Dans les rues du Caire, le rude quotidien des enfants sans-abri

Posté par onsbouge le 31 mai 2017

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mercredi 31 mai 2017

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Dans les rues du Caire, le rude quotidien des enfants sans-abri

 Dans les rues du Caire, le rude quotidien des enfants sans-abri dans - CONDITIONS DE VIE... a6

Avec 24 millions d’Egyptiens sous le seuil de pauvreté, pas moins de 16.000 enfants vivraient dans la rue, selon des statistiques officielles (afp)

 

Pieds nus et en haillons, la fillette court aux côtés de sa mère qui, comme elle, a toujours vécu dans les rues du Caire: dans l’Egypte confrontée à une crise économique, une deuxième puis une troisième génération d’enfants sans-abri ont fait leur apparition.
Asmaa, 22 ans, et sa petite fille de deux ans, Shahd, ont élu domicile près de l’imposante mosquée de Sayeda Zeinab, dans un quartier pauvre du centre du Caire, où elles mendient auprès des fidèles.
Depuis des décennies, il est fréquent de voir des enfants sillonner les rues de la capitale, pratiquant la mendicité ou proposant aux conducteurs arrêtés aux feux rouges de passer un coup de chiffon sale sur leur pare-brise.
Ahmed Kamal, actif au sein d’un programme gouvernemental dédié aux enfants sans-abri, voudrait placer la petite Shahd dans un centre d’accueil.
Mais comme pour des dizaines d’autres enfants, le même obstacle revient toujours: « La loi ne nous permet pas d’accueillir des enfants sans un certificat de naissance. La plupart appartiennent à la deuxième ou troisième génération née dans la rue, et ils n’ont pas de papiers », explique cet employé du ministère de la Solidarité sociale.
Ce jour-là, M. Kamal et son équipe vont tenter leur chance auprès des dizaines d’enfants qu’ils croiseront. Sans succès.
« Les pères refusent de reconnaître leur progéniture. Et pour leur fournir des papiers d’identité, il faut des procédures administratives très longues », poursuit-il.
Dans un pays confronté à une crise économique, avec 24 millions d’Egyptiens sous le seuil de pauvreté, pas moins de 16.000 enfants vivraient dans la rue, selon des statistiques officielles.
Mais l’Unicef estime qu’ils sont bien plus nombreux: « des dizaines de milliers ».
« Les principaux facteurs qui poussent les enfants à quitter leur maison sont liés aux violences domestiques (…) à l’inceste et à la pauvreté », explique à l’AFP le représentant de l’Unicef en Egypte, Bruno Maes.
« De manière générale, cela touche les ménages qui connaissent le chômage, la consommation de drogue et un niveau d’éducation faible ou inexistant », ajoute-t-il.
Malgré les difficultés juridiques, l’association Banati (Mes Filles), fondée en 2009, a établi un centre d’accueil dans l’ouest du Caire et elle réussit à arracher des enfants au monde de la rue, en leur fournissant les papiers nécessaires.
Dans une petite salle transformée en crèche, plusieurs enfants âgés de 2 à 4 ans sont penchés sur leur coloriage, quand ils ne sont captivés par leurs jouets.
« Le problème s’aggrave c’est sûr, les chiffres augmentent et les enfants de la rue sont de plus en plus jeunes », déplore Hana Aboul Ghar, directrice de Banati.
Les trois enfants d’Amira ont été recueillis par Banati. Cette jeune mère de 22 ans vivait elle-même dans la rue depuis l’âge de 5 ans.
« Je me suis habituée à cette vie. Ce qui me plaisait le plus était la liberté. Personne ne pouvait m’imposer quoi que ce soit, tout était permis », se souvient-elle.
Mais les regrets sont là. « Si seulement j’avais reçu une éducation, je serais devenue quelqu’un de bien », lâche Amira dans un sanglot.
Son mari, qui purge une peine de prison pour vol, l’avait épousée en signant un « mariage orfi », couramment pratiqué en Egypte et qui consiste en une union informelle organisée de gré à gré entre les époux mais ne donnant lieu à aucun document officiel.
Mme Aboul Ghar pointe notamment du doigt le développement des bidonvilles tentaculaires qui ont émergé ces dernières décennies autour du Caire et d’Alexandrie.
Ces « ceintures de pauvreté », où selon des chiffres officiels vivent quelque huit millions de personnes, sont devenues « le principal creuset » des enfants sans-abri, qui pratiquent dans la rue « la mendicité, le vol et la prostitution », assure Mme Aboul Ghar.
L’association Banati soutient également les femmes issues de milieux défavorisés qui pourraient facilement se retrouver à la rue.
C’est le cas de Nesrine, adolescente de 15 ans qui fréquente le centre depuis trois ans et à qui on a confié une machine à coudre. Son père paralysé ne peut pas travailler.
« Je fabrique des draps que je vends à mes voisins pour gagner de quoi nous faire vivre mes frères et moi », explique la jeune fille. Depuis l’âge de 12 ans, elle rêvait de « fuir la maison et ses problèmes ».

