Israël capitule face à deux députées américaines favorables à la campagne BDS

Posté par onsbouge le 23 juillet 2019

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Les nouvelles parlementaires élues au congrès américain et qui font de la résistance en défendant le droit d’appeler au boycott d’Israel, viennent de marquer un point : les autorités israéliennes, malgré la loi qu’elles ont fait voter, déclarent qu’elles pourront rentrer en israël et en Palestine occupée.

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Les députées américaines Rashida Tlaib et Ilhan Omar, élues en novembre dernier au Congrès*

Dans un éditorial cinglant, le quotidien israélien Haaretz, souligne la victoire de Rashida Tlaib (Américaine d’origine palestinienne) et Ilhan Omar (Américaine d’origine somalienne) qui s’opposent à la criminalisation de la campagne BDS, et l’inanité de la politique israélienne qui tente sans succès de cacher l’occupation avec des lois « ridicules ».

Donald Trump a eu beau traiter ces deux nouvelles élus au congrès d’antisémites et se ranger du côté israélien en les insultant, et en leur disant qu’elles « feraient mieux de retourner dans leurs pays pour s’occuper de leurs affaires », Israël ne se voit apparemment pas en train de refuser l’entrée à deux membres du congrès américain !

Ces deux femmes courageuses ont mis en avant, courant juillet, un projet de loi protégeant les partisans étatsuniens du boycott d’Israël, et considérant comme inconstitutionnels tous les efforts législatifs visant à limiter le recours au boycott pour l’obtention de droits civiques aux USA comme à l’étranger.

« Elles nous donnent une preuve de plus que tout l’argent, toute l’énergie, toutes les méthodes mises au point par l’Etat pour contrer le BDS, sont incapable de faire disparaître la critique de l’occupation », écrit Haaretz.

Alors que Rashida Tlaib et Ilhan Omar ont fait connaître leur intention de se rendre en Israël et dans les territoires palestiniens occupés dans les prochaines semaines, l’ambassadeur israélien à Washington, Ron Dermer, a déclaré que « par respect pour le congrès et l’alliance israélo-américaine, aucun membre du congrès américain ne se verrait interdit d’entrer en Israël ».

« C’est une leçon importante pour tous ceux qui s’imaginaient qu’il est possible de forcer le monde à se désintéresser de l’occupation. Cela s’avère impossible, y compris avec un président aussi copain que Trump », souligne le même éditorial.

« Israël peut toujours harceler un étudiant isolé. Mais que peut-il faire quand ce sont des représentants importants de pays qui soutiennent le boycott, à part rester la queue entre les jambes et laisser le monde voir ce qu’il essaie de cacher ? »

« Cette capitulation israélienne est importante car elle crée un précédent. Aujourd’hui il s’agit de députées américaines, mais demain, que pourra faire Netanyahou si des parlementaires britanniques ou Français, en faveur du boycott, veulent à leur tour visiter Israel et se rendre compte par eux-mêmes de ce que représente l’occupation ? »

« La lutte contre BDS a atteint l’exact opposé de son objectif : elle fait de la publicité au mouvement de boycott, et elle montre Israel comme un pays qui persécute ses opposants politiques. Si Israël n’avait rien à cacher et avait confiance dans sa politique, il n’essaierait pas de barrer l’entrée aux supporters de la campagne BDS. Il ne promulguerait pas des lois anti-BDS qui sont une véritable honte..

Et au lieu de s’évertuer à cacher l’occupation, il y mettrait un terme. Au lieu de consacrer toutes ses ressources pour cacher la situation, il s’en servirait pour régler le problème », conclut Haaretz.

* Ilhan Omar est née en Somalie et a émigré très jeune dans le Minnesota, tandis que Rashida Tlaib est née dans le Michigan de parents Palestiniens. Les deux élues, premières femmes musulmanes à faire leur entrée au congrès, n’ont jamais caché leur soutien à la cause palestinienne et au mouvement BDS, en dépit du chantage à l’antisémitisme qu’elles subissent depuis le début.

