En Jordanie, une ONG rénove des logements et installe des réfugiés

Posté par onsbouge le 20 août 2017

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dimanche 20 août 2017

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En Jordanie, une ONG rénove des logements et installe des réfugiés

 En Jordanie, une ONG rénove des logements et installe des réfugiés dans - CONDITIONS DE VIE... a10

Des réfugiés syriens logés dans un appartement à Irbid, en Jordanie, le 9 août 2017 (afp)


Faute de moyens, Oum Imane a longtemps erré avec sa famille en Jordanie avant de s’installer dans un appartement confortable, grâce à un programme d’aide d’une ONG norvégienne destiné aussi bien aux réfugiés syriens qu’aux propriétaires locaux.
Le Conseil norvégien pour les réfugiés (CNR) aide des Jordaniens à finaliser des constructions immobilières ou à rénover leurs logements à condition d’installer, gratuitement et pour une durée déterminée, des Syriens ayant fui la guerre qui ravage leur pays.
« Nous étions contraints de changer de logement tous les deux mois environ » à cause du loyer élevé ou de la vétusté des lieux, raconte à l’AFP Oum Imane, la tête couverte d’un foulard vert.
Cette mère de famille de 29 ans dit renaître dans son nouveau domicile « propre, spacieux et confortable » où elle est logée gratuitement avec son mari et leurs quatre filles, ainsi qu’avec sa belle-soeur Najla et les enfants de cette dernière.
Situé à Irbid, une ville à 90 km au nord d’Amman, cet appartement fait partie des quelque 6.000 logements mis à la disposition de 25.000 réfugiés syriens par le programme de l’ONG norvégienne. Ils y logent gratuitement ou paient un loyer modéré, selon leur situation financière.
En Jordanie, plus de 650.000 réfugiés syriens ont été enregistrés auprès du Haut commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR). Le royaume, qui partage avec la Syrie en conflit depuis six ans quelque 370 km de frontière, évalue leur nombre à plus d’un million.
« Avant je payais 100 à 150 dinars jordaniens (l’équivalent de 120 à 180 euros) de loyer mensuel, alors que nous étions vraiment dans le besoin », affirme Mohamed Ghazal, l’époux d’Oum Imane.
Selon lui, les logements disponibles sur le marché et correspondant aux maigres budgets des réfugiés étaient insalubres, exigus ou même dangereux. « Une fois, une partie du toit de l’un des logements s’est effondrée », se souvient-il.
La famille Ghazal qui a fui la ville de Deraa en Syrie en 2012 a, dans un premier temps logé dans un camp de réfugiés dans le nord de la Jordanie avant de le quitter pour s’installer à ses propres frais.
Le projet du CNR « nous a sauvés car nous étions devant des choix difficiles, soit réintégrer le camp de réfugiés, soit retourner en Syrie », affirme-t-il.
Les Ghazal habitent dorénavant dans un bâtiment comprenant huit appartements au total, chacun doté de deux chambres à coucher, d’un salon, d’une cuisine et d’une salle de bains. L’immeuble est entouré d’arbres, dans une zone résidentielle.
Aya, la nièce âgée de sept ans de Mohamed Ghazal, se dit « très heureuse » de vivre dans un appartement spacieux. Pour sa mère Najla, avoir un logement « neuf et propre est psychologiquement reposant ».
La famille est hébergée gratuitement en vertu d’un contrat qui expire en mars 2018.
Le propriétaire de l’immeuble, Moustafa Chatnawi, un ingénieur jordanien à la retraite, salue une initiative qui « bénéficie aux deux parties ». Son partenariat avec l’ONG norvégienne depuis deux ans lui a permis de couvrir 25% du coût de construction du bâtiment en échange de l’accueil de familles syriennes.
Trois à cinq millions de dollars (2,5 à 4,25 millions d’euros) sont alloués chaque année à ce programme de relogement des réfugiés syriens lancé en 2014 grâce notamment au soutien financier de l’ONU et de donateurs internationaux.
Cette initiative « encourage l’interaction humaine et préserve la dignité des Syriens », explique le directeur du projet au sein du CNR, Rodrigo Melo.
Outre le programme de relogement mis en place dans plus d’une centaine de localités dans le nord de la Jordanie, l’ONG offre aux réfugiés des opportunités d’emploi, notamment dans le secteur de la construction.
Plus de 80% des réfugiés syriens dans le royaume vivent en effet en dessous du seuil de pauvreté, selon le porte-parole du HCR en Jordanie, Mohamed Hawari.

