Le bug de Parcoursup n’est pas un bug informatique, mais un bug social !

Posté par onsbouge le 21 mai 2019

avatar blog onsbouge

Le bug de Parcoursup n’est pas un bug informatique, mais un bug social !

Question d’actualité de Pierre Ouzoulias à l’adresse de Frédérique Vidal : le bug de Parcoursup n’est pas un bug informatique, mais un bug social !


Groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste
Ajoutée le 21 mai 2019
Relayé par http://onsbouge.unblog.fr/
Lien court  http://onsbouge.unblog.fr/?p=167279

.
.

« Ce blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non commercial et totalement amateur. Les images, les textes dont nous ne sommes pas les auteurs ainsi que les musiques et chants seront supprimés du blog sur simple demande par courriel. Nous publions textes et communiqués émanant d’auteurs et d’organisations diverses. Ces publications ne signifient pas que nous partageons toujours totalement les points de vue exprimés. Nous déclinons toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens. ».

Publié dans - ECLAIRAGE - REFLEXION, - LUTTES, - POLITIQUE, - VIDEO | Commentaires fermés

Venezuela: Comprendre la guerre qui vient: 1ère partie (1/5)

Posté par onsbouge le 21 mai 2019

avatar blog onsbouge


Paru sur VENEZUELA EN VIVO

Venezuela: Comprendre la guerre qui vient: 1ère partie (1/5)

La guerre contre le Venezuela a déjà commencé. Mais une offensive d’envergure est en train de se préparer contre le pays caribéen, que seule la capitulation totale, ou la disparition du camp bolivarien, pourraient endiguer. Comme ces options ne sont pas à l’ordre du jour, le conflit militaire contre le Venezuela prend chaque jour un peu plus forme.

Comment comprendre la guerre qui s’annonce? Quels seront les acteurs impliqués dans ce conflit ? Quelles seront les stratégies mises en place pour dévaster le pays ? Dans cette analyse en cinq parties, nous tenterons d’apporter des éléments de réponse pour que nos lecteurs comprennent toutes les dimensions d’un affrontement qui paraît inéluctable.

Venezuela: Comprendre la guerre qui vient: 1ère partie (1/5) dans - ECLAIRAGE - REFLEXION fff

1ere partie : Le rôle des USA et de leurs alliés

“Toutes les options sont sur la table”. Le 23 janvier 2019, date de la tentative de coup d’Etat contre le président vénézuélien Nicolas Maduro, le président des Etats-Unis, Donald Trump a réitéré les menaces militaires contre le Venezuela, qu’il avait proféré dès août 2017(1). Cette déclaration tend à confondre le citoyen sur la réalité vénézuélienne. Elle suppose que la guerre contre ce pays est une option alors qu’elle a déjà commencé depuis plusieurs années. La guerre de quatrième génération, théorisée par des stratèges étatsuniens dès octobre 1989, est devenue l’option belliqueuse pour affronter un peuple et un gouvernement (2).  Ce nouveau type de guerre est multiforme, contre le peuple dans son ensemble, et non plus contre une armée.

Le Venezuela affronte de multiples fronts de cette guerre totale. Tout d’abord le front diplomatique, qui vise à l’isoler sur la scène internationale et le front institutionnel, qui a pour but de faire s’affronter des pouvoirs factices avec les pouvoirs légitimes du Venezuela. Le front médiatico-psychologique s’étend non seulement au peuple vénézuélien dans son ensemble, mais aussi aux cerveaux de tous les citoyens dans le monde, considérés comme des cibles de guerre. La guerre économique, le blocus financier et les sanctions contre le Venezuela font partie du front économique visant à étrangler lentement les habitants du Venezuela (3). Enfin, le front militaire et la guerre asymétrique. Dans cette guerre de quatrième génération qui, rappelons le encore une fois, a déjà commencé au Venezuela, il n’y a ni étape ni hiérarchie entre les différents fronts. C’est une offensive guerrière totale et permanente, où tous les éléments sont imbriqués.

