DÉCLARATION D’INFO’COM-CGT APRÈS LE 1ER TOUR DE L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE

Posté par onsbouge le 24 avril 2017

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INFO’COM-CGT

DÉCLARATION D’INFO’COM-CGT APRÈS LE 1ER TOUR DE L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE

 

ET MAINTENANT ?
 C’EST NOTRE TOUR SOCIAL

 

Acteur du mouvement social, co-organisateur du 1er tour social, Info’Com CGT constate que le résultat électoral du 1er tour présidentiel appelle de façon impérative et urgente une riposte sociale de grande ampleur.

Entre un Front national qui, pour protéger le capital national, appelle à une croisade contre les travailleurs, en particulier les immigrés, pour détourner la colère de tous les salariés, et un Macron revendiquant la continuation de ses basses œuvres au profit de la banque et du capital, Info’Com CGT opte pour le seul choix possible : préparons notre tour social.

La coagulation des libéraux de droite et de gauche appelle à voter contre l’extrême droite alors que le libéralisme représente un danger autoritaire autant que le néo-fascisme ouvre un danger totalitaire.

Dans ce contexte où tout est ouvert, Info’Com CGT constate une radicalisation à gauche dont l’expression électorale constitue une force au moins égale à celle du libéralisme et celle du néofascisme lepéniste. 

C’est un formidable encouragement aux luttes sociales et à leur convergence vers une autre société désormais possible.

Devant l’échec de l’OPA de Le Pen sur le peuple, devant l’échec de l’opération de Macron sur la marginalisation de la gauche sociale, Info’Com CGT appelle toutes et tous, les forces sociales, le syndicalisme, à prendre la rue et la remplir de la voix du Travail, de ses revendications et exigences.

C’est dans la rue que ça se passe, dans la création d’un Front social et pas dans l’asservissement des exigences sociales dans un pseudo front républicain d’intérêt du capital.

Info’Com CGT, légitimé par la réussite du 1er tour social, appelle à utiliser toutes les échéances sociales pour en faire autant de tremplins d’un « tous ensemble » pour les revendications communes. 

Maintenant, dès ce 23 avril, c’est notre tour social.

 

DÉCLARATION D’INFO'COM-CGT APRÈS LE 1ER TOUR DE L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE dans - DATE A RETENIR 2015_09_21_InfoComCGT_affiche_EnnemiPublic

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Affiche Le Pen : http://infocomcgt.fr/affiches/item/affiche-stop-au-f-haine


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Cercle Ouvrier du Bassin Minier Ouest du Pas-de-Calais – Cahiers – n°369 : les faussaires

Posté par onsbouge le 12 avril 2017

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Cercle Ouvrier du Bassin Minier Ouest du Pas-de-Calais n°369/11/04/17

comibase@gmail.com  - http://joukov.eklablog.com/

Le Pen, Macron, Fillon, Hamon :
le quarteron des faussaires de la société.

Nos adversaires politiques savent que la législation du travail est une question centrale dans la campagne présidentielle suivie de la campagne des législatives. Les réactionnaires et mondialistes avérés ne cessent de s’attaquer au Code du Travail et aux statuts des fonctionnaires, et les patrons dans tous les secteurs du privé s’attaquent désormais aux Conventions Collectives : c’est bien la démonstration par les faits et paroles que pour la bourgeoisie et ses adeptes et satellites, le droit du travail qu’il soit privé ou public, reste une barricade à détruire afin de permettre d’augmenter l’exploitation déjà terrible des travailleurs.

Le travail reste la seule façon de produire de la richesse économique mais aussi un élément émancipateur quand il ne subit pas les pressions intensives. Depuis la chute du bloc de l’est, le capitalisme financier a réussi à établir sur quasiment l’ensemble de la planète son hégémonie totalitaire, une hégémonie financière que l’humanité n’avait plus connu depuis la dernière guerre mondiale.

Nous sommes rentrés dans une dérégulation mondiale du travail au détriment de ceux qui créent concrètement la richesse collective par leur travail créateur des plus-values accaparées par les actionnaires. Pour le moment, à part dans une poignée de pays d’Amérique latine, aucune alternative à ce totalitarisme financier des banques et fonds de pensions n’a pu se mettre en place, ayant comme conséquence une propagation de la destruction des droits des travailleurs happés et pris au piège de « la loi du marché » et de la concurrence sur fond de paupérisation… cette situation provoque la montée des populismes et le retour des ultranationalistes.

