Georges Abdallah, un combattant de la résistance palestinienne

Posté par onsbouge le 21 juin 2017

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LIBEREZ GEORGES ABDALLAH

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Georges Abdallah, un combattant de la résistance palestinienne

par les camarades du soutien de Bagnolet

Posted on 21 juin 2017 in Soutien – Textes et mobilisations

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Georges Abdallah : L’État français et la guerre de Classe !

Ce samedi 17 juin 2017 a lieu à Paris une manifestation pour Georges Abdallah qui partira de la place qui honore le colonel Fabien, une figure de la résistance.

 

 

Le 21 août 1941 à Paris, au métro Barbès Rochechouart, deux coups de feu sont tirés. Pierre Georges – militant communiste dit le colonel Fabien – vient d’abattre un militaire allemand. C’est dans la France occupée par les nazis le premier acte de résistance armée.

Quarante après, le 3 avril 1982, à Boulogne-Billancourt, cinq coups de feu sont tirés sur un agent des services secrets israéliens. Des combattantes et combattants communistes libanais de la FARL – Fraction Armée Révolutionnaire Libanaise– ont décidé de porter la résistance en dehors des frontières de leur pays occupé par les forces sionistes. Quelques jours après, la FARL revendiquait l’action en ces termes : « C’est notre droit de nous défendre. C’est notre droit aussi d’attaquer l’impérialisme partout où il sévit … »

Georges Ibrahim Abdallah, communiste libanais et combattant de la résistance palestinienne, est depuis 1984 en prison en France pour avoir été de la résistance contre l’occupation de son pays.

En 33 ans de captivité Georges Abdallah a vu les lois être interprétées ou modifiées pour s’assurer de son emprisonnement, lui qui est libérable depuis 18 ans. Il a été ainsi en France le premier prisonnier politique à être jugé et condamné à perpétuité par une cour spéciale. En 2013 sa libération a été annulée par le ministre de l’intérieur qui a refusé de délivrer un avis d’expulsion et qui a ainsi bloqué une décision de justice. Dernièrement l’ancien ministre de la justice Urvoas a pu affirmer que la perpétuité réelle existait en France et qu’elle s’appliquait à Georges Abdallah. Pourtant cette notion de perpétuité réelle n’est pas dans le droit français.

Nous sommes toutes et tous confrontés à cette abolition définitive de la notion d’Etat de droit pour celles et ceux qui s’opposent à l’Etat, aux grands patrons, aux intérêts capitalistes, à l’impérialisme et au colonialisme. L’état d’urgence sera prochainement intégré dans le droit commun afin de renforcer le pouvoir arbitraire des autorités répressives. Des centaines de personnes ont été perquisitionnées ou assignées à résidence au seul motif de leur appartenance supposée à une mouvance islamiste ou de leur origine, ainsi que des dizaines de militantes et militants pour présomption d’appartenance à une « mouvance contestataire radicale ».

Les quartiers populaires connaissent depuis des dizaines d’années ces zones de non droit où la police et la gendarmerie violentent, violent et tuent impunément. Et quand ces quartiers s’organisent, quand les familles affrontent les juges pour demander “Justice et Vérité”, la loi est modifiée pour mieux protéger les flics assassins.

Et les familles subissent la répression. Rappelons-nous les frères Kamara lourdement condamnés sur d’invérifiables dénonciations anonymes. Et la famille Traoré qui depuis que leur frère Adama ait été tué dans une gendarmerie, subit la répression, l’incarcération de leur frère Bagui et de multiples intimidations.

L’offensive de la contre-révolution préventive de la bourgeoisie, garante des intérêts des financiers, banquiers et autres marchands d’armes, est là face à nous. Le premier acte du nouveau président de la république a été de remonter les Champs-Elysées sur un char. Il a ensuite rendu visite aux forces françaises au Mali.

La France a aujourd’hui 17 500 militaires engagés dans des opérations extérieures à travers le monde, force impérialiste d’intervention pour protéger et développer les intérêts des Bolloré, Bouygues, Lagardère, Dassault, Lafarge, Total, Areva. Il y a aussi 13 000 militaires déployés en France même, dans le cadre de l’opération « Sentinelle », véritable force d’occupation intérieure de la contre-révolution, en ordre de marche pour la guerre de classe.

