L’INSURRECTION EST-ELLE VENUE ? – ÉRIC HAZAN À PROPOS DES GILETS JAUNES

Posté par onsbouge le 18 décembre 2018

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L’INSURRECTION EST-ELLE VENUE ? – ÉRIC HAZAN À PROPOS DES GILETS JAUNES

Dans l’Entretien Libre, Aude Lancelin reçoit l’écrivain Éric Hazan, qui nous parle du mouvement des gilets jaunes.

Éric Hazan a aussi créé la maison d’édition « La Fabrique », qui a notamment édité « l’insurrection qui vient ».

- Sauvez Le Média : https://www.lemediatv.fr/sauvez-le-me…

Le Média
Ajoutée le 17 déc. 2018


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Gilets jaunes, luttes de classes et implosion du politique ! Par Richard Labévière

Posté par onsbouge le 16 décembre 2018

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LES CRISES

16.décembre.2018 // Les Crises

Gilets jaunes, luttes de classes et implosion du politique ! Par Richard Labévière

Gilets jaunes, luttes de classes et implosion du politique ! Par Richard Labévière dans - CNR tags

Source : Proche & Moyen-Orient, Richard Labévière, 10-12-2018

Les émeutes urbaines – qui viennent d’enflammer Paris, Lyon, Marseille, Toulouse et d’autres préfectures et sous-préfectures de France – rappellent que la revendication d’« égalité » n’est pas morte au pays de la Révolution de 1789. Contrairement à celles de Grande Bretagne, d’Allemagne, d’Espagne et d’Italie – où les structures familiales, façonnées par la reproduction des codes aristocratiques, demeurent très hiérarchisées et inégalitaires – la mémoire française continue à cultiver l’utopie du triptyque inscrit au frontispice de ses bâtiments publics : « liberté, égalité, fraternité », avec une insistance particulière pour l’égalité…

La première des conséquences du mouvement des Gilets jaunes est, d’une certaine manière, de nous redonner une part d’Histoire – du sens de l’histoire -, dont Francis Fukuyama et d’autre idéologues affirmaient la fin. Oui, les Gilets jaunes nous font revivre, un peu, la France historique que l’on aime, celle de l’exception politique, sociale et culturelle, celle de la Convention nationale de Robespierre, des soldats de l’An II, des Misérables,des révolutions de 1830 et 1848, de la Commune et du Conseil national de la résistance (CNR).

Les mouvements, qui redonnent à la France ce « certain sens de l’Histoire » depuis deux mois, viennent de profondeurs liées à la lente édification nationale amorcée à partir du XIème siècle par les grands ordres monastiques. Ces révoltes ne peuvent être réduites à de simples réactions antifiscales et anti-taxes passagères, mais expriment aussi une défiance récurrente des « territoires » régionaux et périphériques face à l’urbanité centralisée des métropoles régionales et de la capitale. On revient au constat de l’opposition Paris et le désert français, dressé par le géographe Jean-François Gravier, dès… 1947. Ces dix dernières années, postes, écoles, chemins de fer, hôpitaux et, plus largement, l’ensemble des services publics ont déserté les campagnes françaises pour se replier au cœur des centres urbains.

Par conséquent, le deuxième message des Gilets jaunes se traduit bien par une révolte des vieilles provinces, des régions, des territoires contre Paris, en ciblant des lieux symboliques comme la place de l’Etoile et l’avenue des Champs-Elysées. Configuré pour sortir de la Guerre d’Algérie, le régime présidentiel de la Vème République n’est plus adapté aux évolutions actuelles, d’autant qu’il a échoué- y compris sous François Mitterrand – dans ses tentatives de décentralisation du pouvoir et des administrations. La révolution numérique a conforté cette apoplexie face à laquelle tous les remèdes connus font défaut.

