IL Y A 70 ANS, la Sécu !

Posté par onsbouge le 14 août 2017

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FRONT SYNDICALE DE CLASSE

IL Y A 70 ANS, la Sécu !

Publié le 14 août 2017 par FSC

IL Y A 70 ANS, la Sécu ! dans - CNR ob_69cd30_craoizat-naissance-secu

Le 12 août 1946, il y a exactement 70 ans, (en moins de 6 mois dans un pays ruiné) la Sécurité Sociale était mise en place . tout allait changer dans le sens de la dignité pour des millions de francais…

Merci le Conseil National de la Résistance !

Bâtie sous la maitrise d’œuvre Ambroise Croizat, elle visait « à en finir » comme le soulignait le ministre du travail « avec le rejet, l’exclusion, l’impossibilité d’accéder aux soins et surtout, disait-il en des termes très novateurs, en finir avec la souffrance et les angoisses du lendemain ».Un peu partout, elle s’organisa à l’aide de bénévoles des entreprises essentiellement des militants CGT hors leur temps de travail ou sur leurs congés. Deux tiers des français n’étaient alors couverts par aucune assurance sociale. La plupart, vivaient à l’heure de la charité ou de quelques petites mutuelles dont les caisses étaient épuisées à la moindre épidémie de grippe. La sécurité sociale donna à tous les salariés la possibilité d’accéder à l’hôpital, au médecin ou à la pharmacie sans débourser un centime dans la plupart des cas. «C’était une véritable révolution, raconte un ouvrier. Avant, on ne se soignait pas. On laissait la maladie nous affaiblir ou nous emporter ! ». « Je me souviens, surenchérit un paysan, qu’avant la fameuse « Sécu », l’intervention chirurgicale était une terreur. On n’y pensait même pas. Pour les familles, il fallait parfois vendre deux vaches, la moitié de son cheptel pour se faire opérer. »

Autre grande conquête toujours proclamée sous les auspices d’Ambroise Croizat le 12 août : la retraite. 82 % des français ne bénéficiaient d’aucune allocation vieillesse. « Il fallait alors travailler jusqu’à 70 ans ou plus, glisse un ancien, pour espérer une petite obole donnée par les municipalités. Alors, on se tuait au travail jusqu’au bout! Mon père d’ailleurs y est mort, à l’usine !» Tout change avec l’institution de ce qui fut appelée « celle qui vous doublait la vie ». On comprend le sens de cette appellation quand on se souvient que la vieillesse fut dès lors envisagée non plus comme une « antichambre de la mort » mais au contraire, dira encore Ambroise Croizat, « comme une nouvelle étape de la vie ».

Parmi les grandes conquêtes du CNR fut aussi proclamée par la loi Croizat, la généralisation des comités d’entreprises qui offrirent aux enfants d’ouvriers le droit à la lecture, aux vacances et aux bourses scolaires qui permirent à beaucoup d’envisager des carrières impensables pour des familles des cités. On vit naître également, peu de gens le savent, le CNRS, outil de recherche de premier plan qui, avec les nationalisations des banques, des mines et de l’énergie, ainsi que la mise en place de la fonction publique et de la médecine du travail furent les pierres angulaires de ce renouveau social aujourd’hui menacé.

Michel Etiévent


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Henri Guillemin – Libéralisme

Posté par onsbouge le 12 août 2017

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Henri Guillemin – Libéralisme

Karma Guidon

Ajoutée le 22 juil. 2014

Dans sa série de conférences télévisées sur le thème « L’autre avant guerre – 1871-1914″, l’historien Henri Guillemin évoque le libéralisme économique.