 

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Près de 2.500 migrants évacués de campements dans le nord de Paris

Posté par onsbouge le 20 août 2017

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lundi 19 août 2017

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Près de 2.500 migrants évacués de campements dans le nord de Paris

 Près de 2.500 migrants évacués de campements dans le nord de Paris dans - DROIT a6

Mohammed, un Somalien de 25 ans, est plus inquiet. « On m’a dit qu’il fallait que je retourne en Allemagne ». (afp)

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Près de 2.500 migrants ont été évacués vendredi matin de campements sauvages installés depuis plusieurs semaines porte de La Chapelle, dans le nord de Paris, la 35e opération du genre en deux ans dans la capitale.
Lancée vers 06H00 et achevée peu après 11H00, cette action a permis la « mise à l’abri » de 2.459 personnes, a déclaré à l’AFP Didier Leschi, directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii).
Originaires essentiellement d’Afghanistan, du Soudan, de Somalie et d’Erythrée, ces migrants étaient installés dans des campements insalubres disséminés sous l’autoroute ou le long des boulevards extérieurs à proximité du centre humanitaire ouvert en novembre porte de la Chapelle (XVIIIe arrondissement).
Les lieux, d’où 2.800 personnes avaient déjà été évacués le 7 juillet, avaient été rapidement réinvestis.
Rachid est arrivé porte de la Chapelle « il y a 21 jours ». Sous la pluie, ce Soudanais de 24 ans patiente calmement: « Je ne sais pas où je vais mais j’irai n’importe où. C’est très dur, surtout quand il pleut et la nuit quand il fait froid ».
Dans la file d’attente, Mohammed, un Somalien de 25 ans, est plus inquiet. « On m’a dit qu’il fallait que je retourne en Allemagne ».
Au total, 18 gymnases de région parisienne ont été mobilisés pour les accueillir.
Les préfectures du Val-d’Oise et une source policière en Seine-et-Marne ont indiqué que respectivement 300 et 200 personnes ont été accueillies dans ces deux départements.
449 autres sont hébergées dans des installations sportives universitaires du sud de Paris, provoquant l’indignation des élus et des riverains. Outre les deux gymnases réquisitionnés, environ 25 tentes ont été plantées sur le terrain de sport du complexe, a constaté un journaliste.
Le maire LR du XVe arrondissement Philippe Goujon s’est insurgé de n’avoir « jamais été prévenu officiellement » de l’installation de ce campement.
« Les élus locaux ont été prévenus il y a deux, trois jours que ce serait ce site-là », a répondu à l’AFP le secrétaire général de la préfecture d’Ile-de-France, Stéphane Ravier.
Cette opération est « d’un nouveau genre », a plaidé le directeur de cabinet du préfet de police, Yann Drouet, car « l’ensemble des personnes vont subir un contrôle de leur situation administrative et seront ensuite orientées en fonction de leur situation ».
« Les primo-demandeurs d’asile seront orientés dans le dispositif national afin de poursuivre leur démarche en France. Les personnes connues dans un autre Etat membre seront prises en charge temporairement le temps que soit organisé leur retour vers cet Etat membre, qui a seul vocation à instruire leur demande d’asile. Les personnes déboutées du droit ou en situation irrégulière auront vocation à être reconduites à la frontière », ont détaillé les préfectures de police et d’Ile-de-France.
« Nous sommes en train de réétudier le dispositif » pour « faire en sorte qu’il n’y ait plus ces lieux de focalisation mais que l’on puisse accueillir (ces migrants) dans le dispositif national d’asile, peut-être en amont de Paris », a affirmé le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb sur RTL.
Certaines associations se disent préoccupées des intentions du gouvernement, qui a affiché sa volonté de distinguer réfugiés politiques et migrants économiques. « C’est très inquiétant, on se demande si ce +tri+ ne va pas commencer avec cette évacuation », explique le vice-président de l’association Utopia 56, Yann Manzi.
« Les gens se demandent aussi pourquoi il y a besoin de faire ce transitoire, et pourquoi on ne les met pas directement dans des centres non transitoires », a réagi Martine Le Poulonnec, 67 ans, dont l’immeuble du XVe arrondissement donne sur l’entrée du centre. « L’énorme problème, c’est le manque d’information, on nous a mis devant le fait accompli ».
Le gouvernement a présenté mi-juillet un « plan migrants » prévoyant plus de 12.000 places d’hébergement pour les demandeurs d’asile et les réfugiés.
Dénoncé par les associations comme un « énième ajustement d’une politique sans cap », il prévoit notamment des efforts sur l’intégration et de ramener les procédures de demandes d’asile de 14 à six mois, et un durcissement des renvois pour les déboutés.
Fin juillet, Emmanuel Macron avait déclaré qu’il ne voulait « plus personne dans les rues, dans les bois » d’ici « la fin de l’année ».
Un projet de loi doit également être présenté en septembre.