En 1941 le colonel Fabien agissait en résistant contre le nazisme. En 1982 les FARL et Georges Abdallah agissaient en résistants contre le sionisme et l’impérialisme. Et depuis des décennies les palestiniennes et les palestiniens résistent à l’occupation de leur pays.

La résistante Lucie Aubrac le proclamait « Le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent ».

Liberté pour Abdallah !

Les camarades du soutien de Bagnolet – 17 juin 2017

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« Palestine, plus d’un siècle de dépossession, histoire abrégée de la colonisation, du nettoyage ethnique et de l’apartheid »

Posté par onsbouge le 21 juin 2017

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ISM-France

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Palestine occupée – 20 juin 2017

« Palestine, plus d’un siècle de dépossession, histoire abrégée de la colonisation, du nettoyage ethnique et de l’apartheid »

Par Jean-Pierre Bouché

Ce livret montre que, depuis 120 ans, l’histoire d’Israël / Palestine se résume à une entreprise de colonisation de peuplement. Pour la réaliser, le colonisateur a, en toute impunité, spolié, expulsé et fragmenté la société palestinienne.

'Palestine, plus d'un siècle de dépossession, histoire abrégée de la colonisation, du nettoyage ethnique et de l'apartheid'

Il est né d’un constat : la situation en Israël-Palestine fait souvent la Une des médias. Pourtant l’histoire plus que centenaire de la colonisation de la Palestine est mal connue du grand public, même du public conscient des malheurs du peuple palestinien. Elle est surtout mal connue des jeunes qui ne reçoivent rien de solide à l’école. L’information ne manque pas, surtout en arabe et en anglais, mais ceci ne remplace pas l’utilité d’informer de cette histoire de manière très accessible, même sous une forme nécessairement abrégée. Aussi, après une petite brochure artisanale diffusée de 2005 à 2013, voici un récit augmenté. De nombreuses références permettent d’en enrichir la lecture. Les citations en français ont été reprises telles quelles, celles en anglais ont été traduites par mes soins.

La rédaction de cette brochure a été guidée par le souci de choisir les événements essentiels et d’en présenter les motifs. Elle ne fait par conséquent aucun emprunt au discours sioniste, connu sous le nom de hasbara, qui n’a qu’un but apologétique et cherche avant tout à justifier ce que le colonialisme israélien a d’injustifiable.

Je remercie les personnes qui ont porté collectivement ce projet, en premier lieu Armand Caspar, fondateur des éditions Scribest, qui a pris à cœur d’en être l’éditeur. Annie McStrawick, Omar Slaouti et Pierre Stambul ont proposé de nombreuses et précieuses remarques et corrections. Enfin le travail d’Edwige Benoît est allé bien au-delà d’un simple maquettage. Cependant les choix effectués finalement sont les miens.
Jean-Pierre Bouché, avril 2016

L’auteur, Jean-¬Pierre Bouché, est engagé pour la Palestine depuis la réinva¬sion des villes palestiniennes en 2002. Il a coordonné la traduction française du livre de Ben White, Être palestinien en Israël (La Guillotine, 2015).

POUR COMMANDER :

1. Commandes individuelles ou destinées aux librairies :

SCRIBEST éditions
BP 10077 – Hoenheim
67802 BISCHHEIM Cedex
03 88 33 77 03

2. Commandes par les comités et associations :

Minimum de commande : 5 exemplaires. Coût : 4,5 euros par exemplaire, port gratuit.
Le règlement donnera lieu à l’envoi d’un reçu.
Uniquement par mail à recitpresent[at]gmx.fr

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Publié par ISM-France
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Un royaume d’olives et de cendres 26 écrivains, 50 ans de territoires occupés

Posté par onsbouge le 20 juin 2017

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mardi 20 juin 2017

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Un royaume d’olives et de cendres
26 écrivains, 50 ans de territoires occupés

 Un royaume d'olives et de cendres 26 écrivains, 50 ans de territoires occupés dans - DROIT a12

Cliquez pour agrandir

 

« Le checkpoint incarne l’occupation, il la symbolise, il la manifeste. Chaque passage rappelle aux Palestiniens de H2 [à Hébron] qu’ils sont soumis au pouvoir des militaires, qu’ils sont occupés ; chaque passage appuie là ou ça fait mal. Comme un point de contention sur un corps congestionné, une pression sur un corps douloureux, sur un corps qui déborde. » Maylis de Kerangal.

