Les Révélations de WikiLeaks – N°1 – La vidéo qui a placé Assange dans le collimateur des États-Unis

Posté par onsbouge le 10 août 2019

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Paru sur    LES CRISES

Source : Consortium News, Elizabeth Vos, 23-04-2019

Le 23 avril 2019

Elizabeth Vos explique que « Meurtre Collatéral » a créé la sensation dans les médias en 2010 et a conduit à l’emprisonnement de Chelsea Manning et à une enquête du ministère de la Justice sur Julian Assange. Mais les crimes de guerre révélés par la vidéo n’ont causé de problèmes à personne d’autre. [Lors d’un raid aérien le 12 juillet 2007 à Bagdad, un hélicoptère Apache américain a ouvert le feu au canon automatique de calibre 30 mm mono-tube M230 sur un groupe de civils, parmi lesquels notamment deux reporters de l’agence Reuters, NdT]

Consortium News commence aujourd’hui une série d’articles, “Les révélations de WikiLeaks”, qui reviendra sur les principales publications de WikiLeaks qui ont changé le monde depuis sa création en 2006. Cette série vise à contrecarrer la couverture médiatique conventionnelle, qui ignore le travail de WikiLeaks pour se concentrer sur la personnalité de Julian Assange. C’est la révélation par WikiLeaks des crimes et de la corruption des gouvernements qui a conduit les États-Unis à poursuivre Assange et qui a finalement abouti à son arrestation le 11 avril dernier. La vidéo « Meurtre collatéral » n’a été que la première d’une série de révélations majeures de WikiLeaks qui ont fait du journaliste l’un des hommes les plus recherchés au monde, pour le simple fait d’avoir publié.

La vidéo qui a placé Julian Assange dans le collimateur des États-Unis

WikiLeaks a été fondé en 2006, mais c’est la publication le 5 avril 2010 de « Meurtre collatéral » qui a fait du « lanceur d’alerte-éditeur » un phénomène mondial, s’attirant des admirateurs et des ennemis.

Au sujet du film, WikiLeaks a écrit : « La vidéo, tournée à partir du viseur d’un hélicoptère Apache, montre clairement le meurtre gratuit d’un employé de l’agence Reuters, déjà blessé, ainsi que de ceux qui lui portaient secours. Deux jeunes enfants qui participaient aux secours ont également été grièvement blessés. »

WikiLeaks a noté qu’au cours des années suivantes, Reuters avait tenté sans succès d’obtenir la vidéo par le biais de la Freedom of Information Act [Loi sur la liberté de la presse, NdT].

Le lendemain de la sortie de la vidéo, le New York Times décrivait WikiLeaks comme un site Web jusque-là marginal mais qui venait de faire son entrée dans la cour des grands. « Le site est devenu une épine dans le pied des autorités aux États-Unis et à l’étranger ». « Avec la vidéo de l’attaque en Irak, cette plateforme qui permet de publier sous couvert d’anonymat des documents sensibles s’apparente à une sorte de journalisme d’investigation militant. »

Avant 2010, WikiLeaks avait reçu quelques récompenses majeures du journalisme. Mais dans les années qui ont suivi la publication de la vidéo, le site a reçu de nombreux honneurs, dont le prix Sam Adams pour l’intégrité.

Le 16 avril dernier, WikiLeaks a annoncé qu’un nouveau prix avait été attribué à son fondateur, Julian Assange, alors même que ce dernier se trouvait à l’isolement dans une prison londonienne.

Les Révélations de WikiLeaks – N°1 – La vidéo qui a placé Assange dans le collimateur des États-Unis dans - DROITS Capture-d’écran-2019-08-05-à-14.25.39

[Sydney Morning Herald : Julian Assange reçoit le prix européen du journalisme créé en l’honneur d’un journaliste assassiné. … ?]

Chelsea Manning

« Meurtre Collatéral » a été une des révélations les plus importantes dues à Chelsea Manning qui était à l’époque analyste du renseignement de l’armée, avec, comme conséquence pour elle, sept années passées dans une prison militaire.

Manning, qui avait une accréditation « top secret », a eu accès à la vidéo et l’a dans un premier temps proposée au New York Times et au Washington Post, qui l’ont tous deux refusée. Manning s’est alors tournée vers WikiLeaks.

Lors de son témoignage de 2013 devant la cour martiale – et dont l’enregistrement a fuité – on peut entendre Manning décrire les événements qui l’ont amenée à transmettre les images à la presse.

Elle a expliqué avoir pris sa décision de faire fuiter la vidéo suite à l’impossibilité pour Reuters de l’obtenir par une requête au nom de la loi sur la liberté de l’information. « L’aspect le plus effrayant de la vidéo est à mon sens ce plaisir, cette soif de sang qu’ils [les pilotes] semblaient éprouver. Ils déshumanisaient les individus auxquels ils avaient affaire et semblaient n’accorder aucune valeur à la vie humaine quand ils les traitaient de “bâtards morts” ou se félicitaient mutuellement de leur capacité à en tuer en grand nombre. »

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Chelsea Manning en 2017 (Vimeo)

Marjorie Cohn, analyste juridique, est de ceux qui voient dans le contenu de cette vidéo une preuve des crimes de guerre américains. À ce titre, elle soutient que Manning avait l’obligation légale de divulguer de telles informations. Dans une chronique de 2013 pour Truthout, elle cite la Convention de Genève, le Manuel de campagne de l’armée de Terre et le Code uniforme de justice militaire, qui tous prescrivent la désobéissance aux ordres illicites comme étant le devoir d’un militaire.

Aucun des pilotes, responsables militaires ou responsables politiques n’a jamais été poursuivi ni même tenu pour responsable des événements filmés dans la vidéo.

Attaque d’un hélicoptère Apache de l’armée américaine en 2007

Le film montre, en ce jour du 12 juillet 2007, des hélicoptères Apache de l’armée américaine armés de canons de 30 mm prenant pour cibles plus d’une douzaine d’Irakiens dans le quartier Al-Amin al-Thaniyah de New Baghdad, un district de la capitale de l’Irak. Parmi les morts figurent le photographe de Reuters Namir Noor-Eldeen et son assistant, Saeed Chmagh. WikiLeaks précisait que 25 personnes avaient été tuées lors de cet épisode.