Enfin, la troisième grande leçon de cette révolte sociale, sans chef ni directoire, sciemment non-organisée de manière pyramidale, indépendante de tous partis politiques et syndicats, impose une réactualisation de la lutte de classes – telle qu’elle est théorisée par Le Manifeste du Parti communiste de Marx et d’Engels (1848). Quelques slogans des banderoles des manifestations et barrages sont parfaitement explicites : « Avant la fin du monde, les fins de mois ! » ou « Macron arrête de faire ton jus avec l’essence, l’eau, le gaz et l’électricité ». Sur ce thème, il faut lire ou relire le grand classique de l’historien soviétique Boris Porchnev, spécialiste des révoltes qui précédèrent la révolution de 1789 : Les Soulèvements populaires en France de 1623 à 1648. Ces luttes de classes rurales aboutirent à la convocation des Etats généraux qui mirent fin brutalement à la monarchie.

Plus généralement, cette nouvelle « lutte de classes »( ciel! Est ce possible! Ce terme était pourtant passé aux oubliettes) peut être rattachée à différentes formes de résistance à la mondialisation contemporaine. Fruit de la fin de la Guerre froide, de la révolution numérique et de la financiarisation des économies, cette globalisation sauvage et mortifère casse sans doute les Etats-nations, les services publics et les politiques de redistribution sociale. Et surtout ce « nouveau monde de progrès et d’innovation » s’obstine à exclure la grande masse des êtres humains des modes de faire et de vie, des codes de gouvernance, des moyens d’information aux mains d’une toute petite minorité d’experts en management , sociétés de conseil et autres grands patrons ou banquiers, seuls bénéficiaires d’une évolution rendant les plus riches, toujours plus riches et les plus pauvres, toujours plus pauvres.

Les Gilets jaunes protestent contre un monde qui travaille à les exclure – eux, leurs enfants et petits-enfants – du travail salarié au profit de caisses automatiques et autres plate-formes numeriques , de toute espèce de citoyenneté et d’existence sociale en les enfermant dans l’unique rôle de consommateurs de grandes surfaces affreusement laides. Devenus en quelque sorte invisibles, les « gueux » d’aujourd’hui revêtent ces gilets phosphorescents comme s’ils voulaient défier la nuit du nouveau monde qui les rejette aux marges des autoroutes numériques, de la course au pouvoir et, en définitive, de toute espèce d’humanité. Au bout de la route, les gueux d’aujourd’hui sont devenus les « animaux » des Start-ups, des nanotechnologies, des robots actionnés par la finance : « l’argent, c’est le sang des autres », affirmait Cecil Rhodes, l’inventeur de l’Apartheid…

Enfin, enfin, la surdité et le mépris des autorités françaises ne fait que galvaniser cette nouvelle lutte de classes. Les Gilets jaunes sont d’abord reçus par un ministre de l’Ecologie qui n’a rien à dire, puis dans un deuxième temps par un Premier ministre autiste qui ne « lâche rien… » . Le ministre de l’Intérieur affirme que le mouvement est instrumentalisé par « l’ultra-droite » et le porte-parole du gouvernement en rajoute en condamnant des « violences… inacceptables ». Qui peut se réjouir de ces violences ? La belle affaire ! Faudrait-il encore essayer de comprendre pourquoi et comment la contestation s’est à ce point radicalisée. Les « petits marquis » du pouvoir sont soit à côté de leurs pompes, soit parfaitement irresponsables !

Un ancien ministre de François Mitterrand nous disait deux jours avant le « samedi noir » 1° décembre : « Macron aurait dû envoyer – à sa place – le ministre des Affaires étrangères au G-20 de Buenos-Aires, pour rester à Paris et présider une Cellule de crise. Ainsi, il aurait pu recevoir lui-même – samedi matin, avant de nouvelles émeutes – une délégation de Gilets jaunes pour annoncer le report, sinon la suppression de la hausse du prix du diesel, renvoyant des Etats généraux en début d’année prochaine. Il s’agissait de la meilleure opportunité pour apaiser le pays avant les fêtes de fin d’année. Mais l’actuel pouvoir exécutif ne comprend rien, plus arrogant que jamais. Il est perdu et raconte n’importe quoi avec ses « valeurs européennes », face à une masse de gens qui n’arrive plus à boucler ses fins de mois… »

Finalement, c’est exactement ce qui a été fait, mais une semaine trop tard avec certaines taxes suspendues pour… six mois, puis maintenant un an, le temps de laisser passer les élections européennes de mai prochain. Trop peu et trop tard, l’effet d’annonce tombe à plat et rajoute au mécontentement, étant considéré comme une nouvelle roublardise d’un président aux abois, qui désormais ne peut plus sortir de son palais sans se faire copieusement huer.