Dans l’imaginaire collectif, la guerre doit être immédiatement intelligible et compréhensible par tout un chacun. Depuis 1991, et la médiatisation de la guerre du Golfe, la plupart des citoyens s’attend à une retransmission en direct des actions militaires. Les guerres en Irak (1991, 2003), celle en Yougoslavie (1999), ou en Afghanistan (2001) ont évidemment profondément marqué les esprits. Nous gardons tous en mémoire les bombardements, le débarquement de troupes au sol, et la mise à mort ou l’arrestation de celui désigné comme le méchant.

Les permanentes déclarations du président Trump ont réactivité cet ensemble de représentations communes dans l’imaginaire des citoyens des pays occidentaux. Elle a eu aussi pour conséquence de laisser entendre que la guerre n’avait pas commencé puisque le spectateur occidental ne l’a pas encore « vu », que les images traditionnelles auxquelles il associe la guerre ne sont pas encore disponibles dans les médias.

L’opinion publique occidental s’est habitué à une stratégie de guerre qui n’a plus court. La grande majorité des citoyens européens et nord-américains ne disposent pas des éléments pour comprendre les nouvelles stratégies militaires des Etats-Unis. En conséquence, il leur est extrêmement difficile de saisir le développement, les enjeux et les évolutions des nouveaux théâtres d’opération des USA dans le monde. C’est une des raisons qui explique, partiellement, pourquoi il n’y eu aucun mouvement de masse contre les guerres menées en Libye ou en Syrie, à la différence des opérations militaires antérieures.

Penser la guerre au Venezuela dans des termes traditionnels, et sans la replacer dans la stratégie intégrale des Etats-Unis, nous empêche de comprendre comment se prépare l’offensive militaire contre le pays bolivarien.

L’objectif des Etats-Unis et le rôle des voisins du Venezuela

Contrairement aux représentations traditionnelles des conflits guerriers, il ne faut probablement pas s’attendre à une invasion de troupes étasuniennes au Venezuela. D’une part, les Etats-Unis ne sont pas intervenus directement dans la région depuis 30 ans (Panamá), d’autre part le coût politique et économique serait trop élevé. Il entrainerait une guerre civile très longue, et obligerait les Etats-Unis à s’enliser dans l’occupation du territoire, et à affronter une population hostile, dont une bonne partie est entrainée militairement. Cette option semble n’avoir d’ailleurs jamais eu les préférences de l’administration US (4). C’est pourquoi le président Trump a, dès 2017, sondé certains gouvernements de droite de la région sur la possibilité de lancer une guerre par procuration depuis les pays voisins du Venezuela.

Là encore, le locataire de la maison blanche s’est vu administrer une fin de non-recevoir. Les militaires brésiliens qui, de facto, se sont imposés au Palais de Planalto, voient d’un très mauvais œil la création d’un foyer de déstabilisation sur leurs frontières. L’armée redoute, à juste titre, qu’un conflit armé dans cette zone menace leur souveraineté et leurs intérêts stratégiques sur l’Amazonie brésilienne.

Quand à la Colombie, son Etat-major est parfaitement conscient qu’envoyer des troupes au Venezuela reviendrait à abandonner de larges portions de territoires non seulement aux protagonistes du conflit interne qui ronge la Colombie depuis des décennies, mais aussi aux bandes criminelles et aux paramilitaires qui pullulent dans le pays. Un conflit avec le Venezuela aurait des conséquences tragiques sur tout le territoire colombien.