Après la première attaque, les hélicoptères ont tiré et tué des personnes qui s’étaient arrêtées pour tenter de secourir les blessés. Un char d’assaut américain aurait roulé sur un corps, le coupant en deux. Dans une interview avec Al Jazeera réalisée quelques jours après la publication de « Meurtre collatéral », Assange a identifié l’individu écrasé par le char comme étant Namir Noor-Eldeen.

Après avoir reçu la vidéo, Assange et ses associés ont passé une semaine à Reykjavik, en Islande, pour casser le cryptage réalisé par l’armée américaine.

Kristinn Hrafnsson, qui occupe aujourd’hui le poste de rédacteur en chef à WikiLeaks, s’est rendu en Irak en tant que journaliste d’investigation pour retrouver les familles des victimes et confirmer les détails de l’événement avant de publier le film. Le New Yorker en a fait un article :

« Il [Hrafnsson] affirme avoir trouvé le propriétaire de l’immeuble, un vieil homme nommé Jabbar Abid Rady, né en 1941, professeur d’anglais à la retraite. Abid Rady a dit à Hrafnsson que sa femme et sa fille étaient mortes dans l’attaque. Il a dit que cinq autres personnes qui vivaient dans l’immeuble sont mortes elles aussi. Les bâtiments en construction servent souvent de logement dans des endroits ravagés par la guerre ; les gens vivent dans les étages inférieurs, qui sont souvent construits en premier et sont habitables avant la fin des travaux. Abid Rady a dit à Hrafnsson que trois familles vivaient dans cet immeuble particulier. »

Assange a précisé que bien plus que tout autre document imprimé, ce sont les images en mouvement qui avaient attiré l’attention du public. « C’est très facile pour les gens de voir ce qui se passe », aurait-il déclaré dans l’interview vidéo d’avril 2010 avec Al Jazeera. « Ce n’est pas trop compliqué, il n’y a pas de barrières linguistiques avec le matériel visuel. Nous avons révélé les politiques qui sous-tendent ce matériel dès 2007, les politiques pour les documents classifiés militaires américains. »


À un moment donné de la vidéo, on peut entendre du personnel américain rire en disant : « Le char vient de rouler sur un corps ». Assange a commenté en précisant : « C’était le corps de Namir. »

La réponse militaire

Peu après les meurtres de 2007 – et trois ans avant la diffusion de la vidéo – il a été précisé que l’armée américaine avait sous-estimé le nombre de morts et le contexte de l’incident.

Assange a fait valoir que les rapports militaires au sujet d’une « fusillade » qui aurait précédé les événements montrés sur la bande vidéo avaient été déformés afin de justifier la tuerie.

Après la publication par WikiLeaks de « Meurtre Collatéral » le Pentagone a reconnu l’authenticité de la vidéo mais a déclaré qu’elle ne contredisait pas la conclusion officielle selon laquelle l’équipage des hélicoptères avait respecté les règles d’engagement, a rapporté le Daily Telegraph.

L’armée américaine a rejeté les appels à sanctionner l’équipage pour la mort des journalistes de Reuters parce que, selon elle, il n’était pas possible de distinguer ces deux hommes des insurgés présumés. « Le lance-roquettes dans la vidéo est réel », selon un porte-parole du Pentagone cité par le Telegraph, qui précise : « Il y avait des insurgés et des journalistes dans une zone où les forces américaines étaient sur le point d’être prises en embuscade. Sur le moment, il n’était pas possible de distinguer si (les employés de Reuters) portaient des caméras ou des armes. »

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Chargement des cartouches dans un AH-64D Longbow Apache, avril 2007. (Wikimedia Commons)

Le lieutenant-colonel à la retraite Chris Walach, commandant des pilotes d’hélicoptères Apache, en 2013, s’est entretenu avec Democracy Now au sujet de ces images. « En Irak, on ne peut pas mettre des gants roses aux pilotes d’hélicoptère Apache et les envoyer sur le ring pour le combat ultime en leur demandant de s’agenouiller » dit-il. « Ce sont des pilotes d’attaque portant des gants d’acier, et ils montent sur le ring en lançant de puissants coups de poing d’acier explosifs. Ils sont là pour gagner, et ils gagneront. »

Peu de temps après la divulgation de « Meurtre collatéral », Assange a fait une apparition sur le plateau de « Colbert Report » [The Colbert Report était une émission de télévision satirique américaine du type late-night show, NdT]. À un moment donné, l’animateur Stephen Colbert a dit en plaisantant qu’Assange était « un homme mort ». Colbert a interrogé Assange au sujet d’une fusillade qui aurait précédé les événements montrés sur l’enregistrement. « C’est un mensonge », a répondu Assange. [05.20/11:39] Il a précisé que 28 minutes plus tôt, des tirs d’armes légères avaient été signalés et que les hélicoptères Apache qui tournaient autour de New Baghdad étaient « tombés sur ces hommes et les avaient tués ».

The Colbert Report

La réaction des politiques

Le 11 avril 2019, le jour de l’arrestation d’Assange, Alistair Smout, journaliste de l’agence Reuters, a écrit rétrospectivement : « WikiLeaks a mis Washington en colère en publiant des centaines de milliers de câbles diplomatiques secrets américains, et en divulguant en 2010 une vidéo militaire américaine classifiée montrant une attaque par hélicoptère à Bagdad ayant eu lieu en 2007 et ayant tué une dizaine de personnes, dont deux journalistes de Reuters. »

Dans les jours qui ont suivi la publication de « Meurtre collatéral », le secrétaire de presse du président Obama, Robert Gibbs, a répondu aux questions des journalistes sur le contenu de la vidéo. Lorsqu’on lui a demandé si les actions du personnel américain étaient « appropriées », M. Gibbs a répondu qu’il n’était pas sûr que le président Barack Obama ait vu la vidéo à l’époque, ajoutant :

« Beaucoup d’entre vous ont voyagé avec le Président – Barack Obama ou ses prédécesseurs – dans les zones de guerre. Beaucoup d’entre vous connaissent des collègues qui ont travaillé dans des endroits du monde extrêmement dangereux. Nos militaires prennent toujours toutes les précautions nécessaires pour assurer la sûreté et la sécurité des civils, en particulier de ceux qui travaillent dans ces endroits dangereux au nom d’organes de presse. Honnêtement, je n’en sais pas assez sur ce qui se faisait avant, c’est pourquoi je vous aiguillerais vers le ministère de la Défense. »

Puis, le ministre américain de la Défense Robert Gates a fustigé WikiLeaks pour ne pas avoir fourni le contexte de la vidéo. « Ces gens-là peuvent sortir tout ce qu’ils veulent, et ils n’en sont jamais tenus pour responsables. Il n’y a pas d’avant et pas d’après », a dit M. Gates, comparant la vidéo à une guerre qu’on verrait par le « petit bout de la lorgnette ».