 

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Une famille de pêcheurs – moins un

Posté par onsbouge le 20 août 2017

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ISM-France

Gaza – 18 août 2017

Une famille de pêcheurs – moins un

Par Leen Abu Said

Le 15 mai 2017, les forces navales israéliennes ont abattu un jeune pêcheur de Gaza alors qu’il était sur son bateau. Voici un entretien avec Majed Bakr, le père de la victime, lui aussi pêcheur à Gaza et membre de la famille des quatre jeunes garçons Bakr tués par un missile israélien alors qu’ils jouaient sur la plage, en 2014.

Une famille de pêcheurs – moins un

Majed Bakr et sa petite-fille [photo by Ezz Al Zanoon]

Pouvez-vous vous présenter à mes lecteurs ?
Majed
: Mon nom is Majed Bakr. Mes quatre fils et moi souffrons à cause d’Israël [restrictions de nos moyens de subsistance] depuis 2012 [date de le première attaque sur notre bateau] jusqu’au 15 mai de cette année. Il nous est de plus en plus compliqué de pêcher et chaque jour devient un jour de souffrances. [Note Leen Abu Said : Pour de soi-disant raisons de ‘sécurité’, l’armée israélienne empêche les bateaux de Gaza de pêcher à une distance des côtes de Gaza entre 3 et 9 miles marins, en fonction de ses humeurs. Mais on trouve les meilleurs poissons à 11 miles ou plus.]

Q’est-il arrivé le 15 mai ?
Majed
: Comme d’habitude, mes fils Omran, Fadi, Saddam et Mohammed sont sortis en mer pour pêcher. C’est comme ça que nous gagnons notre vie. Ils étaient à 400m de la limite de neuf miles nautiques imposée par les Israéliens. Soudain, un patrouilleur israélien a commencé à tirer à balles réelles sur leur bateau. Une d’elles a touché mon fils Mohammed au cœur. Evidemment, les autres avec lui ne sont pas médecins et ils n’ont pu lui sauver la vie. Ils ont crié pour avoir de l’aide d’urgence. Il vomissait déjà du sang et son cœur avait gonflé comme un ballon quand la marine israélienne l’a emmené à l’hôpital à Majdal, une ville en Palestine occupée.

S’ils voulaient le sauver, alors pourquoi lui ont-ils d’abord tiré dessus ?
Majed
: C’est leur politique : ruiner avec la main droite puis réparer avec la gauche. Comme ça, à l’échelle internationale, leur position semble être légale et humanitaire (Majed pousse un profond soupir), et il est mort.

Je suis désolé.
(Long silence.)

Photo
Mohammed Bakr

Quel âge avait Mohammed ?
Majed
: Il était le 19 février 1992 et il est mort le 15 mai 2017. Il avait 25 ans. Il aait deux filles : Joud, 3 ans, et Majeda, 10 mois. Le jour de ses funérailles, Joud a dit, devant le cadavre de son père : « Papa dort. Il est parti en mer. Il n’est pas encore de retour. »

Continuez-vous à sortir en mer ?
Majed
: Je sors tous les jours avec mes fils. J’ai 57 ans et c’est ma vie. Mais un jour, j’ai dit à Omran, « Fils, vous êtes tous jeunes maintenant. Vous pouvez compter les uns sur les autres. » Quatre jours après, ils sont partis pêcher sans moi et l’accident s’est produit. Le navire de la marine israélienne était si rapide : c’était comme si le bateau de mes fils ne bougeait pas. Mon fils m’a dit comment Mohammed a étreint le moteur du bateau pour que les Israéliens arrêtent de tirer, mais en vain. Le bateau était au nom de Mohammed, qui avait souscrit un prêt au FATEN (organisme palestinien de crédit et développement) et il envisageait de l’acheter. Mais il a pris sept balles et Mohammed et mort. J’aurais préféré que le bateau coule, à la place de Mohammed !

