Syrie: plus de 40 civils tués lors de raids

Posté par onsbouge le 23 mars 2017

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jeudi 23 mars 2017

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Syrie: plus de 40 civils tués lors de raids

 Syrie: plus de 40 civils tués lors de raids dans - ECLAIRAGE - REFLEXION a12

Une famille fuit les combats dans la province syrienne de Hama, le 22 mars 2017 (Afp)

 

Plus de 40 civils ont été tués en 48 heures en Syrie dans des raids aériens probablement menés par la coalition dirigée par les Etats-Unis, dont les troupes participent à une opération antijihadistes dans le nord du pays.
Ces frappes sont survenues avant le début jeudi d’un nouveau round de pourparlers intersyriens sous l’égide de l’ONU à Genève (Suisse), qui suscite peu d’espoirs de règlement d’un conflit dévastateur qui a fait plus de 320.000 morts en six ans.
Mercredi s’est également tenue à Washington une réunion des pays de la coalition luttant contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak, devant laquelle le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a promis l’éradication de cette « force mondiale du mal » et l’élimination prochaine de son chef Abou Bakr al-Baghdadi.
Dans leur déclaration finale, les 68 membres de la coalition se sont dits « unis dans (leur) détermination à éliminer cette menace planétaire ».
C’est dans la province septentrionale de Raqa, contrôlée en majorité par l’EI, que huit civils ont été tués mercredi dans des raids de la coalition, a affirmé une ONG, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
« Les frappes ont touché une boulangerie et d’autres magasins proches dans la ville de Tabqa », contrôlée par l’EI, selon l’OSDH.
Mardi, 33 civils avaient déjà péri dans une frappe sur une école servant de centre pour les déplacés au sud d’Al-Mansoura, ville tenue aussi par l’EI et située dans la province de Raqa, a déclaré l’OSDH, en accusant également la coalition.
Le même jour, les Etats-Unis ont utilisé des hélicoptères d’attaque et de transport de troupes et de l’artillerie pour soutenir une offensive de l’alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS) sur le barrage de Tabqa, selon le Pentagone.
Le colonel Joseph E. Scrocca, porte-parole militaire américain, a reconnu que la coalition avait mené des frappes « dans cette zone » d’Al-Mansoura, et qu’elle enquêtait sur les informations parlant de victimes civiles.
Les membres des FDS ont été héliportés avec l’objectif d’attaquer le barrage par le sud. « C’est la première fois » que les forces américaines héliportent ainsi des combattants alliés derrière les lignes jihadistes en Syrie, selon le porte-parole.
Selon un commandant des FDS, le site où les combattants ont été héliportés se situe « à 15 km à l’ouest de Tabqa ».
Cette ville représente une importante ligne de défense pour l’EI, à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de la ville de Raqa, capitale de facto de l’EI et objectif ultime des Américains et leurs alliés.
Sur un autre front, des combats continuent d’opposer les rebelles et leurs alliés jihadistes de Fateh al-Cham aux forces du régime pour le quatrième jour consécutif dans l’est de Damas.
Les affrontements, entre les quartiers de Jobar (est) et Qaboun (nord-est), sont les plus violents à Damas depuis deux ans.
Le bruit des bombardements de l’armée et la pluie de roquettes tirées par les rebelles sur les quartiers résidentiels résonne dans l’est de Damas, à moins de 10 km du centre-ville.
Selon l’OSDH, « la rébellion veut faire la jonction entre les quartiers de Jobar et de Qaboun », l’un qu’elle contrôle à moitié, et l’autre où elle est présente en majorité.
Dans le centre du pays, d’autres groupes rebelles progressaient dans la province de Hama à la faveur d’une nouvelle offensive contre le régime.
L’ONG Save the Children a affirmé qu’au moins 10.000 personnes avaient été forcées de fuir leur foyer de la région de Hama, en s’alarmant de l’intensification des attaques contre les écoles et les civils.
« Il y a des développements sur le terrain qui soulèvent des inquiétudes », a déclaré l’émissaire de l’ONU pour la Syrie Staffan de Mistura, à la veille des négociations de Genève.
Les analystes sont pessimistes sur le résultat de cette cinquième session.
L’opposition réclame le départ du président syrien Bachar al-Assad, que Damas refuse. Le gouvernement syrien veut discuter en priorité de la « lutte contre le terrorisme », ce qui pour le pouvoir désigne tous ses adversaires.