En réalité, et d’une manière plus profonde encore, on assiste à une crise paroxystique des vieilles démocraties dont le système de représentation ne fonctionne plus, craquant de toutes parts. Députés, sénateurs et ministres (ainsi que les représentants de la technostructure administrative) n’ont plus la confiance de leurs administrés, qui les considèrent comme les « profiteurs » d’un système hors-sol, dont la seule finalité serait sa propre reproduction au détriment des préoccupations quotidiennes de la population.

Dès le début des années 1980, le sociologue Jean Baudrillard nous alertait sur « l’implosion du politique » et les méfaits d’une hyper-réalité de plus en plus abstraite, confiée aux mains de conseillers en communication se substituant progressivement aux représentants du peuple. Il nous disait alors : « que feront les gouvernants lorsqu’il n’y aura plus de gouvernés ? » Nous y sommes ! Et l’autisme des dirigeants, comme l’aveuglement d’une grande partie de la classe politique et administrative française, ne fait que se confirmer de jour en jour, tout particulièrement après les scènes de guérilla urbaine des deux derniers samedi. Incompréhension, inaction….

Avec ses conseillers en communication, le président Emmanuel Macron – qui n’a cessé de répéter qu’il ne lâcherait rien (parce qu’il est le plus intelligent, et par conséquent parce qu’il sait ce qui est bon pour le peuple), à peine revenu de Buenos Aires, descend l’avenue Kléber jonchée de dizaines de carcasses de voitures brûlées. Les télévisions en continu (genre BFM/Bête et Franchement Méchante) saluent en boucle le « courage » du Président qui a ainsi chamboulé son emploi du temps et qui ose même rentrer dans des restaurants pour parler aux gens… Quelques maigres applaudissements de ses partisans clairsemés, mais surtout sifflets et insultes des badauds qui reprennent le slogan des mal nommées « révolutions arabes » : « Macron dégage ! ».

Pris dans la spirale infernale de l’implosion du politique, Emmanuel Macron – sachant parfaitement que les prochaines élections européennes de mai prochain vont être pour lui, Angela Merkel et tous les profiteurs du « nouveau monde » une véritable Bérézina » – continue mordicus à défendre sa politique au nom de « valeurs », sans changer de cap dont il affirme que c’est le seul possible parce que le meilleur pour tous. Malheureusement pour lui, heureusement pour nous, ce sophisme grotesque ne fonctionne plus et – éblouis par les Gilets jaunes – les masques tombent…

Appellation d’un grand mouvement intellectuel et politique russe, le « Populisme » a anticipé les révolutions de 1905 et de 1917. Aujourd’hui, ce qualificatif est devenu particulièrement péjoratif, servant à nommer des courants autrement baptisés de « souverainisme », de « nationalisme », sinon d’extrême-droite. Autre déni et manipulation de l’histoire, les dirigeants actuels racontent n’importe quoi, ayant perdu tout sens de l’histoire et toute espèce de vision à moyen et long terme.

Là-aussi, la leçon des dysfonctionnements d’une Union européenne, réduite à un grand marché – dont les directives imposent des normes sur les compteurs électriques, les fromages à pâte molle, la taille des ampoules ou les fleurs coupées, sans traiter les problèmes de fond comme le chômage, la santé et la sécurité – n’est pas tirée ! Et les mesures imposées au petit peuple par la Commission européenne exaspèrent des électorats qui, soit s’abstiendront, soit voteront pour les listes les plus protestataires, antisystèmes et « populistes ». On l’a dit, le président Macron le sait et anticipe la débâcle. Mais tenez-vous bien car les conseillers en communication ont trouvé la parade : il suffira d’expliquer au bon peuple que le scrutin a été manipulé par les médias… russes de Vladimir Poutine !

