Trois ans après : les projets de reconstruction privés ou publics avancent mal dans les rues de Gaza – témoignage vidéo

Posté par onsbouge le 18 août 2017

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ISM-France

Gaza – 17 août 2017

Trois ans après : les projets de reconstruction privés ou publics avancent mal dans les rues de Gaza – témoignage vidéo

Par Ziad Medoukh

Devant les maisons détruites et non reconstruites au nord de la bande de Gaza, Ziad Medoukh fait le point, trois ans après la fin de l’offensive militaire israélienne de l’été 2014.
Trois ans après, le blocus et les mesures israéliennes entravent la reconstruction des dizaines de maisons détruites au cours des bombardements israéliens dans une région de plus en plus abandonnée par une communauté internationale officielle silencieuse.

Trois ans après : les projets de reconstruction privés ou publics avancent mal dans les rues de Gaza – témoignage vidéo

Actuellement, presque 1.000 logements et bâtiments ne sont pas reconstruits.

Trois ans après : rien n’a changé pour les sans-abris, plus de 3.000 habitants vivent toujours sous des tentes, dans des caravanes inhabitables, ou à côté des ruines de leurs maisons détruites dans des conditions très difficiles, beaucoup d’habitations n’ont pas été réparées, à cause du maintien du blocus israélien et de l’interdiction d’entrée, par ordre militaire israélien, des matériaux de construction.

Trois ans après : Gaza est toujours sous blocus, Gaza est plus que jamais une prison à ciel ouvert. Et l’armée de l’occupation poursuit sa politique agressive à l’encontre des civils.

Trois ans après cette nouvelle offensive, la situation stagne, au contraire, elle devient de pire en pire, rien ne bouge. Pour plus de deux millions habitants toujours enfermés, cette situation reste très grave à tous les niveaux, surtout sur le plan humanitaire malgré les promesses de reconstruction rapide.

Les Palestiniens de Gaza attendent et attendent. Ils n’ont pas d’autre choix que d’attendre. Ils attendent une ouverture, ils attendent la levée de ce blocus inhumain, imposé depuis plus de dix ans, ils attendent une réelle réaction internationale qui mette fin à l’impunité de cet occupant. Ils attendent avec un courage à toute épreuve, une sérénité exemplaire et une volonté remarquable.

En attendant, à Gaza, la vie continue, ses habitants confiants et déterminés s’adaptent et montrent une patience extraordinaire, ils tiennent bon, persistent, patientent, résistent, restent à côté de leurs maisons détruites, mais surtout, ils continuent d’espérer, espérer un changement radical, une solution politique. Ils espèrent en un lendemain meilleur, un lendemain de liberté, de paix, mais, avant tout et surtout, un lendemain de justice.

Honte à cette communauté internationale officielle complice !
Honte à ce blocus israélien inhumain contre la bande de Gaza !
Honte à cette occupation de nos territoires palestiniens !
Vive la solidarité internationale !
Gaza la vie résiste, existe et persiste !
Gaza garde espoir malgré tout !
Amitiés de Gaza la vie !


Publié par  ISM-France
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Des militants palestiniens lancent des initiatives pour sauver des maisons menacées de démolition à al-Walaja

Posté par onsbouge le 11 août 2017

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ISM-FranceBethléem – 10 août 2017

Des militants palestiniens lancent des initiatives pour sauver des maisons menacées de démolition à al-Walaja

Par Sheren Khalel

Quinze enfants dépenaillés se sont installés, les uns sur les autres, sur un vieux canapé devant leur maison à Al-Walaja, un petit village juste à la sortie de Bethléem. Les gamins, entre 2 et 10 ans, riaient et jouaient entre eux, excités par le groupe de visiteurs qui venait d’arriver. Les adultes se sont réunis pour discuter « du problème », pendant que les gamins semblaient ne pas réaliser qu’il y en avait un.