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Le Japon commémore le bombardement atomique d’Hiroshima

Posté par onsbouge le 6 août 2017

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dimanche 6 août 2017

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Le Japon commémore le bombardement atomique d’Hiroshima

Le Japon commémore le bombardement atomique d'Hiroshima dans - DATE A RETENIR a5

Hommage aux victimes du bombardement atomique à Hiroshima, au Japon, le 6 août 2017 (afp)
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Le Japon a commémoré dimanche le premier bombardement atomique de l’Histoire, qui a frappé il y a 72 ans Hiroshima, ville du sud du Japon.
Le 6 août 1945, à 08h15 heure locale, un bombardier B-29 américain baptisé « Enola Gay » larguait sur cette cité la bombe atomique « Little Boy », et trois jours plus tard une autre bombe atomique, « Fat Man », frappait Nagasaki, conduisant à la reddition japonaise le 15 août et à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Au moment de cet anniversaire, les traditionnelles contradictions japonaises au sujet des armes nucléaires refont leur apparition.
Il y a un mois, le Japon avait rejoint les rangs des puissances nucléaires comme les Etats-Unis, la France ou la Grande-Bretagne pour bouder un traité interdisant les armes atomiques adopté par l’ONU.
Le Premier ministre Shinzo Abe, qui s’exprimait au Parc du Mémorial de la Paix de Hiroshima, a déclaré que le Japon espérait militer pour un monde sans armes nucléaires d’une manière qui conviendrait à tous les pays du monde.
« Pour parvenir réellement à un monde sans armes nucléaires, nous avons besoin de la participation à la fois des Etats nucléaires et des Etats non nucléaires », a-t-il dit lors de la cérémonie annuelle de commémoration.
« Notre pays veut montrer la voie à la communauté internationale en encourageant les deux parties » afin de progresser vers la dénucléarisation, a-t-il dit, sans faire explicitement référence au traité de l’ONU.
Le Japon a critiqué le traité de l’ONU interdisant les armes atomiques en jugeant qu’il aggravait le fossé entre les pays dépourvus de l’arme nucléaire et ceux qui en sont dotés.
Aucun des neuf pays détenteurs de l’arme nucléaire –Etats-Unis, Russie, Royaume-Uni, Chine, France, Inde, Pakistan, Corée du Nord et Israël– n’a pris part aux négociations.
D’une puissance équivalant à près de 16 kilotonnes de TNT, la bombe de Hiroshima a causé une déflagration faisant monter la température au sol à 4.000 degrés. « Little Boy » a provoqué le jour même et dans les semaines suivantes le décès de 140.000 personnes.
A Nagasaki, 74.000 personnes ont été tuées.
Bon nombre de Japonais considèrent ces attaques visant des civils comme des crimes de guerre. Mais bon nombre d’Américains estiment qu’elles ont permis d’anticiper la fin de la guerre, et ainsi de sauver des vies.
Barack Obama s’était rendu à Hiroshima en mai 2016, la première visite d’un président américain en exercice.

 

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Libellés: International

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Guerre biologique : quand les USA frappaient Cuba !

Posté par onsbouge le 6 août 2017

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PRCF Initiative Communiste

Guerre biologique : quand les USA frappaient Cuba !

Le sabotage silencieux que Cuba n’oublie pas

Guerre biologique : quand les USA frappaient Cuba ! dans - EDUCATION... SAVOIR...

Le 1er juin 1964, le commandant en chef Fidel Castro dénonça pour la première fois l’utilisation de la contre par les États-Unis. Deux protagonistes de la lutte contre l’épidémie de la dingue hémorragique ont accordé un entretien à Granma international

CE fut un cauchemar. Des vagues d’enfants puis d’adultes commencèrent à arriver au service de garde, avec les mêmes symptômes qui faisaient penser à un rhume et qui s’aggravaient lorsque l’on soignait la maladie comme telle. En quelques jours, vers la fin du mois de mai 1981, tous les hôpitaux et les polycliniques de l’Île prenaient en charge la plus meurtrière des épidémies que nous ayons vécue durant les années de Révolution, sans que l’on sache d’où venait de cette maladie ni comment l’enrayer.

La municipalité de Boyeros de la capitale, aux environs de l’aéroport José Marti, rapporta les premiers cas. Dès lors et au cours des mois qui suivirent, la fièvre de la dengue hémorragique, introduite à Cuba par l’Agence centrale de renseignement (CIA) des États-Unis, allait toucher 344 203 personnes dans tout le pays.

