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Drôles de dames… ~ Caroline Granier étudie les femmes d’action dans le polar

Posté par onsbouge le 16 octobre 2018

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LIGNES DE FORCE

Publié le 15 octobre 2018
Bibliothèque, Chambre d’ami(e)s

Drôles de dames… ~ Caroline Granier étudie les femmes d’action dans le polar

Caroline Granier vient de publier À armes égales (Ressouvenances) ouvrage dans lequel elle soumet les romans policiers mettant en scène des femmes offensives (voire armées) à une analyse de genre. On peut se procurer le livre via le site de l’éditeur.

Drôles de dames… ~ Caroline Granier étudie les femmes d’action dans le polar dans - FEMMES

Présentation par l'éditeur

Les enquêtrices dans les polars… Les figures de fliquesses, de privées, de journalistes d’investigation, d’inspectrices sont de plus en plus nombreuses (françaises, européennes ou américaines). Cérébrales, fonceuses, intuitives ou rationnelles, épanouies ou névrosées. Célibataires ou en couple, avec ou sans enfants. Qu’ont-elles en commun? Un désir d’aventures et une soif de liberté sans limites. Attention : elles sont souvent armées… combatives en tout cas. Car leur place dans un monde encore dominé par les hommes n’est pas acquise. Alors elles agissent et prennent leurs affaires en main : et si elles nous montraient la voie?

Le polar, univers longtemps conditionné par les hommes et des représentations phallocrates, se féminise. Il constitue ainsi un miroir grossissant de notre société, terrain privilégié pour l’étude des rapports sociaux entre les sexes, et aussi du rapport à la violence. Cet ouvrage interroge ces représentations littéraires à travers le prisme du féminisme. Analysant un important corpus de romans, décrivant de nombreuses héroïnes différentes, il contribue à une réflexion sur la condition des femmes dans la société actuelle. Il témoigne d’interrogations sous-jacentes : l’affirmation doit-elle être identification aux anciens codes de domination? Ceux-ci sont-ils spécifiquement masculins? En s’emparant des attributs traditionnels d’une condition masculine déterminée, des femmes les érodent-elles ou, au risque de ne pouvoir s’en affranchir, les répètent-elles? La violence peut-elle être un outil d’émancipation féministe?

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Caroline Granier est agrégée et docteure en Lettres modernes ; elle enseigne en lycée. Elle a étudié la littérature anarchiste de la fin du XIXe siècle en France, en interrogeant ses rapports avec l’histoire et les luttes sociales, dans Les Briseurs de formules (Ressouvenances, 2010). Depuis plusieurs années, elle se passionne pour les romans policiers d’aujourd’hui qu’elle étudie sous l’angle du genre.

Claude Guillon | 15 octobre 2018 à 23 h 16 min | Étiquettes : Caroline Granier, Féminisme, Genre (Théorie du), Littérature, Machisme, Quelle «Justice» ? | Catégories : Bibliothèque, Chambre d’ami(e)s | URL : https://wp.me/p5iuT1-2je


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L’histoire politique tragi-comics des Super-héros ~ par William Blanc

Posté par onsbouge le 14 octobre 2018

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LIGNES DE FORCE

Publié le 13 octobre 2018
Bibliothèque, Chambre d’ami(e)s

L’histoire politique tragi-comics des Super-héros ~ par William Blanc

L’histoire politique tragi-comics des Super-héros ~ par William Blanc dans - LITTERATURE - POESIE - TEXTE - BD

William «Hodor» Blanc vient de publier chez Libertalia un livre intitulé Super-héros, une histoire politique.

Les fanatiques de comics books et de super-héros (dont je ne suis pas) retrouveront avec plaisir l’univers qu’ils & elles affectionnent et apprendront beaucoup sur l’engagement des auteurs  de ce «sous-genre» et l’articulation entre leurs productions et le contexte politique et social dans lequel ils ont travaillé.

Les autres découvriront, comme je l’ai fait, avec plaisir et curiosité l’immense et complexe «panthéon alternatif» qu’ont bâti les scénaristes et dessinateurs de comics. Super-héros et super-héroïnes se rencontrent, s’allient, se combattent, s’aiment ou se haïssent (jusque dans les modernes séries télévisées).

Outre par la superbe couverture de Bruno Bartkowiak (on ne se lasse pas de le constater à chaque parution), le livre est enrichi par de nombreuses illustrations, dont un superbe cahier iconographique en couleurs, et par un index.