Autre argument et de poids, les armées voisines connaissent désormais la nouvelle force de frappe vénézuélienne. Depuis l’accession au pouvoir d’Hugo Chávez, le Venezuela a considérablement renforcé ses capacités militaires, notamment grâce à des accords de coopérations avec la Russie, et l’achat de matériel russe et chinois. La capacité de défense anti-aérienne (Buk-M2, S-125 Pechora, S-300, radars JYL 1 3D et JY1 B, mais aussi l’acquisition en masse de missile sol-air portatif Igla-S, et la formation de nombreux miliciens à son maniement) rend très risqué l’appui tactique de forces aériennes. Et même si une improbable opération au sol était lancée depuis les pays voisins, il faudrait affronter une armée professionnelle préparée (5), et le Peuple en arme réunie au sein de la Milice Nationale Bolivarienne. En effet, depuis 2005, le Venezuela a radicalement changé sa doctrine militaire en l’adaptant aux techniques de la guerre asymétrique (6). A cet effet, le gouvernement a crée ce nouveau corps d’armée, qui compte aujourd’hui deux millions de membres. Envahir le Venezuela est une opération très compliquée, y maintenir une force d’occupation étrangère en pacifiant le pays relève de la chimère.

Ajoutons que depuis l’autoproclamation de Juan Guaido comme président, le 23 janvier 2019, l’Ecole supérieure de guerre de l’armée vénézuélienne a formé plus de 300 correspondants de guerre, en les entrainant aux cotés des bataillons de ses forces armées. Il serait donc très difficile pour quiconque envoie des troupes au Venezuela de masquer des pertes humaines à sa propre population. Aux risques militaires s’ajoute le risque politico-électoral pour ceux qui assumeraient, seuls, un tel projet.

Si la Colombie est l’unique pays latino-américain associé à l’OTAN, rappelons que le Venezuela a des partenaires diplomatiques et commerciaux de poids, ainsi que des accords technico-militaires avec plusieurs pays dont la Russie et Cuba. Le pays pourrait alors devenir une poudrière qui ne garantirait pas aux voisins belligérants que leur intégrité territoriale en sorte indemne (7).

Malgré les gesticulations des présidents colombien et brésilien, il semble peu probable que la volonté des Etats-Unis de provoquer un conflit par procuration entraine ces pays à assumer, seuls, le poids de la guerre contre le Venezuela.

En revanche, rien ne les empêcheraient d’intervenir dès lors qu’un conflit interne, ou des provocations sous faux drapeaux, leur en donnerait le prétexte. Mais il s’agirait dans ce cas de contenir la guerre hors de leurs frontières, et soutenir logistiquement le camp anti-bolivarien. Les déplacements récurrents de hauts responsables militaires des Etats-Unis en Colombie et les réunions entre les diplomates brésiliens avec le secrétaire d’Etat Mike Pompeo semblent avérer que ces pays seront tout de même impliqués dans le chaos guerrier à venir sans que leurs armées aient à assumer en intégralité le rôle d’agresseur.

Capture%2Bd%25E2%2580%2599e%25CC%2581cran%2B2019-05-21%2Ba%25CC%2580%2B15.02.26 venezuela dans - INTERNATIONAL

Par ailleurs, si une invasion des Etats-Unis reste peu probable, Washington n’en est pas moins sur le pied de guerre (8). Le 13 mai 2019, dans un geste anti-patriotique historique, Juan Guaido a demandé la coopération des militaires étatsuniens pour intervenir dans son propre pays (9). Or le Venezuela est entouré de bases étasuniennes qui ne manqueront pas de servir d’appui militaire à un conflit armé. Les Etats-Unis disposent, en effet, de sept bases en Colombie, et de plusieurs autres dans les Caraïbes. Le 13 février 2019, l’Etat cubain dénonçait, en ce sens, l’installation de forces spéciales des Etats-Unis à Porto Rico et en République Dominicaine. Quand aux bases de Washington dans les Antilles néerlandaises, elles prennent une dimension particulière, se trouvant à quelques dizaines de kilomètres de la principale raffinerie du Venezuela (10).

Les installations des Etats-Unis dans cette zone pourraient servir à réaliser le blocus naval souhaité par Washington contre le Venezuela (11). Cela ne manquerait pas de transformer les caraïbes en un théâtre d’opération militaire qui aurait pour conséquence de transposer la guerre aux portes de la France (et des Pays-Bas), et d’entrainer ces pays dans un conflit dont ils ne sont pas les initiateurs. En effet, en vertu du traité du 17 juillet 1980, la frontière entre la République française et celle du Venezuela est fixé par le méridien 62 degrés 48 minutes 50 secondes, situé au large de la Guadeloupe et de la Martinique (12).

