Le Conseil constitutionnel de Faurent Fabius … au secours de l’accord de libre échange UE/Canada

Posté par onsbouge le 4 août 2017

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Le Conseil constitutionnel de Faurent Fabius … au secours de l’accord de libre échange UE/Canada

Publié le 4 août 2017 par FSC

Les « sages » sous la houlette de Fabius s’alignent -mais est-ce une surprise- sur les exigences de l’oligarchie, de l’union européenne, de Macron …

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Le Conseil constitutionnel de Faurent Fabius ... au secours de l'accord de libre échange UE/Canada dans - DROIT

SOURCE : Le site confédéral de la CGT

CETA

En pleine période estivale, encore un mauvais coup pour les travailleurs, l’emploi, les consommateurs, l’environnement et la démocratie

mercredi 2 août 2017

Saisi en février par plus de 110 député.e.s et 40 sénateur.trice.s progressistes qui demandaient de censurer l’Accord économique et commercial global (AEGC) ou Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA), le Conseil constitutionnel vient de considérer le CETA conforme à la Constitution. Conscient du mauvais coup qu’il porte à notre modèle social en ouvrant la porte d’une régression en matière de standards sociaux et environnementaux, le Conseil constitutionnel a choisi la période estivale (le 31 juillet) pour annoncer en catimini sa décision[1].

Dans une décision très courte[2], le conseil rejette donc les objections présentées par les parlementaires.

Malgré les risques que cet accord fait subir aux Européens, à ses entreprises et à l’emploi, malgré les risques que cet accord fait subir aux populations en termes de santé et de sécurité, malgré les risques que cet accord, négocié dans le secret le plus absolu, fait courir à la démocratie, le Conseil constitutionnel sans prendre en compte les enjeux présents et futurs (JEFTA…), rend une décision sans réels arguments et sans cohérence.

Il valide ainsi cet accord et ouvre à la France une application provisoire de l’accord en édictant que « L’accord économique et commercial global entre le Canada, d’une part, et l’Union européenne et ses États membres, d’autre part … ne comporte pas de clause contraire à la Constitution. »

Le Président Macron qui s’est d’ores et déjà exprimé en faveur du CETA a nommé, sous pression des syndicats et ONGs, une commission d’expert.e.s pour donner son avis, avant la mise en application provisoire (prévue le 21 septembre).

La CGT s’interroge sur l’objectivité des expert.e.s nommé.e.s dans cette commission. Des expert.e.s qui par le passé ont soit participé.e.s à l’élaboration du CETA, soit fait connaître leur approbation des accords de libre-échange.

La CGT continuera à faire entendre sa voix et à lutter contre tous les accords de libre-échange (dit communément accord FTA de nouvelle génération) qui iraient à l’encontre des besoins des travailleurs, des consommateurs, de l’emploi, de l’environnement et de la démocratie.

Montreuil, le 2 août 2017


Publié par FRONT SYNDICAL DE CLASSE
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L’OTAN, une organisation militariste et commerciale !

Posté par onsbouge le 1 août 2017

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L’OTAN, une organisation militariste et commerciale !

Publié le 31 juillet 2017 par FSC

SOURCE : Agoravox

Plus que jamais la lutte pour la paix et le désarmement doit devenir une des priorités du mouvement syndical et de la CGT, en désignant sans ambiguïté les véritables fauteurs de guerre et les profiteurs de l’industrie de la mort !

L’OTAN, une organisation militariste et commerciale ! dans - DROIT ob_bada18_nato-killers

 

La « drôle de paix » entre la Russie et l’organisation belliqueuse OTAN.
Quel titre étrange pour un article concernant les « relations » entre l’OTAN et la Russie, qui constate depuis la fin de l’U.R.S.S, que cette organisation militariste s’est considérablement et dangereusement rapprochée de ses frontières.
Personnellement, je cherche encore quel moment de drôle, il y a eu ? Certes, « le journaliste » a pris la précaution de mettre des guillemets, mais malheureusement les relations internationales sont toutes sauf drôles.
L’humour de l’OTAN a comme un arrière-goût d’hémoglobine et pour être franc je n’ai pas vraiment le même que cette organisation sanguinaire.
Je ne suis pas spécialement convaincue que leur humour eut un franc succès en Syrie, Libye, Serbie ou encore parmi la population du Donbass !