Ça n’est pas pour me conformer à la mentalité que me suppose l’auteur, qui m’a mentionné dans ses aimables remerciements en tant que «Claude “Superdupont” Guillon», mais je me permettrai – pour une raison que mon lectorat va comprendre très vite – de choisir comme super-héraut personnel… un cow-boy français!

Créé à Lyon, en 1947, par Chott (Pierre Mouchot) et J-K Melwyn Nash (Marcel Navarro), LE CASSEUR – «Big-Bill», pour les intimes – est cette étrange chimère.

Au risque de décevoir, je dois ajouter que Le Casseur défend la loi et le droit et ne peut guère être considéré comme un précurseur du Black Block.

Il est vrai qu’il a tout intérêt à paraître du «bon côté», tant il pratique avec un ostentatoire plaisir la violence physique… ce qui aurait pu le mettre, deux ans plus tard, en infraction avec la législation régissant les «publications destinées à la jeunesse», adoptée en juillet 1949.

 FRANCE? dans - LITTERATURE - POESIE - TEXTE - BD

Nota. Cette image, tirée du deuxième numéro du magazine, est ici reproduite sans altération ni détournement.

Claude Guillon | 13 octobre 2018 à 21 h 15 min | Étiquettes : Éditions Libertalia, Bandes dessinées, Bruno Bartkowiak, Marcel Navarro, Pierre Mouchot, William Blanc | Catégories : Bibliothèque, Chambre d’ami(e)s | URL : https://wp.me/p5iuT1-2iT


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Théorie [mélodique] de la Jeune fille

Posté par onsbouge le 7 octobre 2018

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LIGNES DE FORCE

Publié le 6 octobre 2018

Sonothèque, Vidéothèque

Théorie [mélodique] de la Jeune fille

À l’occasion de la sortie de l’album “Brol” [truc, babiole…].

Claude Guillon | 6 octobre 2018 à 19 h 42 min | Étiquettes : Angèle, Brol, Jalousie, Musique, Poésie | Catégories : Sonothèque, Vidéothèque | URL : https://wp.me/p5iuT1-2hR


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Cuisine, art et littérature : comment Israël vole la culture arabe

Posté par onsbouge le 5 octobre 2018

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AGENCE MEDIAS PALESTINE

Cuisine, art et littérature : comment Israël vole la culture arabe dans - ART israelisalad-1450815974-1-e1538755909200

Israël a étendu la portée de son vol culturel au-delà des frontières historiques de la Palestine

Par Nada Elia, 3 octobre 2018

En tant que pays colonialiste, Israël s’est activement efforcé d’effacer l’existence des peuples autochtones sur les terres qu’il occupe, de manière à mieux s’approprier ces aspects de leur culture qui le font paraître « local » plutôt qu’implanté.

La cuisine étant historiquement une production culturelle locale, Israël ne s’enorgueillit pas de bagels, de saumon fumé ou de carpe farcie – tous d’origine européenne – mais plutôt de fallafels, de houmous, d’huile d’olive et de la salade de tomates et de concombres simple mais délicieuse qui accompagne la plupart des repas palestiniens.

Plus récemment, Israël a étendu la portée de son vol culturel au-delà des frontières historiques de la Palestine, pour atteindre divers pays arabes voisins. Ce vol, reconnu comme tel avec insolence, a été présenté en juillet à Tel Aviv, où une nouvelle galerie a inauguré sa première exposition, effrontément intitulée « Stolen Arab Art » (« Art arabe volé »).

« Nous exposons les œuvres en Israël sans que les artistes le sachent ou y consentent, et nous sommes parfaitement conscients de cet acte de dépossession. En délimitant ces frontières politiques et géographiques, nous souhaitons attirer l’attention sur l’exclusion d’Israël de la famille du Moyen-Orient », ont déclaré les organisateurs dans un communiqué.

Prendre l’art en otage

Ceux-ci affirment que cette « exclusion » est en partie due au succès du mouvement de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), qui appelle à un boycott universitaire et culturel d’Israël jusqu’à ce que cet État cesse de violer le droit international et les droits humains des Palestiniens. « Nous souhaitons promouvoir une réalité commune marquée par un dialogue ouvert et des échanges à travers le Moyen-Orient, sans guerre, sans occupation, sans frontière », clament les organisateurs.

