Sept journalistes emprisonnés par l’Autorité Palestinienne en grève de la faim

Posté par onsbouge le 17 août 2017

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CAPJPO – EuroPalestine

Sept journalistes palestiniens emprisonnés par l’Autorité Palestinienne viennent d’entamer une grève de la faim pour dénoncer la loi sur les « Cyber crimes », adoptée le mois dernier par Mahmoud Abbas.

Sept journalistes emprisonnés par l’Autorité Palestinienne en grève de la faim dans - DROIT journalistes_en_palestine-37208

Mamduh Hamamra et Ahmad Halayqa, correspondants d’ Al-Quds News, Tariq Abu Zeid, correspondant d’Al-Aqsa TV, Amer Abu Arafa, journaliste pour Shehab News Agency, ainsi que les reporters Islam Salim, Thaer al-Fakhouri et Qutaiba Qassem ont commencé leur grève de la faim jeudi, pour protester contre leur détention.

Ils travaillent pour des medias faisant partie des 30 sites internet qui ont été bloqués par l’Autorité Palestinienne en juin dernier, et qui auraient des liens avec le Hamas.

Mais Mahmoud Abbas a franchiun pas supplémentaire en matière de censure, en juillet dernier, en décrétant une loi sur les « Cyber crimes », qui prévoit des peines d’au moins un an de prison et 1400 euros d’amende pour ceux qui « créeraient ou participeraient à la gestion d’un site susceptible de mettre en danger l’intégrité de l’Etat palestinien (sic !), de l’ordre public ou de la sécurité interne ou externe de l’Etat (re-sic !!).

Mêmes punitions pour « ceux qui propageraient ce type d’informations en les publiant sur leur compte facebook ou par le biais de moyens audiovisuels », selon cette nouvelle loi.

Le syndicat des journalistes palestinien s’est élevé contre cette atteinte sans précédent à la liberté de la presse par des dirigeants palestiniens, en dénonçant le caractère on ne peut plus « vague » de ces motifs d’arrestation.

« Sous prétexte de divisions entre partis, l’Autorité palestinienne (AP) cherche à baîllonner toute critique de sa « coordination sécuritaire » avec Israël, ont déclaré les organisations palestiniennes de défense des droits de l’Homme.

L’AP aurait fait savoir que ces journalistes ont été arrêtés pour faire pression sur le Hamas, afin qu’il relâche Fouad Jaradeh, journaliste pour la chaîne de TV officielle de l’AP, qui serait détenu à Gaza depuis 2 mois.

« Toujours est-il que le nouveau décret pris par le président de l’AP est une violation de la liberté de la presse, qui permet d’emprisonner n’importe quel opposant à la politique de l’AP », a déclaré le responsable du syndicat des journalistes palestinien, qui souligne le caractère dictatorial de cette nouvelle loi, « décrétée sans aucune consultation d’élus ou de juges ».

L’association de défense des droits de l’Homme, Al-Haq, a également fait observer que cette loi sur les « cyber crimes » viole le droit international et notamment l’article 19 de la Convention Internationale sur les droits civiques et politiques (ICCPR).

(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

Source : Maan News Agency

CAPJPO-EuroPalestine


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Roger Waters : « Rien à attendre des grands médias ! »

Posté par onsbouge le 17 août 2017

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CAPJPO – EuroPalestine

Ci-dessous une courte interview de Roger Waters, sous-titrée en Français, dans laquelle le musicien, dont les positions en faveur du boycott d’Israel sont connues, explique que les médias ne sont pas là pour rapporter des faits, mais pour bourrer les crânes avec une propagande mensongère, et qu’il n’y a donc aucune illusion à se faire sur leur compte.

CAPJPO-EuroPalestine


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La « seule démocratie au Proche-Orient » tourne à la dictature

Posté par onsbouge le 16 août 2017

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Arrêt sur Info

La « seule démocratie au Proche-Orient » tourne à la dictature

Par Gideon Levy — 16 août 2017
Censure Crises Décryptage Dissidence Droit international Hégémonie Israël Liberté d’expression Palestine

L’agression contre les médias en Israël est un symptôme d’une maladie beaucoup plus grave qui atteint ses institutions.