On croit rêver : les dirigeants français et européens s’ingénient à foncer droit dans le mur en klaxonnant, précipitant leur propre chute d’une manière vertigineuse. En ne voulant rien entendre des souffrances de la France profonde, en ne comprenant pas que les Gilets jaunes sont aujourd’hui l’expression d’une nouvelle et profonde lutte de classes, sinon de la résurgence d’un incompressible besoin d’égalité qui touche les fondements de la démocratie.

Samedi dernier, l’Acte IV des Gilets jaunes a confirmé la mobilisation : quelques 200 000 manifestants déployés sur l’ensemble du territoire français. Relayées par les chaines de télévision, les messages alarmistes des autorités – promettant des morts – ont visiblement cherché à dissuader les gens de descendre dans la rue. A Paris, 9000 policiers dernière des véhicules blindés pour 10 000 manifestants… près d’un millier d’arrestations préventives ! Celles-ci ont-elles été effectuées conformément au respect des libertés civiles et politiques de notre pays ? La question mérite d’être posée avant que le président de la République ne reprenne la parole – ce qu’il devrait faire en ce début de semaine – pour faire de nouvelles annonces.

On l’a dit : la crise est profonde et perdure dans une dimension politique, sinon institutionnelle touchant les fondements mêmes du régime de la Vème République. Qu’est-ce qu’Emmanuel Macron peut promettre de plus que ce qui a déjà été annoncé malgré les fanfaronnades d’il y a quelques semaines sur l’air du « nous ne lâcherons rien ! » ? Trop peu et trop tard ? D’autant qu’une majorité de Français – et précisément les Gilets jaunes – a maintenant compris que sa marge de manœuvre dépend de plus en plus de Bruxelles, de la City, de Wall Street et des autres grands acteurs de la mondialisation.

Les Gilets jaunes devraient, maintenant diriger leurs colères et manifestations sur Bruxelles, plus précisément sous les fenêtres de la Commission qui porte la plus grande part de responsabilité du désastre social qui ravage les classes laborieuses des 28 (ou 27, on ne sait plus) pays de l’Union européenne.

Richard Labévière
10 décembre 2018

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Source : Proche & Moyen-Orient, Richard Labévière, 10-12-2018


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Des Néo-nazis appuient une fausse définition israélienne de l’antisémitisme à l’UE

Posté par onsbouge le 14 décembre 2018

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AGENCE MEDIAS PALESTINE

Par Asa Winstanley, 7 décembre 2018

Des Néo-nazis appuient une fausse définition israélienne de l’antisémitisme à l’UE dans - ECLAIRAGE - REFLEXION 181207-herbert-kickl-e1544374404348

Le ministre autrichien d’extrême droite Herbert Kickl a ratifié à Bruxelles la « définition de travail » israélienne trompeuse de l’antisémitisme.

Une nouvelle déclaration de l’Union Européenne pourrait rendre encore plus difficile de critiquer Israël en tant qu’Etat raciste, sans être traité d’antisémite.

Jeudi à Bruxelles, des politiciens ont ratifié le document.

La déclaration demande à tous les gouvernements de l’UE de « souscrire à la définition de travail non juridiquement contraignante de l’antisémitisme utilisée par l’Alliance Internationale de la Mémoire de l’Holocauste » (IHRA).

Cette démarche, approuvée par les ministres de l’Intérieur de l’UE, a déjà été condamnée par un certain nombre d’Israéliens.

La déclaration a été lancée par l’Autriche, dont le gouvernement de coalition comprend plusieurs ministres issus de plusieurs partis de droite qui ont encouragé le fanatisme anti-juif.

Le ministre autrichien de l’Intérieur Herbert Kickl était l‘un d’eux.

Il vient du Parti Liberté, organisation anti-musulmane conduite par le néo-nazi Heinz-Christian Strache (maintenant vice-chancelier d’Autriche).

Kickl a été accusé en janvier de parler comme un Nazi lorsqu’il a demandé aux autorités «  de concentrer les demandeurs d’asile en un seul lieu ».

Sa façon de parler a semblé délibérément calculée pour évoquer l’Holocauste – même si cette fois il ciblait essentiellement les demandeurs d’asile musulmans.