50 ans après la guerre des Six-Jours et l’occupation de la Cisjordanie par Israël, que signifie, au quotidien, vivre dans les Territoires occupés ?
Ayelet Waldman et Michael Chabon se sont associés à l’ONG israélienne « Breaking the Silence » pour demander à 24 brillants écrivains du monde entier de se rendre dans les Territoires occupés afin de témoigner du quotidien de ceux et de celles qui y vivent, et de réfléchir, de l’intérieur, au conflit israélo-arabe. Au travers de leurs courts récits, poignants, incisifs, tendres ou révoltés, on entre dans les villes occupées, dans les maisons, on partage les inquiétudes des Palestiniens, leurs combats, leurs humiliations, leurs difficultés à se déplacer, à étudier, à avoir une vie sociale. Ce livre est aussi un état des lieux des guerres qui déchirent deux peuples, des tensions historiques, géopolitiques et économiques, et d’une politique gouvernementale israélienne toujours plus invasive.
26 histoires qui racontent le coût humain de l’occupation.

UN ROYAUME D’OLIVES ET DE CENDRES
26 écrivains, 50 ans de territoires occupés
Ayelet WALDMAN
Michael CHABON

Ed. Robert Laffont
Parution : 1 Juin 2017
Format : 135 x 215 mm
Nombre de pages : 512
Prix : 24,00 €
ISBN : 2-221-20025-X