Le ministre israélien de la communication, Ayoub Kara, m’a fait honte. Il m’a fait honte en tant qu’Israélien, journaliste et être humain épris de liberté. Ayoub Kara veut mettre Israël sur les rangs de l’Arabie Saoudite, de l’Égypte, de Bahreïn et des Émirats, en déclarant la guerre à Al Jazeera.

Le ministre Kara est perçu en Israël comme une sinistre plaisanterie. Il a été nommé à ses fonctions juste au moment où le Premier ministre Benjamin Netanyahu devait rendre des comptes à la justice. Kara est devenu la marionnette de Netanyahu au ministère de la communication. Tout cela ne rend pas sa décision de déclarer la guerre à Al Jazeera moins importante ou moins significative. Au contraire, le ministre Kara essaie non seulement de coller aux initiatives politiques de son maître, mais aussi au sentiment dominant en Israël selon quoi toute voix critique en Israël et à l’étranger devrait être combattue.

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Des journalistes palestiniens en grève de la faim pour protester contre leur arrestation par l’Autorité palestinienne (vidéo)

Posté par onsbouge le 16 août 2017

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ISM-France

Cisjordanie occupée – 15 août 2017

Des journalistes palestiniens en grève de la faim pour protester contre leur arrestation par l’Autorité palestinienne (vidéo)

Par Jaclynn Ashly

Alors que les critiques locales et internationales continuent de s’élever contre les mesures prises par l’Autorité palestinienne (AP) basée à Ramallah pour resserrer l’étau sur la liberté d’expression en Cisjordanie occupée, sept journalistes palestiniens emprisonnés par l’AP ont commencé une grève de la faim après avoir été arrêtés en vertu de la loi controversée sur la cybercriminalité approuvée par le président palestinien Mahmoud Abbas le mois dernier.

Des journalistes palestiniens en grève de la faim pour protester contre leur arrestation par l’Autorité palestinienne (vidéo)

Les journalistes palestiniens Mamduh Hamamra, correspondant d’Al-Quds News, Tariq Abu Zeid, correspondant d’Al-Aqsa TV et le journaliste indépendant Qutaiba Qassem se sont déclarés en grève de la faim aussitôt après que leurs détentions ont été prolongées de 15 jours jeudi dernier, selon un communiqué publié par Omar Nazzal, membre du syndicat des journalistes palestiniens et ancien prisonnier d’Israël.

Issam Abdin, avocat et chef du service plaidoyer à l’ONG palestinienne al-Haq, a confirmé à Ma’an que quatre autres journalistes palestiniens : Ahmad Halayqa, correspondant de Al-Quds News, Amer Abu Arafa, correspondant de Shehab News Agency et les reporters Islam Salim et Thaer al-Fakhouri, ont déclaré être en grève de la faim jeudi pour protester contre leur détention.

Ces journalistes avaient tous été arrêtés plusieurs jours auparavant pour de prétendues violations des clauses de la nouvelle loi, selon Abdin.

Les sept journalistes auraient travaillé pour des médias qui sont parmi les 30 sites bloqués par l’AP en juin – dont tous auraient été affiliés au mouvement Hamas, le parti au pouvoir dans la Bande de Gaza assiégée qui s’est trouvé entraîné dans dix ans d’amère rivalité avec l’AP sous contrôle du Fatah, ou avec le vieux rival politique d’Abbas, Muhammad Dahlan.

Alors que la décision de bloquer les sites web en Cisjordanie a été condamnée à l’époque comme une violation sans précédent des libertés de le presse sur le territoire palestinien, Abbas a passé la répression contre les médias à la vitesse supérieure le mois dernier en adoptant la loi sur la cybercriminalité par décret présidentiel.