Par contre, ce qui m’amuse beaucoup dans cet article, c’est l’achat par la Turquie de matériel de pointe russe : des S-400. Là, tout d’un coup, l’OTAN a beaucoup moins d’humour. Car il ne faut jamais oublier que la guerre est un « business » qui rapporte des milliards aux oligarques qui détiennent les industries de la mort. En clair plus il y a de tensions internationales, plus ces vendeurs de mort aux mains ensanglantées font leur beurre. Mais attention : quand tu fais partie du club OTAN, tu dois acheter tes armes et autres matos chez leur fournisseurs officiels. Pas question d’aller chez les concurrents, l’humour otanesque à ses limites.

Lire la déclaration de l’OTAN qu’il n’est pas possible actuellement d’avoir des relations normalisées avec la Russie, tant que Moscou viole le droit international, c’est assez savoureux. Car qui mieux que Washington et ses complices violent le droit international ? Que font les USA et ses larbins en Syrie ?
Il s’agit bel et bien d’un dialogue de sourds entre la Russie et cette organisation belliciste et dangereuse pour la paix dans le monde.

De préférence tu dois acheter aux entreprises états-uniennes, puis de temps en temps, si les marchands de canons yankees te l’autorisent, tu peux te fournir chez nos laquais.
Idem d’ailleurs pour les autres « alliés » (larbins) des USA, mais qui ne sont pas membres de l’OTAN.

Le cas de la Pologne est tout à fait symbolique de cette soumission à Washington et ses entreprises de la mort. L’affaire des hélicoptères entre ce pays et Airbus s’est finalement transformée en une vente pour… Sikorsky Aircraft entreprise état-unienne ! Le Monde
 

Il faut croire que nous ne retenons pas les leçons qu’on nous inflige, car en 2003, la Pologne nous avait déjà fait le coup mais sur un achat d’avion de chasse. Je vous le donne en mille : c’est Loockheed-Martin qui rafle la mise ! Libération

Dans ce genre d’histoire, nous nous faisons avoir deux fois. Car, la France donnant plus qu’elle ne reçoit de l’UE, l’inverse pour la Pologne, nous avons donc en partie financer l’achat de ces hélicoptères et de ces avions ! Elle n’est pas sympa cette « union » européenne ?
Je rajoute cette dernière quenelle de la Pologne à ses « partenaires » européens : l’achat du système patriot .

Trump, le locataire de la maison blanche, qui est un homme d’affaires, ne s’y trompe pas quand il exige des autres membres de l’OTAN, de passer à 2% de leur P.I.B à consacrer aux dépenses militaires France 24
Forcement qu’il veut que les autres membres de cette organisation militariste augmentent leur budget de la défense, car quand on consulte le top 100 des entreprises bénéficiant des achats d’armements dans le monde, il y a six entreprises états-uniennes qui se classent parmi les 10 premières! Source

Un coup d’œil sur wikipédia sur le nombre de guerre auxquelles ont participé  les USA résume la situation de tension actuelle Wikipédia
Ce pays, depuis sa création, est présent dans tous les conflits majeurs qui ont eu lieu sur la planète. Nous pouvons ajouter à ces guerres, les entreprises de déstabilisation qu’ils entreprennent contre des nations qui leur résistent, comme le Venezuela actuellement, mais aussi l’Iran, la Corée du Nord et tant d’autres !