(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)
Source : éditorial d’Haaretz

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Comment Israël entrave le fonctionnement des universités palestiniennes

Posté par onsbouge le 23 juillet 2019

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Israël refuse de délivrer des permis de travail aux universitaires internationaux travaillant dans des universités palestiniennes en Cisjordanie occupée et durcit sa politique en matière de visas, ce qui les force à abandonner leurs étudiants et à quitter le pays.

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Groupe d’étudiants et enseignants en science de Birzeit

Au cours des deux dernières années, Israël a durci ses restrictions de visa à l’encontre des universitaires internationaux : leur refusant l’entrée en Cisjordanie ; leur refusant des prolongations de visa ; retardant la procédure de prolongation de leur visa au-delà de la période de validité du visa ; leur attribuant de façon arbitraire des visas de courte validité, parfois de seulement deux semaines à trois mois ; limitant les visas à la seule Cisjordanie et n’autorisant l’entrée et la sortie que par le pont Allenby, plutôt que par l’aéroport Ben Gourion ; exigeant le dépôt de grosses sommes d’argent comme garantie, sommes allant parfois jusqu’à NIS 80 000 (environ US$ 23 300).

L’Université de Birzeit en Cisjordanie et deux groupes palestiniens de défense des droits de l’homme, Adalah (le Centre juridique pour les droits des minorités arabes en Israël), et Al-Haq, intentent une action en justice.

Si les autorités israéliennes sont les seules à pouvoir en fournir le nombre total au cours des années passées, les refus de renouvellement de prolongation de visas, ainsi que toute une série d’autres restrictions, sont en augmentation. La Campagne pour le droit d’entrer, qui suit la question des procédures d’entrée et de visa pour les ressortissants étrangers depuis plus de dix ans, rapporte une claire augmentation des refus de prolongation de visa et un durcissement des restrictions depuis au moins la mi-2016.

L’Université de Birzeit, rapporte une augmentation de 200% des refus de visa au cours des deux dernières années académiques seulement.

Pas un seul des enseignants internationaux, à l’exception de ceux qui étaient directement employés par des programmes gouvernementaux étrangers, n’a reçu de visa pour la durée complète de son contrat pour l’année académique 2018-2019.

Plus de 12 départements et programmes risquent de perdre des enseignants au cours de la prochaine année académique à cause de la politique israélienne.

Dans le Classement mondial des universités QS de 2019, l’Université de Birzeit s’est classée parmi les 3% des meilleures universités du monde. Mais ce classement se base sur un certain nombre d’indicateurs clés – dont la proportion d’enseignants étrangers et d’élèves étrangers – qui sont maintenant la cible d’Israël. En empêchant Birzeit d’employer des enseignants internationaux, Israël entrave sa capacité à fonctionner comme une université qui répond aux normes internationales.

Et le Conservatoire national de musique Eward Said, affilié au Conseil d’administration de l’Université de Birzeit, rapporte une augmentation de 200% des refus de visa au cours des deux dernières années académiques seulement : pendant l’année académique 2017-2018, 4 enseignants internationaux sur 20 se sont vu refuser des prolongations de visa ou l’entrée à la frontière ; en 2018-2019, ils étaient 8 sur 19.

Abdullatif Abuhijleh, le président de l’Université de Birzeit, a déclaré : « L’obstruction à notre droit d’engager des universitaires internationaux fait partie des efforts continus de l’occupation israélienne pour marginaliser les établissements d’enseignement supérieur palestiniens. Le récent durcissement dans les restrictions de visa n’est qu’un élément d’une politique israélienne systématique et de longue date visant à saper l’indépendance et la viabilité des établissements palestiniens d’enseignement supérieur. »

L’Université de Birzeit n’est pas la seule : des universités sont affectées par la politique israélienne dans tout le territoire palestinien occupé, y compris à Jérusalem-Est.

Une étude de février 2018 du ministère palestinien de l’Éducation a révélé que plus de la moitié des enseignants et employés internationaux (32 sur 64) de huit universités avaient été affectés pendant les deux années précédentes par des rejets israéliens de leurs demandes de nouveau visa ou de prolongation de visa, ou par le refus de les laisser entrer en Cisjordanie. Ces universitaires, dont beaucoup sont des Palestiniens détenteurs de passeports étrangers, sont citoyens de divers pays, dont les Pays-Bas, la France, l’Allemagne, l’Inde ou la Jordanie ; la majorité d’entre eux viennent des États-Unis et de pays membres de l’Union européenne.