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Faut-il démolir les « Khrouchtchevka » de Moscou?

Posté par onsbouge le 28 avril 2017

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Russie politics

jeudi 27 avril 2017

Faut-il démolir les « Khrouchtchevka » de Moscou?

Faut-il démolir les

 
 
Moscou est une mosaïque de constructions d’époques différentes, chacune rappelant une page de l’histoire de la ville. Des maisons en bois, dont il reste quelques exemplaires dans le centre ville, côtoient les bâtiments de l’Ancien régime, les fiers immeubles staliniens, les « Khrouchtchevka » construits pour  régler le problème du logement – qui sont une simplification des constructions staliniennes, puis les « panels » (HLM) des années 70. Ce sont ces « Khroutchevka » que la ville de Moscou, sur demande du Président, s’apprête à « rénover ». C’est-à-dire à démolir pour construire de grands immeubles à leur place. Comme souvent, ce dicton russe s’applique: l’on voulait pour le mieux, l’on obtient comme toujours. Et ce programme qui a pourtant un sens tourne à l’absurde, remettant en cause le droit à la propriété privée. Ce qui a conduit le Président à calmer les ardeurs du maire de Moscou.
 

En février 2017, le Président russe demande à la ville de Moscou de mettre de l’ordre dans le parc des « Khrouchtchevka », ces immeubles de 5 étages construits souvent dans l’urgence, prévus pour durer une cinquantaine d’années et résoudre le problème du logement à Moscou en particulier, en Russie en général. Mais ce type d’immeuble couvre en fait deux réalités: des immeubles en briques, solides mais simples, et des immeubles construits sur la base de blocs empilés, dont beaucoup ont déjà été démolis.
 
Le programme dit de « rénovation », prévoit, sur 20 ans, de détruire environ 7900 immeubles, ce qui entraîne un relogement d’environ 1,6 million de personnes, pour un coût de plus de 3 trillons de roubles. 
 
Un projet de loi est déposé (trop) rapidement à la Douma en mars, qui prévoit une situation juridique empreinte de nihilisme. La mairie de Moscou a le droit de démolir ces immeubles de 5 étages, d’en construire de nouveaux tout en ayant le droit de modifier la hauteur, de déroger aux normes sanitaires et incendies et de modifier la classification des terrains. Les habitants reçoivent en contre partie un logement dont la superficie est au moins équivalente dans le même arrondissement ou dans un arrondissement voisin (pour les arrondissements plus prestigieux du Centre, du Nouveau Moscou et de Zelenograd, les habitants reçoivent un logement dans le même arrondissement). Ils ont 60 jours à compter de la notification pour contester devant la justice le logement qui leur est proposé.
 
Le texte a été adopté très rapidement à la Douma en première lecture, le 20 avril. La procédure législative prévoit trois lectures, la première concerne l’accord du principe, sur l’idée du texte proposé le gros des discussions a leu lors de la deuxième lecture, la troisième n’est souvent que rédactionnelle.
 