Notre combat pour les droits du travail et des travailleurs, est beaucoup plus internationaliste que certains osent le prétendre, mais il reste pour le moment un combat pays par pays quand certains prônent un même code du travail pour l’ensemble de la population européenne… En effet, les droits du travail ont été rabotés par des décisions politiques européennes, et chaque pays a été un laboratoire pour servir les ambitions impérialistes de l’Europe capitaliste confrontée à la montée en puissance des nations jusqu’ici restées dans l’arrière-cour après avoir été muselées durant des siècles par les intérêts coloniaux.

Il y a des « gens », certainement honnêtes, qui travaillent pour la création d’un code du travail alternatif et universel, comportant par exemple le droit de véto des instances représentatives du personnel à la place d’une simple consultation, ou un article qui entrave la distribution des dividendes aux actionnaires si les reversements sont plus de trois fois supérieurs aux investissements nécessaires…

Certes ceci paraît louable, mais nous ne pouvons réagir en oubliant que des « syndicats » proches du patronat, œuvrent depuis des années à la mise en place de la cogestion à l’allemande qui nie les réalités de la lutte des classes et l’antagonisme entre capital et travail. De plus, nous sommes dans une période d’ubérisation du monde du travail où chacun a la possibilité de devenir « son propre patron », une « indépendance relative » qui permet donc d’être « endettable », corvéable et exploitable à souhait et de « se vendre » en dehors de tout cadre juridique. Sans oublier les contrats intérimaires en CDI qui permettent de boucher les trous et les besoins immédiats sans embaucher, là aussi une manne de main d’œuvre précarisée mais corvéable et exploitable, un système sans nom pour masquer qu’il est le pendant français du contrat 0 heure britannique.

Les droits des travailleurs protègent, même si ces droits sont souvent bafoués. Le Code du Travail, les Conventions Collectives, les Statuts, permettent d’éviter les dérives. Les réformes successives mises en place depuis 1992 ont grignoté ces droits nationaux et aujourd’hui le but des réactionnaires est de terminer la tâche engagée afin de régionaliser le droit du travail.

Ce sont les faits qui nous indiquent la voie de cette marche forcée qui s’est accélérée depuis 15 ans : les rapports de Virville, Cahuc, Attali… ont clairement indiqué la disparition des droits du travail nationaux dans le cadre de la réforme des territoires imposée par l’Europe. Ces rapports ont amené les lois Besson, Sapin, Rebsamen, Macron et El Khomry… qui ont été imposées au monde du travail avec la complicité des députés libéraux et sociaux-libéraux, mais aussi celle des syndicats jaunes et imbibés de réformisme.

Rappelons cette citation si importante dans des moments de doute mais aussi de calculs opportunistes : « Les faux amis ressemblent à la fausse monnaie, ils en ont le brillant et le peu de valeur »


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Incarcérations en hausse : les mineur.e.s ne sont pas épargné.e.s !

Posté par onsbouge le 8 avril 2017

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SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE

Incarcérations en hausse : les mineur.e.s ne sont pas épargné.e.s !

Communiqué de presse commun du Syndicat de la magistrature, du SNPES-PJJ, de la CGT-PJJ et du SAF