344 203 cubains atteints…

« Immédiatement après les premiers cas détectés à Boyeros, le virus se propagea dans la capitale de façon presque explosive », raconte à Granma International José Gonzalez Valdés, professeur consultant à l’Université des sciences médicales de la capitale, qui en 1981 occupait le poste de directeur de l’hôpital pédiatrique de la municipalité de Centro Habana.

« Les symptômes de la dengue de type 2, transmise par le moustique Aedes aegypti devinrent communs parmi les enfants de la municipalité de Centro Habana et des municipalités environnantes : syndrome fébrile, douleurs rétro-orbitaires, abdominales et musculaires, éruption cutanée, maux de tête et asthénie, fréquemment accompagnés de saignements multiples avec des niveaux variables de gravité. Sur le champ, nous avons alerté les plus hautes autorités des Services d’Hygiène et d’Épidémiologie », explique le médecin.

Dès les premiers jours de juin 1981, l’hôpital pédiatrique de Centro Habana, « devint, en quelque sorte, le poste de commandement chargé d’assurer le suivi de l’épidémie et de coordonner les actions pour y faire face. C’est là qu’eurent lieu les premières réunions avec des personnels du ministère de la Santé publique, de l’Hygiène et de l’Épidémiologie, des microbiologistes, des chercheurs de l’Institut de Médecine tropicale Pedro Kouri et d’autres directeurs et professeurs des hôpitaux pédiatriques de La Havane », explique-t-il.

L’hôpital pédiatrique recevait de 400 à 500 patients par jour, « mais parfois il en arrivait 1 200 ou 1 300 », se souvient José Gonzalez. Durant ces mois, l’hôpital dut s’organiser en trois équipes qui travaillaient jusqu’à 17h, chaque groupe assurant le service de garde une fois tous les deux jours.

« Nombre d’entre nous y restions en permanence », explique Barbara Cristina Viñet Morales à Granma international, infirmière en chef adjointe, l’une des rares qui travaillent encore à l’hôpital pédiatrique de Centro Habana et qui à l’époque était infirmière au service d’urgence.

En 47 années d’expérience en tant qu’infirmière, Barbara n’a jamais revécu une situation épidémiologique aussi dramatique que celle de 1981. « À cette époque, j’avais à peine 22 ans et l’hôpital était comme ma maison. En tant que mère de deux petites filles, je ne pouvais pas supporter de voir un enfant malade et de ne pas être à son chevet pour l’aider, lui et sa famille », se souvient l’infirmière.

Selon le médecin, « tout le personnel médical de notre hôpital resta auprès des enfants malades et de leurs familles, la plupart du temps des personnes très modestes. Le premier à montrer sa préoccupation fut le commandant en chef. Il fit des visites surprises à l’hôpital à neuf reprises. Il était au courant de tout, et chaque fois il allait voir les enfants pour leur demander comment ils allaient et ce qu’ils aimeraient étudier quand ils seraient grands. Ils répondaient, riaient et les familles se sentaient en sécurité. Elles savaient qu’elles pouvaient avoir confiance en lui et dans les médecins qui soignaient leurs enfants. »

Pour Barbara Viñet, « avoir été si proche de Fidel fut la meilleure expérience de ces journées. À l’occasion, alors que les infirmiers et les médecins effectuaient une visite de l’hôpital avec le commandant, nous sommes entrés dans une salle d’une quarantaine de lits. Tous les enfants sont sortis en courant des tentes à oxygène que nous utilisions à l’époque et l’ont embrassé. L’un d’eux a crié: “Pionniers pour le communisme” et les autres ont répondu en chœur spontanément: “Nous serons comme le Che”. Ce fut un moment très émouvant. »

Au cours de l’épidémie (fin mai à début septembre), l’hôpital pédiatrique enregistra le plus petit nombre de décès dans la capitale, avec seulement deux décès. Mais, selon le médecin et le professeur José Gonzalez, « ce furent des journées très difficiles pour tous. Même si de nombreuses vies furent sauvées, nous avons perdu un bébé de deux ans et une fillette de sept ans », ajoute-t-il.

