EDF obtient un démarrage sous condition de l’EPR de Flamanville

Posté par onsbouge le 28 juin 2017

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mercredi 28 juin 2017

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EDF obtient un démarrage sous condition de l’EPR de Flamanville

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EPR Flamanville : L’ASN valide la cuve (afp)
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L’EPR de Flamanville (Manche) pourra bien démarrer avec sa cuve initiale, malgré ses anomalies, mais EDF devra changer son couvercle d’ici la fin 2024 et accentuer ses contrôles sur cet équipement, une option que l’électricien espère encore éviter.
C’est « une très bonne nouvelle pour l’EPR » a commenté Laurent Thieffry, directeur du projet de Flamanville chez EDF, lors d’une conférence téléphonique.
Après plus de deux ans de procédures et de tests d’une ampleur « sans précédent », selon M. Chevet, le gendarme du nucléaire a rendu mercredi un avis préliminaire, très attendu dans ce dossier crucial pour la filière française de l’atome, avant une décision définitive en octobre, après des consultations.
L’EPR de Flamanville (Manche) pourra bien démarrer avec sa cuve initiale, malgré ses anomalies, mais EDF devra changer son couvercle d’ici la fin 2024 et accentuer ses contrôles sur cet équipement, une option que l’électricien espère encore éviter.
Les caractéristiques du fond et du couvercle de la cuve, sur lesquels un défaut a été détecté fin 2014, sont « suffisantes » pour permettre à l’EPR de fonctionner, mais le couvercle ne peut « être utilisé que pour une durée limitée », fixée à fin 2024, a déclaré mercredi le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Pierre-Franck Chevet, lors d’une conférence de presse.
C’est « une très bonne nouvelle pour l’EPR » a commenté Laurent Thieffry, directeur du projet de Flamanville chez EDF, lors d’une conférence téléphonique.
Après plus de deux ans de procédures et de tests d’une ampleur « sans précédent », selon M. Chevet, le gendarme du nucléaire a rendu mercredi un avis préliminaire, très attendu dans ce dossier crucial pour la filière française de l’atome, avant une décision définitive en octobre, après des consultations.
Les anomalies détectées constituent « une diminution des marges » de sécurité, a expliqué l’ASN.
Outre le remplacement du couvercle qui coûtera à l’électricien 100 millions d’euros, elle exige donc d’EDF « des contrôles périodiques supplémentaires afin de s’assurer de l’absence d’apparition ultérieure de défauts » sur le fond de la cuve.
De tels contrôles sont actuellement non faisables sur le couvercle, d’où la demande de le remplacer.
Mais EDF ne se résigne pas et entend « faire ses meilleurs efforts » pour développer une méthode de contrôle « sous deux ans » et revenir vers l’ASN « pour formuler une nouvelle demande quant au devenir du couvercle », a affirmé M. Thieffry.
En attendant, le réacteur de 1.650 MW pourra fonctionner sans « aucune » restriction, notamment de puissance.
EDF a toutefois confirmé avoir commandé dès avril à un fournisseur japonais un forgé, c’est-à-dire une ébauche de forme qui permet ensuite de fabriquer un couvercle, a indiqué M. Thieffry.
Avec la décision de l’ASN, « nous allons transformer cette anticipation de commande de forgé en une anticipation complète de la commande d’un nouveau couvercle », qui sera en partie fabriqué sur un site d’Areva en France, a-t-il ajouté.
EDF a déjà remplacé le couvercle d’une cinquantaine de réacteurs en activité du parc français.
Le groupe a aussi confirmé mercredi le démarrage de l’EPR fin 2018, pour une mise en service commerciale en 2019, quand le calendrier initial tablait sur 2012.
Une concentration excessive en carbone avait été détectée fin 2014 sur l’acier du fond et du couvercle de la cuve forgée à l’usine Creusot Forge d’Areva, affaiblissant potentiellement leur résistance, alors que la cuve est un équipement capital dans le confinement de la radioactivité d’un réacteur.
Si elle est confirmée en octobre, la décision de l’ASN lèvera aussi la dernière condition posée par Bruxelles à la recapitalisation de 5 milliards d’euros d’Areva, dans le cadre de sa restructuration, prévue au troisième trimestre de cette année.
L’EPR, premier modèle français d’un réacteur de troisième génération, était censé être une vitrine de l’industrie nucléaire française, mais les deux prototypes toujours en chantier – celui de Flamanville et celui en construction en Finlande – ont accumulé les déboires.
Le coût de l’EPR de Flamanville a ainsi triplé à 10,5 milliards d’euros depuis le début du chantier.
Une vingtaine de militants de Greenpeace ont manifesté mercredi matin devant le chantier de l’EPR de Flamanville, contre le démarrage du réacteur.
« C’est complètement irresponsable! Cela signifie que pendant six ans l’EPR fonctionnerait avec un couvercle défectueux et non contrôlé », s’est insurgé Yannick Rousselet chargé de campagne nucléaire à Greenpeace, dans une déclaration écrite.
« L’ASN s’est couchée devant la pression des industriels EDF et AREVA », a-t-il accusé.
Quatre autres EPR sont en construction, deux en Chine, à Taishan, dont le premier doit démarrer cette année, et deux en Angleterre.
Les cuves des EPR chinois ont également été forgées par Areva au Creusot, mais EDF assure avoir pu « faire profiter les cuves de Taishan de toute la démarche de justification » menée à Flamanville.