Communiqués de presse, publié le 6 avril 2017, mis à jour le 6 avril 2017

Au 1er mars 2017, le nombre de détenu.e.s majeur.e.s a atteint un nouveau record. Pourtant, la seule réponse du Garde des Sceaux à cette surpopulation carcérale est la construction de nouvelles prisons en lieu et place d’une politique pénale privilégiant les alternatives à la détention.
Les mineur.e.s ne sont pas préservé.e.s de ce recours excessif à l’incarcération.
Si, lors des dernières années, le nombre de jeunes détenu.e.s connait des fluctuations, force est de constater que la hausse du nombre de mineurs incarcéré.e.s depuis le 1er octobre 2016 est constante. Avec 797 mineur.e.s incarcéré.e.s au 1er mars 2017, le pic maximum des trois dernières années est déjà presque atteint en mars et nous craignons que la situation ne soit pas prête à s’inverser.
Outre le cas particulier de certains établissements qui affichent plus que complet, la situation de la région Ile de France, où le taux d’occupation des lieux de détention pour mineur.e.s s’approche de 100%, voire le dépasse, est problématique et remet en cause le principe de l’encellulement individuel.
Dans l’Établissement Pénitentiaire pour Mineurs de Porcheville (78), c’est à une grève des personnels de la Protection judicaire de la jeunesse le 23 février 2017 que l’on doit le refus de poser un matelas au sol d’une cellule pour le 62ème adolescent arrivé dans l’établissement ne comptant que 60 places.
Le SNPES-PJJ/FSU, la CGT PJJ, le Syndicat des avocats de France et le Syndicat de la magistrature s’inquiètent de l’augmentation du nombre de mineur.e.s détenu.e.s. Ils craignent, qu’en l’absence d’une autre orientation pénale, cette hausse se confirme dans les mois à venir. D’ailleurs, le livre blanc sur l’immobilier pénitentiaire rendu public le 4 avril 2017, porte un intérêt mineur à l’incarcération des jeunes.
Depuis 2002, la législation concernant les mineur.e.s a été considérablement durcie, et tend vers un alignement sur celle applicable aux majeur.e.s – procédures rapides, augmentation des possibilités de placement sous contrôle judiciaire et en détention provisoire notamment
-
Nos organisations syndicales ont toujours milité pour une réforme ambitieuse et progressiste de la justice pénale des enfants et des adolescent.e.s. Après quelques espoirs suscités par les premiers discours de l’ancienne Garde des Sceaux, nous avons constaté le renoncement de ce gouvernement à mener à bien une réforme d’ampleur qui réaffirme les grands principes de l’ordonnance du 2 février 1945. Les quelques modifications, saupoudrées dans la loi « Justice du 21ème siècle », ne permettent pas de réaffirmer la primauté de l’éducation et donc la subsidiarité des peines. Les jeunes confronté.e.s à la loi pénale cumulent, souvent de nombreuses difficultés sociales, familiales, scolaires, de santé… Seule une prise en charge éducative, permettant l’intervention d’éducateur.trice.s, de psychologues, d’assistant.e.s de service social, de professeur.e.s technique.s, peut permettre l’évolution durable de leur situation et favoriser une insertion sociale et professionnelle.

Les promesses de la fin du « tout carcéral » et d’une priorité politique donnée à la jeunesse sont remisées depuis longtemps. A la veille de nouvelles élections, les adolescent.e.s en situation de délinquance ne bénéficient ni de l’une ni de l’autre….

 Incarcérations en hausse : les mineur.e.s ne sont pas épargné.e.s !
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Publié par SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE
URL http://www.syndicat-magistrature.org/Incarcerations-en-hausse-les.html
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Surpopulation carcérale : empruntons les sorties de secours

Posté par onsbouge le 6 avril 2017

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SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE

Surpopulation carcérale : empruntons les sorties de secours

Communiqué de presse du Syndicat de la magistrature en réaction à l’interpellation des juridictions de Bobigny et Paris par la directrice de la maison d’arrêt de Villepinte sur la surpopulation carcérale

Communiqués de presse, publié le 3 avril 2017, mis à jour le 3 avril 2017

En fin de semaine dernière, la directrice de la maison d’arrêt de Villepinte a signifié aux chefs de juridiction de Paris et Bobigny que la prison ne pouvait accueillir plus de détenus. Cette interpellation a reçu une publicité inédite. Mais la situation n’est pas nouvelle : en région parisienne notamment, le taux d’occupation des maisons d’arrêt oscille entre 150 et 200 % depuis des années. L’alarme est rarement tirée publiquement, et encore moins lorsqu’il s’agit d’appeler les autorités « pourvoyeuses » à se saisir de ce que notre arsenal législatif comporte de mesures alternatives à l’incarcération – des alternatives et aménagements classiques à la contrainte pénale et la libération sous contrainte, encore peu usitées.

Plus que la démarche elle-même, c’est sa rareté qui devrait étonner : faut-il en arriver au stade ultime où, même en entassant les détenus sur des matelas à terre, il n’y a plus la place matérielle d’en recevoir davantage ? Plus effrayant, la fuite en avant qui tient lieu de ligne de conduite depuis des années va se poursuivre : d’autres établissements de la région parisienne, certes surpeuplés eux aussi, ont encore quelques mètres carré libres.

Face à ce désastre, le ministère de la Justice n’a, avec ses annonces de 33 nouveaux établissements, que l’immobilier à la bouche, ignorant l’histoire qui démontre que plus on construit, plus on remplit. Depuis 1999 et encore dans son livre blanc du 30 juin 2016, le Conseil de l’Europe ne cesse de le répéter.

Seule la décroissance pénale viendra à bout de l’indignité des conditions d’incarcération et donnera du sens à la peine : elle passera par le Parlement mais aussi par les juridictions.