Bien que l’offensive militaire ait déjà commencé au Venezuela, comme nous l’analyserons ultérieurement, le conflit devrait prendre une tournure plus tragique au vu des récents mouvements de l’administration étatsunienne. Il existe désormais une très grande possibilité d’embrasement du Venezuela, et par ricochet de certains ses voisins sud-américains et caribéens (Cuba et le Nicaragua font partie de la troïka en ligne de mire).

Pourtant, les intérêts en jeu au Venezuela révèlent une coalition d’alliance beaucoup plus large que celle qui a soutenu la République Arabe Syrienne en 2011, et assure une protection relative à la Révolution Bolivarienne. Mais l’objectif des Etats-Unis est-il vraiment de changer de régime ou de dévaster le Venezuela afin qu’aucune structure étatique ne puisse assurer le contrôle et la distribution des ressources minières et pétrolières ? (13).

Si l’on privilégie la deuxième option, les évènements deviennent intelligibles dans leur ensemble, et donc analysables. En morcelant l’unité du pays, en atomisant l’autorité de l’Etat sur le territoire, et en rendant impossible l’administration publique des richesses énergétiques et minières, les Etats-Unis entendent influer durablement sur la gestion des ressources naturelles du Venezuela.

Pour arriver à cette fin, les Etats-Unis n’ont pas besoin d’une armée régulière ; ni la leur, ni celles des voisins du Venezuela. Une armée irrégulière composée par de multiples acteurs internes ou étrangers se chargera de la destruction du pays, et du contrôle de certains territoires. C’est d’ailleurs le sens de l’appel lancé par Roger Noriega, vétéran de la sale guerre des Contras contre le Nicaragua dans les années 80 (14). Avant de décrire qui seront les futurs belligérants et de comprendre les stratégies qui ne manqueront pas d’être mises en place contre le Venezuela, revenons sur une étape fondamentale pour la constitution de cette armée criminelle.

2e partie: Constitution d’une armée parallèle (2/5)

********

Notes:

(1) “Trump amenaza a Venezuela con intervención militar, Caracas dice que es un « acto de locura »”, Reuters, 12/08/2017,  https://lta.reuters.com/articulo/venezuela-trump-idLTAKBN1AR2H6-OUSLT

(2) William S. Lind, Colonel Keith Nightengale, Captain John F. Schmitt (USMC), Colonel Joseph W. Sutton, and Lieutenant Colonel Gary I. Wilson (USMCR)
“The Changing Face of War: Into the Fourth Generation”,  Marine Corps Gazette, October 1989, Pages 22-26.

(3) David Adams et Jannet Rodriguez, “US tightens the screws on Venezuela’s Maduro with banking sanctions”, Univision, 22/03/2019.

(4) Jackson Diehl, “Trump’s intervention in Venezuela has stalled — because Caracas knows he’s bluffing”, The Washington Post,31/03/2019, https://www.washingtonpost.com/opinions/global-opinions/trumps-intervention-in-venezuela-has-stalled–because-caracas-knows-hes-bluffing/2019/03/31/c985f642-5172-11e9-88a1-ed346f0ec94f_story.html?noredirect=on&utm_term=.c4f17dead8dc

(5) Valentin Vasilescu, “Une intervention militaire ne peut pas renverser le gouvernement vénézuélien” Réseau Voltaire, 02/03/2019, https://www.voltairenet.org/article205410.html

(6) Voir le discours du président, Hugo Chávez Frías, inaugurant  les activités académiques militaires le 10 janvier 2006”, http://www.todochavez.gob.ve/todochavez/2631-discurso-del-comandante-presidente-hugo-chavez-durante-acto-de-graduacion-del-i-curso-de-comando-y-estado-mayor-conjunto

