Saccage des fruits des villageois palestiniens à Jérusalem Est.

Posté par onsbouge le 21 août 2018

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Lundi, veille de la fête musulmane de l’ Eid al-Adha, la police israélienne s’est ruée sur les fermiers qui viennent vendre leur récolte de fruits à Jérusalem et les ont détruits.

Saccage des fruits des villageois palestiniens à Jérusalem Est. dans - DISCRIMINATION - SEGREGATION - APARTHEID - RACISME - FASCISME raisin_-21139

Dans la Vieille Ville et dans la rue Salah al-Din, ils ne se sont pas contentés de chasser ces villageois, qui viennent régulièrement vendre leurs fruits, mais on détruit, leurs raisons, pommes et pêches.

un petit exemple ici :

Ventes qui permettent de faire vivre des familles entières dans plusieurs villages environnants.

Une raison de plus pour ne pas acheter les fruits qu’Israël exporte en France via MEHADRIN, et qui viennent souvent des terres palestiniennes occupées, volées.

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Uri Avnery

Posté par onsbouge le 21 août 2018

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20 août 2018

Uri Avnery

Comme les médecins le redoutaient, le vétéran israélien du mouvement anti-occupation Uri Avnery, hospitalisé depuis la semaine dernière, est décédé dans la nuit de dimanche à lundi à l’âge de 94 ans.

Uri Avnery dans - DATE A RETENIR avnery_2014-ae346

Né en 1923 en Allemagne dans une famille juive, Uri Avnery, avait émigré avec ses parents en Palestine en 1933, à l’avènement du régime hitlérien.

Ses premiers engagements politiques, à l’adolescence, se situèrent à l’extrême-droite sioniste, dans les rangs de l’Irgoun, l’une des principales milices fascistes.

Mais au fil des ans, Avnery prit progressivement conscience qu’il ne pourrait y avoir de paix dans la région sans reconnaissance des droits du peuple palestinien, victime d’une terrible injustice lors de la Nakba et de l’instauration de l’Etat d’Israël.

Son évolution, comme journaliste, militant, et même député à plusieurs reprises, fut de fait progressive.

Avnery a ainsi été l’une des toutes premières personnalités juives israéliennes à rencontrer, publiquement, le chef de la résistance palestinienne Yasser Arafat (en 1982, pendant l’attaque israélienne du Liban), ce qui lui valut des flots de haine et de menaces en Israël, et même le qualificatif « d’ennemi du peuple N° 1 » de la part du Mossad. Avnery fut d’ailleurs agressé physiquement et sérieusement blessé à plusieurs reprises par des nervis « patriotiques ».

Mais d’un autre côté, Uri Avnery, en qualité de parlementaire, avait voté deux ans plus tôt, en 1980, l’annexion à Israël de la partie palestinienne de Jérusalem, un geste qu’il considérera plus tard comme ayant été la principale faute politique de sa longue carrière.

Fondateur en 1994 du « Gush Shalom » (le « Bloc de la Paix »), Uri Avnery va ensuite assister, avec ses camarades, à l’effondrement du mythique « processus de paix » censé aboutir à la création d’un Etat palestinien indépendant dans les frontières d’avant 1967, mais dont aucun gouvernement israélien n’a jamais voulu, préférant poursuivre une politique criminelle de colonisation et d’apartheid.

Le vieux militant ne renonça pas pour autant, et, jusqu’à l’accident vasculaire cérébral (AVC) qui l’a frappé au début du mois, il avait continué de dénoncer inlassablement, dans son éditorial hebdomadaire, les crimes de l’occupation.

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Quand Facebook censure des vidéos qui ne plaisent pas à Israël…

Posté par onsbouge le 21 août 2018

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Facebook s’était permis de supprimer une vidéo réalisée par 8 participants juifs à un voyage en Israël réservé à ceux qui ont « des droits par la naissance » (« Birthright »). Dans cette vidéo, ils expliquent pourquoi ils ont quitté le voyage organisé et sont repartis dégoûtés dans leur pays. Facebook a dû la remettre en ligne sous la pression d’une pétition qui a réuni des milliers de signatures.