Des militants palestiniens lancent des initiatives pour sauver des maisons menacées de démolition à al-Walaja

Atallah Abu Rizeq et sa fille devant leur maison familiale menacée de démolition. Elle abrite environ 30 membres, dont la moitié sont des enfants. (Photo: Sheren Khalel)

Les 15 enfants et une douzaine d’adultes vivent dans une maison modeste de deux étages. Il y avait une autre maison dans la cour, à proximité, mais les forces israéliennes l’ont démolie sous le prétexte qu’elle avait été construite sans permis.

Maintenant, la maison où les trente membres de la famille sont obligés de vivre ensemble est elle aussi sous le coup d’un ordre de démolition. L’avocat de la famille les représentera au tribunal le 9 août. S’ils perdent la bataille juridique, toute la famille se retrouvera sans abri.

Atallah Abu Rizeq, 37 ans, se tenait devant la maison à côté de sa femme enceinte et d’une fillette, discutant avec des militants locaux des initiatives solidaires qui pourraient améliorer leur situation. Lorsqu’on lui demande ce que lui et sa famille élargie feront dans le cas où le tribunal décide contre lui, il porte la main à son front et secoue la tête.

« S’il en est ainsi, nous n’avons pas de plan, » dit-il. « Tout ce que je sais, c’est que nous ne quitterons pas cette terre. Nous vivrons sur les gravats jusqu’à ce que nous trouvions une solution, mais nous ne quitterons cette terre en aucun cas. C’est notre terre et c’est notre maison. »

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Une des maisons de Al-Walaja démolies cette année (Photo: Sheren Khalel)

Actuellement à Al-Wajala, 28 maisons ont reçu des ordres de démolition, mais les militants locaux s’efforcent de trouver le moyen de protéger les maisons menacées. Au cours des 2 dernières années, au moins 10 maisons du village ont été détruites.

Al-Walaja est entouré par le mur de séparation [d’appropriation, ndt] d’Israël dans la zone charnière (les terres situées à l’est de la Ligne verte et à l’ouest du mur). Il n’y a qu’une seule route pour entrer ou sortir du village, et cette entrée est partagée avec la colonie illégale israélienne de Gilo – dont l’entrée comporte tant d’appareils de sécurité que la colonie ressemble plus à un centre pénitentiaire qu’à une zone résidentielle.

Munther Amira, chef du Comité de coordination de la lutte populaire (PSCC) en Cisjordanie occupée, et un groupe d’autres militants et de responsables communautaires sont allés dans le village cette semaine dans l’espoir de coordonner une campagne populaire contre les nombreux ordres de démolitions délivrés aux familles.

« Les gens vivant à al-Walaja sont presque tous des réfugiés enregistrés. Le village original de al-Walaja était situé sur une colline voisine, là-bas, » dit Amira, indiquant une direction au loin. « Mais en 1948, ils ont été chassés de leur terre et ils se sont installés ici. »

Pendant l’expulsion de 1948, les habitants de al-Walaja ont perdu les trois-quarts de leur terre.

« Il est important de trouver un moyen d’aider ces gens avant que leurs maisons et leurs vies ne soient détruites, » ajoute Amira.

Il dit que lui et les autres responsables locaux vont s’efforcer de construire une nouvelle initiative à Al-Walaja pour lutter contre les ordres de démolition.

« Il y a eu beaucoup d’activités militantes à al-Walaja, mais Israël a commencé à donner des permis de travail pour que les gens de al-Walaja aillent travailler en Israël ; maintenant ils ont du travail et quelque chose à perdre, alors le militantisme n’est plus ce qu’il était, personne ne veut faire de vagues parce qu’ils espèrent avoir un jour une carte d’identité bleue israélienne, » dit-il, expliquant que les gens pensent qu’Israël veut inclure al-Walaja à la zone résidentielle de Jérusalem-Est pour confisquer davantage de terres. « Mais nous commençons à nous rencontrer pour créer une campagne, et nous allons proposer un plan pour essayer d’aider. »

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Khader al-Araj parle à un groupe de militants et de journalistes de la situation à al-Walaja. (Photo : Sheren Khalel)

Ahmed al-Atrash, 28 ans, espère se marier bientôt, mais dans la tradition palestinienne, le futur époux doit avoir une maison pour sa nouvelle famille avant de s’engager. Après avoir travaillé plusieurs années et économisé pour fonder une famille, al-Atrash a commencé la construction d’une maison sur le toit-terrasse de celle de ses parents, il y a un mois. La semaine dernière, il a reçu un ordre de démolition pour le second niveau que lui et sa famille bâtissent.