(7) “Rusia advierte a Colombia: cualquier incursión en Venezuela se considerará ataque a la paz y seguridad internacional”, La Iguana, 02/04/2019, https://www.laiguana.tv/articulos/456463-rusia-colombia-ataque-venezuela-considerar-paz-seguridad-internacional/

(8) Max Blumenthal, “US Military Attack on Venezuela Mulled by Top Trump Advisors and Latin American Officials at Private DC Meeting”, The Gray Zone, 13/04/2019, https://thegrayzone.com/2019/04/13/us-military-attack-venezuela-trump-csis-invasion/

(9) “El ‘enviado’ de Guaidó se reunirá con el Comando Sur de EE.UU. para planear cómo « restaurar la democracia » en Venezuela”, RT, 14/05/2019, https://actualidad.rt.com/actualidad/314821-guaido-confirmar-reunion-comando-sur-mayo

(10) Reporteros comunitarios de Merida, “Curazao: El portaaviones en tierra del Comando Sur de los EEUU frente a Venezuela” Aporrea, 20/09/2016 https://www.aporrea.org/tiburon/n297405.html.
Rappelons aussi que Curaçao et Aruba sont fortement impliqués dans la contrebande d’or et de cuivre en provenance du pillage des ressources du Venezuela, voir Misión Verdad, “Venezuela : Combien de cuivre et d’or Curaçao et Aruba exportent-elles ?”, VivaVenezuela, 11/01/2018, http://vivavenezuela.over-blog.com/2018/01/venezuela-combien-de-cuivre-et-d-or-curacao-et-aruba-exportent-elles.html

(11) Jose Negron Varela, “Estados Unidos y la hipótesis del bloqueo naval a Venezuela”, Sputnik News, 03/05/2019,  https://mundo.sputniknews.com/firmas/201905031087060421-posible-bloqueo-naval-de-venezuela-por-eeuu/

(12) Traité de délimitation entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République du Venezuela, 17/07/1980,https://treaties.un.org/doc/Publication/UNTS/Volume%201319/volume-1319-I-21969-French.pdf

(13) Thierry Meyssan, “Le Venezuela et ses voisins peuvent-ils survivre à la guerre qui s’annonce ?”, 12/02/2019, https://www.voltairenet.org/article205089.html

(14) “Villainy in Venezuela”, New York Post, 30/03/2019, https://nypost.com/2019/03/30/villainy-in-venezuela/


Publié par  VENEZUELA EN VIVO
URL  https://www.romainmigus.info/2019/05/venezuela-comprendre-la-guerre-qui.html#
Relayé par http://onsbouge.unblog.fr/
Lien court  http://onsbouge.unblog.fr/?p=167272

.
.

« Ce blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non commercial et totalement amateur. Les images, les textes dont nous ne sommes pas les auteurs ainsi que les musiques et chants seront supprimés du blog sur simple demande par courriel. Nous publions textes et communiqués émanant d’auteurs et d’organisations diverses. Ces publications ne signifient pas que nous partageons toujours totalement les points de vue exprimés. Nous déclinons toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens. ».

Publié dans - ECLAIRAGE - REFLEXION, - INTERNATIONAL, - POLITIQUE | Commentaires fermés

Festival de Cannes / Merci à ce comédien d’avoir une pensée pour les blessés gilets jaunes

Posté par onsbouge le 21 mai 2019

avatar blog onsbouge

Festival de Cannes , Merci à ce comédien d’avoir une pensée pour les blessés gilets jaunes


La Famille Jaune gilets jaunes
Ajoutée le 21 mai 2019
Relayé par http://onsbouge.unblog.fr/
Lien court  http://onsbouge.unblog.fr/?p=167268

.
.

« Ce blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non commercial et totalement amateur. Les images, les textes dont nous ne sommes pas les auteurs ainsi que les musiques et chants seront supprimés du blog sur simple demande par courriel. Nous publions textes et communiqués émanant d’auteurs et d’organisations diverses. Ces publications ne signifient pas que nous partageons toujours totalement les points de vue exprimés. Nous déclinons toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens. ».