Or, malgré l’enthousiasme des députés, le Conseil de codification du droit civil auprès du Président a rendu un avis négatif sur ce projet, qui dans sa rédaction actuelle, viole la Constitution en portant une atteinte disproportionnée au droit de propriété privée. Le Conseil relève principalement l’absence de possibilité pour les habitants de contester devant la justice la décision elle-même de démolition de leur bien immobilier, ils ne peuvent contester que l’équivalence du logement proposé. Comme s’ils n’étaient pas propriétaires, comme s’ils ne pouvaient vouloir continuer à vivre dans leur appartement, où peut-être ils sont nés, qui est à proximité de leur lieu de travail, peut-être ne veulent-ils pas changer leurs enfants d’école. Ou même sans raison, ils en ont tout simplement le droit. Juridiquement, un autre problème se pose: celui des hypothèques. Problème qui inquiète sérieusement les banques et, du coup, va peut-être aider les habitants à protéger leur droit à la propriété. Sans oublier, le problème d’une réelle équivalence, car la valeur de chaque appartement, dans un même immeuble, s’apprécie individuellement, en fonction par exemple des travaux d’entretien qui ont été effectués, de l’ensoleillement, etc. Or, la loi ne prévoie aucun mécanisme de compensation financière en cas de moins value.
 
Hier, le Président V. Poutine a rappelé aux députés et au maire de Moscou qu’il ne signera pas la loi si elle porte atteinte aux droits des habitants: le déménagement ne peut se faire que sur la base du volontariat, il faut retravailler le texte.
 
En effet, ce grand programme est quelque peu surprenant. Soit les immeubles tombent en ruine et présentent un danger pour les habitants – et il y en a un bon nombre en Russie, notamment les anciennes « baraques » totalement insalubres, mais leurs habitants, qui eux veulent en partir, ne sont pas toujours écoutés par les autorités locales – et dans ce cas, les pouvoirs publics sont obligés de démolir ces immeubles, avec toutes les conséquences que cela entraîne. Soit ces immeubles ne tombent pas en ruine et les gens ne sont aucunement obligés de partir, parce que les autorités locales décident que construire une tour serait beaucoup plus avantageux à cet endroit. Il semblerait que les lobbys de construction aient à nouveau repris du poids à Moscou.
 

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A Casablanca, des squats sous les étoiles

Posté par onsbouge le 28 mars 2017

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mardi 28 mars 2017

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A Casablanca, des squats sous les étoiles

A Casablanca, des squats sous les étoiles dans - ECLAIRAGE - REFLEXION a12

Des squats sur les toits d’immeubles du centre-ville de Casablanca, le 4 février 2017 (Afp)

 