Quand Facebook censure des vidéos qui ne plaisent pas à Israël... dans - DISCRIMINATION - SEGREGATION - APARTHEID - RACISME - FASCISME birthright_quittent_israel-bcd0b

Ces 8 participants américains ont quitté ce voyage (très) organisé au bout de 6 jours, après avoir constaté que les organisateurs refusaient de répondre à leurs questions, ne voulaient pas dire un mot sur l’occupation, et ne permettaient pas de rencontrer des Palestiniens en Cisjordanie, mais seulement des colons.

Les 8 touristes juifs ont donc décidé d’aller rencontrer des Palestiniens sans le groupe, et de discuter avec eux. Ces conversations en anglais sont rapportées dans leur vidéo, postée le 15 juillet dernier.

Celle-ci a rapidement été supprimée par Facebook, mais une campagne de deux semaines qui a réuni plusieurs milliers de signatures, a obligé Facebook à la republier (en se défendant hypocritement d’avoir voulu la censurer).

Source : https://forward.com/fast-forward/408287/facebook-un-deletes-video-of-birthright-walk-off/

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La destruction du centre culturel de Gaza : un terrorisme qui risque de coûter cher à Israël….

Posté par onsbouge le 21 août 2018

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Dans le monde entier, des artistes et des associations s’indignent du bombardement volontaire par Israël du centre culturel Said Al-Mishal, un bâtiment de cinq étages totalement détruit la semaine dernière par des avions de combat israéliens qui ont lancé 10 roquettes pour l’anéantir. On comprend qu’Israël ne supporte pas l’existence même d’une culture palestinienne, mais ce geste atroce pourrait bien avoir la force d’un boomerang. Car celles et ceux qui pensaient qu’ »il ne faut pas mélanger la culture et la politique » vont mieux comprendre la justesse de la campagne BDS lancée par les Palestiniens.

La destruction du centre culturel de Gaza : un terrorisme qui risque de coûter cher à Israël.... dans - CULTURE artistes_centre_culturel_gaza_de_truit-1dfbe

Jeunes artistes palestiniens faisant de la musique devant leur centre culturel détruit.

« Nous avons perdu notre théâtre à Gaza : Le théâtre ASHTAR condamne avec une grande colère et une profonde douleur l’attaque brutale de l’occupation israélienne sur le théâtre Al Mishal à Gaza, qui a réduit à zéro l’immeuble de six étages. Al Mishal était le siège du groupe de jeunes d’ASHTAR à Gaza depuis 2008. Il avait été le lieu de plusieurs productions du théâtre ASHTAR ; « Les Monologues de Gaza », « Roméo et Juliette à Gaza », « Hanin », « Le Jardin des Fleurs », « Les Enfants d’Hercule » et beaucoup d’autres… « , indique Iman Aoun, Directeur artistique du théâtre ASHTAR .

  • « Al-Mishal était l’un des rares endroits à Gaza – l’une des zones les plus densément peuplées de la planète – où il nous a été possible d’échapper à l’étouffement que nous subissons. Certains de mes souvenirs les plus vifs sont attachés à cet endroit. Je me souviens de mes fréquentes retrouvailles avec mes amis et ma famille pour un spectacle ou une pièce de théâtre et d’autres activités culturelles. Je me souviens de l’époque où je dansais la Dabka sur scène et sautais joyeusement comme un oiseau libre en voyant le public si séduit, souriant, chantant, applaudissant et faisant un effort pour rester assis. Je me souviens des promenades que nous avons passées de là à la plage pour manger quelque chose ou prendre une boisson pendant que nous regardions le coucher du soleil.

Le Centre a été aplati au sol. Le son horrible de cette frappe aérienne résonne encore dans ma tête et les images de sa destruction me gardent éveillée la nuit », écrit Shahd Abusalama.

Cette artiste palestinienne de Gaza, qui étudie actuellement au département consacré aux Médias et au Moyen-Orient à l’Université de Londres, et qui tient le blog « Palestine From my Eye », analyse :

« Le centre culturel Said al-Mishal était peut-être une très bonne représentation de la lutte palestinienne : produit dans des circonstances hors du commun, voulant désespérément s’exprimer, être visible, être reconnu… mais pour finir réduit au silence par les forces d’occupation.