Fausse définition

Comme cela a été signalé depuis longtemps par The Electronic Intifada, la « définition de travail » de l’IHRA a été conçue comme une puissante méthode soutenue par Israël pour étouffer la critique de l’État et ses crimes contre les Palestiniens.

Israël et ses lobbys ont déployé ces deux dernières années une énorme pression sur toute l’Europe pour la faire adopter.

La « définition de travail » a été condamnée par quantité de syndicats palestiniens et autres associations de la société civile, ainsi que par la Campagne de Solidarité avec la Palestine au Royaume Uni et des syndicats de toute l’Europe.

Comme l’a signalé la semaine dernière l’EUobserver, les ambassades israéliennes « se réfèrent » régulièrement « à la définition de l’IHRA » quand elles déposent officiellement des plaintes diplomatiques contre les critiques de l’UE pour crimes de guerre en Palestine par Israël. Ces critiques ne font aucun mal si l’on considère que l’UE permet souvent les crimes d’Israël.

Au Royaume Uni, les lobbys israéliens ont fait pression avec succès sur l’opposition travailliste pour qu’elle adopte la « définition de travail ».

Mais même cela n’a pas suffi, et ils ont provoqué un grand esclandre médiatique à propos de la répugnance initiale du parti à adopter tous les « exemples » assortis que le document de l’IHRA présente comme antisémites.

Plusieurs de ces 11 « exemples » mentionnent Israël.

L’un d’entre eux présente même faussement la simple action de déclarer le fait qu’Israël est un Etat institutionnellement raciste – « tentative raciste » dans le parler de l’IHRA – comme un exemple d’ « antisémitisme ».

L’Autriche a déjà souscrit à la « définition de travail » et, comme l’UEobserver l’a relaté, son gouvernement de coalition a conduit la pression en faveur de la déclaration.

Néo-Nazis autrichiens

Assumant actuellement la présidence tournante de l’UE, l’Autriche avait invité le Premier ministre Benjamin Netanyahu à prendre part le mois dernier à une conférence à Vienne.

La déclaration approuvée par l’UE a été rédigée au cours de cette conférence, qui ciblait l’antisionisme. Netanyahu avait accepté d’assister à la conférence, mais s’était désisté à cause de l’instabilité de son gouvernement de coalition.

L’Autriche voulait une version encore plus extrême, et l’un de ses premiers projets demandait aux Etats de l’UE d’adopter la définition « assortie des exemples illustratifs ».

Ceci a été retiré de la déclaration finale, qui décrit la définition comme « non juridiquement contraignante ».

Cette expression hypocrite est utilisée dans le document de l’IHRA lui-même. En réalité cependant, la définition est constamment utilisée pour contrôler la parole critique envers Israël.

Les événements survenus cette année dans le parti travailliste de Grande Bretagne en sont plus que jamais une illustration.

Dans le cadre de la « crise » d’antisémitisme fabriqué, qui remonte à des années, manigancée par ceux qui critiquaient le leader travailliste Jeremy Corbyn, les lobbys israéliens ont exigé que le parti adopte également les 11 « exemples » d’antisémitisme de l’HIRA.

La direction de l’exécutif national des Travaillistes a capitulé en septembre sous cette pression. Mais cela n’a fait qu’encourager les chasseurs de sorcières, qui continuent d’essayer de punir les représentants élus qui critiquent Israël.

L’hystérie médiatique autour de la « crise » a conduit à une chasse aux sorcières ciblant l’aile gauche et les militants travaillistes pro-palestiniens.

L’hystérie s’est répandue du Parti Travailliste à la société plus largement.

La « définition de travail » est maintenant utilisée pour chasser les gens de leur emploi.

Suspendu pour avoir déclaré Israël raciste

Paul Jonson, employé chez Dudley Council près de Birmingham, a été suspendu de ses fonctions en octobre après avoir aidé à organiser une manifestation contre un député local Ian Austin – fervent promoteur de la propagande israélienne.

Quel était le crime de Jonson ? Poster sur Facebook la phrase « soutenez la Palestine, Israël est une entreprise raciste » dans le cadre de sa promotion de la manifestation.

Militant avec les associations locales de solidarité avec la Palestine, Jonson a dit à The Electronic Intifada que les dirigeants de Dudley Council avaient cité la « définition de travail » de l’IHRA – que l’autorité locale a adoptée – pour justifier sa suspension.