Publié dans - DROITS, - LUTTES, - POLITIQUE, - SOLIDARITE - PETITION, - VIDEO | Commentaires fermés

(Maroc) A l’école

Posté par onsbouge le 21 mai 2019

avatar blog onsbouge

A l’école


Bouchaib L’optimiste
Ajoutée le 21 mai 2019
Relayé par http://onsbouge.unblog.fr/
Lien court  http://onsbouge.unblog.fr/?p=167264

.
.

« Ce blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non commercial et totalement amateur. Les images, les textes dont nous ne sommes pas les auteurs ainsi que les musiques et chants seront supprimés du blog sur simple demande par courriel. Nous publions textes et communiqués émanant d’auteurs et d’organisations diverses. Ces publications ne signifient pas que nous partageons toujours totalement les points de vue exprimés. Nous déclinons toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens. ».

Publié dans - EDUCATION... SAVOIR..., - INTERNATIONAL, - JEUNESSE, - VIDEO | Commentaires fermés

52e CONGRES de la CGT : des raisons d’espoir !

Posté par onsbouge le 21 mai 2019

avatar blog onsbouge


Paru sur FRONT SYNDICAL DE CLASSE

52e CONGRES de la CGT : des raisons d’espoir !

Publié le 19 mai 2019 par FSC

Le 52e congrès a achevé ses travaux ce vendredi 17 mai.

La grande presse avec des reportages scandaleux et un silence honteux le dernier jour en particulier du service public de la 2 qui remporte le pompon de la mauvaise foi, met l’accent sur la réélection de

Philippe Martinez tout en soulignant le caractère houleux de certaines séances mettant en cause le manque de réactivité de la direction confédérale et ses atermoiements.

Ce qui se passe à la CGT constitue un enjeu majeur pour le mouvement social et la résistance à la politique macronienne :

Les médias dominants ont beau passer la pommade à la CFDT et à Laurent Berger, les promouvoir auprès de l’opinion, le MEDEF leur faire la courte-échelle, pour faire prévaloir dans le monde ouvrier et salarié chez les précaires … l’esprit de collaboration de classe, de compromission, de soumission aux intérêts de l’oligarchie, ils sont confrontés à une réalité incontournable : l’esprit de résistance à ce remodelage réactionnaire de la société française reste puissant et le rôle de la CGT malgré ses difficultés, son affaiblissement, son orientation mutée dans les années 90, demeure un élément décisif.

D’autant plus décisif que lorsque les gilets jaunes expriment souvent de manière radicale leur rejet des syndicats, c’est le plus souvent la CGT qui est mise à l’avant-scène du théâtre des trahisons. Comment comprendre ce ciblage de la CGT, alors même qu’elle a été sans aucun doute l’organisation de loin la plus en pointe dans l’organisation des luttes interprofessionnelles sur ces 20 dernières années, malgré sa dérive sociale réformiste ? Faut-il y voir là le signe de l’appréhension par le corps social que les autres syndicats n’offrent aucune perspective d’élévation du rapport de force interprofessionnel des travailleurs contre les injustices sociales et fiscales promues par les tenants du capital ? Ce sentiment de trahison du monde du travail par la CGT pourrait bien être le signe d’une exigence portée par les travailleurs au ressaisissement de la CGT. Ce qui ne peut que lui conférer une responsabilité singulière.

Et c’est sans doute pourquoi l’attitude des médias dominants alterne entre l’hostilité explicite et le silence méprisant.

Qu’en est-il de  ce 52e congrès ? :

Au-delà des riches souvent émouvants témoignages du terrain, de ce qui se passe dans les entreprises et les territoires, de la richesse humaine et d’expérience ainsi reflétée, ce qui frappe c’est la vigueur de l’exigence de la base de la CGT de construire un puissant mouvement majoritaire pour stopper les contre-réformes, renouer avec les conquis sociaux et conjuguer défense revendicative ET lutte pour une alternative politique anti-capitaliste.