Le paysage familier de Gaza a subi un processus de distorsion et d’éradication. En 2014, une attaque contre Gaza a fait disparaître des quartiers entiers. Les bâtiments qui étaient comme des repères pour nous, où nous passions et rencontrions des amis, ont été transformés en décombres en quelques années.

Nous savons que le théâtre Said al-Mishal n’a pas été la première institution culturelle à être prise pour cible et ne sera pas la dernière. Cela dit, on ne peut pas considérer ce crime en dehors de l’effacement et de l’élimination systématiques de l’existence, de l’histoire et de la culture palestiniennes depuis 1948.

Depuis la création d’Israël, parallèlement à la destruction de la Palestine historique et à la purification ethnique des Palestiniens, les milices sionistes ont volé des milliers de livres, peintures, enregistrements musicaux et autres artefacts dans des maisons, bibliothèques et bureaux gouvernementaux palestiniens.

Il s’agissait d’une politique coloniale délibérée visant à effacer la Palestine de la mémoire historique et à effacer toute trace pour les peuples autochtones, leur histoire et leur identité culturelle. Il devenait alors plus facile de revendiquer une réalité imaginaire où « les Palestiniens n’existent pas » – comme le premier ministre israélien Golda Meir l’a dit franchement en 1969 – ou représenteraient une poignée de tribus primitives et sans culture.

Même s’ils effacent toutes nos traces en Palestine, nos corps continueront à porter l’évidence traumatique de ces crimes sionistes permanents. S’ils effacent notre patrimoine culturel matériel, ils ne parviendront pas à effacer notre mémoire. Nous resterons la preuve vivante qui défie les mythes historiques et l’image de soi angélique qu’Israël veut se donner. »

  •  » Un endroit où ils ont assisté à des spectacles et célébré des remise de diplômes … Israël est la définition même du terrorisme. Que va faire l’ @UNESCO pour un tel crime ?’, interroge notre ami Ayman Qwaider de l’équipe de @GazaCinema
  • Des acteurs connus et des directeurs en Grande Bretagne ont publié une lettre dans le quotidien The Guardian pour dénoncer le silence des principaux médias face à « une perte dévastatrice pour une communauté déjà isolée. »

« Le centre était considéré comme un repère culturel à Gaza, possédant un théâtre, une bibliothèque et des bureaux pour des associations artistiques. Il était aussi utilisé comme centre de récréation pour des enfants affectés par les trois guerres entre Israël et le Hamas pendant la décennie écoulée. Les artistes travaillant au centre nient les déclarations israéliennes d’utilisation du centre par le Hamas.

Nous sommes profondément choqués que cet acte de destruction n’ait pas été rapporté largement dans la presse britannique. Nous soutenons tous les efforts pour continuer la mission d’Al-Mishal et la campagne pour une reconstruction du centre. »

Les signataires britanniques de la lettre incluent Vicky Featherstone, la directrice artistique du Royal Court theatre, ainsi que Phyllida Lloyd, qui a dirigé le film Mamma Mia ! et The Iron Lady,
Mike Bartlett acteur, Jonathan Chadwick Directeur et acteur, Caryl Churchill actrice, EV Crowe actrice, April De Angelis actrice, Elyse Dodgson, David Greig artiste, directeur artistique, Royal Lyceum Theatre, Stephen Jeffreys artiste, Phyllida Lloyd Directrice, Rufus Norris Directeur, National Theatre, Penelope Skinner artiste, Richard Twyman, directeur Artistique

  • Les associations des Amis du Théâtre de la Liberté de Jénine et des Amis d’Al Rowwad, le centre culturel du camp de refugies d’Aïda communiquent :