Sans exagération aucune, donnez-moi une seule partie du monde où les Yankees ne sont pas impliqués de près ou de loin ?
En mer de Chine, en Corée, en Ukraine, en Irak, en Syrie, en Libye, au Yémen, au Venezuela, en Palestine occupée, en Afghanistan,  dans les Balkans etc…

L’OTAN n’est que le paravent de Washington et des lobbyistes de l’armement, du pétrole et du gaz, de l’agrochimie et du secteur bancaire usurier !

Nous aurons la paix sur terre le jour où fashington tombera. En attendant il faut faire front contre cette engeance intrusive et mortifère, et nous battre contre cette métastase !

Bon courage à tous !


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Enseignement supérieur : coupes budgétaires sombres et éviction des étudiants !

Posté par onsbouge le 17 juillet 2017

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FRONT SYNDICAL DE CLASSE

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Enseignement supérieur :
coupes budgétaires sombres et éviction des étudiants !

Publié le 17 juillet 2017 par FSC

Tandis que des restrictions budgétaires sont annoncées (Voir ci-après le communiqué du Syndicat national de l’Enseignement Supérieur – FSU) ce sont 87 000 étudiants qui à présent après avoir avec succès passé leur baccalauréat -quelques fois avec mention – ne sont toujours pas affectés dans un établissement !

Mais au lieu de se réjouir de l’augmentation du nombre d’étudiants, de mettre fin au numérus clausus de nombreuses filières, d’en finir avec les injustices flagrantes et ubuesques du tirage au sort, les médias macronisés proposent en fait l’instauration de la sélection.

Rien de plus urgent donc que la résistance à cette politique.

Rien de plus urgent que la convergence des luttes entre le monde du travail et la jeunesse contre la remise en cause généralisée de tous les conquis sociaux et les droits à l’éducation et un enseignement livré aux lois du marché !

Plus que jamais UNITÉ Étudiants-travailleurs !

Enseignement supérieur : coupes budgétaires sombres et éviction des étudiants ! dans - DROIT ob_d06496_etudiants

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Paris, le 13 juillet 2017

 

Après l’annonce du gel du point d’indice des fonctionnaires, après la promesse du rétablissement du jour de carence (perte d’une journée de salaire en cas d’arrêt maladie), après les incertitudes sur la compensation pour les fonctionnaires de la hausse de 1,7 % de la CSG, le report des mesures d’amélioration indiciaire des accords PPCR et la promesse de suppression de 120 000 fonctionnaires – ça fait déjà beaucoup ! -, nous venons d’apprendre que le gouvernement entend annuler 331 M€ de crédits sur le budget 2017 de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, dont 95 M€ pour la recherche et les formations universitaires et 46 M€ pour la Vie étudiante. La promesse du candidat Macron de sanctuariser le financement des universités n’a pas tenu deux mois.

Dans un contexte de forte croissance des effectifs d’étudiant.e.s, de telles décisions sont irresponsables. Les mesures d’austérité budgétaires annoncées par le gouvernement érigent les fonctionnaires et les services publics en responsables du déficit du budget de l’État. Cette analyse est erronée et relève d’un a priori idéologique que nous dénonçons. Si ce gouvernement estime que la recherche et la jeunesse de ce pays ne sont pas des priorités, qu’il le dise !

Le SNESUP-FSU sera vigilant vis-à-vis d’autres mauvais coups susceptibles d’être portés à l’ESR durant l’été. Il appelle à la rentrée l’ensemble des personnels à se mobiliser contre
cette politique austéritaire dont nous découvrons avec effroi, jour après jour, les sinistres contours.


Publié par FRONT SYNDICAL DE CLASSE
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À Lyon, les retraités montent au créneau contre la hausse de la CSG

Posté par onsbouge le 17 juillet 2017

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Lyon : les retraités CGT contre la CSG !

Publié le 17 juillet 2017 par FSC

SOURCE : Lyon Capitale

Par Mathilde Régis Publié le 16/07/2017

Avec des pensions gelées depuis plusieurs années, la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) a du mal à passer pour les retraités, qui veulent sensibiliser les actifs aux conséquences de cette hausse souhaitée par le gouvernement.