Gates a ajouté : « Ils sont en situation de combat. La vidéo ne montre pas l’image d’ensemble des tirs qui ont eu lieu contre les troupes américaines. C’est évidemment une chose difficile à voir. C’est douloureux à voir, surtout quand on apprend après coup ce qui se passait. Mais vous – vous avez parlé des zones d’ombre de la guerre. Ces gens-là étaient engagés dans une opération où les décisions se prennent en une fraction de seconde. »

La réaction la plus virulente à la vidéo s’est faite sous la forme d’une enquête diligentée par le ministère de la Justice des États-Unis à l’encontre d’Assange, et cela six mois au moins après « Meurtre collatéral », et par conséquent après la publication des journaux de guerre d’Afghanistan et d’Irak [par Wikileaks NdT], qui devaient être le sujet suivant de la série de CNN, et a finalement conduit à l’arrestation d’Assange le 11 avril 2019.

« L’enquête recueille discrètement des informations depuis au moins octobre 2010, soit six mois après l’arrestation de Bradley Manning, la militaire de carrière accusée d’avoir été la source de l’essentiel des fuites », a rapporté The New York Times en juin 2013.

Le FBI enquête sur Assange et WikiLeaks depuis au moins 2009, selon une déclaration officielle remise par Assange en septembre 2013.

Alors que le ministère de la Justice d’Obama s’est arrêté dans la criminalisation du journalisme juste avant de franchir la ligne rouge, le ministère de la Justice de Trump l’a piétinée en utilisant ces mêmes preuves pourtant abandonnées par l’administration précédente.

La réponse des médias

« Meurtre collatéral » a été dévoilé lors d’une conférence de presse au National Press Club à Washington le 5 avril 2010. Selon le New York Times :

« Il ne fait aucun doute que les forces de la coalition étaient clairement engagées dans des opérations de combat contre une force hostile », a déclaré le lieutenant-colonel Scott Bleichwehl, porte-parole des forces internationales à Bagdad.

Mais la vidéo ne montre pas d’action hostile. A la place, elle montre un groupe de personnes qui se promènent dans la rue, avec parmi elles, selon WikiLeaks, M. Noor-Eldeen et M. Chmagh. Les pilotes pensent qu’il s’agit d’insurgés et prennent par erreur la caméra de M. Noor-Eldeen pour une arme. Ils visent et tirent sur le groupe, puis se délectent de leurs meurtres.

Les réactions des médias à la sortie de la vidéo ont été mitigées. Le lendemain de la publication, le Times a sorti un article intitulé : « Une vidéo concernant l’Irak attire l’attention sur un site Web ». Il mentionne les critiques reçues par WikiLeaks pour la publication d’une version éditée de la vidéo :

« Les critiques soutiennent que la version courte de la vidéo était trompeuse parce qu’elle n’indiquait pas clairement que les attaques avaient eu lieu au milieu d’affrontements dans le quartier et que l’un des hommes portait un lance roquette. »

Quelques mois après la sortie de la vidéo, l’Australian Broadcasting Corporation a fait part des sentiments du journaliste David Finkel du Washington Post : « Ils [WikiLeaks] ont fourni un contexte artificiel et pré-conçu. Une opération était en cours, dans le cadre d’une réaction à une action de guerre. Il ne s’agissait pas d’hélicoptères Apache en train de tournoyer à la recherche d’un groupe d’hommes à abattre et à tuer ». Finkel était en poste en Irak en 2007 lors de l’épisode et a évoqué l’événement dans son livre, « The Good Soldiers ».

En réponse à ces critiques, Assange a dit à Al Jazeera qu’il avait pris la décision de donner ce titre-là à son film à partir du moment où les pilotes de l’hélicoptère Apache avait tiré sur la camionnette et les gens qui s’étaient arrêtés pour aider les blessés. Il a dit :

« C’est la raison pour laquelle nous l’avons appelé “Meurtre collatéral”. Dans le premier exemple, il s’agit peut-être d’une dérive ou d’incompétence collatérale, lorsqu’ils s’en prennent au rassemblement initial. C’était de l’imprudence à la limite du meurtre, mais nous ne pouvions pas affirmer avec certitude que c’était un meurtre. Mais pour cet événement particulier-là, il s’agit clairement un meurtre. »

Les médias qui se sont depuis retournés contre Assange, faisaient à l’époque son éloge tout comme celui de WikiLeaks.

Le jour de la sortie de la vidéo, The Guardian, qui a récemment participé à une campagne anti-Assange, s’était empressé d’écrire un article faisant référence aux problèmes que la vidéo posait aux autorités militaires : « La sortie de la vidéo de Bagdad intervient également peu de temps après que l’armée américaine ait admis que ses forces spéciales avaient tenté de dissimuler les meurtres de trois femmes afghanes lors d’un raid en février en extrayant les balles de leur corps ».

Deux jours après la publication de « Meurtre collatéral », The Guardian, alors sous la direction du rédacteur en chef Alan Rusbridger, a publié un article d’opinion affirmant que les images étaient « annoncées par certains comme la révélation la plus importante depuis Abu Ghraib, et remettant en question non seulement l’efficacité des règles militaires américaines, mais également l’intégrité des médias grand public qui couvrent des incidents similaires ».

