Privatisation du logement social, pour faire du profit sur la pauvreté !

Posté par onsbouge le 19 août 2018

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PRCF Initiative Communiste

Privatisation du logement social, pour faire du profit sur la pauvreté !

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En même temps qu’il supprimait l’impôt sur la fortune, MACRON réduisait les aides pour le logement (APL) puis faisait les poches des organismes . Près d’un milliard d’euros pris aux Fançais sur le dos de la politique du . Et des milliards donnés aux millionnaires et milliardaires de ce pays.

Ajoutant le pire au pire, le régime a décidé, pour masquer la baisse des APL, d’obliger les organismes HLM a réduire d’autant les loyers. A travers, la Réduction de Loyer de Solidarité, ce sont les trésories des plus petites structures HLM qui sont directement menacées. Et avec elles, d’abord leur capacité à créer du logement social – qui fait tant défaut – et à investir pour la rénovation de l’existant – ce qui devrait être une priorité de la transition écologique, mais également menacer leur existence. Ce qui n’est pas pour déplaire à un gouvernernement qui, étant anti-républicain et se revendiquant “girondins”, veut confier le logement social au pilotage des euro régions, et surtout concentrer les organismes HLM et les livrer aux appétits des promoteurs privés.

 

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Logements sociaux : Non à la casse du logement social !

Lors du dernier Conseil d’Administration d’Action Logement Groupe, il a été proposé aux organisations syndicales et patronales de ratifier un communiqué de presse en réaction à la proposition des Offices publics de l’Habitat (OPH) de réorienter la Participation des Employeurs à l’Effort de Construction (PEEC) en direction des régions.

La est la seule organisation syndicale à ne pas avoir signé ce communiqué.

Alors que le gouvernement souhaite libéraliser la gestion du logement social, cette démarche est dangereuse. La CGT refuse de mettre de l’huile sur le feu !
A contrario, il nous semble urgent de ramener un peu d’unité au sein du logement social et de ne pas apporter de l’eau au moulin du gouvernement, à l’aube du projet de loi logement.

La CGT est porteuse d’une autre vision que celle qui aboutit à monter les fédérations et organismes les uns contre les autres et ceci dans l’unique intérêt des populations et des salariés.

Ne soyons pas naïfs. Lorsqu’au terme de 2 ou 3 ans, la Réduction de Loyer de Solidarité (RLS) aura accompli son œuvre destructrice sur les finances des bailleurs sociaux, qui sera à même de redresser les bilans, reprendre l’activité et le parc de ces organismes ?

Les grands groupes (ALI, CDC Habitat, Habiter en région, Arcade, ICF Habitat, Polylogis, etc.) qui possèdent aujourd’hui 70% du parc social.
Quand, demain, le parc HLM sera géré uniquement par des opérateurs privés où seuls les intérêts financiers prédominent, les demandeurs, les locataires, les salariés en feront les frais !

La CGT refuse d’aller dans le sens du gouvernement et de la et assume son discours dans l’unique intérêt des demandeurs et locataires du logement social et des salariés des ESH (entreprises sociales pour l’habitat) et OPH.

La garantie d’un logement pour tous est un élément majeur de la cohésion sociale dans notre société et suppose que l’État soit le garant de ce droit sur l’ensemble du territoire.

Il y a urgence à mettre en œuvre une politique nationale de l’habitat et du logement social en redonnant à chaque acteur sa place et les moyens pour garantir le droit au logement tel qu’inscrit dans la Déclaration universelle des Droits de l’homme. Il doit donc faire partie des fonctions régaliennes de l’État qui doit coordonner les interventions des différents acteurs au service d’une politique nationale décentralisée au niveau du bassin d’habitat le plus pertinent.
Cela pose aussi l’exigence de réorienter les choix budgétaires et des financements nouveaux en priorité pour le logement social.

OUI à un grand service public de l’habitat et du logement au service des populations.
NON à la privatisation du logement social.

Montreuil, le 22 février 2018

Posted by: // articles // , , , , , // août 18, 2018


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TEVA supprime près de la moitié de son personnel en France

Posté par onsbouge le 22 mars 2018

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CAPJPO – EuroPalestine

Sur les 517 postes que compte Teva en France, 248 vont être rayés, dans le cadre de la restructuration mondiale du fabricant de génériques israélien, qui croule sous les dettes. Une bonne partie des suppressions d’emplois concernera les « délégués médicaux », chargés de la promotion de ses médicaments auprès des médecins et des hôpitaux….

TEVA supprime près de la moitié de son personnel en France dans - DROITS teva_en_israel-a448a

« Un plan de départs volontaires sera soumis dans un premier temps et sera suivi par un plan de départs contraints », a précisé Teva dans un communiqué.