CGT drapeau ()

 

Informer les Lyonnaises et les Lyonnais sur les conséquences de la hausse de la CSG souhaitée par Emmanuel Macron : voilà l’ambition de l’union syndicale CGT des retraites du Rhône ce lundi. À 14h30 sur la place de la comédie, ils devraient être une petite centaine à distribuer des tracts pour demander l’organisation d’un référendum afin que chacun puisse se prononcer. « Tout le monde a bien compris que l’augmentation de la CSG va servir pour plus tard à financer les cotisations sociales. C’est ça qui est dans les tuyaux ! » considère Jacques Auffeves, secrétaire général de l’Union syndicale CGT des retraites du Rhône. Alors que les pensions de retraite sont gelées depuis plusieurs années, les retraités sont concernés, au même titre que les actifs, à l’augmentation de cet impôt. « En France, un impôt de 0.3% pour les retraités imposables (CASA) a été créé dans le cadre de la loi à propos de la perte d’autonomie. Mais en réalité, cet impôt n’a jamais servi à la perte d’autonomie mais à financer le trou du minimum vieillesse… Rajouter aujourd’hui la hausse de la CGS est proprement lamentable » estime-t-il, déplorant en parallèle une mesure susceptible de monter les actifs et retraités les uns contre les autres. 

« Des anciens vont directement aux urgences parce qu’ils ne peuvent plus payer le toubib ! »

Jacques Auffeves souligne que dans le Rhône, « la moyenne du montant des pensions de retraite sur le département, c’est 832 euros ! ». Les anciens salariés qui bénéficient de petites retraites auraient ainsi de plus en plus de mal à accéder aux soins. « Aujourd’hui, on a des retraités qui refusent de se soigner et qui n’ont plus de mutuelle parce qu’ils ne peuvent plus en payer. Je ne joue pas le misérabilisme, mais on a des anciens qui vont directement aux urgences parce qu’ils ne peuvent plus payer le toubib ! » raconte-t-il. La hausse de la CGS de ne serait pas seulement une question propre aux retraités, estime Jacques Auffeves, qui déplore cependant que ces derniers soient les seuls à en parler. « Un actif aura du pouvoir d’achat en moins et s’il se retrouve au chômage, ce sera la CSG qui payera et plus la solidarité qui existe aujourd’hui avec l’Unedic. Emmanuel Macron expliquait que le pouvoir d’achat perdu avec la hausse de la CSG serait récupéré avec la suppression de la taxe d’habitation, mais c’est complètement azimuté de dire cela ! On sait pertinemment que si on ne finance plus la taxe d’habitation, ce sont les communes qui seront obligées de le supporter et cela fera du service public en moins » plaide le secrétaire général. En parallèle de l’information des passants sur la place ce lundi après-midi, la CGT des Retraites du Rhône souhaite également s’adresser aux députés lyonnais, principalement issus de la majorité présidentielle, pour les sensibiliser sur cette épineuse question.


Publié par FRONT SYNDICAL DE CLASSE
URL  http://www.frontsyndical-classe.org/2017/07/lyon-les-retraites-cgt-contre-la-csg.html

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Travaux universitaires sur la répression syndicale dans les entreprises

Posté par onsbouge le 15 juillet 2017

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FRONT SYNDICAL DE CLASSE

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Travaux universitaires sur la répression syndicale dans les entreprises

Publié le 14 juillet 2017 par FSC

Preuve s’il en fallait que l’entreprise n’est pas un lieu où la démocratie régnerait mais un lieu conflictuel où des intérêts antagonistes se confrontent.

Pas de mystère donc si le patronat combat en particulier les militants se référant à la lute des classes (CGT en particulier) et favorise les tenants soit de l’apolitisme bêlant soit du « dialogue social » à la sauce CFDT.