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Travail: inquiétude des Français opposés aux ordonnances selon un sondage

Posté par onsbouge le 28 juin 2017

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mercredi 28 juin 2017

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Travail: inquiétude des Français opposés aux ordonnances selon un sondage

 Travail: inquiétude des Français opposés aux ordonnances selon un sondage dans - DROIT a1

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, donne une conférence de presse le 28 juin 2017 à son ministère à Paris (afp)

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La réforme du Code du travail engagée par le gouvernement inquiète une majorité de Français (61%), lesquels s’opposent par ailleurs à l’utilisation des ordonnances pour légiférer sans débat au Parlement, selon un sondage Elabe publié mercredi.
La volonté d’Emmanuel Macron et Edouard Philippe de réformer le droit du travail suscite de « l’inquiétude » pour 61% des personnes interrogées, de la « confiance » pour 29% et de l’indifférence pour « 10% », d’après le sondage réalisé pour BFMTV.
Sur l’échiquier politique, les plus inquiets sont les sympathisants du Front national (à 84%) et de la gauche (71%). Les électeurs d’Emmanuel Macron à la présidentielle sont les plus confiants (67% de ses électeurs au premier tour).
Parmi les mesures envisagées, le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif est celle qui rencontre la plus ferme opposition (61% contre).
Les avis sont moins tranchés sur l’extension du contrat de projet à d’autres secteurs que le BTP (52% d’opinion favorable), la primauté des accords d’entreprise (53%) et l’assouplissement par accord de branche des règles encadrant le recours au CDD et à l’intérim (55%).
Le référendum à l’initiative de l’employeur pour valider un accord minoritaire ainsi que la fusion des instances représentatives du personnel (comité d’entreprise, CHSCT et délégués du personnel) sont accueillis favorablement par près des deux-tiers des sondés.
Sur la méthode, le recours aux ordonnances est perçu négativement par 58% des personnes interrogées.
Le sondage a été réalisé les 27 et 28 juin par Internet auprès d’un échantillon de 1.000 personnes, représentatif de la population française majeure, selon la méthode des quotas.

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Code du travail: les principales mesures envisagées

Le projet de loi d’habilitation présenté mercredi en Conseil des ministres, va autoriser le gouvernement à prendre des ordonnances pour réformer le Code du travail, notamment sur les branches, les licenciements ou les instances représentatives du personnel.

- Articulation entre la convention de branche et l’accord d’entreprise:
Le gouvernement est autorisé à prendre par ordonnance dans les six mois toute mesure visant à « reconnaître et attribuer une place centrale » à la négociation d’entreprise.
Le « bilan » de la concertation avec les partenaires sociaux présenté mercredi prévoit que les domaines de négociation se répartissent en trois blocs. Le premier définit les sujets sur lesquels les accords de branche priment « de manière impérative » sur l’entreprise: minima conventionnels, classifications, mutualisation des financements paritaires, gestion et qualité de l’emploi (dont le recours au CDD, l’extension des contrats de chantier), égalité professionnelle entre hommes et femmes.
Le deuxième bloc concernerait les domaines « pour lesquels la branche peut décider, sans y être obligée, de faire primer son accord sur les accords d’entreprise »: pénibilité, handicap, moyens d’exercice d’un mandat syndical.
Pour tous les autres thèmes, l’accord d’entreprise primerait.
Si le gouvernement avait envisagé dans un premier temps la possibilité qu’un accord d’entreprise puisse « déroger à l’accord de branche, y compris dans certains domaines réservés », ce n’est plus le cas.