En plus de difficultés financières inhérentes au groupe spécialisé dans les médicaments génériques, ses activités en France sont affectées par des freins propres à ce marché, a justifié Teva.

Le groupe cite ainsi la « pression sur les prix » des médicaments, des « charges élevées » dues aux exigences réglementaires et environnementales ainsi qu’un « retard » de la pénétration des médicaments génériques dans le pays.

Sa restructuration en France va concerner ses tâches administratives sur son siège de La Défense, près de Paris, ainsi que ses « délégués médicaux », chargés de la promotion de ses médicaments auprès des médecins et des hôpitaux sur tout le territoire. Le groupe n’a pas d’usine dans le pays.

Sur les 578 postes que compte Teva en France, 61 postes étaient déjà vacants et 60 autres postes seront réaffectés à d’autres tâches en interne, est-il précisé.

Le groupe israélien, surendetté, a annoncé en décembre dernier un plan de suppression de 25 % de ses effectifs mondiaux, soit 14.000 emplois dans le monde, afin de dégager 3 milliards de dollars d’économies d’ici à fin 2019.

Sa perte nette a été abyssale en 2017 : 16,3 milliards de dollars, concernant une partie importante de ses actifs aux Etats-Unis.

Source AFP et Le Point : http://www.lepoint.fr/societe/teva-va-supprimer-248-postes-en-france-dans-le-cadre-de-sa-restructuration-mondiale-20-03-2018-2204031_23.php

CAPJPO-EuroPalestine


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Cars Macron en faillite !

Posté par onsbouge le 17 novembre 2016

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FRONT SYNDICAL DE CLASSE

Cars Macron en faillite !

Publié le 17 novembre 2016 par FSC

Cars Macron en faillite ! dans - DROITS ob_900bba_macron-2

 

L’énorme campagne pro-Macron des médias hier toute à la promotion du candidat « anti-système » ont omis de placer les projecteurs sur une information qui en dit long sur les orientations et les compétences du banquier d’affaires :

 

Information reprise du site Unilever CGT Le Meux :

CGT Compiègne facebook

 

Mégabus est une filiale de l’anglais stage coach, elle était sous-traitant de l’entreprise Flixbus qui a décidé du jour au lendemain de mettre un terme à son contrat de sous-traitance pour faire appel à d’autres sous-traitants (moins cher ?). C’est une des particularités (et des désastres !) que l’on voit dans ce secteur : le développement de la sous-traitance alors même que le secteur n’est pas rentable !! Les opérateurs tournent aujourd’hui à 4 centimes du kilomètre, moitié moins que le tarif du co-voiturage !!

Pour rappel : la SNCF a pour le moment investi 250 millions d’euros à perte sur le secteur, Transdev l’autre grand groupe de transport a perdu 20 millions d’euros l’année dernière, tout ça d’ailleurs avec l’argent public ! On peut parler de désastre économique (sans oublier la concurrence avec le rail sur les grandes lignes Paris-Marseille, Paris-Lille,…)

  • première faillite d’une entreprise de « cars Macron » laissant 174 salariés sur le carreau ! L’actionnaire anglais pour le moment se lave les mains de sa responsabilité sociale et ne négocie rien sur les reclassements.
  • le gouvernement avoue lui-même son impuissance puisqu’il n’arrive pas à mettre une quelconque pression sur l’actionnaire pour lui rappeler ses obligations.
  • les salariés n’ont d’autres choix que de mener des actions dans les prochains jours/prochaines semaine. . .

Publié par FRONT SYNDICAL DE CLASSE
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SFR Drahi : le stade supprême du capitalisme

Posté par onsbouge le 27 octobre 2016

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FRONT SYNDICAL DE CLASSE

SFR Drahi : le stade supprême du capitalisme

Publié le 26 octobre 2016 par FSC

SFR Drahi : le stade supprême du capitalisme

Intéressante émission sur la 5 le mardi 25 octobre : Guerre dans les télécoms, les 4 couleurs du capitalisme.

L’émission :

En France, en 2016, quatre groupes ont la main sur Internet et la téléphonie, mobile et fixe. L’histoire des télécoms est racontée ici à travers ses personnages principaux, qui incarnent chacun une forme spécifique du capitalisme : Martin Bouygues, 64 ans, l’«héritier», patron d’un grand groupe industriel, champion national du BTP et de la communication, Stéphane Richard, 55 ans, le «pantoufleur», passé deux fois de la haute fonction publique au business, désormais à la tête d’Orange, le «self-made-man», Xavier Niel, 48 ans, patron de Free, petit génie de l’innovation et de la guerre commerciale et enfin Patrick Drahi, 53 ans, le «financier», à la tête de Numéricable-SFR.