« Je veux me marier et faire ma vie, » dit al-Atrash. « Mais que puis-je faire sans maison ? »

Khader al-Araj, chef du conseil de village de al-Walaja, a dit à Mondoweiss que les responsables locaux font tout ce qu’ils peuvent pour aider à sauver les maisons de gens comme al-Atrash.

« Les familles sont de plus en plus nerveuses sur ce qui va leur arriver, en particulier depuis qu’Israël a repris la construction du mur de séparation [d’appropriation, ndt] il y a trois mois, » dit al-Araj. « Pour le moment, nous avons décidé de nous concentrer sur trois priorités : les actions juridiques pour lutter contre les ordres de démolition devant les tribunaux, la sensibilisation des médias pour faire connaître les luttes du village et les manifestations populaires pour protester contre les actions d’Israël. »

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Le chantier de la maison d’Ahmed al-Atrash, sur le premier étage de celle de ses parents. L’ordre de démolition est arrivé une semaine après le début des travaux (Photo : Sheren Khalel)

Al-Araj a déclaré qu’il veut envoyer le message que al-Walaja est une communauté qui ne passera pas inaperçue.

« Oui, nous sommes un petit village, mais s’ils pensent qu’ils vont pouvoir nous expulser de cette terre pour relier leurs colonies, ils se trompent, » déclare-t-il. « Nous allons nous battre, nous n’irons nulle part ailleurs. »

En vertu de l’Accord Oslo II, la Cisjordanie occupée a été partagée en trois zones. La zone C comprend 63 pour cent de la Cisjordanie et est sous contrôle israélien total, tandis que la zone B, 20 pour cent de la Cisjordanie , est sous contrôle commun israélien-palestinien et la zone A, 17 pour cent de la Cisjordanie , est sous contrôle palestinien total.

Les gens qui veulent installer n’importe quelle sorte de structure en zone C ont besoin d’un permis, que ce soit pour surélever une maison, construire une cabane à outils ou creuser un puits, mais il est pratiquement impossible d’obtenir un permis. Selon des données de l’Administration civile israélienne recueillies par le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies OCHA), entre 2010 et 2014, les Palestiniens ont présenté 2.020 demandes de permis de construire en zone C. Seules 33 sur ces 2.020 demandes – 1,5 pour cent – ont été accordées. Toutes les demandes de permis concernent des constructions sur des terrains privés.

Avec un taux d’approbation si faible, de nombreux Palestiniens ont cessé de s’embêter à se lancer dans le processus de demande.

Même s’il était plus facile d’obtenir des permis de construire avant la montée du parti d’extrême-droite de Benjamin Netanyahu, le Likoud, cela fait des décennies que les autorités israéliennes émettent des ordres de démolition des maisons des Palestiniens.

La documentation des Nations Unies montre qu’entre 1988 et 2016, Israël a émis 16.085 ordres de démolition et démoli 3.334 structures appartenant aux Palestiniens en zone C. Depuis l’an dernier, il y a eu 2.907 ordres en attente de décision judiciaire, et les ordres concernant 487 structures appartenant à des Palestiniens ont été débloqués et les structures peuvent être démolies d’un jour à l’autre.

Jusqu’à présent sur 2017, les autorités israéliennes ont démoli 286 structures appartenant à des Palestiniens, selon OCHA, provoquant le déplacement de 435 Palestiniens, tandis qu’en 2016 un nombre record de 1.093 structures palestiniennes ont été démolies, déplaçant 1.601 Palestiniens.

