévistes de la faim et ont confisqué tous leurs effets personnels, ne laissant à chacun qu’une couverture et vêtement en plus du « shabas », l’uniforme de prisonnier. L’administration pénitentiaire a également saisi le sel dès les premiers jours de grève, et les grévistes ont dû boire l’eau du robinet car l’administration ne leur fournit pas d’eau potable.

L’administration pénitentiaire a également imposé plusieurs mesures punitives aux prisonniers en grève de la faim. La plus importante est la privation de visites familiales ainsi que des temps de loisirs et d’accès à la cantine.

A la prison Nafha, l’avocat d’Addameer Samer Samaan a visité les prisonniers Ayman Odeh et Raed al-Saadi, qui lui ont dit que le nombre de grévistes de la faim à Nafha est de 250, appartenant à tous les partis politiques. Le SPI a commencé à isoler les grévistes de leurs camarades, a attaqué les sections et interdit les visites d’avocats.

A Asqlan (Ashkelon), l’avocate Farah Beyadsi a pu voir le prisonnier Sharif Hamid, qui n’est pas en grève de la faim. Il lui a dit que le SPI a transféré tous les prisonniers qui ne sont pas en grève à la section 12 de la prison, et il a transféré les grévistes à la section 3 et les a placés en isolement. 42 prisonniers d’Ashkelon sont en grève de la faim.

« A Ashkelon, il y a 5 pièces, avec environ 10 prisonniers dans chacune. Ils ont l’interdiction de communiquer avec quiconque, et ils sont privés de visites familiales et de cantine. Ils ne peuvent pas voir non plus leurs avocats, » a ajouté Hamid. L’administration pénitentiaire d’Ashkelon a également dépouillé les prisonniers en grève de leurs biens, et là aussi les grévistes ont dû boire l’eau du robinet car l’administration ne leur fournit pas d’eau potable. Il leur a également été interdit de participer aux prières collectives du vendredi.

Addameer exhorte les partisans de la justice du monde entier à lancer des actions de soutien avec les prisonniers palestiniens qui risquent leurs vies pour la liberté et la dignité. Addameer exhorte tous les soutiens à organiser des événements en solidarité avec la lutte des prisonniers et des détenus en grève de la faim. Addameer appelle en outre la communauté internationale à exiger que le gouvernement israélien respecte la volonté des grévistes de la faim qui se servent de leur corps comme moyen de protestation légitime qui a été reconnu par la Déclaration de Malte de l’Association médicale mondiale (AMM) sur les grèves de la faim, « souvent une forme de protestation par des personnes qui n’ont pas d’autres façons de faire connaître leurs revendications. » (1)

(1), Déclaration de Malte de l’AMM sur les grévistes de la Faim
Adoptée par la 43e Assemblée Médicale Mondiale Malte, Novembre 1991, révisée sur le plan rédactionnel par
la 44e Assemblée Médicale Mondiale, Marbella, Espagne, Novembre 1992 et révisée par
la 57e Assemblée Générale de l’AMM, Pilanesberg, Afrique du Sud, Octobre 2006

Source : Addameer

Traduction : MR pour ISM


Publié par ISM-France
URL  http://www.ism-france.org/temoignages/Addameer-visite-les-prisons-d-Asqlan-Hadarim-et-Nafha-article-20284?ml=true
Relayé par http://onsbouge.unblog.fr/
Lien court http://onsbouge.unblog.fr/?p=104660

.
.

« Ce blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non commercial et totalement amateur. Les images, les textes dont nous ne sommes pas les auteurs ainsi que les musiques et chants seront supprimés du blog sur simple demande par courriel. Nous publions textes et communiqués émanant d’auteurs et d’organisations diverses. Ces publications ne signifient pas que nous partageons toujours totalement les points de vue exprimés. Nous déclinons toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens. ».

Publié dans - DISCRIMINATION - SEGREGATION - APARTHEID - RACISME - FASCISME, - DROIT, - INGERENCE - HEGEMONIE, - INTERNATIONAL, - JUSTICE, - LIBERTES, - LUTTES, - POLITIQUE | Commentaires fermés

1...34567...4981
 

Bliid |
wowgoldhao |
comprendrelacriseeconomique |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | appleshoes
| CGT Association Rénovation
| MesMots