« Nous savons à quel point la création culturelle en Palestine est une arme de résistance à l’oppression exercée par Israël qui colonise la Palestine depuis 70 ans ILes artistes et autres acteurs culturels de Gaza et de Cisjordanie donnent un magnifique exemple de résistance à la barbarie. Le bombardement du centre culturel Said Al-Mishal de Gaza n’est ni un hasard ni un dommage collatéral. Israël prétend que c’était une cache d’armes. En réalité Israël a voulu faire taire les voix qui célèbrent la Palestine, la liberté, l’ouverture au monde et la volonté du retour.
Israël tente de détruire la valorisation du patrimoine culturel et la création de nouvelles expressions culturelles par peur de la force de jeunes artistes qui chantent, dansent, jouent l’espoir de toutes les générations de réfugiés.Nous dénonçons vigoureusement cette nouvelle attaque et nous exprimons tout notre soutien à l’équipe du centre culturel Said Al-Misha, comme à tous les acteurs de l’art et de la culture en lutte pour une Palestine libre. »

  • EuroPalestine : EST-IL UTILE D’AJOUTER QUE LORSQUE ISRAEL VIENDRA PRÉSENTER EN FRANCE SA « CULTURE » ET DES SPECTACLES DESTINÉS À BLANCHIR SES CRIMES, NOUS N’OUBLIERONS PAS LA DESTRUCTION DE CE CENTRE CULTUREL ?

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Comment les États Unis écartent les réfugiés palestiniens

Posté par onsbouge le 20 août 2018

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AGENCE MEDIAS PALESTINE

Par Kamel Hawwash, le 18 août 2018

Une approche duelle consistant à priver l’UNWRA de financement et à tenter de dépouiller les réfugiés de leur statut.

Des indices font penser à la proximité d’une trêve qui serait conclue entre le Hamas et Israël, par-dessus l’Autorité Palestinienne.

Le point d’accès principal à Gaza pour le commerce, Kerem Shalom, a été rouvert après un temps de fermeture dans le contexte de tensions récemment accrues. Mais quelque soulagement de court terme que cela procure aux Palestiniens de Gaza, il ne sera pas question des revendications palestiniennes de long terme.

Les «États Unis continuent à travailler à un « plan de paix » pour mettre fin au conflit israélo-palestinien, sans apport des Palestiniens. Des éléments ont déjà été mis en œuvre, dont la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël et le retrait de financement des services apportés aux réfugiés palestiniens par l’Agence de Secours et de Travaux des Nations Unies (UNWRA).

L’occupation masquée

L’ambassadeur américain en Israël, David Friedman, a aussi avancé qu’il n’y pas d’occupation illégale. Il a écrit en décembre dernier au Département d’État, en demandant d’abandonner les termes « occupation » et « territoires occupés par Israël ».

Il a suggéré d’employer le terme « Cisjordanie » qu’il a décrit comme « plus neutre ».  Friedman est un donateur important de la colonie illégale de Beit El et il est président des Amis Américains de la Yeshiva de Beit El, l’organisme de financement de nombre d’institutions de la colonie illégale. Il est aussi connu pour être opposé à la solution à deux États.

On a pu remarquer que le rapport 2017 du Département d’État sur les droits humains avait remplacé les références aux « territoires occupés » par « Israël », les hauteurs du Golan », « la Cisjordanie » ou « Gaza ».

Friedman ne reconnaît pas le droit au retour des réfugiés, inscrit dans la Résolution 194 de l’ONU. Son avis personnel est que « l’objectif devrait être de leur donner les moyens de s’adapter et de s’intégrer dans la société où ils ont abouti ».

Friedman préfère la définition de l’UNCHR, qui ne fait pas référence aux descendants de réfugiés, à celle de l’UNWRA, qui établit que « les descendants des hommes palestiniens réfugiés, dont les enfants adoptés, sont aussi habilités à être enregistrés ».

L’UNWRA a démarré ses opérations en 1950 en réponse aux besoins d’environ 750 000 réfugiés palestiniens ; aujourd’hui, plus de cinq millions sont admissibles à ses services.

« Crise » existentielle

Les États Unis paraissent s’être tournés vers l’objectif de « faire disparaître » les réfugiés palestiniens des problèmes à résoudre. Mais comment les Américains peuvent-ils faire cela, tout en ayant l’air de proposer « l’accord du siècle » ?