Source : MondoweissTraduction : MR pour ISM


Publié par ISM-France
URL  http://www.ism-france.org/temoignages/Des-militants-palestiniens-lancent-des-initiatives-pour-sauver-des-maisons-menacees-de-demolition-a-al-Walaja-article-20382?ml=true

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Israël démolit un village arabe pour la 116ème fois

Posté par onsbouge le 2 août 2017

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ISM-France

Naqab – 1 août 2017

Israël démolit un village arabe pour la 116ème fois

Par Middle East Monitor

Les bulldozers israéliens ont détruit le village d’Al-Araqeeb pour la 116ème fois ce matin. Selon les sources locales dans le Negev (Naqab), des troupes d’occupation ont assuré la protection des bulldozers pendant la démolition des huttes. Aziz Sayah al-Turi, militant palestinien d’Al-Araqeeb a dit que les soldats israéliens et les représentants de l’Administration foncière israélienne ont pris le village d’assaut tôt le matin et ont commencé à démolir les maisons.

Israël démolit un village arabe pour la 116ème fois

Al-Araqeeb [Sarah Stern‏/Twitter]

Al-Turi a déclaré que la police israélienne a empêché les habitants et les citoyens de s’opposer aux bulldozers pour arrêter et entraver la démolition ; il a précisé que les autorités d’occupation avaient déjà détruit le village début juillet.

Les bulldozers et engins israéliens, protégés par la police, ont démoli les tentes et les huttes qui abritaient les familles, en faisant des sans abris, sans prendre en compte la très grosse chaleur dans la région en ce moment.

Al-Araqeeb est un village palestinien situé dans la région du Naqab et préexiste à la création de l’Etat d’Israël ; pourtant les autorités ne le reconnaissent pas.

La première démolition a eu lieu le 27 juillet 2010.

Israël exige que les villageois règlent la somme de 2 millions de shekels (env. 500.000€) pour couvrir le coût cumulé des démolitions.

Source : Middle East Monitor

Traduction : MR pour ISM


Publié par ISM-France
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Près d’Orly, des Syriens veulent rester dans des maisons abandonnées de l’Etat

Posté par onsbouge le 28 juillet 2017

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vendredi 28 juillet 2017

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Près d’Orly, des Syriens veulent rester dans des maisons abandonnées de l’Etat

 Près d'Orly, des Syriens veulent rester dans des maisons abandonnées de l'Etat dans - DROIT 5

Des migrants, majoritairement syriens, forment une chaîne humaine autour des pavillons qu’ils occupent dans une l’ancienne « Cité de l’air » à Athis-Mons près de l’aéroport d’Orly, le 20 juillet 2017 (afp)
Cliquez pour agrandir