- Instances représentatives du personnel (IRP):
Le texte prévoit de fusionner « en une seule instance les délégués du personnel, le comité d’entreprise et le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) », ce qui est déjà possible pour les entreprises de moins de 300 salariés.
Selon la ministre du Travail, les délégués syndicaux, chargés de négocier les accords d’entreprise, pourraient aussi être fusionnés dans l’instance unique en cas d’accord majoritaire. « Mais ce ne sera pas obligatoire », a-t-elle précisé.

- Chèque syndical:
Sans mentionner explicitement ce dispositif, le projet de loi d’habilitation ouvre la possibilité pour le salarié « d’apporter au syndicat de son choix des ressources » financées par l’employeur.

- Prud’hommes:
Fixation d’un barème des indemnités versées au titre des dommages et intérêts -en plus des indemnités légales- en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse, « en fonction notamment de l’ancienneté », « à l’exclusion des licenciements entachés par une faute de l’employeur d’une particulière gravité ».

- Licenciements:
Le gouvernement est autorisé à « harmoniser » le régime juridique de la rupture du contrat de travail « en cas de refus des modifications issues d’un accord d’entreprise ». Selon le ministère, cette harmonisation pourra aller jusqu’à « l’unification » du motif de rupture. Aujourd’hui, selon le type d’accord, le salarié peut être licencié pour cinq motifs différents, ce qui lui ouvre des droits différents et impose à l’entreprise des obligations, différentes également.
Licenciements pour motif économique: le gouvernement se donne la possibilité de définir le « périmètre géographique et le secteur d’activité » pour apprécier les difficultés d’une entreprise: il pourra réintroduire la notion de périmètre national, retirée de l’avant-projet de loi travail.
Réduction des délais de recours contentieux en cas de rupture du contrat de travail, actuellement de 12 mois.

- Consultation de salariés:
« Faciliter » les conditions de recours à la consultation des salariés pour valider un accord. Le texte ne mentionne pas de référendum d’entreprise à l’initiative de l’employeur, une promesse d’Emmanuel Macron vue comme une ligne rouge par les syndicats.

- Travail dominical:
Prolongation du délai accordé aux commerces situés dans les zones touristiques et commerciales pour se doter d’un nouvel accord sur le travail dominical. La loi Macron du 6 août 2015 leur avait donné deux ans.

- Gouvernance d’entreprise:
Présence de salariés dans les conseils d’administration et conseil de surveillance dans les entreprises « dont l’effectif dépasse un certain seuil ». Actuellement, ils sont autorisés à siéger dans les CA d’entreprises de plus de 1.000 salariés.

- Retenue à la source:
Seule mesure ne concernant pas le Code du travail: le gouvernement s’autorise à prendre par ordonnance, dans un délai de trois mois, toute mesure propre à permettre « de décaler d’un an, au 1er janvier 2019″ son entrée en vigueur.


Publié par  NanterreReseau
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CECI N’EST PAS UN TROU

Posté par onsbouge le 28 juin 2017

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CECI N’EST PAS UN TROU

CEPAG TV

Ajoutée le 15 mars 2017

La sécurité sociale, un «brol d’assistés»?
Yolande Moreau, Bouli Lanners et Charline Vanhoenacker prêtent leur voix à ce court-métrage d’animation réalisé par Lucie Thocaven et produit par le CEPAG.

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CECI N’EST PAS UN TROU
La Sécurité sociale expliquée à ma petite fille

La grand-mère: Yolande Moreau
Le grand-père: Bouli Lanners
Louise: Charline Vanhoenacker
Le journaliste et le ministre: Yannick Bovy

Réalisation: Lucie Thocaven

Scénario, dialogues, coordination: Yannick Bovy et Aïcha Magha

Animation: Lucie Thocaven et Lora D’Addazio

Prise de son: Maxime Thomas – GSARA

Mixage: Fanny Harcq – GSARA

Archives: RTBF et extraits de «Misère au Borinage», d’Henri Storck et Joris Ivens (1933). Avec l’aimable autorisation de la Fondation Henri Storck.