Dans une interview pour Hyperallergic, un site web consacré à l’art et la culture basé à New York, le commissaire de l’exposition « Stolen Arab Art », Omer Krieger, a déclaré que l’objectif était de prendre l’art en « otage » afin d’obliger les artistes à « négocier ». « Nous voulons briser le boycott […] J’espère que les artistes apprécieront la sophistication de cette action, qu’ils comprendront son objectif et établiront un contact avec nous. »

Krieger est surtout connu pour son travail en tant que directeur artistique du festival artistique Under the Mountain à Jérusalem, de 2011 à 2015. Selon Hyperallergic, ce projet, financé par des mécènes de droite et le gouvernement israélien, a été critiqué pour avoir « artwashé », c’est-à-dire dissimulé sous le vernis de l’art, la réalité violente de la ville, notamment le nettoyage ethnique de sa population palestinienne.

Les organisateurs de l’exposition ne comprennent clairement pas qu’Israël ne saurait se faire accepter par « la famille du Moyen-Orient » en violant les droits des artistes à leur propre travail intellectuel. En fait, c’est précisément l’histoire israélienne de vol, de dépossession et d’appropriation qui a conduit à l’exclusion du pays. Répéter les mêmes crimes n’est pas la solution.

Pourtant, la même chose se répète actuellement dans un autre domaine artistique : une maison d’édition israélienne a récemment publié une anthologie de nouvelles écrites par 45 femmes de divers pays arabes et de la diaspora arabe mondiale sans leur consentement. L’anthologie, intitulée Hurriya (liberté), n’a pas été annoncée comme un livre « d’histoires volées », alors même que l’éditeur aurait par la suite reconnu ne jamais avoir demandé à nombre des auteures la permission d’inclure leur travail.

« Nous le voyons comme leur salut »

L’écrivaine palestinienne Khulud Khamis, qui vit à Haïfa, dit avoir été informée de ce vol lorsqu’elle a été invitée à participer à une table ronde sur le livre. En parcourant la table des matières, elle a soupçonné que les autre auteures n’avaient pas non plus été informées du fait que leur travail serait traduit et les a contactées.

Parmi elles figurent des écrivaines de renom telles que la Tunisienne Farah El-Tunisi, l’Algérienne Ahlam Mosteghanemi et la Koweïtienne Buthaina al-Issa. La couverture du livre serait en outre illustrée par le travail volé de l’artiste libanais Hussein Bleibel.

Khulud Khamis s’est servie de sa page Facebook pour dénoncer cette appropriation, tandis que nombre des auteures incluses dans l’anthologie ont exprimé un mécontentement extrême face au vol de leur propriété intellectuelle. La maison d’édition a depuis retiré le titre de son catalogue en ligne.

Alors que Khulud Khamis s’est activée en ligne et a contacté les auteures concernées, la militante Roni Felsen a pour sa part sollicité la maison d’édition – pour se faire dire au final que celle-ci pensait leur rendre service, et même les sauver !

Felsen a publié les détails de sa conversation avec les éditeurs, qui lui ont apparemment dit : « Ces femmes lancent un appel au monde […] Qui entendra les pleurs de ces femmes ? Par le passé, ces femmes pouvaient pleurer dans leur cuisine… ou dans les champs, entendues seulement par Dieu peut-être ? À présent, quelqu’un recueille ces pleurs, les traduit et les exprime ici, en Israël… Il est important pour nous que la voix de ces femmes soit entendue… Nous le voyons comme leur salut. »

Comment le fait de voler les récits de ces femmes et les traduire – mal, selon Khamis, qui parle couramment l’hébreu – sans les consulter peut-il « sauver » la vie de ces femmes ?

Comme l’a indiqué Khamis à Hyperallergic : « Ces écrivaines ne crient pas dans leurs cuisines ni dans les champs, et elles n’attendent certainement pas que les sauveurs blancs les ‘‘sauvent’’. Ce sont toutes des femmes fortes – des militantes, des défenseures des droits de l’homme, dont beaucoup sont titulaires de diplômes universitaires dans divers domaines et dont les œuvres créatives ont été reconnues à l’échelle nationale et internationale.

« Prendre les mots et les créations de ces écrivaines, les traduire et les publier en hébreu – à leur insu ou sans leur consentement – est le contraire même de les ‘’sauver’’. Ils [la maison d’édition] ont volé ces femmes de leur pouvoir d’action, les ont réduites au silence et ont ignoré leur droit de faire leur propre choix concernant leurs œuvres. »

Le cœur du colonialisme

Le vol est au cœur de toute entreprise coloniale. Les musées des anciennes puissances impériales sont remplis d’art volés aux anciennes colonies, de l’Afrique à l’Asie et au-delà.