Le directeur général du conseil a dit en octobre à un journal local que Jonson faisait l’objet d’une enquête.

Jonson a dit à The Electronic Intifada que le titre du journal sur sa « suspension » était le premier dont il ait entendu parler.

Jusque là, les dirigeants l’avaient assuré qu’il n’était pas suspendu et qu’ils n’en étaient qu’à des discussions préliminaires sur une plainte reçue de la Campagne Contre l’Antisémitisme – trompeusement intitulée association de propagande anti-palestinienne.

Il dit que, jusque là, on lui avait simplement dit de « s’abstenir de travailler jusqu’à plus ample informé ».

Mais, le jour même où l’histoire a fuité dans la presse, les directeurs l’ont convié à une autre réunion et l’ont alors suspendu.

Jonson soupçonne Ian Austin d’être derrière la plainte. Le député est un protecteur de l’association qui l’a déposée.

Des syndicalistes locaux ont demandé que Jonson soit réintégré, comme l’a été l’association de gauche Voix Juives pour le Travail.

Une pétition appelant à sa réintégration a maintenant réuni plus de 600 signatures.

Traduction : J Ch. pour l’Agence Média Palestine

Source : The Electronic Intifada


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Quant Israel demande à l’Allemagne de couper les vivres au Musée Juif de Berlin !

Posté par onsbouge le 12 décembre 2018

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Paru sur
CAPJPO – EuroPalestine

Le gouvernement israélien a officiellement demandé à Angela Merkel de ne plus verser de financements au Musée Juif de Berlin, qui a osé présenter une exposition sur Jérusalem sous l’angle de « l’histoire palestino-musulmane de la ville »…

Quant Israel demande à l’Allemagne de couper les vivres au Musée Juif de Berlin ! dans - DISCRIMINATION - SEGREGATION - APARTHEID - RACISME - FASCISME

Manifestation de rabbins contre l’Etat d’Israël

Dans une lettre officielle, le gouvernement israélien a également demandé que soient coupés les subsides allemands à d’autres institutions et organismes, y compris israéliens, qualifiés par le régime colonial d’ »anti-israéliens ».

Parmi ces derniers, le magazine israélien en ligne, critique de l’occupation et de la colonisation, +972 Magazine, qui reçoit une subvention de la Fondation Heinrich Böll, ainsi que le Festival International du Film de Berlin, et des organisations chrétiennes pro-palestiniennes.

Israel n’a que faire des Juifs, de leur histoire et de leur patrimoine culturel. L’important est de ne voir qu’une tête. Heil Israel !

Source : https://www.haaretz.com

CAPJPO-EuroPalestine


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Pourquoi Esther Bejarano, survivante d’Auschwitz, soutient BDS

Posté par onsbouge le 12 décembre 2018

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Paru sur
CAPJPO – EuroPalestine

Une interview réalisée par Adri Nieuwhof à Hambourg (Allemagne) pour The Electronic Intifada donne la parole à cette femme de 94 ans, qui a quitté Israel en raison de sa politique criminelle.

Pourquoi Esther Bejarano, survivante d’Auschwitz, soutient BDS dans - DISCRIMINATION - SEGREGATION - APARTHEID - RACISME - FASCISME

Esther Bejarano fut déportée à Auschwitz, lorsque la Pologne était occupée par les Allemands, puis au camp de concentration de Ravensbrück situé dans le nord de l’Allemagne. En avril 1945, elle réussit à s’échapper d’une marche de la mort. ( Face à l’avancée de l’Armée Rouge, les SS prirent la fuite en forçant les derniers survivants des camps à marcher dans la neige. )

Après la guerre, elle émigra en Palestine, mais, révulsée par la politique d’Israël à l’égard des Palestiniens, elle décida, finalement, de retourner en Allemagne.

Elle dit avoir été traitée d’antisémite pour avoir dénoncé le traitement inhumain réservé aux Palestiniens par Israël.