Retenons entre autre dans cette bataille de requins pour le partage du gâteau comment très loin de ce que les économistes aux service de la finance serinent à longueur d’antenne les « grands capitaines d’industrie » comme Patrick Drahi n’engagent absolument pas leurs propres ressources financières dans l’activité économique.

Dans cette ère de domination du capitalisme financier ils se contentent d’emprunter d’énormes sommes (plusieurs milliards) pour racheter les entreprises qu’ils convoitent.

Dans le cas de Drahi SFR par exemple.

Pour ensuite faire porter sur ladite entreprise le remboursement des dettes et pour cela en procédant à des coupes drastiques dans les effectifs afin d’arroser en même temps royalement les actionnaires!

Les travailleurs étant donc traités comme une vulgaire marchandise et l’emploi totalement sacrifié.

 

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Chez SFR la saignée c’est 5000 suppressions d’emplois sur les 15.000 existant.

 

Bien sûr tout cela est parfaitement légal.

C’est donc bien en changeant les lois, en en terminant avec cette domination et cette exploitation que nous pourrons sauver durablement les emplois et vivre dans une société de justice.

Car ce sont les pouvoirs politiques de droite et de « gôche » qui ont donné les manettes de l’économie et de la société aux grands prédateurs dans le cadre d’un mouvement mondial de privatisation.

Et ce genre de prédateur ne s’arrête pas à un seul secteur de l’économie. Ils ont besoins en même temps de contrôler les outils qui façonnent l’opinion. C’est la raison pour laquelle ces derniers temps en particuliers ils ont massivement investis les médias.

Voir à ce propos notre article : Main mise sur les médias … :

http://www.frontsyndical-classe.org/2015/09/main-mise-sur-les-medias-qui-paie-l-orchestre-decide-de-la-musique.html

Tout en se défendant au cas par cas dans chaque situation il est en effet bien temps que le peuple renvoient ces exploiteurs à leurs chères études et prenne la direction des affaires dans l’économie comme dans l’ensemble de la société pour que prévale enfin l’intérêt général et les biens communs!

 

LBO

La mécanique dite LBO

Le LBO, de l’anglais «Leverage Buy-Out », est un terme générique désignant un montage juridico-financier de rachat d’entreprise par effet de levier (« leverage »), c’est-à-dire par recours à un fort endettement bancaire.

Le but de l’opération est de permettre aux repreneurs de racheter une société en dépensant un minimum d’argent. Concrètement, le montage se décompose en trois étapes :

  • Tout d’abord, les repreneurs vont créer une société (dite « holding »), en faisant en sorte d’être majoritaires dans le capital (le reste du capital pouvant être apporté par une banque par exemple).

  • capital-investissement Ensuite, cette holding va se charger d’acquérir la société convoitée (dite « société cible »), en acquérant la majorité de son capital. Elle paye en utilisant le moins possible de ses fonds propres et donc en utilisant surtout l’argent d’un emprunt contracté auprès d’une banque. Cet emprunt est qualifié de « dette senior ». Dans les grosses opérations, le repreneur est en général un fonds de
  • . Dans ce cas, la société holding ne s’endette pas seulement auprès d’une banque, mais également en émettant des obligations qui sont souscrites par le fonds de capital-investissement. Cette source de financement est qualifiée de « dette junior ». En effet, son remboursement se fera après le remboursement de la dette senior et seulement si celui-ci se passe bien.
  • Les charges financières des dettes contractées par la holding seront payées grâce aux remontées de dividendes provenant de la cible. Les repreneurs vont pouvoir acquérir la cible grâce aux ressources même de celle-ci.

Au bout de quelques années, la société cible est revendue ou introduite en bourse, ce qui génère souvent de confortables plus-values pour ses actionnaires.


Publié par FRONT SYNDICAL DE CLASSE
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Renault : la CGT dénonce les ravages de la compétitivité

Posté par onsbouge le 22 septembre 2016

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FRONT SYNDICAL DE CLASSE

Renault : la CGT dénonce les ravages de la compétitivité

Publié le 22 septembre 2016 par FSC

Source : le syndicat CGT Unilever Le Meux

Renault : la CGT dénonce les ravages de la compétitivité dans - EMPLOI

 

 

Chiffres à l’appui, le syndicat du constructeur au losange a tenu à démonter point par point les bienfaits supposés de l’accord de compétitivité conclu en 2013 alors que Renault entend bien obtenir un deuxième accord du même type.