Pourquoi lui ont-ils tiré dessus ? Avait-il dépassé les limites de navigation ?
Majed
: Un pêcheur n’a jamais l’intention de dépasser la limite, mais cela arrive facilement. La mer n’est pas naturellement stable. Quand un pêcheur navigue, le courant tire le bateau jusqu’à 300m dans n’importe quelle direction. Quand nous voyons un navire israélien, nous essayons de nous échapper rapidement. Mais eux sont libres de nous tirer dessus ; quelquefois ils le font, d’autres fois ils nous laissent tranquilles. Cette fois, je n’étais pas avec mes fils, mais les autres fois –depuis 2012-, j’y étais.

Que s’est-il passé pendant ce temps ?
Majed
: Israël a détruit cinq de mes bateaux, en 2012, 2013, 2014, 2016 et maintenant, le cinquième cette année. Nous n’avons payé que deux mois du crédit du bateau. Nous ne savons pas comment nous allons faire pour le reste. C’est un crédit lié à l’âme de Mohammed. (Note Leen Abu Said : En Islam, l’âme est liée à toute dette contractée pendant la vie. Lorsque les proches de la personne décédée paient sa dette, l’âme est libérée et échappe à la punition.)

Combien coûte chaque bateau ?
Majed
: Au moins 10.000$. Nous avons réparé un des bateaux, qui était rentré détruit. Ca nous a coûté 8.000 NIS [environ 2.200$].

Est-ce que la pêche mérite tous ces sacrifices ?
Majed
: J’adore la mer. La pêche est la profession de mes ancêtres. Si je pêche 5 heures par jour, je ne gagne que 30 NIS [8$]. Mais c’est mieux que travailler 12 heures par jour sur un chantier pour le même montant. C’est suffisant pour vivre correctement à Gaza. Ici, même l’employeur dont le salaire journalier est de 400 NIS [110$] a des dettes. Chaque fils ne peut pas se marier et fonder une famille s’ils vivent dans des maisons séparées. Alors, chacun ramenant 30NIS, le total nous permet de vivre confortablement dans une seule maison et de manger ensemble. Que Dieu nous bénisse. Mais nos vies sont sous le contrôle de l’humeur d’Israël.

Pourquoi les limites de pêche changent-elles d’un moment à l’autre ?
Majed
: Les Israéliens ne sont pas idiots. Ils savent que la zone où il y a le plus de poissons se trouve à 11 miles ou plus de la côte. Nous le savons parce que nous avons pêché jusqu’à 14 miles avant le début du siège de Gaza. Et la mer de Gaza n’est pas partout ouverte même jusqu’à 9 miles nautiques. Ils nous empêchent aussi de pêcher dans toute la mer pendant la saison de reproduction.

Habituellement le poisson reste dans les eaux calmes. Alors nous le voyons mais nous ne pouvons pas pêcher. Les officiers de la marine israélienne nous crient en hébreu, « Les poissons sont à nous, pas à vous. » Mais nous ne voyons jamais le moindre pêcheur israélien ! Quelquefois, la marine israélienne se sert de canons à eau pour faire chavirer les bateaux des pêcheurs de Gaza, ce qui mouille les moteurs et nuit au processus de pêche.

Photo
Variante sioniste des attaques à la mitrailleuse contre les pêcheurs de Gaza : attaque au canon à eau pour faire chavirer les bateaux de pêche (film ISM-Gaza)

Quand ces attaques s’arrêteront-elles ?
Majed
: Ils ne cesseront jamais. Ils nous attaquent tous les jours. Depuis le début du siège jusqu’à aujourd’hui, j’ai perdu six de mes amis, et maintenant mon fils. Mohammed n’est pas le premier martyr de la mer, et il ne sera pas le dernier. Les pêcheurs de Gaza ont commencé à perdre espoir. Certains vendent leurs bateaux pour un tiers de leur prix réel. Mais nous ne pouvons pas nous arrêter de pêcher. Nous devons repartir en mer pour nourrir nos familles. Essayer de vivre vaut mieux que mourir sans essayer.

Comment va votre famille maintenant ?
Majed
: Nous sommes tous déprimés. Mon épouse se réveille et s’endort en pleurant. L’épouse de Mohammed ne peut plus vivre parmi nous. En tant qu’homme, j’ai l’air fort mais j’ai le cœur brisé. Quand en tant que père il m’arrivait de crier sur Mohammed, sa mère m’arrêtait en disant, « Lorsque je lui ai donné le jour, j’ai perdu conscience pendant deux heures. » Et maintenant, elle perd conscience à force de le pleurer.

Comment allez-vous vivre après ça ?
Majed
: Je ne sais pas exactement. La vie est dure. Une fois, les épouses de mes fils m’ont donné leurs bijoux de mariage pour les vendre. J’ai utilisé l’argent pour acheter un nouveau bateau.