Douze heures après la diffusion de la vidéo, James Fallows, de The Atlantic, a parlé au sujet de « Meurtre collatéral » du « document le plus dommageable sur les abus depuis les photos de torture de la prison d’Abu Ghraib. »

« La vidéo sur le “Meurtre collatéral” est l’un des éléments les plus connus et les plus largement reconnus du projet en cours WikiLeaks », a écrit Christian Christensen, professeur de journalisme à l’Université de Stockholm en 2014. « Ces images précises sont, à bien des égards, l’illustration même de la cristallisation des horreurs de la guerre. »

Quelques jours après la publication de la vidéo, Haifa Zangana, romancière et ancienne prisonnière sous le régime de Saddam Hussein, a écrit un éditorial pour The Guardian, disant que sa famille vivait dans la région où les événements avaient eu lieu, un lieu qu’elle a décrit comme ayant été autrefois « sans danger pour les enfants jouant dehors ».
Zangana a poursuivi :

« Les témoins de la tuerie ont relaté les détails déchirants en 2007, mais ils ont dû attendre qu’un lanceur d’alerte occidental rende publique une vidéo avant que quiconque les écoute. En regardant la vidéo, ma première impression a été, je ne ressens rien. Mais cette complète torpeur se transforme progressivement en une colère désormais familière. J’écoute les voix trépidantes de la mort qui vient du ciel, celles qui jouissent de la poursuite et du meurtre. Je murmure : se prennent-ils pour Dieu ? »

Elizabeth Vos est journaliste indépendante et collabore régulièrement à Consortium News. Elle co-anime vigile en ligne #Unity4J. [communauté en soutien à Julian Assange NdT]

Source : Consortium News, Elizabeth Vos, 23-04-2019


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Un jugement fédéral américain favorable aux lanceurs d’alerte

Posté par onsbouge le 5 août 2019

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Paru sur    CAPJPO EuroPalestine

Un juge fédéral aux Etats-Unis vient d’estimer que Wikileaks avait parfaitement le droit de publier les emails du Democratic National Congress (DNC), ce qui va rendre difficile l’extradition de Julian Assange, fondateur de Wikileaks, ainsi que la poursuite de l’emprisonnement de la lanceuse d’alertes, Chelsea Manning.

Un jugement fédéral américain favorable aux lanceurs d’alerte dans - DROITS

Le 30 juillet dernier, un juge fédéral a conclu qu’ « une personne a le droit de publier des documents volés, d’intérêt public, à partir du moment où il n’a pas participé au vol de ces documents mais les a obtenus d’une source », indique
Information Clearing House.

« Si WikiLeaks devait être poursuivi pour la publication de documents concernant les stratégies de vote et de financement du DNC, uniquement parce que le DNC les considère comme « secrets », il faudrait en faire autant pour n’importe quel autre journal ou media », a indiqué le juge.

« Le premier amendement de la constitution américaine, a-t-il rappelé, empêche toute interdiction de ce type, de la même manière qu’il écarte toute notion de délit quand des médias publient des documents d’intérêt public, en dépit des biais dans la manière dont ces documents ont été obtenus, à partir du moment où celui qui les publie n’a pas commis de délit pour obtenir ces documents en premier lieu ».

« Il n’y a rien de criminel à « accueillir » des documents volés », a conclu le juge, ce qui représente « une importante victoire de la liberté d’expression », selon Jen Robinson, un des avocats de Julian Assange.

- Jugement intégral ici : https://t.co/SZmyLd1Z83

(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)
Source : Information Clearing House

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Se libérer de l’idéologie dominante en particulier à propos des enjeux internationaux : UN DEVOIR MILITANT !

Posté par onsbouge le 5 août 2019

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Paru sur    FRONT SYNDICAL DE CLASSE

Se libérer de l’idéologie dominante en particulier à propos des enjeux internationaux : UN DEVOIR MILITANT !

Publié le 5 août 2019 par FSC

 

Se libérer de l'idéologie dominante en particulier à propos des enjeux internationaux : UN DEVOIR MILITANT ! dans - ECLAIRAGE - REFLEXION ob_3e3501_chine-drapeau

Pourquoi l’Occident est déterminé à ignorer
le succès de la Chine

Par André Vltchek

Avant, c’était comique, mais soudain, ça ne l’est plus. Dans le passé, la haine aveugle à l’égard de la Chine pouvait être attribuée à l’ignorance, ou du moins à l’endoctrinement de la propagande occidentale et des médias de masse.

Mais maintenant ? L’énorme bond en avant de la Chine, ses politiques sociales excellentes et humaines, sa recherche scientifique déterminée et orientée vers l’homme, ainsi que sa marche vers une soi-disant « civilisation écologique » sont bien documentées, au point que si quelqu’un veut vraiment savoir, il a de nombreuses occasions d’apprendre la vérité.

Mais il semble que très peu veulent apprendre. Du moins, très peu en Occident.

La Chine est perçue négativement dans presque tous les pays occidentaux et leurs satellites. Alors que les enquêtes menées dans des endroits comme l’Afrique, où la Chine interagit intensivement avec la population, l’aidant à briser les chaînes de dépendance à l’égard de ses maîtres néocolonialistes d’Europe et d’Amérique du Nord, indiquent clairement qu’elle est admirée et appréciée.

L’année dernière (2018), une enquête menée par l’influent Pew Research Center ( » Five Charts on Global Views of China « ) a établi que la Chine est généralement perçue positivement dans les pays non occidentaux : 67% au Kenya, où la Chine est impliquée dans d’importants projets d’infrastructures et projets sociaux, 61% dans la nation africaine la plus peuplée – le Nigeria, 70% dans le pays arabe de Tunisie, 53% aux Philippines, malgré le fait que l’Occident y alimente un conflit sur les îles de la mer de Chine du Sud, et 65% en Russie, qui est maintenant le premier allié chinois.

Au Royaume-Uni, 49% des citoyens voient la Chine d’un bon œil, 48% en Australie, mais seulement 39% en Allemagne et 38% aux Etats-Unis.