 

A la veille de l’ouverture de négociations d’un nouvel accord de compétitivité chez Renault, le bilan que tire la CGT du premier plan de flexibilité conclu en 2013 est sans appel. Non seulement les 7500 suppressions d’emplois ont largement été dépassées, les salaires quasi-gelés et les conditions de travail détériorées, mais même du point de vue strict de la compétitivité, l’accord s’est révélé contre-productif, a dénoncé ce matin le syndicat lors d’une conférence de presse au siège de la CGT à Montreuil. A des années-lumière du ton triomphant qu’emploie le constructeur dans ses communiqués, où le DRH France du groupe Tristan Lormeau affirme que « l’accord 2013-2016 a montré l’efficacité du dialogue social pour faire progresser l’entreprise » et que « grâce à l’effort de tous, Renault est aujourd’hui plus fort en France ». 

 

Une hausse de la production en trompe-l’œil

 

Point par point, le coordinateur national CGT de Renault Fabien Gâche s’est appliqué à démonter les soi-disant contreparties brandies par le constructeur automobile pour faire accepter aux salariés l’allongement de leur temps de travail. Si Renault a respecté son engagement à ne pas fermer de sites de production en France et à tenir un plan de charge de 700 000 véhicules par an, c’est « parce que les investissements avaient déjà été décrétés et mis en œuvre avant la signature de l’accord », rappelle Fabien Gâche, qui qualifie d’ « imposture » et de « supercherie » le document paraphé par la CFE-CGC, la CFDT et FO il y a trois ans. Renault se targue d’avoir augmenté les volumes de production de 50%, mais pour la CGT, « cette hausse correspond seulement à l’évolution du marché ».

 

Si en apparence, l’accord de compétitivité du constructeur semble être un succès, c’est parce que les bénéfices sont passés de 586 millions d’euros en 2013 à 2,96 milliards d’euros en 2015 et les dividendes de 509 à 710 millions d’euros. « La seule référence qui vaille est le résultat financier », assène le responsable CGT.

 

Les effectifs en CDI ont fondu, l’intérim a explosé

 

Mais pour le syndicat, derrière cette belle façade, la nouvelle organisation du travail et la saignée dans les effectifs a fait des ravages. « A fin 2016, ce sont 8723 postes qui auront été supprimés au lieu des 7500 annoncés », précise Fabien Gâche. Avec un volume de production en hausse à assurer, le recours à l’intérim a « augmenté de 180% entre 2012 et 2015 » et certaines équipes tourneraient même « avec 80% d’intérimaires ». Une précarisation massive qui n’épargne pas les ingénieurs puisque du côté des technocentres, l’utilisation de prestataires extérieurs a également crû. « Hors externalisation, le coût des prestations est passé de 146 à 186 millions d’euros entre 2013 et 2016 », rapporte le coordinateur CGT. Ce recours aux salariés précaires aurait même coûté plus cher à l’entreprise que de garder ses effectifs d’origine en CDI, explique la CGT, qui observe que « la masse salariale de Renault SAS a diminué de 116 millions d’euros quand le coût des sociétés intérimaires a augmenté de 152 millions d’euros » entre 2013 et 2016.

 

Pour les salariés en CDI, l’allongement du temps de travail a été supérieur à ce qui était annoncé par el constructeur, qui prétendait vouloir harmoniser la durée annuelle de travail à 1603 heures dans tous les sites. « A Flins, c’est 1776 heures qui ont été travaillées en 2015 ! », explique Fabien Gâche. Une « surintensification » qui a évidemment un coût humain, puisque le syndicat explique que même les médecins des usines craignent une recrudescence des troubles musculo-squelettiques.

 

Des sacrifices contre-productifs

 

Pour la CGT, ces sacrifices sont d’autant plus absurdes qu’ils entraînent de lourds dysfonctionnements dans le processus de production. Les malfaçons et retouches se multiplieraient à tel point que les délais de livraison s’allongent considérablement. « En juin, on a eu une perte de 800 véhicules à Flins, cela a coûté 2,4 millions d’euros ! Et ce genre de problème est récurrent », affirme Fabien Gâche. « Le client n’a pas profité de cet accord de compétitivité, d’autant que les prix de vente ont augmenté de 22% sur un modèle comme la Clio IV par rapport à 2012 alors qu’elle n’a rien en plus ! ».

 

Face à cette course kafkaïenne au profit, la CGT exige plus de 14000 embauches en CDI, dont les 6700 travailleurs actuellement en intérim dans le groupe. Le syndicat appelle également à une réduction du temps de travail à 32 heures, le retour des augmentations générale de salaires, et une meilleure répartition des volumes de production entre usines dans le monde.

 

Loan Nguyen Mercredi, 21 Septembre, 2016 Humanite.fr


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