Barbara confie à Granma que « l’un de ses plus grands traumatismes fut de voir mourir la fillette. Elle était de Santiago de Cuba et était venue à La Havane en vacances chez sa tante, une infirmière de l’hôpital. Nous n’avons pas pu faire grand-chose pour elle, car le virus avait trop affaibli son système immunitaire. Ce souvenir me remplit encore d’impuissance et de douleur », ajoute-t-elle.

La guerre « la plus brutale et la plus inhumaine »,

Ce ne furent pas des faits isolés. Depuis plusieurs années, Cuba devait faire face à des attaques biologiques qui visaient à porter atteinte à la santé de la population et à asséner un coup fatal à l’économie du pays. Le 1er juin 1964, Fidel dénonça pour la première fois l’utilisation de la guerre biologique contre le pays. Quelques jours avant sa déclaration, une grande quantité d’objets brillants tombant du ciel avaient été aperçus et avaient inquiété la province de Sancti Spiritus.

Dans ses déclarations, parues le 2 juin 1964 à la une du journal Révolution, le commandant en chef affirmait que « des témoins des faits, parmi lesquels des membres des Forces armées révolutionnaires, avaient prouvé qu’ils s’agissaient de ballons de plusieurs tailles (…) qui se dissolvaient en touchant le sol, en laissant une substance gélatineuse (…) semblable à celle que l’on utilise dans des bouillons de culture de bactéries ».

Ce ne fut que le début de ce qui allait devenir la guerre « la plus brutale et la plus inhumaine », qui provoquerait des victimes et des pertes économiques incalculables. « Le manque de scrupules de l’impérialisme (…) et son impuissance face au renforcement et au progrès de notre Révolution, peuvent les amener à concevoir les actions les plus monstrueuses contre notre pays (…) », signalait le leader historique de la Révolution dans sa déclaration.

Les années suivantes plusieurs maladies frappèrent le pays : la peste porcine, la pseudo-dermatose nodulaire bovine, la brucellose du bétail, le charbon et la rouille de la canne à sucre, la moisissure bleue du tabac, la rouille du caféier, la maladie de New Castle et la bronchite infectieuse des volailles, la conjonctivite hémorragique, la dysenterie et la dengue de type 2.

Des recherches et des études minutieuses effectuées tout au long de ces années ont prouvé que chacune de ces épidémies fut introduite délibérément sur le territoire national. La dengue hémorragique fut la plus mortelle de toutes. Très peu de familles cubaines furent épargnées par la maladie, qui toucha 344 203 personnes et provoqua 158 décès, dont 101 enfants de moins de 15 ans.

Le Dr Gonzalez et Barbara, l’infirmière, n’oublieront jamais cette année où ils découvrirent le visage de la pire des guerres vécues par Cuba : la guerre biologique. « Une guerre peut difficilement être pire que celle-là », conclut le Dr Gonzalez.

source :


Publié par PRCF Initiative Communiste
URL  https://www.initiative-communiste.fr/articles/international/guerre-biologique-usa-frappaient-cuba/

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La technologie à l’assaut des mystères de l’Egypte antique

Posté par onsbouge le 4 août 2017

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vendredi 4 août 2017

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La technologie à l’assaut des mystères de l’Egypte antique

 La technologie à l'assaut des mystères de l'Egypte antique dans - CULTURE a18

Aujourd’hui, pour accomplir leur tâche pharaonique, les scientifiques installent des dispositifs bardés d’électronique ou font appel aux dernières techniques chimiques pour la datation.
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Du haut des pyramides de Guizeh, les mystères de l’Egypte antique narguent encore l’humanité mais des cohortes de scientifiques armés d’instruments de plus en plus sophistiqués font tout pour décrypter cette fabuleuse civilisation.
Le 1er juillet 1798, le général Bonaparte débarquait à Alexandrie avec 40.000 hommes pour bloquer la route des Indes aux Anglais. Il était accompagné de dizaines de savants et artistes qui ont jeté les bases de l’égyptologie moderne.
Depuis plus de 200 ans maintenant, les égyptologues utilisent la science pour percer les secrets enfouis dans le sable du désert égyptien depuis des millénaires.
Aujourd’hui, pour accomplir leur tâche pharaonique, les scientifiques installent des dispositifs bardés d’électronique ou font appel aux dernières techniques chimiques pour la datation.
Si la chimie a encore besoin d’échantillons même infimes, les techniques employées aujourd’hui se veulent non-invasives pour ne pas endommager les vestiges archéologiques.