Mais ce qui est vraiment choquant, c’est l’attitude de l’Occident à l’égard de la direction du président chinois – Xi Jinping – un penseur déterminé qui conduit la Chine vers un véritable socialisme avec des caractéristiques chinoises, qui élimine presque l’extrême pauvreté (en 2020, il ne devrait plus y avoir de poches de misère sur le territoire chinois) et qui fait passer la culture, une qualité de vie élevée, l’environnement et le bien-être général de la population chinoise avant des indicateurs économiques.

La Pologne conservatrice et anticommuniste est en tête du peloton : seuls 9% des Polonais « ont confiance » dans le leadership du Président Xi, 11% des Grecs, 14% des Italiens et 15% des Espagnols. Cela en dit long sur l’Europe, puisque même au Canada, ce chiffre est de 42 %, et aux États-Unis, de 39 %.

Est-ce vraiment de l’ignorance ?

Lorsqu’on m’interroge dans divers médias chinois, on me pose souvent la même question : « Pourquoi sommes-nous constamment critiqués en Occident, alors que nous essayons de respecter les règles et de faire de notre mieux pour améliorer la planète ? »

La réponse est évidente : « C’est précisément pour cette raison. »

Il y a une vingtaine d’années, la Chine et son projet socialiste étaient encore au stade de l’ » inachevé « . Il y avait de grandes différences de niveau de vie entre les zones urbaines de l’Est et les zones rurales. Les transports étaient inadéquats. La pollution dans les villes industrielles était très, très mauvaise. Des dizaines de millions de personnes tentaient d’émigrer des campagnes vers les villes, à la recherche d’emplois et d’une vie meilleure, mettant à rude épreuve le système social du pays.

Ceux qui n’aimaient pas la Chine avaient beaucoup de » munitions » lorsqu’ils la critiquaient à l’époque. Le pays allait de l’avant, mais la tâche de le rendre prospère, propre et sain semblait être celle de Sisyphe.

Ce qui a suivi a été un miracle absolu, sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Seule l’Union soviétique avant la Seconde Guerre mondiale a enregistré une croissance et une amélioration du niveau de vie de sa population supérieures à celles de la Chine au cours des deux dernières décennies.

Tout a changé en Chine. Ses villes sont devenues propres, vertes, écologiques, pleines de parcs publics, d’appareils d’exercice pour adultes et enfants. Les centres urbains regorgent aujourd’hui d’un réseau de transport en commun de première classe (tous écologiques), avec des musées impressionnants, des salles de concert, d’excellentes universités et des centres médicaux. Des trains à très grande vitesse subventionnés relient toutes les grandes villes du pays. Dans la Chine communiste, tout est planifié par le gouvernement et par le Parti communiste, et le secteur privé est là pour servir la nation, et non le contraire. Cela fonctionne. Il fonctionne remarquablement bien. Les citoyens ont beaucoup plus leur mot à dire sur la façon dont leur pays est gouverné que ceux de l’Ouest.

Les villes sont propres, efficaces, construites pour les gens. Pas de mendiants et pas de bidonvilles. Pas de misère. Les choses vont de mieux en mieux.

Les étrangers qui viennent en Chine pour la première fois sont choqués : La Chine semble beaucoup plus riche que les États-Unis ou le Royaume-Uni. Ses rues, ses aéroports, ses métros, ses trains à grande vitesse, ses théâtres, ses trottoirs, ses parcs, font facilement honte à ceux de New York ou de Paris.

Mais, il n’est pas riche. Loin de là ! Le PIB par habitant de la Chine est encore relativement faible, mais c’est précisément ce qui rend le » socialisme aux caractéristiques chinoises » si impressionnant et supérieur au capitalisme occidental alimenté par l’impérialisme. La Chine n’a pas besoin d’avoir un revenu moyen d’environ 50 000 $ et plus par habitant pour prospérer, pour donner à sa population une vie toujours plus belle, pour protéger l’environnement et pour promouvoir une grande culture.

Se pourrait-il que ce soit précisément la raison pour laquelle l’Occident tremble de peur ?

L’Occident, où la croissance économique est tout, où les gens vivent dans la peur constante, au lieu d’un espoir optimiste pour l’avenir. L’Occident, où des billions de dollars et d’euros sont gaspillés chaque année, pour que les élites puissent vivre dans un luxe absurde et présider à une surproduction et une accumulation inutile et irrationnelle d’armes qui ne procurent à la majorité aucun bien-être.

La Chine et sa planification centrale offrent un système bien meilleur et logique, pour ses citoyens et pour le monde.

La plus grande partie de sa science est axée sur l’amélioration de la vie sur cette planète, et non sur le profit à froid.

L’idée du président Xi – le BRI [Ndt : Belt and Road Initiative, selon l’acronyme anglais] – est conçue pour sortir des milliards de personnes de la pauvreté dans le monde et pour connecter le monde, au lieu de le fragmenter.

Alors pourquoi le président Xi n’est-il pas si apprécié en Europe ?

Se pourrait-il que ce soit précisément à cause du gigantesque succès de la Chine ?

Revenons au point précédent : il y a 20 ans, la Chine avait d’énormes problèmes sociaux et environnementaux. Les Occidentaux qui n’aimaient pas le Parti communiste, quel qu’il soit, venaient pointer du doigt les choses : « Vous voyez, Shanghai et Shenzhen sont maintenant prospères, mais regardez les autres villes de la côte : voyez le contraste ? »

Puis les villes de la côte ont toutes commencé à s’améliorer, plantant des parcs, des universités, des métros, de belles rues.

Les critiques de l’Occident se sont poursuivies : « Maintenant, quittez la côte, allez vers l’ouest, et vous verrez à quel point la Chine est inégale ! »

Finalement, l’ouest de la Chine s’est tellement amélioré qu’il n’y avait pratiquement aucune différence entre la qualité de vie dans les villes et sur la côte.

« C’est tellement cynique », a continué la diatribe : « La différence entre les villes et la campagne est si grande que les paysans sont forcés d’abandonner leurs villages et de chercher du travail dans les grandes villes. »

Sous la direction du président Xi, l’ensemble du paysage a fait l’objet d’une vaste refonte. Les transports, les services médicaux, les établissements d’enseignement et les possibilités d’emploi se sont tellement améliorés qu’en 2018, pour la première fois dans l’histoire moderne, les gens ont commencé à émigrer des villes vers les campagnes.

Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Quelle est la prochaine étape ? « Droits de l’homme ? » Il n’y a plus grand-chose à jeter, si on voit avec les yeux ouverts.

Mais plus la Chine s’améliore, plus elle se soucie de son peuple, ainsi que de tous les peuples du monde, plus elle est attaquée.

Pas un seul « Waouh ! » du régime occidental et de ses médias grand public. Pas un seul « La Chine est aujourd’hui leader mondial en écologie, en politiques sociales, en sciences et dans pratiquement tous les domaines publics. »

Pourquoi ?

La réponse est évidente et malheureusement déprimante : C’est parce que l’Occident ne veut pas que la Chine et son président réussissent. Ou s’ils réussissent, il faut étouffer l’affaire. Les deux systèmes sont si différents que si celui de la Chine est correct, celui de l’Occident est faux.

Et l’Occident ne cherche pas un concept qui soit bon pour le monde. Elle veut seulement que son propre concept survive et domine la planète. Point à la ligne.

C’est pourquoi la Chine est si populaire dans les pays qui veulent sauver leur peuple de la misère et construire de nouvelles et meilleures sociétés. C’est pourquoi la Chine est salie et détestée, voire détestée, en Occident et dans une poignée de pays en dehors de l’Occident, où les Occidentaux et leurs descendants dirigent et contrôlent à la fois les médias de masse (comme en Argentine).

Sur une note positive, malgré la propagande déterminée et vicieuse diffusée par les médias occidentaux, beaucoup plus de gens font confiance au président Xi qu’au président américain Donald Trump, qui n’inspire que 27% des gens dans le monde.

Voir en ligne : sur le blog de Bernard Tornare
Traduction Bernard Tornare
Source en anglais

André Vltchek est un analyste politique américain, journaliste et cinéaste né en URSS. Il est est né à Saint-Pétersbourg mais est devenue plus tard un citoyen américain naturalisé. Il a vécu aux Etats-Unis, au Chili, au Pérou, au Mexique, au Vietnam, à Samoa et en Indonésie.


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JULIAN ASSANGE : une cour fédérale américaine anéantit les accusations mensongères contre lui … ET « nos » médias se taisent !

Posté par onsbouge le 3 août 2019

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JULIAN ASSANGE : une cour fédérale américaine anéantit les accusations mensongères contre lui … ET « nos » médias se taisent !

Publié le 3 août 2019 par FSC

REPRIS de : https://histoireetsociete.wordpress.com/2019/08/03/les-medias-se-taisent-sur-le-rejet-de-la-plainte-deposee-par-le-dnc-contre-julian-assange/

JULIAN ASSANGE : une cour fédérale américaine anéantit les accusations mensongères contre lui ... ET

illustration la manifestation devant le consulat de grande Bretagne à Marseille de la part de quelques militants qui refusent l’injustice… Oui il en existe… et de plus en plus…

Par Oscar Grenfell
3 août 2019

Mardi dernier, une décision d’une cour fédérale qui rejette une action civile du Comité national démocrate (DNC) contre Julian Assange, «avec préjudice» c’est-à-dire en mettant fin à toute action fondée sur le même argument. Cette décision est une réfutation dévastatrice de la campagne menée par l’élite dirigeante américaine pour détruire le fondateur de WikiLeaks. La théorie du complot «Russiagate» véhiculée par le Parti démocratique, les médias institutionnels et les services secrets durant les trois années précédentes a reçu un coup dur.

La décision, rendue par le juge John Koeltl, du tribunal du district du sud de New York, a rejeté les calomnies selon lesquelles Assange aurait «été en collusion» avec la Russie. Il a confirmé son statut de journaliste et d’éditeur et a rejeté les allégations selon lesquelles la publication par WikiLeaks, en 2016, de courriels du DNC ayant fait l’objet d’une fuite serait «illégale».

En dépit de l’importance de la décision et de sa valeur médiatique évidente, elle a fait l’objet d’un silence quasi total de la part de l’ensemble des médias aux États-Unis et à l’étranger.

Le silence universel sur la décision de la cour ne peut être décrit que comme une conspiration politique coordonnée. Tous les médias ont occulté cette information, du New York Times (qui a enterré un article de six paragraphes sur la décision en page 25) et du Washington Post, aux médias «alternatifs» comme le site Internet Intercept, et jusqu’aux journaux télévisés du soir et aux publications de la pseudo-gauche.

Le but de cette conspiration est de supprimer toute discussion sur l’exposition par la cour des calomnies utilisées pour diffamer et isoler Assange. Ainsi, ils peuvent continuer les poursuites internationales sans précédent dont il fait l’objet en raison de l’exposition par WikiLeaks des crimes de guerre, des opérations de surveillance et des complots diplomatiques américains.

Le New York Times, le Washington Post et d’autres organes d’information bourgeois ont impitoyablement sali Assange comme un «agent russe». Ils l’ont décrit comme le pivot d’une conspiration inventée à Moscou pour priver Hillary Clinton, candidate du Parti démocrate, de la présidence aux élections américaines de 2016.

Maintenant que leurs affirmations ont été évaluées par un juge, qui a montré qu’elles ne sont qu’un tissu de mensonges, ils ont adopté le silence radio. Il ne fait aucun doute que si la décision du tribunal avait été en faveur de la DNC, les médias l’auraient accueillie en la criant sur les toits.

Leur réaction montre que ces publications font de la propagande d’État et participent activement à la campagne du Parti démocrate, de l’Administration Trump et de toute l’élite dirigeante pour condamner Assange pour le reste de sa vie à une prison américaine pour le «crime» de publier la vérité.

Les rédacteurs en chef et les journalistes du premier plan de ces médias, comme James Bennett, rédacteur en chef de la page éditoriale du New York Times, sont en contact constant avec la CIA et les autres agences de renseignement. Dans les coulisses, ils élaborent une ligne éditoriale qui fera avancer les intérêts des banques de Wall Street et de l’appareil de renseignement militaire. En même temps, ils décident quelles nouvelles et informations ils cacheront à la population américaine et mondiale.