D’abord, et dans l’urgence, il appartient aux magistrats de se saisir de cet appel. Réexaminer les mises à exécution des peines aménageables, limiter les mandats de dépôts, à l’instruction comme à l’audience, y substituer des aménagements de peine ab initio, opter plus fréquemment pour les alternatives à l’incarcération et réduire le quantum des peines, à rebours de l’allongement constaté depuis plusieurs années. En un mot, appliquer dans la loi, l’affirmation de principe qui fait de la prison un dernier recours. L’heure de l’inventaire est par ailleurs venue : identifier qui est en prison et pourquoi pour favoriser activement les sorties lorsque la privation de liberté n’est pas absolument nécessaire.

Mais rien de tout cela ne pourra advenir sans l’implication déterminée du législateur. Il faudra sortir des injonctions faciles à la fermeté qui ignorent l’efficacité des mesures alternatives pour la réinsertion des personnes et la protection de la société.

Rien ne se fera si les budgets continuent à nourrir la pierre, sans jamais alimenter l’exécution des peines en milieu ouvert. Ensuite, c’est à une réduction du filet pénal qu’ils devront s’atteler : ouvrir le chantier de la dépénalisation et marginaliser, par le droit, la détention provisoire, la comparution immédiate, les mandats de dépôts à l’audience…

Et puisque jusqu’à présent, les arguments de raison n’ont jamais permis un inversement de la tendance, il faut prendre une autre voie. Au delà du seuil de l’encellulement individuel, toute entrée en détention devra être compensée, dans un très court délai, par une sortie au moyen d’un aménagement ou de réductions de peine à l’égard de personnes dont le reliquat de peine est court. Ce rôle serait confié à une instance chargée du suivi des incarcérations réunissant l’administration pénitentiaire, le ministère public et un juge d’application des peines. En bref, il est temps d’instaurer en droit un numerus clausus.

Communiqué de presse
PDF – 82.8 ko


Publié par SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE
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« Nou bon ké sa » Manifestations historiques en Guyane pour la « journée morte »

Posté par onsbouge le 28 mars 2017

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mardi 28 mars 2017

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« Nou bon ké sa »
Manifestations historiques en Guyane pour la « journée morte »

Cliquez pour agrandir

 

La « journée morte » en Guyane a donné lieu à « la plus grosse manifestation jamais organisée » sur le territoire, de l’aveu même de la préfecture, quelques jours avant l’arrivée d’une délégation ministérielle dans ce département d’outre-mer.
Alors que 250.000 personnes vivent dans ce territoire, la préfecture comptabilisait à midi (17H00 heure de Paris) respectivement entre 8.000 et 10.000 participants à Cayenne et entre 3.500 et 4.000 à Saint-Laurent-du-Maroni, les deux plus grandes villes guyanaises.
« C’est la plus grosse manifestation jamais organisée en Guyane », a commenté la préfecture de région, interrogée par l’AFP, qualifiant ces chiffre d’ »énormes ».
Quelques heures plus tôt, un marcheur, qui disait vivre un moment « historique », confiait n’avoir « jamais vu autant de monde sortir dans la rue », tandis qu’un autre assurait n’avoir « jamais vu une mobilisation d’un tel niveau ».
« Que les gens manifestent parce qu’ils sont bloqués chez eux et que tout est fermé, écoles, administrations… d’accord. Mais qu’ils restent sous le soleil pendant des heures, c’est autre chose », s’est étonné un cadre local.
« Nous voulons que l’Etat nous donne les moyens. Ça fait trop longtemps que ça dure, l’Etat doit reconnaître la population guyanaise », a fait valoir une manifestante.
Dans Cayenne, l’avenue du Général-de-Gaulle, qui mène à la vieille ville, était noire de monde à 10H00 locales. Beaucoup de drapeaux guyanais étaient brandis, ainsi que des banderoles reprenant le slogan « nou bon ké sa » – « ça suffit » en créole guyanais – qui a fleuri ces derniers jours sur les nombreux barrages installés dans les villes du territoire.
Après l’affluence décevante de lundi, premier jour de « grève générale illimitée », les manifestations de la « journée morte » relèvent du plébiscite pour l’Union des travailleurs guyanais (UTG), dont les 37 syndicats membres ont voté à la quasi-unanimité en faveur de l’arrêt du travail.
Le collectif des protestataires « Pou La Gwiyann dékolé » (« pour que la Guyane décolle », qui regroupe autant des collectifs contre la délinquance et pour l’amélioration de l’offre de soins, que l’UTG ou les avocats guyanais) s’en trouve renforcé alors qu’il n’est toujours pas disposé à rencontrer la délégation interministérielle arrivée samedi.


Publié par
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