La politique qu’Israël mène à l’égard des universitaires internationaux viole à la fois le droit israélien et le droit international. Elle viole la liberté des universités d’élargir les champs de recherche et d’études qu’elles offrent aux étudiants palestiniens comme aux internationaux. En ce faisant, Israël empêche la population palestinienne occupée de déterminer par elle-même le type d’enseignement qu’elle souhaite dispenser.

De fait, selon l’interprétation appliquée à l’article 43 du Règlement de La Haye de 1907, la souveraineté sur l’éducation ne change pas de mains – elle est inaliénable – et doit demeurer entre les mains de la population palestinienne occupée.

(Traduit Par MUV pour l’AURDIP)
Source : d’Adalah

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Encore une centaine de blessés parmi les manifestants à Gaza ce vendredi

Posté par onsbouge le 23 juillet 2019

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Les escadrons de la mort, ces snipers israéliens qui ont carte blanche pour tuer et handicaper à vie hommes, femmes et enfants, ont blessé y compris des secouristes et des journalistes ce vendredi.

Encore une centaine de blessés parmi les manifestants à Gaza ce vendredi dans - DROITS

Sur la totalité des marcheurs, une cinquantaine de manifestants ont été blessés par balles, ces fameuses balles explosives particulièrement handicapantes.

Parmi eux, 4 secouristes et deux journalistes. (La semaine dernière le nombre de blessés était de 55 personnes).

Israël « répondait » à deux roquettes lancées à partir de Gaza, explique le quotidien israélien Haaretz, après l’assassinat, jeudi, par Israel d’un militant du Hamas, Mahmoud al-Adham, alors que ce dernier tentait de repousser la foule des manifestants qui se rapprochait de la fameuse « frontière », entre Gaza et Israël.

Israel aurait reconnu son erreur, la qualifiant de « malentendu » dans un communiqué, après avoir présenté la victime comme un terroriste, tout en prévenant qu’il n’était pas question de tolérer des « représailles », méthode dont l’Etat colonial estime avoir le monopole.

Source Haaretz

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La loi “Haine” va transformer internet en télévision. Par La Quadrature du Net

Posté par onsbouge le 23 juillet 2019

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La loi “Haine” va transformer internet en télévision. Par La Quadrature du Net

Médias    23.juillet.2019 // Les Crises

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Source : La Quadrature du Net, 01-07-2019

La loi “Haine” va transformer internet en télévision. Par La Quadrature du Net dans - DROITS Capture-d’écran-2019-07-03-à-00.53.40-590x319

La proposition de loi portée par Laetitia Avia prétend vouloir faire du CSA « l’accompagnateur des plateformes » dans la lutte « contre la haine en ligne ». En réalité, la loi va beaucoup plus loin. Comme cela est redouté depuis plusieurs années, elle amorce la transformation de l’autorité en un grand régulateur de l’Internet, dans la droite lignée du « Comité Supérieur de la Télématique » fantasmé par François Fillon dès 1996. Entretenant la dangereuse confusion entre Internet et la télévision, la loi Avia participe à la centralisation et à l’extra-judiciarisation de l’Internet. Quitte à risquer de le transformer en une sorte de sombre ORTF 2.0.

La proposition de loi portée par Lætitia Avia doit être débattue à l’Assemblée Nationale le 3 juillet prochain. À côté des dangers que nous avons déjà soulignés (voir notre analyse juridique), la loi délègue un grand nombre de pouvoirs au CSA :

  • celui d’émettre des « recommandations, des bonnes pratiques et des lignes directrices pour la bonne application » de certaines obligations qui y sont prévues, notamment celles du retrait des contenus dits haineux et définis en son article 1er (contenus terroristes, atteinte à la dignité humaine, incitation à la haine, discriminations…) ;
  • celui de mettre en demeure puis de sanctionner (à hauteur de 4% du chiffre d’affaires mondial, comme pour le RGPD) les plateformes qui ne respecteraient pas l’obligation de retrait en 24h de ces contenus une fois qu’ils leur sont notifiés. À ce titre, c’est au CSA qu’il reviendra d’apprécier « le caractère insuffisant ou excessif du comportement de l’opérateur en matière de retrait sur les contenus portés à sa connaissance » ;
  • enfin, il récupère le rôle de la CNIL dans le cadre du contrôle des demandes que peut faire l’OCLTCIC (et non un juge) pour obtenir le blocage par les FAI d’un site considéré comme pédopornographique ou à caractère terroriste.