Les efforts déployés par les principaux organes d’information pour enterrer la décision constituent un exemple clair du genre de manipulation des médias qui a conduit des millions de personnes à chercher d’autres sources d’information sur Internet, dont WikiLeaks est un exemple.

La décision du juge Koeltl a mis en évidence la logique antidémocratique et dictatoriale des poursuites du DNC contre Assange. Koeltl a prévenu: «Si WikiLeaks pouvait être tenu responsable de la publication de documents concernant les stratégies politiques, financières et d’engagement des électeurs du DNC simplement parce que le DNC les qualifie de « secrets » et de secrets commerciaux, alors tout journal ou autre média pourrait être mis en cause ainsi». Cela, a-t-il déclaré, «annulerait la protection du Premier Amendement» à la liberté de la presse prévue par la Constitution américaine.

La conclusion de Koeltl était une justification absolue des publications d’Assange et de WikiLeaks en 2016. Ces documents exposent les tentatives du DNC de truquer les primaires du Parti démocrate contre Bernie Sanders, qui se définit comme «socialiste démocrate», et en faveur de Hillary Clinton.

Le juge a estimé que ces publications, ainsi que la publication des discours secrets de Clinton devant les banques de Wall Street – lors desquels elle s’engageait à être leur représentante achetée et payée – étaient «des questions du plus haut intérêt pour le public». Ils ont «permis à l’électorat américain de regarder derrière les rideaux de l’un des deux principaux partis politiques des États-Unis pendant une élection présidentielle».

De plus, Koeltl a conclu qu’il n’existait aucune preuve pour justifier l’affirmation du DNC selon laquelle WikiLeaks s’était entendu avec l’État russe pour obtenir les documents. Assange et WikiLeaks ont toujours soutenu que le régime Poutine ne leur avait pas fourni les documents.

Le jugement a démontré l’illégalité flagrante de la vendetta américaine contre Assange. La calomnie selon laquelle il agirait comme «agent russe» pour «interférer» dans la politique américaine a été utilisée par le gouvernement américain et ses agences de renseignement pour faire pression sur le régime équatorien afin qu’il coupe l’accès Internet d’Assange en 2016, et de nouveau en 2018. Il a servi de prétexte central à la fin illégale en avril de son asile politique dans le bâtiment de l’ambassade.

Ce jugement montre également de manière implicite l’illégalité des tentatives de l’Administration Trump, avec le soutien total des Démocrates, d’extrader Assange de Grande-Bretagne. Son arrivé sur le sol américain permettrait qu’il soit poursuivi pour 18 chefs d’accusation américains, dont 17 d’espionnage, avec une peine maximale de 175 ans d’emprisonnement.

Le gouvernement Trump et le ministère de la justice prétendent qu’il était illégal pour WikiLeaks et Assange de publier des journaux de guerre de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan, des centaines de milliers de communications diplomatiques et autres documents dévoilant les crimes de guerre et intrigues américains, fournis par Chelsea Manning, la courageuse lanceuse d’alerte.

La décision de Koeltl, cependant, a réaffirmé le principe démocratique fondamental selon lequel WikiLeaks avait le droit de publier les documents de la DNC de 2016, même dans l’hypothèse où ils auraient été obtenus illégalement par le gouvernement russe, ou toute autre entité.

L’implication limpide est que même si la décision de Manning de divulguer des documents militaires et diplomatiques américains était une violation de la loi, la publication par WikiLeaks de ces documents ne l’était pas. La publication des fuites de 2010 et de 2016 était une activité journalistique protégée par la Constitution.

En outre, Koeltl a sapé les affirmations de l’Administration Trump, des Démocrates et des médias selon lesquelles Assange serait un «hacker» qui ne mérite pas les protections du Premier Amendement.

Le juge a qualifié à plusieurs reprises Assange de «journaliste» et WikiLeaks d’«éditeur».

En d’autres termes, la tentative d’extrader Assange vers les États-Unis et de le poursuivre en justice constitue une attaque frontale contre la Constitution américaine et la liberté de la presse. Au mépris du droit national et international, cette tentative ne peut se caractériser que comme une opération de transfert extrajudiciaire (extraordinary rendition), similaire aux enlèvements et aux opérations de torture menées depuis des décennies par la CIA.

La réaction hostile à la décision de Koeltl de la part de l’ensemble de l’establishment politique et médiatique, aux États-Unis et sur la scène internationale, démontre que cette conspiration ne sera pas vaincue par des appels plaintifs aux gouvernements, aux partis politiques et aux entreprises de médias qui ont mené l’attaque contre les droits d’Assange.

Tous se servent de la persécution d’Assange comme d’un test pour imposer des mesures de plus en plus autoritaires. Ils visent à réprimer l’hostilité croissante de la population envers la guerre, les inégalités sociales et les atteintes aux droits démocratiques.

Il faut le développement d’un mouvement de masse par le bas, pour mobiliser l’immense pouvoir social et politique de la classe ouvrière au niveau international. C’est ainsi, que l’on peut garantir la liberté d’Assange et défendre tous les droits démocratiques.

Pour faire avancer cette lutte critique, le WSWS et le Comité international de la Quatrième Internationale ont appelé le mois dernier à la formation d’un Comité mondial de défense pour libérer Assange et la courageuse dénonciatrice Chelsea Manning. Tous les travailleurs, les jeunes et les partisans des droits démocratiques devraient contacter le WSWS dès aujourd’hui pour reprendre la lutte pour libérer Assange et Manning!

(Article paru d’abord en anglais le 2 août 2019)


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Hong Kong: Nouvel épicentre de la campagne de diffamation de l’Empire contre la Chine ?

Posté par onsbouge le 3 août 2019

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Hong Kong: Nouvel épicentre de la campagne de diffamation de l’Empire contre la Chine ?

Publié le 3 août 2019 par FSC

Lorsque « nos » médias se lancent dans une campagne contre un « ennemi diabolique » le premier réflexe d’autodéfense intellectuel c’est le doute … et la recherche d’informations autres hors contrôle des médias dominants.