Que ressentez-vous maintenant vis-à-vis de la mer ?
Majed
: Je ne peux pas la regarder. J’ai envie d’aller au port de Gaza mais lorsque j’y arrive, je fais demi-tour et je rentre immédiatement à la maison. J’ai un dernier souhait : que personne n’ait à enterrer son fils ou sa fille de son vivant. Personne, ni un ami, ni un ennemi.

________

Vous pouvez aider la famille Bakr en participant à la campagne Solidarité avec les Pêcheurs de Gaza, un projet de la Flotille de la Liberté.

Article mis en ligne le 16 août 2017.
Formatrice : Zeina Azzam

Source : We are not numbers

Traduction : MR pour ISM


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Trois ans après : les projets de reconstruction privés ou publics avancent mal dans les rues de Gaza – témoignage vidéo

Posté par onsbouge le 18 août 2017

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Gaza – 17 août 2017

Trois ans après : les projets de reconstruction privés ou publics avancent mal dans les rues de Gaza – témoignage vidéo

Par Ziad Medoukh

Devant les maisons détruites et non reconstruites au nord de la bande de Gaza, Ziad Medoukh fait le point, trois ans après la fin de l’offensive militaire israélienne de l’été 2014.
Trois ans après, le blocus et les mesures israéliennes entravent la reconstruction des dizaines de maisons détruites au cours des bombardements israéliens dans une région de plus en plus abandonnée par une communauté internationale officielle silencieuse.

Trois ans après : les projets de reconstruction privés ou publics avancent mal dans les rues de Gaza – témoignage vidéo

Actuellement, presque 1.000 logements et bâtiments ne sont pas reconstruits.

Trois ans après : rien n’a changé pour les sans-abris, plus de 3.000 habitants vivent toujours sous des tentes, dans des caravanes inhabitables, ou à côté des ruines de leurs maisons détruites dans des conditions très difficiles, beaucoup d’habitations n’ont pas été réparées, à cause du maintien du blocus israélien et de l’interdiction d’entrée, par ordre militaire israélien, des matériaux de construction.

Trois ans après : Gaza est toujours sous blocus, Gaza est plus que jamais une prison à ciel ouvert. Et l’armée de l’occupation poursuit sa politique agressive à l’encontre des civils.

Trois ans après cette nouvelle offensive, la situation stagne, au contraire, elle devient de pire en pire, rien ne bouge. Pour plus de deux millions habitants toujours enfermés, cette situation reste très grave à tous les niveaux, surtout sur le plan humanitaire malgré les promesses de reconstruction rapide.

Les Palestiniens de Gaza attendent et attendent. Ils n’ont pas d’autre choix que d’attendre. Ils attendent une ouverture, ils attendent la levée de ce blocus inhumain, imposé depuis plus de dix ans, ils attendent une réelle réaction internationale qui mette fin à l’impunité de cet occupant. Ils attendent avec un courage à toute épreuve, une sérénité exemplaire et une volonté remarquable.

En attendant, à Gaza, la vie continue, ses habitants confiants et déterminés s’adaptent et montrent une patience extraordinaire, ils tiennent bon, persistent, patientent, résistent, restent à côté de leurs maisons détruites, mais surtout, ils continuent d’espérer, espérer un changement radical, une solution politique. Ils espèrent en un lendemain meilleur, un lendemain de liberté, de paix, mais, avant tout et surtout, un lendemain de justice.

Honte à cette communauté internationale officielle complice !
Honte à ce blocus israélien inhumain contre la bande de Gaza !
Honte à cette occupation de nos territoires palestiniens !
Vive la solidarité internationale !
Gaza la vie résiste, existe et persiste !
Gaza garde espoir malgré tout !
Amitiés de Gaza la vie !