Et il y a bel et bien eu confrontations au congrès sur des questions majeures qui relèvent de l’orientation et de la stratégie de l’organisation.

Dans son allocution de clôture Philippe Martinez se félicite de la tenue de ce débat, signe de démocratie et atout tout en en appelant à la fraternité entre nous.

Tout en affirmant qu’entre nous il serait par exemple  superflu de marteler que la CGT est (doit être) une organisation de classe!

Une telle affirmation, nous l’avons dit à plusieurs reprises repose sur un déni : dans les années 90, dans un contexte de désarroi politique et idéologique, afin d’intégrer en particulier la Confédération Européenne des Syndicats, les dirigeants de la CGT de l’époque (Louis Viannet puis Bernard Thibault) ont consenti à une véritable mutation des orientations qui étaient jusque là (depuis 1945) celles de la CGT.

Acceptation du « dialogue social« , mise sur orbite du « syndicalisme rassemblé« , départ de la Fédération Syndicale Mondiale (FSM), approbation des institutions de l’Union européenne.

Et ce déni continue!

52e CONGRES de la CGT : des raisons d'espoir ! dans - ECLAIRAGE - REFLEXION ob_592c36_hippopo

Car si sous la pression de la base et de structures importantes de la CGT la référence à la FSM a été rétablie dans le document d’orientation ce qui constitue une  importante décision prise contre les manœuvres de la direction confédérale, le « dialogue social » comme le « syndicalisme rassemblé« , l’arlésienne que représente l’ « Europe sociale« , continuent de figurer comme objectifs auxquels ces dirigeants sont fortement attachés.

Et ce sont précisément ces questions qui ont, entre autre, fait l’objet d’une confrontation au cours du congrès.

Le dialogue social

Car le  »dialogue social » n’a rien à voir avec la nécessité de négocier et d’engranger des résultats positifs pour les travailleurs à partir de la construction d’un rapport de force qui leur soit favorable et l’idéologie du dialogue social qui est une entreprise d’intégration des organisations syndicales aux objectifs et aux  intérêts du patronat et des pouvoirs à leur service.

D’autant que dans la période que nous connaissons de crise profonde du capitalisme, ce qui domine TOUT, c’est d’offensive globale contre TOUS les conquis issus des luttes séculaires et qu’il n’y a donc pas de place dans cette voie pour un quelconque « grain à moudre« . Et que ce qui est donc visé par l’oligarchie c’est l’acceptation des organisations de cette immense régression sociale en marche.

Avec au bout le discrédit des organisations qui se prêtent à cette manipulation chez les travailleurs et dans le peuple.

Par conséquent, maintenir  dans nos textes d’orientation la référence au dialogue social en tant que tel, c’est inscrire notre activité dans l’accompagnement du système et de sa crise et c’est donc totalement contraire au caractère de classe de la CGT.

Le syndicalisme rassemblé

Idem pour le syndicalisme rassemblé.

La recherche de l’unité pour être plus fort et gagner c’est une chose et un objectif louable.

Le syndicalisme rassemblé et sa mise en œuvre depuis les années 90 c’est la primauté aux ententes de sommet, qu’on le veuille ou non une alliance privilégiée avec la CFDT, la sous-estimation des divergences. Car avec la CFDT il n’y a pas seulement des différences d’appréciation sur les revendications qu’il conviendrait de mettre de côté pour se rejoindre sur d’autres objectifs : NON, les dirigeants de la CFDT sur les lois travail, sur les retraites et bien d’autres aspects revendicatifs  sont engagés, actifs, déploient DANS LE MONDE DU TRAVAIL avec le soutien des puissances d’argent, des médias dominants leur activité en vue de faire accepter les contre-réformes exigées par l’oligarchie et l’Union européenne.

Pour créer un rapport de force favorable aux travailleurs il convient par conséquent de contrer cette entreprise, de combattre pied à pied les idées de soumission et d’acceptation de ces politiques en s’adressant directement aux travailleurs pour créer les conditions d’une unité de lutte SUR DES BASES effectivement de classe.