Une vingtaine d’écrivains mondialement reconnus publie un recueil d’écrits sur l’occupation des Territoires palestiniens par Israël depuis 50 ans, les revenus du livre allant à l’une des ONG les plus détestées du gouvernement de Benjamin Netanyahu.
« Un Royaume d’olives et de cendres » rassemble des textes de 26 auteurs, un Nobel –Mario Vargas Llosa__, trois prix Pulitzer dont Geraldine Brooks, et des plumes comme l’Américain Dave Eggers, l’Irlandais Colm Toibin ou la Française Maylis de Kerangal.
Les éditeurs, le couple Michael Chabon/Ayelet Waldman –lui Américain, elle Israélo-Américaine–, juifs tous les deux, entendent secouer par l’écriture l’indifférence généralisée qui s’est installée à l’égard de ce conflit vieux d’un demi-siècle et exposer les conséquences concrètes de l’occupation sur les Israéliens et les Palestiniens.
« Nous pensions qu’il fallait trouver un moyen d’attirer l’attention des gens, au moins d’une partie des gens », a confié Michael Chabon à l’AFP à Jérusalem dimanche, jour de lancement du livre.
En mettant à contribution des célébrités littéraires, lui et sa femme veulent que les lecteurs « mordent à l’hameçon d’une écriture vraiment remarquable », avoue Michael Chabon, prix Pulitzer 2001 pour les « Extraordinaires aventures de Kavalier et Clay ».
L’ouvrage sort à dessein cinquante ans après la guerre des Six Jours, marquant le début de l’occupation des Territoires palestiniens par l’État hébreu.
Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville sainte, a depuis été annexée par Israël, même si l’ONU ne reconnaît pas cette décision. La Cisjordanie reste aussi occupée par l’armée israélienne et deux millions de Palestiniens vivent enfermés dans la bande de Gaza soumise à un rigoureux blocus.
Les violences continuent et les perspectives de règlement du conflit tout comme la fin de l’occupation ont rarement paru plus lointaines.
Les auteurs qui ont contribué à « un Royaume d’olives et de cendres », publié en anglais, arabe, hébreu, français, espagnol et italien, sont venus sur place au cours des deux dernières années pour rendre compte des réalités de l’occupation.
Le chapitre écrit par Michael Chabon insiste sur le caractère « arbitraire » de l’occupation israélienne en Cisjordanie, qui soumet les Palestiniens à la lourdeur de la bureaucratie et au bon vouloir de tel ou tel soldat ou officier israélien.
Le romancier américain Dave Eggers s’est rendu à Gaza pour raconter comment les Palestiniens vivent dans cette enclave souvent qualifiée de « plus grande prison du monde à ciel ouvert ». L’auteur du « Cercle » et de « Zeitoun » rapporte les frustrations des Gazaouis devant leur réclusion, mais aussi devant les restrictions imposées par le mouvement islamiste Hamas qui les gouverne.
Le bénéficiaire des ventes du livre est l’un des acteurs indirects du conflit. L’ONG israélienne Breaking the Silence offre sous le couvert de l’anonymat une plateforme aux soldats israéliens pour raconter leur vécu et dénoncer les agissements selon eux condamnables de l’armée dans les territoires palestiniens occupés.
Breaking the Silence est l’une des bêtes noires du gouvernement considéré comme le plus à droite de l’histoire d’Israël. Elle et d’autres organisations opposées à l’occupation sont soumises depuis des mois à de rudes attaques du gouvernement qui cherche à restreindre leurs activités. Une grande partie de la droite accuse Breaking the Silence de trahir la cause d’Israël.
Ayelet Waldman, née à Jérusalem et vivant aux États-Unis, s’alarme du fossé grandissant selon elle entre cet Israël et les nouvelles générations de juifs américains.
Soixante-et-onze pour cent des juifs américains ont voté pour la démocrate Hillary Clinton à la présidentielle de 2016, et 24% pour le républicain Donald Trump, malgré la promesse de celui-ci d’être le président le plus pro-israélien de l’histoire.
Pour les générations de ses parents et même la sienne, il était facile d’être « progressistes sur tous les sujets, sauf Israël », dit Ayelet Waldman, 52 ans. Mais les juifs américains d’une vingtaine ou d’une quarantaine d’années « n’ont plus envie de faire une exception pour Israël dans leur vision du monde, ils ne veulent plus de l’hypocrisie qui caractérisait ma génération et celles d’avant », dit-elle.
Ayelet Waldman explique qu’elle ne peut rester passive alors que l’occupation de territoires se poursuit en son nom puisqu’elle est juive et qu’Israël se revendique comme État juif.
L’occupation est un « édifice » fait de multiples briques, dit-elle. « Ce livre, c’est notre brique à nous, que nous enlevons de l’édifice. Au bout du compte, quand on aura enlevé assez de briques, il s’écroulera ».

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Comment mettre fin à l’occupation israélienne de 1967

Posté par onsbouge le 18 juin 2017

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AGENCE MEDIAS PALESTINE

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Comment mettre fin à l’occupation israélienne de 1967

14 06 2017 • 15 h 18 min

Par Alaa Tartir, juin 2017

Comment mettre fin à l’occupation israélienne de 1967 dans - DROIT khWf_xeT

À l’heure des anniversaires de la Déclaration Balfour, de la Nakba palestinienne, de l’occupation israélienne, des accords d’Oslo et de la division intra-palestinienne, la réalité sur le terrain empire, les ramifications entre ces événements tragiques s’enracinent davantage, tandis que la justice et la paix s’éloignent de plus en plus. Dans le cadre de ces trajectoires politiques et de l’ordre mondial, régional et local, un débat sur comment mettre fin à l’occupation israélienne commencée en 1967 peut paraître bizarre à certains.

Pourtant, de tels scrupules doivent être catégoriquement rejetés, parce que la fin de l’occupation post-1967 est la façon la plus appropriée de « célébrer » son cinquantième anniversaire. Mettre fin à l’occupation n’est ni un fantasme idéologique ni une aspiration nationaliste. C’est un devoir de la part de la communauté internationale et un engagement dont les nations du monde sont obligées de s’acquitter dans le cadre du droit international.