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Dans l’est syrien, on fuit en masse le recrutement forcé par l’EI

Posté par onsbouge le 15 août 2017

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mardi 15 août 2017

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Dans l’est syrien, on fuit en masse le recrutement forcé par l’EI

 Dans l'est syrien, on fuit en masse le recrutement forcé par l'EI dans - ECLAIRAGE - REFLEXION a14

Des syriens de Deir Ezzor, dernière province contrôlée quasi-totalement par le groupe Etat islamique, où l’EI a récemment imposé l’enrôlement obligatoire, dans un camp de déplacés près d’Aricha, le 13 août 2017 (afp)


« Tous les jeunes de 20 à 30 ans doivent s’enrôler pour combattre dans toute la Syrie ». Dès qu’il entendu cet appel du groupe jihadiste Etat islamique (EI), Mahmoud al-Ali a fui sa localité dans l’est syrien sans demander son reste.
Acculée de toutes parts dans le pays en guerre, l’organisation ultraradicale a imposé récemment l’enrôlement obligatoire dans Deir Ezzor, la dernière province qu’elle contrôle quasi-totalement dans le pays en guerre.
Comme Mahmoud al-Ali, 26 ans, les habitants de localités et villages de la province se sont esquivés en masse. Beaucoup se sont réfugiés dans un camp de déplacés dans la province voisine de Hassaké (nord-est) situé à 7 km de la localité d’Aricha.
En plein désert, ce camp est une marée de tentes portant le sigle du Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).
S’il y a des enfants et des femmes assis à même le sol sous une chaleur écrasante, la singularité du camp tient au fait qu’il est majoritairement peuplé de jeunes hommes.
« L’EI nous a dit que le jihad (guerre sainte) était désormais un devoir », raconte à l’AFP Mahmoud al-Ali qui a quitté avec sa famille la localité d’al-Echara, au sud-est de la ville de Deir Ezzor, chef-lieu de la province du même nom.
« Mais la plupart des jeunes ont refusé et nous avons fui par milliers », a ajouté cet homme qui, comme beaucoup d’autres, portait une tunique masculine traditionnelle et la barbe longue, un style imposé par l’EI.
Des habitants et l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) ont rapporté qu’à travers les prêches du vendredi, les haut-parleurs et les tracts, les jihadistes ont notifié les résidents qu’ils avaient une semaine pour s’inscrire aux bureaux de recrutement.
« La situation est devenue dramatique », commente un autre déplacé, Salah al-Mohammad, 28 ans.
Les jihadistes « menaient des perquisitions dans les maisons pour enrôler de force les jeunes », selon cet homme qui a fui Mayadine, la deuxième plus importante ville de la province de Deir Ezzor. Beaucoup de « récalcitrants » sont arrêtés.
D’après Ahmad al-Abed, également de Mayadine, ceux qui sont recrutés « suivent un entraînement d’un mois puis combattent avec l’EI pendant quatre mois ».
Beaucoup n’ont pas réussi à partir et restent coincés dans la province quasiment contrôlée par l’EI depuis 2014.
« Il y a des gens qui ne peuvent pas sortir. Nous avons payé (aux passeurs) deux millions de livres syriennes (environ 3.300 euros) pour 15 membres de notre famille », a précisé Ahmad al-Abed, 23 ans.
Devant la fuite massive des habitants, l’EI a renforcé les mesures de contrôle dans la province.
Cibles de plusieurs offensives, l’EI a perdu beaucoup de terrain en Syrie. Après avoir été chassé de la province d’Alep (nord), il est aujourd’hui en difficulté à Raqa (nord), sa « capitale » de facto et est en passe d’être chassé totalement par le régime de la province de Homs (centre).
Sous pression, il semble que l’EI veuille mobiliser pour défendre Deir Ezzor, la prochaine bataille pour le régime syrien et son allié russe. Cette province « marquerait la fin de la lutte contre l’EI », selon Moscou.
Les jihadistes ont dit « aux jeunes: ‘Nous voulons que vous nous souteniez dans la bataille de Deir Ezzor’ », raconte Hazem al-Satem, 25 ans, également de la localité d’al-Echara. « Mais personne ne voulait les rejoindre ».
Les milliers de personnes qui ont pu s’échapper ont, eux, échoué dans des camps de misère: manque de nourriture et d’eau et absence de soins médicaux.
Le camp d’Aricha, créé il y a deux mois et situé dans le périmètre d’une raffinerie de pétrole, abrite 7.100 personnes entassées dans 400 tentes.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a indiqué lundi que les déplacés dans la quarantaine de camps de Raqa et de Hassaké vivaient dans des conditions « terribles ».
« Ces tentes sont littéralement en plein désert. Les serpents et les scorpions sont une menace quotidienne », a dit Ingy Sedky, porte-parole du CICR à Damas. « Des enfants jouent dans des déchets toxiques, boivent et se baignent dans de l’eau contaminée ».
Malgré cette déchéance, les déplacés se félicitent de l’avoir échappé belle.
« On a pu sauver notre vie », dit Ibrahim Khaled, 28 ans. « Pour ceux qui sont restés, cela va être impossible de sortir ».

 

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