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Environnement ~ Un enfant sur quatre manquera d’eau en 2040

Posté par onsbouge le 23 mars 2017

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jeudi 23 mars 2017

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Un enfant sur quatre manquera d’eau en 2040

 Environnement ~ Un enfant sur quatre manquera d'eau en 2040 dans - ECOLOGIE - ENVIRONNEMENT a8

Des enfants tirent des caisses en plastique remplies d’eau dans le quartier de Chaar à Alep, en Syrie, le 9 mars 2017 (Afp)

 

Environ un enfant sur quatre à travers le monde vivra d’ici 2040 dans des régions où les ressources en eau seront rares, a mis en garde le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) dans un rapport publié mercredi.
Ce document rendu public dans le cadre de la journée mondiale de l’eau pointe que d’ici 20 ans près de 600 millions d’enfants vivront dans des zones avec des ressources en eau potable très limitées, en raison de l’accroissement de la population et d’une demande en eau plus importante conjuguée aux effets du réchauffement climatique.
Plus de 36 pays font face actuellement à des difficultés d’approvisionnement en eau, selon le rapport.
Plus de 800 enfants de moins de cinq ans meurent chaque jour de diarrhées contractées en raison d’un mauvais environnement sanitaire et d’un accès insuffisant à l’eau potable, note le rapport.
Selon l’Unicef, des conflits et la sécheresse font que l’eau manque dans des régions du Nigeria, de Somalie, du Soudan du Sud ou du Yémen, et 1,4 million d’enfants font face à un « risque imminent de mort » à cause de la famine.
L’agence onusienne estime que rien qu’en Éthiopie, 9 millions de personnes n’auront pas un accès approprié à l’eau potable cette année.
« L’eau est essentielle, sans elle il n’y a pas de croissance », a indiqué Anthony Lake, directeur général de l’Unicef. « Les enfants qui n’ont pas accès à l’eau potable risquent davantage de mourir en bas âge et, tout au long de leur enfance, de mourir de maladies causées par des bactéries transmises par l’eau, auxquelles leurs petits organismes sont moins résistants ».
L’eau insalubre et le manque d’assainissement provoquent également des retards de croissance, note encore l’Unicef, un fléau qui touche environ 156 millions d’enfants de moins de cinq ans à l’heure actuelle.
Parmi les recommandations pour limiter les impacts du changement climatique sur l’approvisionnement en eau, l’agence appelle les gouvernements à se pencher en priorité sur les problèmes d’approvisionnement en eau potable pour les communautés vulnérables.
Dans un autre rapport mercredi, l’ONU a souligné que recycler les eaux usées dans le monde, qui pour la plupart ne sont pas traitées, aiderait à résorber les problèmes de manque d’eau et à protéger l’environnement.
Les deux tiers des habitants de la planète, dont la moitié en Chine ou en Inde, vivent actuellement dans des zones mal approvisionnées en eau au moins un mois par an.
Sur la lancée actuelle, le programme des Nations unies pour l’environnement estime que la demande en eau augmentera de 50% d’ici 2030 en raison des besoins de l’industrie, de l’énergie et de l’accroissement de la population.


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Plus de 30 civils tués dans un raid en Syrie

Posté par onsbouge le 22 mars 2017

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mercredi 22 mars 2017

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Plus de 30 civils tués dans un raid en Syrie

Plus de 30 civils tués dans un raid en Syrie dans - ECLAIRAGE - REFLEXION a2

Des Casques blancs syriens éteignent un incendie provoqué par des frappes aériennes du régime sur la ville rebelle de Hamouria, dans les environs de Damas, le 21 mars 2017 (Afp)

 