En remarquant en passant que « nos » organes de presse si prompts à fustiger toute violence de rue ICI ne cessent de la couvrir et de l’encourager AILLEURS;

Par exemple Oh HASARD … en Russie et en Chine !

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REPRIS de : https://histoireetsociete.wordpress.com/2019/08/03/hong-kong-nouvel-epicentre-de-la-campagne-de-diffamation-de-lempire-contre-la-chine/

Hong Kong: Nouvel épicentre de la campagne de diffamation de l’Empire contre la Chine ? dans - ECLAIRAGE - REFLEXION ob_0e79f2_hong

Publié le 3 août 2019

Par Thomas Hon Wing Polin pour Counterpunch le 10 juillet 2019

1er juillet 2019: Des manifestants hostiles au gouvernement pro-Pékin ont envahi l’hémicycle du Parlement de Hong Kong et y ont déployé le drapeau colonial britannique après avoir forcé l’entrée du bâtiment.
1er juillet 2019: Des manifestants hostiles au gouvernement pro-Pékin ont envahi l’hémicycle du Parlement de Hong Kong et y ont déployé le drapeau colonial britannique après avoir forcé l’entrée du bâtiment.

Alors que l’Empire (anglo-américain) intensifie sa guerre tout azimut contre les Chinois, sa dernière cible se trouve être la première région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong, Chine. La dernière vague d’attaques dans les médias le confirme.

Un élément essentiel à une attaque impériale contre une victime désignée est l’organisation d’une campagne continue de diabolisation par le biais des médias grand public avec le support et en association avec les médias locaux. Une telle campagne est en cours à Hong Kong depuis le retour de l’ancienne colonie britannique dans sa mère-patrie en 1997. Pékin a usé de ménagements dans ses relations avec la RAS, mais son attitude a été systématiquement qualifiée comme une volonté de suppression des libertés de la part des diaboliques communistes chinois. Avec un enthousiasme incroyable, les nombreux hongkongais qui haïssent Pékin ont coopéré pour étayer et amplifier cette fiction trompeuse.

Ces attaques concentrées des médias sur Hong Kong font partie d’une guerre de propagande à grande échelle contre la Chine lancée par l’Empire de la démocratie, ses alliés et ses agents. La campagne utilise les troubles actuels à Hong Kong pour dénigrer davantage la Chine. La réalité est que, sous la Chine, Hong Kong est plus libre qu’elle ne l’a jamais été pendant 165 ans de gouvernement colonial britannique, contrairement aux affirmations continues de la propagande sinophobe de l’Occident. Et au cours de la récente tourmente – créée par l’alliance impitoyable entre les ennemis de Pékin et leurs commanditaires occidentaux – Pékin s’est tenu totalement à l’écart, au grand dam des patriotes chinois dans la RAS.

Bien entendu, cela n’a pas empêché l’Empire de hurler plus fort que jamais à la «répression sanglante» contre Hong Kong. Que ce soit à des fins politiques ou par simple ignorance, les médias ont toujours qualifié les faits de la façon suivante : l’ogre vert à trois yeux de Pékin continue de resserrer son emprise sur le petit Hong Kong courageux et épris de liberté!
Face à une telle fiction cynique et fausse, il est important de considérer les points suivants:

* Si Pékin avait resserré son emprise sur Hong Kong, comment des centaines de milliers de personnes (des «millions» suivant les estimations rocambolesques des organisateurs pro-démocratie) auraient-elles pu descendre dans la rue contre le projet de loi sur l’extradition soutenu par Beijing?

* Si Pékin avait resserré son emprise sur Hong Kong, comment des foules d’émeutiers auraient-elles pu infliger des violences à la police et s’en sortir indemnes, et même être acclamées comme d’héroïques «manifestants pacifiques» qui ne peuvent être accusées d’aucune infraction criminelle?

* Si Pékin avait resserré son emprise sur Hong Kong, comment les foules seraient-elles en mesure de faire reculer le gouvernement local sur sa propre législation et les supplier à plusieurs reprises de lui accorder un minimum de répit?

* Si Pékin avait resserré son emprise sur Hong Kong, comment la CIA et ses organes associés auraient-ils pu si facilement financer leurs alliés locaux au sein de la subversion, les «démocrates», et gérer en toute transparence la logistique de leurs soulèvements anti-gouvernement?

* Si Pékin avait resserré son emprise sur Hong Kong, pourquoi les écoliers de Hong Kong, dès le primaire, sont-ils systématiquement endoctrinés par des enseignants «pro-démocratie» sur l’effroyable situation de leur propre nation et sur la merveilleuse diversité des valeurs et des méthodes occidentales?

* Si Pékin avait resserré son emprise sur Hong Kong, comment les tribunaux locaux pourraient-ils prononcer régulièrement les peines les plus légères pour les crimes contre le gouvernement – un encouragement indirect à récidiver?

* Si Pékin avait resserré son emprise sur Hong Kong, comment les médias locaux auraient-ils pu décrire les dernières protestations contre le projet de loi sur l’extradition comme une lutte héroïque pour la Liberté, la Démocratie et les Droits de l’homme – alors qu’il s’agit d’un soulèvement soigneusement orchestré par les détracteurs du Parti communiste, avec leurs alliés de l’Empire anglo-américain, afin de renforcer la guerre multidimensionnelle de ce dernier contre la Chine?

* En bref, si Pékin avait resserré son emprise sur Hong Kong, pourquoi les rues principales de la ville s’appelleraient-elles encore Queen’s Road, King’s Road et Nathan Road, et son parc le plus populaire, Victoria Park?

On pourrait en conclure que la peur et la haine de la Chine ont véritablement altéré les cerveaux des directeurs des médias en Occident – ainsi que ceux de trop de gens à Hong Kong.

La vérité, en fait, est à l’inverse de ce qu’ils disent. Depuis la réunification de 1997, le contrôle de Pékin sur Hong Kong est très léger … trop léger. Ce qui est lourd, en revanche, c’est l’emprise de l’Empire anglo-américain et de ses agents locaux bien implantés. Et c’est la principale raison de la plupart, sinon de la très grande partie, des problèmes de Hong Kong.


Publié par   FRONT SYNDICAL DE CLASSE
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