Pour répondre à la question de comment faire cesser l’occupation, il est crucial tout d’abord de répondre à la question de pourquoi cette occupation illégale s’est perpétuée pendant des décennies. Il y a sept raisons principales. Ce n’est qu’en inversant ces conditions que la justice et les droits se rapprocheront.

Premièrement et fondamentalement, l’occupation a duré jusqu’à aujourd’hui parce que ses causes profondes n’ont pas été (et ne sont toujours pas) abordées, à savoir le nettoyage ethnique de 1948 de la Palestine historique et la dépossession et l’expulsion des Palestiniens. Sauf si ces causes sont abordées, l’occupation continuera.

Deuxièmement, par définition, la paix et la colonisation sont des voies incompatibles, même si elles peuvent se dérouler en parallèle. Imposer la paix sous occupation coloniale – au lieu d’engager la décolonisation, ne fait que distordre le sens premier et la valeur de la paix. C’est faire de la paix un simple arrangement sécuritaire au nom de l’occupant.

Troisièmement, lorsque l’occupant est protégé par un « processus de paix » unilatéral et aussi épargné de l’examen des causes premières, la rapacité et la brutalité de l’occupation et du système d’apartheid augmenteront tout simplement, en particulier si elles sont nourries par des gouvernements israéliens de plus en plus racistes et violents.

Pourtant Israël n’est pas seul à blâmer dans la poursuite de l’occupation. Depuis son établissement en 1994, l’Autorité Palestinienne (AP) ou du moins sa direction, a accepté le rôle de sous-traitant de l’occupation. Sous-traiter la répression a diminué le coût de l’occupation pour Israël et l’a fait durer.

Cinquièmement, l’occupation s’est enracinée encore davantage du fait du profond schisme horizontal et vertical au sein du mouvement national palestinien. L’absence de cohésion stratégique palestinienne a agi au détriment de l’efficacité et de la durabilité de la résistance palestinienne contre l’occupation israélienne.

Le sixième élément de l’équation est la complicité de la communauté internationale. Pour atténuer sa culpabilité, la communauté internationale a « investi » plus de 30 milliards de dollars d’aide dans les territoires occupés pour la paix et le développement. En l’absence de paix et de développement, l’aide a essentiellement fonctionné comme une bonification de l’occupation israélienne, rendant son coût encore plus supportable.

Et, pour finir, l’échec de ces outils financiers et économiques s’est accompagné d’un énorme échec politique dès lors que la diplomatie internationale est restée sous le contrôle des États Unis, et que les systèmes de gouvernance internationaux et les institutions internationales, à commencer par les Nations Unies, sont allés de carence en carence.

L’inversion de ces sept conditions ouvrirait la voie à la fin de l’occupation israélienne. Plus concrètement, pour répondre à la question de comment mettre fin à l’occupation israélienne, il y a un besoin urgent de réinventer les systèmes de gouvernance et les institutions dans le monde pour parvenir à plus d’efficacité et de responsabilité. Israël-Palestine offre le meilleur cas d’école pour évaluer l’efficacité, la pertinence et la réactivité des cadres et structures de la gouvernance mondiale. Cette réinvention doit apporter de nouveaux mécanismes de responsabilité pour la communauté des bailleurs de fonds dans les territoires occupés. Continuer, comme si de rien n’était, ne peut plus être le mantra.

Quant aux Israéliens, ils doivent reconnaître l’illégalité de l’occupation et faire éclater la bulle bien close dans laquelle ils vivent ; questionner la notion du peuple élu par Dieu et ses implications sur la suprématie ; et s’attaquer à leur phobie exagérée de la sécurité dans laquelle ils s’emprisonnent eux-mêmes. La prise en charge de ces tâches peut rapprocher la justice et l’égalité pour tous – et conséquemment une paix significative.