« Une loi draconienne »

Dans un communiqué publié jeudi, Nazzal a déclaré qu’au moins six des journalistes emprisonnés – omettant al-Fakhouri – étaient incarcérés sur des allégations de violation de l’article 20 sur la loi sur la cybercriminalité.

L’article stipule qu’un individu est passible d’au moins un an de prison ou être condamné à une amende d’au moins 1.410$ pour « création ou administration d’un site web ou une plate-forme technologique d’information qui peut attenter à l’intégrité de l’Etat palestinien ou à l’ordre public ou à la sécurité extérieure de l’Etat. »

Pendant ce temps, « toute personne qui diffuse les types d’informations mentionnées ci-dessus par quelque moyen que ce soit, y compris en les radiodiffusant ou en les publiant » est passible d’un an de prison ou d’une amende allant de 282$ à 1.410$, selon la nouvelle loi.

Abdin a dit à Ma’an que ces « clauses lâches », par lesquelles des individus peuvent être emprisonnés simplement pour avoir publié certains articles sur leurs comptes de réseaux sociaux, vont permettre l’arrestation des journalistes palestiniens et « la destruction de la liberté du travail journalistique en Palestine. »

Nadim Nashig, co-fondateur et directeur du groupe de défense numérique palestiniens et arabes 7amleh, a qualifié la loi de « terrible » et « draconienne ».

« C’est la pire loi de l’histoire de l’AP, » a dit Nashif à Ma’an. « Elle permet à l’AP d’arrêter n’importe qui selon des définitions floues. »

Nashif a noté que non seulement la loi criminalise la création, la publication et la propagation de certaines informations jugées dangereuses par l’AP, mais elle stipule également que des individus ayant contourné des blocages de l’AP sur des sites web via des serveurs proxy ou des réseaux privés virtuels (RPV) pourraient être condamnés à trois mois de prison.

Nashif a dit à Ma’an que la loi avait fait « régresser » la Cisjordanie .

Malgré l’occupation israélienne de la Cisjordanie et plus de 10 ans de scission politique avec le Hamas, « en général, on a laissé les médias et les sites web tranquilles, » a dit Nashif. « Ils ne faisaient pas partie de cette lutte politique. »

« L’AP est en train de briser les derniers espaces de liberté d’expression, » dit-il.

Des journalistes palestiniens piégés entre la division Hamas-AP

Des groupes de défense des droits n’ont pas tardé à condamner la détention des journalistes, affirmant que l’objectif de la nouvelle loi était d’extirper la contestation politique contre Abbas et l’AP – vraisemblablement sous l’égide de la coordination sécuritaire largement condamnée de l’AP avec l’Etat israélien, bien que l’AP ait affirmé à plusieurs reprises avoir mis fin à cette politique depuis juillet.

Selon le groupe de défense des droits des prisonniers Addameer, un responsable de la sécurité de l’AP avait initialement dit qu’au moins cinq des journalistes emprisonnés avaient été arrêtés pour « fuite d’informations et communication avec des parties hostiles. »

Cependant, a ajouté Addameer, le Syndicat des journalistes palestiniens a contacté les forces de sécurité palestiniennes mercredi matin et on leur a dit que les journalistes ont été arrêtés « pour faire pression sur le Hamas pour qu’il libère un autre journaliste détenu dans la bande de Gaza, » se référant à Fouad Jaradeh, correspondant pour la chaîne de TV officielle de l’AP, Palestine TV, qui est en prison à Gaza depuis plus de deux mois.

Le Hamas et l’AP ont été critiqués pour avoir mené des actions de représailles contre des individus affiliés au groupe adverse, notamment sous la forme d’arrestation et d’emprisonnement politiques.

Abdin a déclaré à Ma’an que les journalistes palestiniens ont été « plongés dans la division Hamas-Fatah », car les deux groupes ont ciblé les journalistes pour étouffer l’opposition qui pouvait nuire à leur emprise politique dans la Bande de Gaza et la Cisjordanie respectivement.