Au moins 33 civils ont péri en Syrie dans une frappe probablement menée sur un centre de déplacés par la coalition commandée par les Etats-Unis, qui ont déployé des renforts autour du fief jihadiste de Raqa.
Ces moyens terrestres et aériens soutiennent l’offensive de forces arabo-kurdes pour reprendre le barrage stratégique de Tabqa, près de Raqa, au groupe jihadiste Etat islamique (EI), a annoncé mercredi le Pentagone.
D’ailleurs, le secrétaire d’Etat Rex Tillerson a promis la mort prochaine du chef de l’EI Abou Bakr al-Baghdadi, en accueillant dans la capitale américaine les 67 autres pays membres de la coalition luttant contre l’EI en Syrie et en Irak voisins.
Ces développements surviennent à la veille d’un nouveau round de pourparlers intersyriens sous l’égide de l’ONU mais qui suscite peu d’espoirs de règlement pour un conflit dévastateur qui a fait plus de 320.000 en six ans.
C’est dans la province de Raqa, contrôlée en majorité par l’EI et régulièrement visée par des raids de la coalition, qu’au moins 33 civils ont été tués mardi dans une frappe sur une école servant de centre pour les déplacés, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
Selon l’OSDH, qui accuse la coalition, la frappe a eu lieu au sud d’Al-Mansoura, une ville tenue par l’EI dans la province septentrionale. « C’était des déplacés de Raqa, Alep et Homs ».
Le collectif anti-EI « Raqa is Being Slaughtered Silently » (« Raqa est massacrée en silence »), qui publie des informations depuis Raqa, a également fait état des raids. « L’école qui a été visée abritait environ 50 familles de déplacés ».
Le commandement de la coalition anti-EI a dit vérifier ces informations. « Comme nous avons mené plusieurs frappes près de Raqa nous donnerons ces informations à notre équipe qui enquête sur les victimes civiles pour de plus amples investigations ».
Les militaires de la coalition ont déjà été montrés du doigt la semaine passée pour un autre raid aérien qui aurait déjà fait des dizaines de victimes civiles dans une mosquée dans la province d’Alep.
Ailleurs dans le pays, des combats acharnés opposaient les rebelles et leurs alliés jihadistes de Fateh al-Cham aux forces du régime pour le quatrième jour consécutif dans l’est de Damas.
Les affrontements, qui se concentrent entre les quartiers de Jobar (est) et Qaboun (nord-est), sont les plus violents dans la capitale depuis deux ans.
Le bruit des bombardements de l’armée et la pluie de roquettes tirées par les rebelles sur les quartiers résidentiels résonne dans l’est de Damas, à moins de dix km du centre-ville.
Selon M. Abdel Rahmane, « la rébellion veut faire la jonction entre les quartiers de Jobar et de Qaboun », l’un qu’elle contrôle à moitié, et l’autre où elle est présente en majorité.
Un habitant de Damas âgé de 62 ans et se faisant appeler Abou Rita, a raconté avoir été bloqué chez lui depuis quatre jours. « C’est le premier jour où j’ai pu sortir. C’était les plus durs quatre jours de ma vie ».
Dans le centre du pays, d’autres groupes rebelles progressaient dans la province de Hama à la faveur d’une nouvelle offensive contre le régime. Ils se sont emparés de plusieurs villages ainsi que de la localité stratégique de Sourane.
Des civils fuyaient les combats dans le secteur après avoir placé quelques affaires à bord de pick-ups, selon un correspondant de l’AFP sur place.
« Il y a des développements sur le terrain qui soulèvent des inquiétudes », a réagi l’émissaire de l’ONU pour la Syrie Staffan de Mistura après un entretien à Moscou avec le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov.
Au sujet de la lutte anti-EI, le Pentagone a affirmé que des « forces de la coalition » apportaient un soutien « de transport aérien et de feu rapproché » à une offensive des Forces démocratiques syriennes (FDS) sur le barrage de Tabqa, dans la province de Raqa.
Un responsable de la défense américain a précisé que les forces américaines avaient utilisé de l’artillerie dans cette opération.
Selon un commandant des FDS en Syrie, « les forces américaines et les FDS ont mené une opération d’héliportage à 15 km à l’ouest de Tabqa », qui surplombe l’Euphrate, en prélude à un assaut sur ce fief de l’EI.
La ville représente une importante ligne de défense pour l’EI, à une cinquantaine de km à l’ouest de Raqa, objectif ultime des Américains et leurs alliés.


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Portrait : Luaty Beirão, rappeur insoumis

Posté par onsbouge le 21 mars 2017

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ACAT France

Portrait : Luaty Beirão, rappeur insoumis

En janvier 2017, Luaty Beirão a reçu le prix de la fondation ACAT pour les droits de l’homme. Voilà maintenant plusieurs années que l’ACAT soutient le rappeur activiste angolais, qui milite pour l’alternance démocratique dans son pays. Portrait.