Concernant les Palestiniens, il faut qu’ils arrêtent leurs divisions verticales et horizontales ; qu’ils réinventent leur système politique, leurs institutions, leurs corps représentatifs et leur leadership ; et qu’ils construisent les bases d’une culture de débat qui leur permette d’élaborer une stratégie du futur. De plus, les Palestiniens doivent dépasser le système binaire Fatah-Hamas et reconfigurer les devoirs et les responsabilités de l’AP, en particulier en ce qui concerne les forces de sécurité. Ces actions doivent s’accompagner d’un changement, aujourd’hui plus urgent que jamais, dans le récit et le discours, mais qui ne peut advenir qu’avec un nouveau leadership intellectuel palestinien. Sans un engagement sérieux de ce type, les Palestiniens s’enfermeront eux-mêmes dans des cycles d’oppression et d’injustice résultant de la poursuite de l’occupation coloniale israélienne.

En bref, les Palestiniens, les Israéliens et la communauté internationale devraient arrêter de parler de paix et d’une solution à un ou deux États. Ces concepts ne sont pas pertinents. Mettre fin à l’occupation est la seule chose qui importe, c’est un prérequis à toute solution d’avenir.

Ceci n’est pas une carte postale écrite du futur, ni une lettre d’un astrologue d’une autre galaxie. C’est simplement un appel à l’abandon de fausses réjouissances – le « processus de paix », le maintien d’un État ou d’une quasi-souveraineté sous occupation, la solution à un ou deux États, la quête du Grand Israël, rejoignez plutôt la vraie réjouissance. Celle-ci, lorsqu’elle aura lieu, apportera la paix et la justice à des millions de gens de par le monde. Et le temps de cette fête est venu.

Alaa Tartir est le directeur des programmes d’Al-Shabaka, le réseau palestinien de politique, post-doctorant au Centre pour les politiques de sécurité de Genève, et chercheur invité au centre sur le conflit, le développement et la construction de la paix de l’institut d’études supérieures internationales et de développement de Genève.

Traduction: SF pour l’Agence Media Palestine

Source : Merip


Publié par AGENCE MEDIAS PALESTINE
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Cisjordanie-Gaza 1967, un nettoyage ethnique occulté

Posté par onsbouge le 12 juin 2017

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Arrêt sur Info

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Cisjordanie-Gaza 1967, un nettoyage ethnique occulté

Par Munir Nuseibah — 12 juin 2017

Crises Droit international Hégémonie Israël Palestine

Cisjordanie-Gaza 1967, un nettoyage ethnique occulté dans - DROIT palestine-refugi%C3%A9s-1967

Réfugiés palestiniens au pont Allenby. Archives de l’UNWRA, 1967.


JUIN 1967, UNE GUERRE DE SIX JOURS QUI N’EN FINIT PAS

Dix-neuf ans après la Nakba (1947-1949), Israël a procédé à une seconde vague d’expulsion des Palestiniens hors de leur terre natale pendant et après la guerre de 1967. Sans espoir de retour, ils ont été déplacés de force de la zone du Latroun, de Jérusalem-Est et de la vallée du Jourdain vers la Jordanie.

Les personnes au fait du conflit palestino-israélien connaissent le terme de « Nakba », qui signifie littéralement « catastrophe » et se réfère à la guerre advenue entre 1947 et 1949, qui se termina par le déracinement de plus de 80 % de la population palestinienne qui habitait depuis des siècles le territoire sur lequel fut érigé Israël. Alors que la Nakba représente un événement catastrophique dans la conscience collective du peuple palestinien, il a été suivi, 19 ans plus tard, par une autre guerre épouvantable, qui a provoqué le déplacement d’entre un quart et un tiers des Palestiniens hors du territoire conquis par Israël, ainsi que le début d’une nouvelle ère. Depuis, la population qui est restée vit sous une domination israélienne complexe. Cet événement-là est nommé la « Naksa », terme qui évoque l’aggravation importante et rapide d’une catastrophe antérieure. Cette Naksa est advenue durant et au lendemain de la guerre entre Israël et trois des pays arabes environnants, qui dura six jours et se clôtura par une facile victoire d’Israël et l’occupation des territoires qui étaient sous la souveraineté ou administrés par ces États voisins.

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