Ce qui émerge est une approche duelle qui consiste à priver l’UNWRA des fonds nécessaires et à évacuer en même temps la question des réfugiés. Deux orientations réclamées par le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou dont l’argument est que l’UNWRA perpétue le problème des réfugiés.

Les États Unis ont suivi en faisant une coupe de 300 millions de dollars (263 M€) dans le financement de l’agence. Le porte-parole Sami Mushasha a dit le mois dernier dans une interview que l’UNWRA était confrontée à une « crise existentielle ». Un effort pour lever des fonds additionnels, par des conférences à Rome et à New York, a néanmoins laissé un déficit de plus de 200 millions de dollars (175 M€) à l’agence, bien que les préoccupations sur la possibilité que les écoles palestiniennes ne rouvrent pas en septembre aient été dissipées.

Selon Mushasha, le budget d’urgence pour Gaza et la Cisjordanie a presque « disparu du jour au lendemain » à cause des coupes américaines. Seules des provisions alimentaires de survie à des réfugiés palestiniens à Gaza seraient financées. L’UNWRA, qui emploie 13 000 personnes dans les territoires palestiniens occupés, a supprimé 113 postes à Gaza et 154 en Cisjordanie. Dans les protestations qui se sont ensuivies, un homme a tenté de s’immoler par le feu.

Mais l’UNWRA a survécu, ce qui pourrait expliquer pourquoi l’envoyé spécial des États Unis au Moyen Orient, Jared Kushner, a cherché des moyens de priver les réfugiés de leur statut. Dans des mails internes à des représentants haut placés de l’administration américaine, Kushner a dit : « il est important d’avoir une action honnête et sincère pour désorganiser l’UNWRA. Cette (agence) perpétue le statu quo, est corrompue, inefficace et n’aide pas la paix ».

Le droit au retour

Selon un article de Foreign Policy, des représentants palestiniens ont révélé que Kushner avait fait pression sur la Jordanie en juin « pour retirer aux plus de deux millions de Palestiniens enregistrés leur statut de réfugiés afin que l’UNWRA n’ait plus à agir là-bas ».

Ali Huweidi, le directeur général de l’organisation pour les droits des réfugiés basée au Liban, a dit à Middle East Eye que les réfugiés palestiniens de Jordanie représentent plus de 40% des réfugiés des cinq zones d’opération de l’UNWRA. Si l’agence cessait de fournir ces services, a-t-il dit, les réfugiés seraient transférés à l’UNCHR qui « tenterait alors de réinstaller les réfugiés palestiniens dans des pays tiers. Dès lors qu’ils obtiennent la citoyenneté, leur statut de réfugié tombe ».

La Jordanie et le Liban ont tous deux refusé de prendre des mesures visant à transférer les services rendus aux réfugiés palestiniens par l’UNWRA à des pays d’accueil. Huweidi a remarqué que la Jordanie considère l’agence comme « un partenaire stratégique important ». Des représentants du Liban ont aussi indiqué que l’État ne pouvait pas prendre le rôle de l’UNWRA, en particulier dans les domaines de l’éducation et de la santé.

Les réfugiés palestiniens que j’ai rencontrés lors d’un récent voyage au Liban m’ont tous dit qu’ils n’accepteraient rien d’autre qu’un retour dans leurs maisons, un sentiment auquel font écho ceux qui participent à Gaza à la Grande Marche du Retour. Alors seulement viendra la paix en terre sainte.

Kamel Hawwash est un professeur d’ingénierie anglo-palestinien de l’Université de Birmingham, qui fait campagne depuis longtemps pour la justice, spécialement pour le peuple palestinien. Il est vice-président du Conseil en politique britannico-palestinienne (BPPC) et membre du Comité exécutif de la Campagne de Solidarité avec la Palestine (PSC). Il apparaît régulièrement dans les media comme commentateur sur les questions du Moyen Orient. Il a un blog : www.kamelhawwash.com et tweete sur : @kamelhawwash. Il y écrit à titre personnel.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la ligne éditoriale de Middle East Eye.

Traduction : SF pour l’Agence Media Palestine

Source : Middle East Eye


Publié par AGENCE MEDIAS PALESTINE
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