Mais Esther Bejarano ne connaît pas la peur et continue de faire entendre sa voix, qualifiant le gouvernement israélien de « fasciste » et affirmant qu’elle soutient le BDS – boycott, désinvestissement et sanctions – si cela permet de mettre à mal la politique de persécution des Palestiniens par Israël.

Même aujourd’hui, à l’âge de 94 ans, Bejarano joue encore régulièrement de la musique, notamment avec le groupe de hip-hop allemand Microphone Mafia.

C’est le 20 avril 1943, que Bejarano arriva à Auschwitz après avoir passé cinq jours épouvantables, entassée avec tant d’autres dans un wagon à bestiaux. Les SS la sélectionnèrent pour les travaux forcés, où beaucoup de déporté(e)s périrent.
Son talent pour la musique lui a permis d’intégrer le premier orchestre de femmes d’Auschwitz, en y jouant de l’accordéon. L’orchestre devait jouer des marches pour accompagner les femmes déportées lors de leurs travaux forcés, et à l’arrivée des trains, grossissant le nombre de nouvelles victimes des nazis dans le camp.
Tant que les commandants du camp étaient satisfaits, les membres de l’orchestre pouvaient éviter ainsi d’être désignés à la chambre à gaz.

Lorsque Bejarano était à Auschwitz, la Croix-Rouge internationale a recherché des déportés « mischling » ( terme allemand signifiant  » mélangé »). Parce qu’elle avait une grand-mère paternelle chrétienne, les nazis considéraient Bejarano comme une « mischling »- une personne d’ascendance mixte juive et aryenne. Par conséquent, elle n’aurait pas dû être déportée dans un camp d’extermination, conformément à la loi nazie.

Toutefois, le statut de fille « mischling » n’offrait aucune protection pour ses parents, Rudolf et Margarethe Loewy. Ils ont tous deux été abattus par les nazis dans les bois de Kovno, en Lituanie, en novembre 1941. Il n’y a pas si longtemps, Bejarano a appris que sa sœur Ruth avait été assassinée à Auschwitz, le 1er décembre 1942.

Emigration en Palestine

Après la libération des camps nazis par les troupes américaines et soviétiques en 1945, Bejarano se rendit en Palestine où son autre soeur, Tosca – à la demande de leurs parents – s’était installée avant la guerre.

Bejarano faisait partie d’un groupe qui voyageait par bateau de Marseille en Palestine. « Nous voulions développer le pays avec les Palestiniens », se souvient-elle. « En général, les Palestiniens nous ont aidés. Non seulement nous, mais aussi les premiers Juifs qui avaient émigré dans le pays. « 

« Nous voulions développer le pays ensemble. Mais tout changea avec David Ben-Gourion et Golda Meir », dit-elle, se référant aux dirigeants sionistes fondateurs d’Israël.  » Ils ont alors déclaré : » Nous sommes les propriétaires de la terre. « 

« Ce n’était pas notre idée »

Néanmoins, Bejarano a passé 15 ans en Israël, où elle a épousé Nissim Bejarano, un chauffeur de camion né dans le pays au sein d’une famille venue de Bulgarie en Palestine.

« Mon mari et moi ne pouvions pas supporter la politique israélienne. C’était une catastrophe », dit-elle. « La vie était difficile, parce que nous n’étions pas d’accord avec les terribles choses qui ont été faites aux Palestiniens. »
Israël « s’est battu contre eux, a chassé les Palestiniens. Ils ne sont pas partis seuls, ils ont été forcés de partir. Nous ne pouvions tout simplement pas supporter ça. »

« J’étais un soldat dans la guerre d’indépendance contre les Britanniques, mais je n’ai pas touché une arme à feu. J’ai donné de nombreux concerts. »

Son mari Nissim était un pacifiste et après avoir participé à deux guerres, il ne pouvait plus le faire, ajoute Bejarano. « Il avait vu ce que les Israéliens avaient fait aux Palestiniens et il ne pouvait pas le supporter. »

Refuser le service militaire était également difficile. « Il aurait fini en prison, nous n’avions donc pas d’autre choix que de partir », explique Bejarano. « J’avais la nationalité allemande et je parlais allemand, alors nous sommes retournés dans notre pays natal. »