« Je ne pars pas moi, je vais où? » Installés illégalement dans d’anciens pavillons de l’aviation civile à côté d’Orly, 150 personnes, dont une majorité de Syriens et de nombreux enfants, craignent l’expulsion.
« Je vais où? Dans la rue? Je ne pars pas », répète Abu Omar, un Syrien de 38 ans planté devant la maison qu’il occupe avec sa femme et ses trois enfants depuis un an et demi.
Au premier coup d’œil, cette rue bordée de pavillons d’Athis-Mons (Essonne), à quelques km de l’un des principaux aéroports parisiens, ressemble à n’importe quelle rue d’un paisible quartier résidentiel. Devant les maisons, des enfants jouent sur l’herbe, font du vélo dans la rue.
Sauf qu’ici, une grande partie des 70 enfants sont Syriens, et vivent avec leurs familles dans des logements autrefois destinés aux employés de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) travaillant à Orly.
Après un jugement fin 2015, une première expulsion d’une dizaine de logements était prévue pour fin juillet. Elle a été repoussée jusqu’à une décision de justice, le 5 septembre, après plusieurs manifestations organisées par l’association Droit au logement (DAL).
« Avant on dormait dans la rue, dans les squares. Quelqu’un nous a parlé de cette maison, on nous a pas demandé d’argent, et on nous a ouvert la porte », raconte Abu Omar.
Comme lui, la plupart des Syriens présents ici sont arrivés par le bouche-à-oreille, explique Marie-Renée Courty, présidente de l’association Ajar, qui aide ces migrants.
« Il y a plusieurs types de situations: certains ont le statut de réfugié, d’autres ont demandé l’asile, certains ne l’ont pas encore demandé », explique-t-elle. La demande d’Abu Omar, arrivé en France en 2015 mais qui avait déjà demandé l’asile en Espagne, a été refusée.
Les pavillons sont pour la plupart inoccupés depuis des années. Des sans-abris s’y sont peu à peu installés, souvent en famille: beaucoup de Syriens ces deux dernières années, mais aussi des Français, des Algériens, des Roumains.
« C’est parfait pour de l’hébergement familial », soutient Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL. Ces familles « ont fait que ce lieu qui était déserté, qui devenait un lieu de délinquance, de drogue, de prostitution redevienne un quartier d’habitation ».
Le DAL demande que l’Etat mette ces logements « à disposition », une solution « humaine et relativement peu coûteuse » par rapport à l’hôtel ou les foyers, selon M. Eyraud.
La DGAC, qui n’a pas souhaité s’exprimer, a demandé l’expulsion des occupants. Elle pourrait avoir lieu à l’automne car malgré le délai obtenu, « il y a une volonté d’expulser », affirme la préfète de l’Essonne, Josiane Chevalier. La préfecture n’a pas souhaité s’exprimer d’avantage.
Voisins d’Abu Omar, Mohammad et sa famille sont arrivés en France via l’Algérie il y a deux ans. Sa demande d’asile est en cours depuis fin 2015, dit-il, mais il a, semble-t-il, manqué des rendez-vous pour finaliser la procédure.
Quant à la scolarisation des enfants, elle est suspendue.
Depuis qu’ils se sont installés à Athis-Mons il y a quelques mois, faute de pouvoir payer le loyer de l’appartement qu’il louait auparavant à Bobigny, à une trentaine de km de là, cet artisan de la mosaïque originaire de Damas dit s’être rendu à la mairie « plus d’une fois » pour demander la scolarisation de ses enfants.
Sa fille, Shahad, 11 ans, était « première de la classe à l’école de Bobigny », souligne-t-il. « En CM1 A », précise la fillette, qui veut montrer qu’elle « parle français ».
La mairie refuse de scolariser des enfants qui « ne bénéficient pas actuellement d’un logement pérenne », explique la maire (LR) d’Athis-Mons Christine Rodier, affirmant que les enfants sont sur liste d’attente jusqu’à ce que des logements décents leur soit attribués, ce qu’elle a demandé.
Les maisons occupées sont en effet vétustes, et meublées sommairement: dans celle de Mohammad, quelques tapis et matelas, une télévision, une cuisinière et un réfrigérateur occupent l’espace.
Dans le jardin, Mohammad montre la piscine installée pour les enfants et une grande tente pour accueillir leurs voisins pour le café du soir: « On est bien ici. »

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Publié par  NanterreReseau
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Des colons s’emparent de la maison palestinienne Rajabi et y installent leurs affaires malgré une décision du tribunal (vidéos)

Posté par onsbouge le 28 juillet 2017

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ISM-France

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Hébron – 27 juillet 2017

Des colons s’emparent de la maison palestinienne Rajabi et y installent leurs affaires malgré une décision du tribunal (vidéos)

Par Maan News/ISM-France

27.07.2017 – Le lendemain de l’attaque d’une maison à Hébron, des colons ont commencé à y transporter leurs meubles mercredi 26, en dépit d’une décision de la cour israélienne qui a statué qu’ils n’étaient pas autorisés à entrer dans l’immeuble.
Les résidents de la maison Abu Rajab, cité dans la Vieille Ville d’Al-Khalil-Hébron, près de la Mosquée Ibrahimi, sont engagés depuis plusieurs années dans une bataille juridique avec des colons israéliens, après que le Premier ministre israélien Netanyahou a déclaré son intention d’encourager l’établissement d’une nouvelle colonie à cet endroit, qui s’appellerait Beit Hamachpela.

Des colons s’emparent de la maison palestinienne Rajabi et y installent leurs affaires malgré une décision du tribunal (vidéos)

La famille palestinienne autochtone expulsée de chez elle pour que s’y installent des colons sionistes venus de partout sur la planète.