Il faut ranger ces pouvoirs à côté de ceux aussi acquis par le CSA dans la récente loi sur les fake news, (dite loi « relative à la lutte contre la manipulation de l’information »). Le CSA y avait en effet déjà récupéré des pouvoirs assez semblables, comme celui d’émettre des recommandations pour « améliorer » la lutte contre ces fausses informations.

Une vieille et mauvaise idée

Avant de comprendre les dangers qui pourraient résulter d’une telle délégation de pouvoirs, intéressons-nous rapidement à l’historique des relations entre le CSA et l’Internet. Car ce n’est pas la première fois que l’autorité veut s’arroger ce type de pouvoir.

Ainsi, en 1996, François Fillon, alors ministre délégué à la Poste, aux Télécommunications et à l’Espace, dépose un amendement dans le cadre des débats sur le « projet de loi sur la réglementation des télécommunications ». Il y propose la création d’un « Comité supérieur de la télématique » (CST), placé auprès du CSA, chargé d’élaborer des recommandations « propres à assurer le respect, par les services de communication audiovisuelle […] des règles déontologiques adaptées à la nature des services proposés ». Comme le raconte Owni.fr, il s’agissait surtout d’obliger les fournisseurs d’accès à Internet, en échange d’une non-responsabilité pénale des contenus postés, à suivre les recommandations de ce Conseil. Ce dernier allait ainsi devenir, selon Lionel Thoumhyre, « l’organe directeur de l’Internet français, gouverneur de l’espace virtuel ». L’article de loi a été par la suite heureusement censuré par le Conseil constitutionnel.

Depuis, l’autorité n’a jamais baissé les bras, aidée par de nombreuses personnalités politiques 1. Citons Dominique Baudis (président du CSA de 2001 à 2007) qui énonce en 2001 : « Je considère que tout ce qui concerne les médias audiovisuels, qui s’adressent à une masse de gens et qui ne sont ni du ressort de la correspondance privée, ni du commerce en ligne, relève de notre compétence. Le fait qu’ils ne soient disponibles que sur internet n’y change rien ». Ou en 2004 également, le gouvernement qui tente de profiter de la loi LCEN pour faire du CSA un grand régulateur de l’Internet (ce qui est finalement rejeté par le Parlement après de nombreuses critiques). Les tentatives reviendront ainsi à chaque débat, notamment sur les lois de l’audiovisuel.

Plus récemment encore, c’est Emmanuel Macron en novembre 2017, qui instrumentalise les violences faites aux femmes pour légitimer l’extension des pouvoirs du CSA. Et en septembre 2018, c’est le CSA lui-même qui appelle à ce que la régulation audiovisuelle comprenne désormais « les plateformes de partage de vidéos, les réseaux sociaux et les plateformes de diffusion en direct », précisant même que « la régulation doit permettre d’assurer que ces nouveaux acteurs mettent en place les mesures appropriées en matière de protection des mineurs, de lutte contre la diffusion de contenus incitant à la haine et à la violence […] ».

Pourquoi le CSA pour Internet, c’est mal

En lisant la loi Avia et les pouvoirs qui lui sont délégués, on ne peut que faire ce ce constat déprimant que le CSA est en train, à l’usure, de gagner. En lui donnant le pouvoir d’apprécier si l’opérateur a correctement retiré un contenu considéré comme « haineux », en lui donnant un pouvoir de sanction, en lui permettant d’émettre des recommandations sur la haine en ligne (comme elle le fait déjà sur les « fausses informations »), la proposition de loi se rapproche dangereusement de l’idée du « Comité Supérieur de la Télématique » de 1996 et participe donc à la confusion grandissante qu’il y a entre Internet et la télévision.