En volant des œuvres dans divers pays arabes, Israël confirme ce qu’il est – un étranger sans respect des frontières culturelles et une jeune nation coloniale mue par des aspirations de grandeur impériale – plutôt que ce qu’il voudrait si désespérément être aux yeux du monde, à savoir un des « pays du coin ».

La publication d’une anthologie de textes de femmes arabes, édités et traduits sans leur permission, montre un aspect particulièrement offensant de l’hubris impérial. Gayatri Chakravorty Spivak a très bien décrit cette attitude dans son ouvrage Can the Subaltern Speak?, un classique des études postcoloniales qui évoque ces « hommes blancs qui sauvent les femmes brunes des hommes bruns ».

Les auteures inclues – le terme habituel, « contributrices », serait erroné dans ce contexte – ne « pleurent » pas dans leurs cuisines mais agissent de manière efficace. La seule chose dont elles peuvent se plaindre est le vol de leur propriété intellectuelle.

 

Nada Elia est une écrivaine et commentatrice politique issue de la diaspora palestinienne. Elle travaille actuellement sur son deuxième livre, Who You Callin’ “Demographic Threat” ? Notes from the Global Intifada. Professeure (retraitée) d’études sur le genre et la mondialisation, elle est membre du collectif de pilotage de la Campagne américaine pour le boycott universitaire et culturel d’Israël (USACBI).

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique éditoriale de Middle East Eye.

Photo : la traditionnelle salade arabe à base de tomates et de concombres hachés a été rebaptisée salade israélienne en Israël (Flickr).

Traduit de l’anglais par MiddleEastEye (original).


Publié par AGENCE MEDIAS PALESTINE
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« Faut-il bombarder Molenbeek ? » : Nadine Rosa-Rosso à la librairie Résistances

Posté par onsbouge le 29 septembre 2018

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CAPJPO – EuroPalestine

C’est ce qu’avait recommandé Eric Zémmour à la France, concernant ce quartier de Bruxelles dit « sensible », et présenté comme l’un des repaires djihadistes d’Europe après l’attentat au Bataclan, en novembre 2015. Et cela pourrait être le titre de la présentation que fera Nadine Rosa-Rosso le jeudi 4 octobre prochain à la librairie Résistances, à l’occasion de la sortie de son livre « Plus qu’hier et moins que demain. Contre le racisme, le colonialisme et la guerre ».

Car c’est bien de ces quartiers présentés comme dangereux, et de leurs habitants majoritairement issus de l’immigration marocaine, que parle l’auteur, qui les connait bien pour avoir habité et enseigné une trentaine d’années, à Molenbeek justement.

Et Nadine Rosa Rosso, qui décrit en même temps son parcours désenchanté en tant que militante du PTB (Parti du Travail Belge, autrefois nettement situé à l’extrême gauche), remet les pendules à l’heure, et montre comment s’est développé le racisme en Belgique, comme dans la plupart des grandes villes européennes, parallèlement à la fracture au sein du monde du travail.

Avec la désindustrialisation, les délocalisations, la croissance du chômage, la population immigrée et ses enfants nés en Europe, se sont vu peu à peu écartés du monde de l’entreprise et de ses solidarités, puis sont devenus les boucs émissaires tout désignés, y compris pour les couches plus favorisées de la classe ouvrière. Le tout sur fond de renoncement de la gauche et des directions syndicales.

Son livre démontre comment seul un front commun contre le système d’exploitation capitaliste, et contre les guerres qui lui sont inhérentes, peut mettre fin à l’ensemble des dérives identitaires qui traversent nos sociétés.

Nadine Rosa-Rosso, ex-permanente du PTB, est enseignante « de la deuxième chance » pour jeunes adultes, à Bruxelles. Elle travaille également avec des groupes de mamans dont les enfants sont partis en Syrie, y sont morts, où ne peuvent pas en revenir, afin de leur apporter un soutien et une possibilité d’expression qui font gravement défaut.

  FRANCE? dans - DISCRIMINATION - SEGREGATION - APARTHEID - RACISME - FASCISME

Conférence-débat le jeudi 4 octobre à partir de 19 H

à la Librairie Résistances

4 Villa Compoint. 75017 Paris. (Angle du 50 rue Guy Môquet)

M° Guy Môquet ou Brochant. Ligne 13. Bus 31 : Arrêt Davy-Moines

CAPJPO-EuroPalestine


Publié par CAPJPO – EuroPalestine
URL  http://www.europalestine.com/spip.php?article14696
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