Ici pas de penthouse ou de luxueux duplex baignés de lumière, mais des logements de fortune perchés loin des regards, sur les toits d’immeubles du centre-ville de Casablanca.
Symbole d’une crise du logement qui frappe la plus grande ville du Maroc, embouteillée et effervescente, ces squats sur les toits-terrasses du vieux « Casa » témoignent aussi de la désaffection d’un patrimoine architectural unique.
Invisibles à hauteur d’homme dans le grouillement du quotidien, ces habitats clandestins frappent le regard dès que l’on atteint les hauteurs des immeubles du centre-ville: bricolés en tôles, planches de bois et sacs plastiques, ils trônent sur des bâtiments datant pour la plupart du début du XXe siècle.
« Ces squats, ce sont les métastases ou les excroissances du centre-ville », regrette Rachid Andaloussi, architecte et président de Casamémoire, association de sauvegarde du patrimoine architectural du XXe siècle au Maroc.
« En l’absence d’un cadre juridique contraignant, l’informel vient se greffer et s’épanouir. Dans le centre-ville de Casablanca, il se matérialise par l’occupation d’espaces souvent emblématiques et prestigieux de la ville, mais, disons, abandonnés », explique-t-il à l’AFP.
Sous ces logements non réglementaires se trouvent des immeubles qui « racontent l’histoire d’une ville considérée comme un musée à ciel ouvert et qui a été à une certaine époque à l’avant-garde mondiale de l’architecture », souligne M. Andaloussi.
Casablanca (la « ville blanche » en espagnol) a été la tête de pont du colonisateur français au début du XXe siècle.
A la demande du résident général Hubert Lyautey, l’architecte et urbaniste Henri Prost présente le premier plan d’aménagement en 1915. Il fait appel à des architectes et urbanistes internationaux, surtout français, qui construisent dans les années 1920 et 30 ce qui deviendra le « poumon économique » du pays.
S’inspirant des courants Art déco et Art nouveau en vogue en Europe, tout en y ajoutant des ornements marocains traditionnels, zelliges, stucs ou sculptures de bois de cèdre, ils créent un style original qui deviendra la marque de fabrique de cette ville rendue célèbre par le film éponyme (1942).
On leur doit par exemple l’immeuble Liberté, qui fut à sa construction entre 1949 et 1951 le premier gratte-ciel d’Afrique du nord ou encore la Wilaya, ex-hôtel de ville, dont l’architecture « néo-chérifienne » est caractéristique des bâtiments administratifs du Maroc sous le protectorat français (1912-1956).
« Le centre-ville de Casa est un haut lieu de l’architecture et de l’urbanisme, avec un foisonnement de styles néo-mauresque, art déco ou moderniste », résume l’architecte Driss Kettani.
Mais le vieux Casablanca n’est plus ce qu’il était, son patrimoine architectural étant menacé par la négligence et la spéculation immobilière.
« Ce qui était encore le centre incontestable de la ville il y a quelques décennies a pâti d’un manque d’entretien et de la désaffection progressive des commerces et des professions libérales », explique M. Kettani.
Les appartements y sont souvent occupés par des locataires qui paient des « loyers dérisoires » et personne ne prend soin de ces immeubles.
Rachid Andaloussi, le président de Casamémoire, regrette l’ »absence d’organisation dans ces bâtiments, abandonnés par des propriétaires lassés de les voir se dégrader ». « D’où les squats, le linge aux fenêtres, les paraboles qui se greffent sur les façades, les câbles qui s’entremêlent. Ces bâtiments expriment leur malheur », dit-il.
Les squats dans la capitale économique du Maroc sont aussi le reflet d’une crise du logement.
« Destination par excellence des grands flux migratoires internes des années 1960, 70 et 80, la ville a subi au fil des années une pression urbanistique sans équivalent » dans l’histoire marocaine, décrypte pour l’AFP Mostafa Kheireddine, urbaniste et chercheur.
« L’espace métropolitain casablancais a cristallisé toutes les tensions sociales dans les années 1980. Et la qualité urbaine n’a pas été érigée en priorité », ajoute-t-il.
Mais les temps changent. Une stratégie de rénovation a été lancée il y a quelques années, après « la prise de conscience de l’extraordinaire potentiel de cette partie de la ville », se réjouit M. Kettani.
L’arrivée du tramway dans les rues a revalorisé le centre-ville, où les prix de la pierre ont augmenté. Et, nouveau phénomène palpable, les propriétaires aisés sont de plus en plus nombreux à y investir et commencent à se réapproprier le vieux Casa.


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Israël autorise la construction de logements en Cisjordanie, la quatrième annonce depuis l’arrivée de Donald Trump

Posté par onsbouge le 1 février 2017

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mardi 31 janvier 2017

Israël autorise la construction de logements en Cisjordanie, la quatrième annonce depuis l’arrivée de Donald Trump

Israël autorise la construction de logements en Cisjordanie, la quatrième annonce depuis l'arrivée de Donald Trump dans - DROIT a7

 