Dans un communiqué publié mercredi 9, le Centre palestinien pour le développement et la liberté d’expression MADA déclare que l’arrestation des journalistes font « partie d’une nette intensification des violations contre la liberté de la presse » en Cisjordanie et à Gaza.

Cependant la nouvelle loi et les démarches d’Abbas pour étouffer la dissidence contre l’AP ne « sont pas seulement problématiques pour les journalistes, » a dit Nashif à Ma’an. « Tout militant ou individu que l’AP considère comme un adversaire peut maintenant être arrêté sans aucune raison claire. »

L’AP a également été accusée de mener des rafles visant les Palestiniens affiliés au Hamas en Cisjordanie , tandis qu’elle a intensifié des mesures, ces derniers mois, pour faire pression sur le Hamas pour qu’il abandonne le contrôle de la bande de Gaza.

Une étude du groupe de réflexion palestinien al-Shabaka a documenté les conséquences des campagnes de sécurité de l’Autorité palestinienne « dont l’objectif était d’établir l’ordre public » mais que les habitants ont perçu comme une criminalisation de la résistance contre Israël.

« C’est illégal en vertu du droit palestinien »

Abdin a souligné que le blocage de site et la nouvelle loi sur la cybercriminalité violaient l’article 27 de la loi fondamentale palestinienne qui protège les libertés de la presse des citoyens palestiniens, y compris leur droit d’établir, d’imprimer, de publier et de distribuer toutes les formes de médias. La loi garantit également la protection des citoyens qui travaillent dans le domaine du journalisme.

L’article interdit également la censure des médias, déclarant que « aucun avertissement, suspension, confiscation ou restriction ne soit imposé aux médias, » sauf si une loi violant ces conditions a rendu une décision légale.

Abbas n’a cependant pas reçu l’autorisation du pouvoir judiciaire pour approuver ces restrictions considérables contre la presse, selon Abdin.

Depuis que le Hamas a remporté les élections législatives en 2006, le Conseil législatif palestinien ne s’est pas réuni à Ramallah, ce qui signifie que la grande majorité des lois adoptées par l’Autorité palestinienne au cours des dix dernières années ont été adoptées par Abbas, qui a prolongé indéfiniment sa présidence par décret présidentiel en 2009.

Al-Haq a souligné que la nouvelle législation contrevient au droit international, dont l’article 19 du Pacte international relatifs aux droits civiques et politiques .

Des groupes de droits, des militants et des journalistes ont exigé que l’Autorité palestinienne modifie la loi pour se conformer à la législation palestinienne préexistante, annule le blocage des sites d’information et mette fin à sa pratique consistant à arrêter régulièrement des militants, des écrivains, des journalistes et autres Palestiniens pour leurs opinions politiques.

12 Août à Ramallah : manifestation pour exiger la libération des 7 journalistes arrêtés par les services de la sécurité de l’AP

Source photo et vidéo : https://twitter.com/khaledabutoameh

Source : Maan News

Traduction : MR pour ISM


Publié par ISM-France
URL  http://www.ism-france.org/analyses/Des-journalistes-palestiniens-en-greve-de-la-faim-pour-protester-contre-leur-arrestation-par-l-Autorite-palestinienne-video–article-20385?ml=true

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La Syrie ou l’erreur stratégique de trop

Posté par onsbouge le 14 août 2017

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Russie politics

dimanche 13 août 2017

La Syrie ou l’erreur stratégique de trop

 

La Syrie ou l'erreur stratégique de trop dans - ECLAIRAGE - REFLEXION 1024557641

 
 
Alors que l’armée syrienne, appuyée par les forces aériennes russes, gagne de plus en plus de terrain et se prépare à une bataille décisive contre Daesh, la Syrie sort du champ médiatique français, pour n’être plus représentée que par quelques soubresauts idéologiques incantatoires.
 

Comme vient de le déclarer le ministre de la défense russe, S. Choïgu, depuis le début de l’intervention russe dans le conflit syrien à la demande de Bachar al-Assad en septembre 2015, Daesh a enfin reculé, ce qui n’était pas le cas lors du monopole de la coalition américaine. Ainsi, l’armée régulière contrôlait en 2015 19 000 km2, elle en contrôle aujourd’hui 74 200.
 