Toutefois, les autorités israéliennes n’ont pas donné l’autorisation d’établir la colonie aux motifs que les colons n’ont pas fait la preuve du prétendu achat de la maison palestinienne et que les Palestiniens accusent les colons d’avoir fabriqué des faux documents.

Mardi 25, des colons escortés par des soldats israéliens ont donné l’assaut à l’immeuble pour tenter de s’en emparer.

Hazem Abu Rajab al-Tamimi, résident de la maison, a dit à Ma’an que les colons israéliens ont une nouvelle fois tenté d’attaquer la maison mercredi matin mais qu’ils ont été repoussés par la famille Abu Rajab.

Un peu plus tard, toutefois, les colons ont envahi les deuxième et troisième étages de l’immeuble, en plus du premier niveau, où vit la famille palestinienne.

Al-Tamimi a dit que les soldats israéliens ont menacé de l’arrêter, ainsi que ses frères, lorsqu’ils essayaient de protéger leur maison, comme le montre une vidéo de l’ONG palestinienne Human Rights Defenders où l’on voit des soldats empoigner les membres de la famille Abu Rajab pendant que de jeunes colons goguenards regardent la scène en chantant bruyamment.

Un reporter de Ma’an sur les lieux a vu les colons israéliens transportant leurs meubles et affaires dans la maison sous la protection armée des forces israéliennes qui ont été déployées autour de la maison et l’ont transformé en zone militaire fermée.

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Un porte-parole de l’armée israélienne a déclaré à Ma’an qu’il allait étudier l’affaire.

Les colons israéliens ont affirmé qu’ils ont acheté la maison à ses propriétaires, cependant les propriétaires palestiniens ont poursuivi les colons en justice et les ont accusés d’avoir fait de faux documents pour voler la maison ; al-Tamimi l’a dit mercredi que les allégations des colons étaient « pures fabrications et mensonges. »

La maison de la famille Abu Rajab est constituée de trois étages. Al-Tamimi a dit que la cour israélienne a décidé que tant que l’affaire était devant les tribunaux et qu’aucune décision juridique n’était prise, personne ne pouvait pénétrer dans les deuxième et troisième étages de la maison.

Le tribunal a également décidé de maintenir la maison sous la « protection » de l’armée israélienne et de l’Administration civile israélienne, a-t-il dit. Les médias en hébreu ont entre temps rapporté que Netanyahou avait nommé des coordinateurs militaires pour négocier avec les colons et les évacuer.

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A peine les Palestiniens expulsés de chez eux, la famille de colons s’installent dans leurs meubles.

Al-Tamimi a dit que les colons ont choisi d’ignorer la décision de la cour, ajoutant que « ils ont même refusé de se conformer à la décision de leur Premier ministre. »

« La longue bataille juridique sur la propriété du bien n’est pas encore finie mais ça n’a pas empêché les colons de l’envahir, » a déclaré mardi l’ONG israélienne Peace Now, qui surveille l’activité coloniale.

« L’établissement d’une nouvelle colonie à cet endroit entravera gravement la liberté de circulation des Palestiniens et ajoutera des tensions dans le secteur, » dit le communiqué, qui exige que le gouvernement ordonne l’évacuation immédiate des colons.

(…)

Note ISM-France : La maison Rajabi est située au centre-ville d’Al-Khalil, où 800 colons sionistes venus des quatre coins du monde (protégés par environ 2000 soldats et policiers israéliens) très agressifs essaient par tous les moyens de faire partir du quartier les 30.000 palestiniens autochtones.

La maison (qui peut abriter une 40ne de familles) est située à côté de la mosquée Ibrahimi et au bord d’un petit vallon, où vivent plusieurs familles palestiniennes qui y cultivent quelques oliviers, arbres fruitiers et des légumes.

Juste en face se trouve la colonie sioniste Kyriat Arba.

Depuis 2007, les colons cherchent à s’emparer définitivement de la maison Al-Rajabi et petit à petit, de tout le vallon, pour faire le lien avec la colonie Kyriat Arba et relier ainsi ces deux parties stratégiques de la vieille ville d’Al-Khalil.
Source : Maan News

Traduction : MR pour ISM


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