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Le 20 / 03 / 2017

Ce qui frappe en premier lieu chez Luaty Beirão, c’est qu’il ne correspond à aucune des étiquettes qu’on tente de lui apposer. Rappeur ? Malgré son sweat rouge floqué du continent africain, il dégage une douceur qui n’a rien à voir avec un clip de rap. Activiste ? Difficile d’imaginer que sous son regard rieur et son sourire, se cache la détermination bouillonnante d’un militant qui risque chaque jour sa vie.  « Fils du régime » ? C’est que, en dépit de ses origines sociales aisées, Luaty se bat depuis plusieurs années contre la peur instiguée en Angola par un régime autoritaire, dont le président, José Eduardo dos Santos, est au pouvoir depuis 37 ans.

Pourtant, Henrique Luati da Silva Beirão endosse bel et bien ces trois rôles. Né le 19 novembre 1981 à Luanda, il est le fils de João Beirão, qui appartenait au parti au pouvoir, le Mouvement de libération de l’Angola (MPLA). Contre toute attente, c’est ce père qui va œuvrer au réveil politique de Luaty. « Il s’est battu pour que je pense par moi-même. Il m’a donné une bonne éducation et a créé un homme libre de penser », raconte-t-il.

Baptême du rap

De cette enfance privilégiée, nait rapidement la certitude, pour Luaty, qu’il détient une responsabilité à l’égard de la population angolaise. À l’adolescence, il prend conscience du rôle qu’il doit jouer dans la société angolaise, en tant que citoyen favorisé. « Mon positionnement par rapport aux autres a changé, surtout ceux avec qui je n’ai aucun contact : les pauvres, ceux qui vivent dans les banlieues où la criminalité perdure. » Au même moment, Luaty découvre le hip-hop. En 1994, ses cousins viennent de France pour passer leurs vacances à Luanda. Ils lui font découvrir ce genre musical très rythmé, qui fait fureur chez la jeunesse hexagonale. « Ils m’ont baptisé », précise Luaty, qui reprend les termes employés à l’époque par ses initiateurs.

Le rappeur novice se met à l’écriture de paroles, « influencées par [sa] compréhension de la société angolaise ». En 1998, il part étudier en Europe. Ces 9 ans passés à l’étranger sont, en quelque sorte, le dernier acte fondateur de son militantisme. « Ça m’a ouvert le cerveau, explique-t-il. Mon expérience en Europe a fait de moi la personne que je suis aujourd’hui. »

Kamikaze angolais

La distance n’entache pas son engagement et l’étudiant prend à plusieurs reprises le micro pour dénoncer les injustices de la société angolaise. À la fin de l’année 2003, un jeune homme est tué, en public, par la garde présidentielle. Son tort ? Avoir chanté les paroles du rappeur MCK : « On a plus d’armes que de poupées, on a plus de discothèques que de bibliothèques. »

Bouleversé par l’événement, Luaty écrit et diffuse la chanson « Kamikaze angolais », dans laquelle il critique directement le président. Il craint des représailles pour ce titre contestataire, mais son retour au pays se déroule sans heurts. « L’étape suivante était de chanter la chanson en Angola. Je l’ai fait et j’avais peur pour ma vie, mais rien ne m’est arrivé. » Dans un pays où il faut sans cesse tester les limites de la liberté d’expression, Luaty Beirão avance à petit pas, chacun étant motivé par « des moments qui ont été des virages, et qui [l’]’ont poussé à faire quelque chose de plus ».

Activiste pro-démocratie

L’autre virage, c’est celui des printemps arabes, qui ont porté en 2011 un vent d’espoir et de libération dans tout le continent africain. Luaty souhaite alors aller plus loin dans son activisme. Si sa musique est « une arme », elle n’est pas diffusée à la télévision et à la radio, qui sont pour la plupart étroitement contrôlées par le régime. Lors d’un concert le 27 février 2011, il lance un défi aux 3 000 personnes du public en leur proposant de participer à une manifestation appelant à faire tomber le régime, neuf jours plus tard. « Ce jour-là, de simple musicien, je suis devenu un rappeur activiste. »

Mais faire tomber le régime de manière pacifique et démocratique n’est pas une mince affaire dans un pays où le pouvoir est accaparé par le même parti politique depuis l’indépendance. En Angola, le MPLA met au pas toutes les voix dissidentes. Si, à l’étranger, il diffuse l’image d’un pays démocratique, où la liberté d’expression est respectée, les manifestations sont régulièrement réprimées par la violence.