La dernière nouvelle est celle de la libération de el-Soukhna par l’armée syrienne, ce qui ouvre la voie pour une offensive décisive permettant de libérer la ville de Deir ez-Zor et de porter un coup terrible aux forces terroristes :

« Le 13 août 2017, suite à des actions conjointes de l’aviation russe, des troupes gouvernementales et des milices populaires dans la province est de Homs, la ville d’el Soukhna a été complètement libérée»

Pour sa part, la presse française, elle, présente les faits différemment. Pour l’instant, rien n’a été publié sur cette avancée importante conjointe de la Syrie et de la Russie, alors que la coalition américaine est toujours engluée à Raqqa, provoquant une catastrophe humanitaire sans aucune rapport avec ce qui s’est passé lors de la libération d’Alep. 
 
En revanche, Libération parle du meurtre de 7 Casques blancs en des termes laissant comprendre quel camp occupe très objectivement ce journal:

«Des inconnus ont fait irruption à l’aube dans le centre de la Défense civile à Sarmine et ouvert le feu tuant sept volontaires», a précisé cette organisation qui opère dans des régions échappant au contrôle du régime de Bachar al-Assad. (…) Candidats au prix Nobel de la paix en 2016, les Casques blancs sont sortis de l’anonymat grâce à des vidéos poignantes relayées sur les réseaux sociaux, les montrant, casques sur la tête, se ruer sur les lieux bombardés pour extraire des survivants, surtout des enfants, ensevelis dans les décombres des immeubles détruits par les bombardements du régime ou de son allié russe.

Rappelons que les Casques blancs se trouvent uniquement du côté des groupes terroristes, appelés « rebels » avec beaucoup de complaisance par les médias occidentaux, qu’ils sont à l’origine de nombreux fakes largement repris par ces mêmes médias (voir ici par exemple concernant la photo d’Omran), qu’ils sont accusés par les populations de n’agir que devant des caméras et qu’ils furent créés par un ancien du MI6 … 
 
Vu le parti-pris des médias occidentaux, suivant en cela docilement leurs gouvernements trop mouillés pour pouvoir agir autrement maintenant, les journalistes n’insistent pas sur les exactions des « gentils terroristes », ne parlent pas de l’avancée de l’armée régulière syrienne en terme positif (cette armée est quand même en première ligne dans le combat contre les terroristes), mais ils rappellent régulièrement la nécessité de condamner Assad pour crime contre l’humanité. Voici le titre de Ouest France aujourd’hui:

Syrie. Bachar al Assad devrait être jugé pour crimes de guerre

Pourtant, plus de 600 000 personnes déplacées sont rentrées en Syrie avec l’avancée de l’armée syrienne (selon les chiffres du Haut commissariat de l’ONU aux réfugiés), la CPI n’avance pas malgré les exhortations des pays occidentaux qui ont déjà déterminé les criminels, l’ONU est en panne, bref la Syrie est la plus grande erreur stratégique de l’Occident. C’est pourquoi les Etats Unis font marche arrière, ne financent plus les groupes « d’opposition » et laissent leurs satellites, comme la France, s’engluer dans leur « en même temps », ces discours-types de pays qui ne décident plus de rien et doivent seulement trouver la bonne voie à suivre au bon moment.

 

Pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la démocratie ou les droits de l’homme, les Etats Unis jouent avec le terrorisme dans le monde et utilisent la politique internationale à des fins de politique interne. Ce fut un échec en Syrie grâce à l’intervention russe, mais ça a marché en Irak – grâce à la faiblesse européenne. Et cela va peut être se reproduire au Vénézuella, dont les réserves de pétrole aiguisent l’appétit de leur grand voisin. Qui pourra aider ce petit pays? Certainement pas la communauté internationale, qui a été enterrée avec l’intervention US en Irak et ne s’en est jamais remise. 

 

 

Publié par à 16:00

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