La censure en Allemagne

« En Allemagne, il est presque impossible de critiquer Israël pour la simple raison que les Allemands se sentent responsables vis à vis des Juifs qui furent abandonnés et qui, alors, ont ensuite fondé cet État juif », explique Bejarano. En conséquence, les personnes souhaitant organiser des manifestations en Allemagne contre la politique israélienne, telles que le rapt et la colonisation de terres palestiniennes, sont constamment confrontées à des tentatives pour les en empêcher. « C’est un scandale, car les terribles politiques israéliennes doivent être mises à jour et clairement exposées ».

 allemagne dans - DROITS

« En Allemagne et dans de nombreux autres pays, on ne fait pas de distinction entre le judaïsme et le sionisme. Ils pensent qu’Israël, le sionisme et le judaïsme, c’est une seule et même chose. « 

« Ils pratiquent un grossier amalgame, et de cet amalgame surgit l’antisémitisme », ajoute-t-elle. « Et il est particulièrement déplaisant, de voir les Allemands se refaire une virginité en pointant du doigt ce fameux ’nouvel antisémitisme venant des Musulmans’.

« Ils veulent se protéger du nouvel antisémitisme, mais l’antisémitisme existe depuis le Moyen Âge. Il n’a pas été inventé par Hitler, mais par l’Église catholique. »

Et le phénomène continue d’exister parmi les Allemands, comme dans d’autres pays, fait-elle remarquer.

Contre le fascisme, OUI à BDS

Se référant aux dirigeants israéliens actuels, tels que le Premier ministre Benjamin Netanyahou et l’ancien ministre de la Défense, Avigdor Lieberman, Esther Bejarano affirme : « Ce sont des fascistes. C’est un gouvernement fasciste. Je n’ai pas d’autre nom pour ça. »

 israel dans - HISTOIRE

L’espace pour débattre du BDS – boycott, désinvestissement et sanctions – est très limité en Allemagne. « S’il est utile de mettre quelque chose en travers de la terrible politique [israélienne], alors je suis pour. Parce que j’ai expérimenté ce qu’est le fascisme. « 

Elle ajoute que l’idée que la terre « appartient aux Juifs parce qu’ils y vivaient il y a 2000 ans, est la plus grande absurdité qui puisse exister ».

« Il y avait tellement de Turcs et d’Arabes qui y ont toujours vécu. Les Juifs sont venus plus tard », souligne-t-elle. « Tous les colons de Cisjordanie doivent partir. »
« En Allemagne et dans de nombreux autres pays, on ne fait pas de distinction entre le judaïsme et le sionisme. Ils pensent qu’Israël, le sionisme et le judaïsme, c’est une seule et même chose. « 

Droit de résister

« La situation à Gaza est vraiment terrible. Il faut voir comment les gens y vivent et comment les Israéliens agissent contre eux. »

Esther se déclare consternée par le fait que lorsque de jeunes Palestiniens ose néanmoins manifestent près de la barrière de démarcation – comme ils le font régulièrement dans le cadre des rassemblements de la Grande Marche du Retour depuis mars dernier. « Ils sont tout simplement fusillés » par des snipers israéliens.

« Mais à mon avis, les Palestiniens ont le droit de s’opposer à ce que les Israéliens leur font. Ils ont le droit de faire cela », affirme-t-elle. « Ou bien devraient-ils simplement se laisser tuer par les Israéliens ? »

« Ils disent que le Hamas a envoyé ses roquettes vers Israël et sont responsables de la guerre. Mais qui a commencé ? Pas les Palestiniens. Ce sont les Israéliens qui ont expulsé tant de Palestiniens du pays. « 

Elle souligne que de nombreux Israéliens ont quitté Israël, parce qu’ »ils ne peuvent plus vivre là-bas », évoquant le coût élevé du logement et le nombre de jeunes Israéliens qui ne veulent pas être enrôlés dans l’armée.

« Ils ne peuvent tout simplement plus vivre en Israël. C’est la raison pour laquelle tant d’entre eux sont partis à Berlin. »

(Traduit par Lionel R. pour CAPJPO-EuroPalestine)

Source : interview réalisée par Adri Nieuwhof et publiée par The Electronic Intifada

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