Les travailleurs doivent être éclairés sur le sens de ces faits et le mouvement syndical se doter des moyens de surmonter les craintes que ces pratiques engendrent.

Nul doute que le type d’information qui suit portée à la connaissance de l’opinion publique puisse y contribuer.

Travaux universitaires sur la répression syndicale dans les entreprises dans - DROIT ob_e2bce5_discrimination-5

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SOURCE : Observatoire de la répression syndicale

Tribune parue dans Le Monde : « Dans les entreprises, l’action des représentants des salariés est loin d’être considérée comme légitime »

Toutes les études scientifiques montrent l’importance de la discrimination à l’égard des représentants syndicaux dans les entreprises. Comment négocier à égalité dans ces conditions ?, interroge un collectif de chercheurs dans une tribune au « Monde ».

TRIBUNE. A l’heure où le gouvernement souhaite engager une réforme profonde du fonctionnement du marché du travail et faire de l’entreprise l’échelon central de régulation des relations de travail, peu d’attention est accordée aux résultats et aux conclusions convergentes apportés par les travaux de recherche sur les discriminations à l’encontre des représentants syndicaux en entreprise.

Le 7 juin s’est tenu au ministère du travail un colloque consacré à ce sujet, à la suite de la parution ces derniers mois de deux numéros spéciaux de la revue Travail et Emploi. Les six articles de recherche consacrés à la France (auxquelles nous avons contribué) et les quatre autres portant sur l’étranger (Royaume-Uni, Canada, Espagne et Turquie), dressent pourtant un panorama unique de l’étendue d’un phénomène jusqu’alors peu documenté.

Payés environ 10 % de moins

Premier diagnostic : à âge, sexe et diplôme égaux, les délégués syndicaux en France sont payés environ 10 % de moins que leurs collègues, en 2011. Cet écart de salaire n’a pas évolué depuis 2004. Il découle du fait que les délégués sont beaucoup moins promus : ils ont une probabilité inférieure de 30 % que l’ensemble des salariés de déclarer avoir eu une promotion sur une période de trois ans. Ce résultat corrobore le ressenti des protagonistes eux-mêmes : lorsqu’on leur pose la question directement, 40 % des délégués syndicaux estiment que leur mandat a été un frein pour leur carrière.

Les travaux monographiques et témoignages publiés attestent, au-delà de la question du salaire, de la diversité des pratiques anti-syndicales qui entravent au quotidien la représentation des intérêts de nombreux salariés dans les entreprises.

Cette réalité est désormais avérée sur le terrain juridique : l’étude détaillée du contentieux pour discrimination syndicale montre que lorsque des litiges sont engagés – malgré les difficultés de l’accès aux tribunaux et aux preuves – ils font droit dans plus de 70 % des cas aux demandes des salariés. Enfin, l’étude des accords d’entreprise visant à protéger les syndicalistes montre que ceux-ci ne sont efficaces que pour les représentants permanents des grandes entreprises.

Des constats plus alarmants encore sont faits dans les quatre pays très différents mentionnés plus haut. Les articles publiés font état de formes plus brutales de répression syndicale qui persistent (Royaume-Uni) ou même se développent (Turquie) contre les travailleurs syndiqués : listes noires, licenciements ciblés, violences psychiques et physiques…

Une image de « planqués »

Malgré l’accumulation de ces éléments empiriques, l’idée d’une discrimination peine à faire son chemin. Pas assez actifs dans leur mandat, trop peu investis dans leur travail, bref « planqués », telle est l’image souvent donnée des syndicalistes.

Dans un contexte de syndicalisation faible (5 % des salariés dans le secteur privé) et de forte méconnaissance de la démocratie sociale et de ses enjeux, ces interprétations, fondées sur des cas isolés mais largement relayés, peuvent se développer facilement. Elles ne résistent cependant pas à un examen approfondi.