L’acharnement de la direction confédérale et ses manoeuvres au cours du 52e congrès sont donc contraires à une véritable orientation de classe se donnant les moyens de surmonter les obstacles à une unité combative des travailleurs.

Le rapport aux gilets jaunes

ob_237b55_gj-gr-mobilisatio france dans - LUTTES

Nous ne reviendrons pas sur la faute initiale de Philippe Martinez mettant dès le 17 novembre  la CGT en retrait en faisant cadeau au F_haine d’une paternité qui n’était manifestement pas la sienne.
Retenons dans l’allocution de fin de congrès l’évocation directe de leur mouvement en termes positifs et l’annonce d’une rencontre à Dijon avec la secrétaire départementale de leurs représentants.

Mais pourquoi avoir ferraillé durant le congrès pour empêcher
toute référence explicite à eux.

Et NON , il n’y a pas équivalence entre le mouvement des gilets jaunes et les autres mouvements sociaux en cours : lutte des jeunes pour le climat, mouvements féministes … car leur contenu de classe n’est précisément pas le même : ni dans sa composition, ni dans ses objectifs.

Les objectifs du mouvement des gilets jaunes convergent largement avec ceux de la CGT : salaires, justice fiscale, droits démocratiques, critique du caractère anti-démocratique des institutions, mise en cause de la domination de l’oligarchie.

Construire les convergences avec eux revêt donc un caractère stratégique pour le déploiement du mouvement populaire!

D’autant que la forte présence de salariés des TPE rejoint l’effort de déploiement entrepris pour une présence CGT dans les déserts syndicaux!

Pour revendiquer le caractère de classe de la CGT c’est donc cet aspect qui doit être l’aspect dominant qui structure nos décisions, nos choix d’alliance …

Les raisons de l’espoir

Au final donc un congrès où d’importantes avancées ont eu lieu sous l’impulsion des bases combatives alors que demeurent les incertitudes sur l’engagement de la CGT sur une véritable ligne combative, rompant avec les tendances à l’institutionnalisation et à l’enlisement bureaucratique dans une orientation réformiste.

ob_d978ea_delegation-13 dans - POLITIQUE

Raisons d’espoir : les forces existent à l’intérieur de l’organisation pour que l’emportent les fondamentaux historiques qui ont fait son rayonnement à l’échelle nationale et internationale.
Aux militants et aux structures de s’emparer de ce qui a bougé positivement dans ce congrès et pousser jusqu’au bout la réappropriation militante de ce qui a fait l’identité historique de la CGT.

______________________________

INFORMATIONS :

Le Bureau confédéral  comprend désormais :

Philippe Martinez, Fabrice Angéi, Angeline Barth, Pascal Bouvier, Virginie Gensel Imbrecht, David Gistau, Véronique Martin, Catherine Perret, Boris Plazzi, Nathalie Verdeil, Céline Verzeletti et David Dugué.

L’APPEL du congrès aux travailleurs :

ob_c9ad9b_congres-appel dans - SYNDICATS

Publié dans CGT 52e CONGRES


Publié par  FRONT SYNDICAL DE CLASSE
URL  http://www.frontsyndical-classe.org/2019/05/congres-cgt-jeudi-16-mai.html
Relayé par http://onsbouge.unblog.fr/
Lien court  http://onsbouge.unblog.fr/?p=167258

.
.

« Ce blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non commercial et totalement amateur. Les images, les textes dont nous ne sommes pas les auteurs ainsi que les musiques et chants seront supprimés du blog sur simple demande par courriel. Nous publions textes et communiqués émanant d’auteurs et d’organisations diverses. Ces publications ne signifient pas que nous partageons toujours totalement les points de vue exprimés. Nous déclinons toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens. ».

Publié dans - ECLAIRAGE - REFLEXION, - LUTTES, - POLITIQUE, - SYNDICATS | Commentaires fermés

12345...7257
 

la bricole |
mesventes13 |
Découverte de la Chine |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | lumière divine
| faire & savoir
| unelarmemillesourires