- Mystères et spéculations -
Thermographie infrarouge, muographie ou imagerie basée sur la détection de particules muons, et simulation 3D: ScanPyramids est l’un des plus ambitieux projets visant à percer les mystères de la pyramide de Khéops, sur le plateau de Guizeh près du Caire, l’une des sept merveilles de l’Antiquité construite il y a 4.500 ans.
ScanPyramids a déjà annoncé en octobre que la grande pyramide pourrait receler des cavités inconnues.
« Tous les dispositifs qu’on a mis en place (…) sont destinés à savoir où se situe exactement la cavité. On sait qu’il y en a une mais nous cherchons à savoir où elle se situe exactement », explique Mehdi Tayoubi, président et co-fondateur de Hip-Institute qui pilote le projet ScanPyramids.
Les dispositifs de muons sont soit des émulsions chimiques mises en place par l’Université de Nagoya, soit des capteurs électroniques du laboratoire de recherche sur les particules japonais KEK, soit des télescopes à muons du CEA français. Les résultats obtenus doivent ensuite être confrontés aux relevés infrarouge et 3D.
Le mystère entretient les spéculations autour de la construction des pyramides depuis des siècles. C’est le cas aussi pour Néfertiti, la reine d’Egypte à la beauté légendaire, épouse d’Akhénaton née il y a près de 3.400 ans.
On n’a jamais retrouvé de manière certaine sa momie et chacun y est allé de sa théorie sur la localisation de ses restes.
L’égyptologue britannique Nicholas Reeves est convaincu qu’ils sont cachés dans la tombe de Toutankhamon, dans la vallée des rois près de Louxor. A l’automne 2015, les autorités égyptiennes ont fait procéder à un examen radar de la tombe du célèbre pharaon.
Devant l’absence de résultats probants de cette opération ultra-médiatisée, le débat s’est enlisé.
Pour en avoir le coeur net, une équipe de l’Université Politecnico de Turin doit faire prochainement des mesures avec d’autres méthodes: la tomographie, une technique utilisée dans l’imagerie médicale, la magnétométrie ou mesure du champ magnétique, et le géoradar conçu pour sonder les sols.
Mais pour l’archéologue égyptien Zahi Hawass, il n’y pas de chambre secrète dans la tombe de Toutankhamon. Il explique notamment que Néfertiti, adepte du dieu Aton, n’aurait jamais pu être enterrée dans la vallée des rois.

- Travail de fourmi -
Chambre secrète ou pas, ni le ministère des Antiquités égyptien, ni Politecnico n’ont souhaité s’exprimer, sans doute échaudés par le fiasco médiatique des dernières expériences.
Loin de l’agitation médiatique, le laboratoire de datation de l’Institut français d’archéologie orientale (IFAO) au Caire, travaille à un grand projet: rendre plus précise la chronologie de l’Egypte ancienne.
La vénérable institution installée dans la capitale égyptienne depuis 1880 abrite un laboratoire de datation et un autre pour l’étude des matériaux.
« Pour l’Egypte ancienne, la chronologie n’est pas clairement définie. On utilise une chronologie relative, on va parler d’Ancien, de Moyen, de Nouvel empire, on va se référer à des règnes, à des dynasties, mais on ne sait pas exactement de quand ça date », explique Anita Quilès, responsable du pôle archéométrie à l’IFAO.
Le travail de fourmi qui allie sciences physiques et chimie durera plusieurs années.
La science a toutefois ses limites et Zahi Hawass insiste: elle ne doit pas se substituer aux archéologues.
« Ces 10 dernières années, il y a eu de bonnes choses apportées par la technologie dans l’archéologie, mais nous ne pouvons pas laisser les scientifiques annoncer des découvertes sans qu’elles soient passées en revue par les archéologues », dit-il.

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