C’est justement quand les délégués sont le plus actifs (lorsqu’ils participent effectivement aux négociations) et lorsqu’il y a des conflits ou des grèves dans l’entreprise qu’ils sont le plus pénalisés en termes de salaire, et qu’ils se déclarent le plus freinés dans leur carrière.

Un dernier indice, indirect celui-ci, de la répression dont peuvent être victimes les délégués syndicaux est leur absence dans les deux tiers des entreprises où ils pourraient s’implanter : cette absence s’explique en général par le fait qu’il n’y a tout simplement pas de candidat pour occuper ces fonctions. Là encore les chiffres sont parlants: plus d’un tiers des salariés mentionnent la peur des représailles comme une raison de la faible syndicalisation en France.

Prise de conscience

Ce tableau de la situation des syndicats et de la représentation des intérêts des salariés amène à questionner l’effectivité pratique des réformes proposées par le gouvernement. Est-il vraiment raisonnable de prétendre que les conditions de travail doivent désormais se définir dans les entreprises, alors que dans deux tiers d’entre elles il n’y a pas d’interlocuteur pour négocier ? Et que dans les autres, les indices s’accumulent pour montrer que l’action de ces interlocuteurs est régulièrement entravée, et qu’ils sont affaiblis individuellement ?

Quoique l’on pense par ailleurs de l’idée de flexibiliser le marché du travail ou encore d’assouplir un droit du travail qui serait trop contraignant, si l’on considère que la négociation collective en entreprise est primordiale pour notre marché du travail, celle-ci doit pouvoir se faire dans des conditions constructives, autrement dit suivant un rapport de force équilibré entre les parties en présence. Cela suppose que les représentants des intérêts des salariés dans l’entreprise soient traités de manière juste, que leur rôle y soit non pas seulement protégé, mais reconnu et soutenu.

La création d’un Observatoire de la répression et de la discrimination syndicales et la saisine récente du défenseur des droits et du Conseil économique, social et environnemental (Cese) témoignent que les syndicats et les pouvoirs publics commencent à prendre conscience de l’ampleur et de l’enjeu du problème. Mais le diagnostic que nous avons fait sur ce qui se passe concrètement dans les entreprises aujourd’hui montre qu’on est encore loin d’avoir des représentants dont l’action est considérée comme totalement légitime.

Pour cela, nous proposons de nombreuses pistes, comme renforcer l’effectivité des protections pour les représentants du personnel, donner un rôle plus important à l’ensemble des salariés dans le choix et la valorisation de leurs représentants, ou encore former les lycéens et les jeunes travailleurs à la démocratie sociale.

Les signataires : Thomas Amossé (Laboratoire interdisciplinaire de sociologie économique, Lise/CNAM, Centre d’étude de l’emploi et du travail), Jérôme Bourdieu (INRA, EHESS, Ecole d’économie de Paris), Thomas Breda (CNRS, Ecole d’économie de Paris), Vincent-Arnaud Chappe (CNRS, Centre de sociologie de l’innovation), Jean-Michel Denis (Université Paris-Est Marne-La Vallée), Baptiste Giraud (Université d’Aix-Marseille), Cécile Guillaume (Queen Mary University of London), Frédéric Guiomard (Institut de recherche sur l’entreprise et les relations professionnelles, Irerp/université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense), Nicolas Hatzfeld (Institutions et dynamiques historiques de l’économie et de la société, IDHES/Université d’Evry-Val-d’Essonne), Amael Marchand (Laboratoire techniques territoires et sociétés, LATTS/Université Paris-Est/Ecole des Ponts/CNRS), Inès Meftah (Irerp/Université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense), Etienne Pénissat (Centre d’études et de recherches administratives, politiques et sociales, Ceraps/CNRS/université de Lille-2), Jean-Marie Pernot (Institut de recherches économiques et sociales, IRES), Sophie Pochic (CNRS, Centre Maurice-Halbwachs).


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