Fin décembre, Benjamin Netanyahu laissait éclater sa colère, après l’adoption à l’ONU d’une résolution contre les colonies israéliennes en Territoires palestiniens, en partie grâce à l’abstention (surprise) des Etats-Unis. Mais l’arrivée de Donald Trump au pouvoir a permis un renversement de situation.
Dans la nuit de mardi à mercredi 1 février, Israël a annoncé la construction de 3000 logements de colonisation en Cisjordanie occupée, quatrième annonce du genre en moins de deux semaines depuis l’investiture du président américain. Cette décision prolonge la dynamique impulsée par la nouvelle donne américaine.
Immédiatement après le vote de la résolution à l’ONU, Donald Trump, pas encore investi, avait déjà donné le ton, affirmant que les choses se passeraient différemment à l’ONU après son investiture.
Elle ressemble par ailleurs à un gage de plus donné aux partisans de la colonisation, à un moment où les autorités israéliennes ne paraissent plus avoir d’autre choix que d’appliquer un arrêt de la justice israélienne et de démolir une colonie au cœur d’un psychodrame collectif israélien, Amona.
Les préparatifs se sont accélérés et la démolition d’Amona, bouclée par des dizaines de membres des forces israéliennes depuis mardi, ne paraissait plus qu’une affaire de jours, sinon d’heures. Les 200 à 300 habitants refusent de partir.
Au moment où le sort d’Amona se scellait, « le ministre de la Défense Avigdor Lieberman et le Premier ministre Benjamin Netanyahu ont décidé d’autoriser la construction de 3000 nouvelles unités d’habitation en Judée-Samarie », nom donné par Israël à la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, a annoncé le ministère de la Défense dans un communiqué.
Depuis le 20 janvier et la prestation de serment de Donald Trump, Israël a donné son feu vert définitif à la construction de 566 logements dans trois quartiers de colonisation de Jérusalem-Est occupée et annexée, et annoncé la construction de 2.502 logements en Cisjordanie.
Jeudi 26 janvier, la municipalité israélienne de Jérusalem a donné son accord final à 153 nouvelles unités d’habitation, gelées selon elle sous les pressions de l’administration Obama.
Les autorités israéliennes se sont engouffrées dans l’espace ouvert par l’avènement de Donald Trump, jetant aux orties la relative retenue observée dans leurs activités de colonisation au cours des dernières semaines de la présidence Obama.
« Nous construisons et nous continuerons à construire », a promis le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui ne cache pas que la présidence Trump représente une « chance formidable » après les « pressions énormes » de l’administration Obama sur la colonisation et l’Iran.
« Nous entrons dans une période nouvelle de retour à la normale en Cisjordanie et nous apportons la réponse qui convient aux besoins quotidiens de la population », a déclaré dans le communiqué de ses services le ministre israélien de la Défense, qui exerce son autorité sur le territoire.
Comme la précédente annonce en ce qui concerne la Cisjordanie, les 3000 logements en sont à différents stades de la procédure.
Les avocats les plus ardents de la colonisation avaient vivement critiqué une annonce récente en faisant valoir qu’une partie des 2502 logements appartenaient à des plans déjà rendus publics et qu’il s’agissait d’un tour de passe-passe pour réduire la pression du lobby des colons.
La communauté internationale et les Palestiniens ne s’en alarment pas moins de cette rafale d’annonces. Mais, tandis que l’administration Obama avait critiqué et tenté de freiner jusqu’au bout la colonisation, l’administration Trump s’est jusqu’à présent signalée par son silence.
Les colonies, c’est-à-dire les implantations civiles israéliennes dans les Territoires palestiniens occupés, sont illégales au regard du droit international. Une grande partie de la communauté internationale les considère comme un obstacle majeur à la paix entre Israéliens et Palestiniens, toujours insaisissable après des décennies. Le gouvernement israélien conteste qu’elles soient la cause de la décomposition de l’entreprise de paix.
Environ 400.000 colons israéliens mènent une coexistence souvent conflictuelle avec 2,6 millions de Palestiniens en Cisjordanie. L’expansion des colonies, poursuivie sous tous les gouvernements israéliens depuis 1967, grignote le territoire de la Cisjordanie et menace de rendre impossible la création d’un Etat palestinien indépendant qui coexisterait avec Israël, solution internationale de référence pour résoudre le conflit.