Porte-parole inébranlable

« L’Angola est un pays où les gens sont soumis à une crainte de parler, d’agir ou de se plaindre. Il y a une peur massive. » Le rappeur organise, avec un groupe de jeunes, des sessions de réflexion sur la transition pacifique vers la démocratie. Le 20 juin 2015, les activistes sont arrêtés, dans un domicile privé situé à Luanda, par des policiers qui les accusent de préparer un coup d’État. Après une détention préventive abusive de plusieurs mois, Luaty Beirão et ses camarades sont condamnés le 28 mars 2016. Ils retournent en prison jusqu’au 29 juin.

Le rappeur activiste et ses camarades sont soutenus par l’ACAT dès leur arrestation. Un soutien qu’il estime précieux pour attirer l’attention de la communauté internationale. En visite en Europe en janvier 2017, il ne lésine pas sur les interviews et les rencontres pour inciter les décideurs à prendre position sur « la dictature très mal masquée » qu’est l’Angola. Cette mission, Luaty s’en sent investi car il parle de nombreuses langues et qu’il sait comment fonctionne le plaidoyer à l’international. Quand on lui demande pourquoi il veut à tout prix rentrer chez lui, là où il risque sa vie, c’est encore ce devoir à l’égard des siens qu’il invoque : « Pendant longtemps, j’ai bénéficié d’un système injuste. J’ai une responsabilité vis-à-vis de mon peuple et c’est pour ça que je veux retourner en Angola. » Luaty Beirão est avant tout le porte-parole d’un peuple privé de liberté. C’est cette étiquette-là qui, finalement, lui va à la perfection.

Repères :

19 novembre 1981 : naissance de Luaty Beirão à Luanda (Angola).

1994 : Luaty Beirão découvre le rap.

1998 : il part faire ses études au Royaume-Uni, puis en France. Il passe 9 ans en Europe.

2003-2004 : il écrit la chanson « Kamikaze angolais » qui critique directement le président José Eduardo dos Santos

20 juin 2015 : arrestation lors d’une session de lecture sur l’alternance démocratique pacifique.

28 mars 2016 : Luaty Beirão et ses camarades sont condamnés à une peine de prison.

29 juin 2016 : Ils sont libérés au terme de leur peine.

16 août 2016 : la Cour suprême amnistie Luaty Beirão et ses camarades après qu’une loi soit votée à l’Assemblée nationale angolaise. Il refuse cette amnistie et réclame que la Cour suprême se prononce sur le fond en faveur de son innocence.

 

Arrêté le 20 juin 2015 alors qu’il participait à une session de lecture du livre De la dictature à la démocratie : un cadre conceptuel pour la libération, écrit par le politologue américain Gene Sharp, Luaty Beirão est placé en détention provisoire abusive jusqu’au 18 décembre 2015. C’est pour dénoncer le caractère abusif de sa détention que Luaty entame une grève de la faim, qui dure 36 jours et oblige les autorités à le transférer dans une clinique. Après trois mois d’assignation à résidence, les militants angolais sont condamnés le 28 mars et retournent en prison jusqu’au 29 juin 2016. Mais tous pensent qu’ils ont obtenu une première victoire lorsqu’ils découvrent à quel point leur histoire a traversé les frontières et mobilisé les sociétés civiles, obligeant la communauté internationale à s’y intéresser. En janvier 2017, Luaty Beirão venait à Paris et rencontrait les militants de l’ACAT. Quelques jours après son retour en Angola, il se faisait attaquer par des pitbulls lors d’une manifestation organisée à Luanda.


Publié par ACAT France
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Le cycle infernal ( Al Faraby )

Posté par onsbouge le 21 mars 2017

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mardi 21 mars 2017

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Le cycle infernal

 Le cycle infernal ( Al Faraby ) dans - BILLET - DERISION - HUMOUR - MORALE a4

De la fumée au-dessus du quartier rebelle de Jobar, le 20 mars 2017 à Damas (Afp)
Cliquez pour agrandir

 

- C’est quoi?
– ce sont les bombardements qui reprennent
– pourquoi?
– à cause des négociations prévues jeudi à Genève
– c’est quand qu’ils arrêtent de négocier?
– …!?

Al Faraby
Mardi, 21 mars 2017

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Dimanche, jihadistes et rebelles avaient lancé un premier assaut à partir de Jobar contre le quartier des Abbassides, les rapprochant le plus du centre de Damas depuis deux ans. Mais l’attaque a été repoussée par l’armée à coup de bombardements aériens.


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