Or, faire cette confusion, c’est insulter ce que représente au départ Internet : un moyen justement de se soustraire à l’information linéaire et unilatérale de la télévision par la multiplication des canaux d’expression. L’analyse que faisait LQDN sur le sujet il y a plusieurs années tient toujours, et donne d’ailleurs la douloureuse impression de tourner en rond : « Le CSA régule la diffusion de contenus, de façon centralisée, par des acteurs commerciaux. Tenter d’imposer le même type de règles à la multitude d’acteurs, commerciaux et non-commerciaux, qui constituent le réseau décentralisé qu’est Internet, dans lequel chacun peut consulter, mais également publier des contenus, est une aberration. Internet c’est aussi la diffusion de vidéos, mais c’est avant tout la mise en œuvre de nos libertés fondamentales, le partage de la connaissance et de la culture, la participation démocratique, etc ».

Au-delà de l’aberration, vouloir télévisionner l’Internet, c’est vouloir le centraliser. C’est un moyen pour le gouvernement de reprendre le contrôle sur ce moyen d’expression qu’il ne maîtrise pas et cela passe par la création de lois pour et avec les grandes plateformes, en ne voyant Internet que par le prisme faussé des géants du Net, avec la menace qu’elles s’appliquent un jour à tous. Car il est toujours plus facile de ne traiter qu’avec un nombre restreint de gros acteurs (d’ailleurs plus prompts que les autres à collaborer avec lui.).

C’est aussi mettre dans les mains de l’administration des pouvoirs qui appartenaient auparavant au juge. C’est bien au CSA et non à un juge qu’il reviendra de décider si un contenu est haineux et méritait donc pour un opérateur d’être retiré en 24h. Et c’est donc, comme c’est déjà le cas pour la télévision, à l’administration qu’il reviendra de dire ce qui peut être dit ou diffusé sur Internet. Difficile à ce titre de ne pas faire le lien avec les récentes déclarations du secrétaire d’État au numérique qui menace cette fois-ci la presse de donner au CSA le pouvoir de « décider ce qu’est une infox ou pas ».
On en vient alors à se demander si, à travers cette loi, le gouvernement n’est pas en train d’instrumentaliser les débats sur la haine en ligne, ses victimes et Laetitia Avia elle-même pour reprendre la main sur Internet.

En déléguant au CSA de tels pouvoirs, avec l’objectif d’en faire le grand gendarme de l’Internet, la loi « haine » est un nouveau pas vers l’ORTF 2.0.

Référence :

1-Pour un récapitulatif et une analyse plus complète, voir notamment l’article de Félix Tréguer sur le sujet, en 2015 : « Le CSA et la régulation d’Internet : une erreur ontologique »).

Source : La Quadrature du Net, 01-07-2019


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Mariages mixtes = Holocauste, dixit le ministre israélien de l’éducation

Posté par onsbouge le 22 juillet 2019

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Le nouveau ministre israélien de l’éducation a comparé les mariages mixtes à l’ »Holocauste »…

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Le ministre israélien de l’éducation, Rafi Peretz

Rafi Peretz qui est à la fois à la tête du ministère de l’Education et du parti religieux nationaliste, a qualifié début juillet l’assimilation des Juifs américains à l’Holocauste, rapporte l’agence de presse AP.

Celui qui a également occupé la fonction de rabbin en chef de l’armée israélienne a déjà fait parler de lui en réclamant une « conversion » des juifs gays (une sorte de stage de déradicalisation), et en refusant de donner une conférence, il y a deux mois à un groupe de femmes israéliennes avant leur service militaire. Il manifestait ainsi son opposition à la conscription des femmes dans l’armée, estimant que leur rôle d’épouses et de mères en pâtissait.

Sans surprise, mais en accord avec tous les autres dirigeants israéliens, Rafi Peretz, s’exprime par ailleurs haut et fort en faveur de l’annexion de la Cisjordanie.

Que cela ne trouble surtout pas les bonnes relations entre « notre » France qui se réclame de la laïcité et du droit international, et cet Etat religieux, intolérant et colonial.

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