(01-02-2017 – avec les agences de presse)

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« Résister à l’occupation, c’est vivre libre »

« Non au terrorisme d’État d’Israël » :
http://www.petitions24.net/non_au_terrorisme_de_letat_disrael

Deux adresses pour vous inscrire à « Assawra »,
la liste de diffusion du Mouvement démocratique arabe:

1 – Assawra3-subscribe@yahoogroupes.fr
ou
2 – as-sawra+subscribe@googlegroups.com


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Donald Trump élu, Israël autorise la construction de 566 nouveaux logements à Jérusalem-Est

Posté par onsbouge le 24 janvier 2017

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ISM-France

Jérusalem – 23 janvier 2017

Donald Trump élu, Israël autorise la construction de 566 nouveaux logements à Jérusalem-Est

Par Direct Matin/AFP

22.01.2017 – La mairie israélienne de Jérusalem a donné son feu vert pour lancer la construction de plus de 500 logements dans les quartiers de Pisgat Zeev, Ramot et Ramat Shlomo. « Ces 566 logements ne sont qu’un coup d’envoi. Nous avons des plans pour la construction de 11.000 logements qui attendent les autorisations », a lancé ce dimanche Meïr Turjeman, président de la commission de la construction et de planification de la municipalité de Jérusalem.

Deux jours après l’élection de Donald Trump, Israël a décidé de ne plus retenir l’expansion de ses colonies et a ouvertement lancé des plans de constructions dans différents quartiers de Jérusalem Est. Si seulement trois sont concernés pour le moment, celui de Maale Adoumim pourrait se rajouter à la liste. Il s’agit de la troisième colonie la plus peuplée de Cisjordanie avec 37.000 habitants.

Donald Trump a son mot à dire

L’administration Obama avait, le 23 décembre dernier, refusé de mettre, comme à son habitude, un veto sur une résolution de l’ONU condamnant les colonies. En s’abstenant, les États-Unis avaient laissé passer un texte exhortant Israël à « cesser immédiatement toute activité de colonisation en territoire palestinien occupé, dont Jérusalem-Est », et affirmant que les colonies « n’ont pas de valeur juridique » et sont « dangereuses pour la viabilité d’une solution à deux États » israélien et palestinien.

Donald Trump, qui a plusieurs fois montré qu’il penchait en faveur d’Israël, donne désormais à Benjamin Netanyahu un soutien de taille dans sa conquête territoriale. Le premier ministre israélien a d’ailleurs annoncé qu’il s’entretiendra au téléphone avec Donald Trump dimanche soir « sur des sujets portant sur les Palestiniens, la situation en Syrie et la menace iranienne ».

Les conservateurs veulent faire sans les États-Unis

En revanche, Ayelet Shaked, ministre de la Justice et membre du parti nationaliste du Foyer juif, a affirmé à propos de la colonie de Maale Adoumim, qu’il n’y « aucune raison de s’abstenir de prendre des mesures unilatérales si nous pensons qu’elles sont bonnes pour Israël (…). Il faut dire à l’administration américaine ce que nous voulons et ne pas attendre des instructions de sa part », a ajouté la ministre à la radio militaire. « Les règles du jeu ont changé : il faut le comprendre rapidement et créer des faits » sur le terrain, a-t-elle ajouté.

Ces nouvelles colonies situées en plein milieu de la Cisjordanie pourraient peu à peu couper le territoire en deux, empêchant ainsi la création d’un État palestinien. Près de 400.000 colons israéliens vivent déjà en Cisjordanie sous la protection de l’armée israélienne qui occupe le territoire. Ils mènent une coexistence souvent conflictuelle avec 2,6 millions de Palestiniens qui attendent toujours leur Etat indépendant dont la Cisjordanie serait l’une des composantes.

Source : Direct Matin


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