Musique : «Ici Bxl» – Jaune Toujours

Merci à Yolande Moreau, Bouli Lanners et Charline Vanhoenacker pour leur participation solidaire.

Merci à Pierre Fontaine, Linda Favarin, Noémie Lannoy, Vanessa Amboldi, David Lannoy, Philippe Reynaert, Vincent Tavier, Jojo Burnotte, Olivier Bonfond, Julien Dohet, Estelle Ceulemans, Jean-François Tamellini, Anne Panneels.

Une production CEPAG – 2017
Directrice: Anne-Marie Andrusyszyn

www.cepag.be


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Que vont devenir les 432 députés qui quittent l’Assemblée ?

Posté par onsbouge le 28 juin 2017

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Que vont devenir les 432 députés qui quittent l’Assemblée ?

Brut

Ajoutée le 22 juin 2017

Mais que vont devenir les 432 députés battus aux législatives qui quittent l’Assemblée ?


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Contre la reconduction de l’état d’urgence : manifestation samedi Place de la République !

Posté par onsbouge le 28 juin 2017

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CAPJPO – EuroPalestine

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Rendez-cous ce samedi 1er juillet à 15 H , Place de la République à Paris, contre l’instauration d’un état d’urgence permanent et pour la défense de nos droits et nos libertés, face aux mesures inacceptables annoncées par Macron !

Contre la reconduction de l’état d’urgence : manifestation samedi Place de la République ! dans - DATE A RETENIR en_marche_contre_l_etat_d_urgence-e1ba0

COMMUNIQUÉ

« L’état d’urgence, doit être renouvelé encore 6 mois par le gouvernement, en juillet. Or l’état d’urgence a largement démontré son inefficacité contre les attentats et a surtout été employé contre les mouvements sociaux (loi travail, COP 21, …), contre les musulman-e-s ou supposé-e-s l’être, contre les migrant-e-s et leurs soutiens, contre les habitant-e-s des quartiers populaires où les violences policières se sont multipliées, en toute impunité.

Encore le 8 mai, 69 militant-e-s ont été assignés à résidence pour leur interdire de se rendre à la manifestation du front social, car ils-elles avaient pris part à des manifestation contre la loi travail.

En même temps, le gouvernement Macron a présenté un projet de loi pour mettre en place un état d’exception permanent, introduisant dans le code pénal des mesures issues de l’état d’urgence. Ce projet de loi en instaurant des sanctions administratives permettant la privation de liberté ou la limitation à la liberté de circuler, banalise la rupture de l’état de droit et du principe de séparation des pouvoirs. Il est conçu pour s’appliquer bien au delà de la lutte contre le terrorisme, comme l’état d’urgence, et sera bien évidemment durci à la prochaine alerte… comme les différentes lois répressives qui se sont succédées depuis 15 ans.

Cette fois, il prévoit la création de périmètres de sécurité sur la voie publique c’est à dire dans la rue, qui ne sont pas limités dans la durée ni son emprise géographique (toujours au nom de la « menace terroriste »). Il donnera lieu à des fouilles de véhicules, de bagages et à des palpations par la police municipale ou des vigiles, devenant ainsi supplétifs de la police.

Il peut s’appliquer sur le périmètre d’une manifestation (comme en 2016), mais aussi sur toute la Guyane, tout Paris si besoin, ou tout un quartier populaire pour contrôler les habitants en permanence. Arbitraire, abus et colères seront les fruits de cette mesure conçue pour bâillonner le mouvement social qui s’annonce contre la destruction de la protection sociale, des droits des salariés ou face à l’urgence sociale.

Les mesures individuelles, d’assignation à résidence, de perquisition 24h sur 24, de perquisition électronique, de surveillance Hertzienne s’appliqueraient à l’initiative de la police et du Préfet, dans certains cas avec une validation préalable (mais de principe) du juge ou du procureur de Paris : … »lorsque la personne représente une menace d’une particulière gravité pour la sécurité et l’ordre publics », et « qui soutient ou adhère à des thèses incitant au terrorisme » … les termes définissant les personnes visées sont flous, et pourraient s’appliquer à des militant-e-s, des syndicalistes.

Le contrôle aux frontières serait rétabli contre les migrant-e-s et renforcé autour des gares, les fermetures de certains lieux de culte seraient facilitées, le fichier des voyageurs serait pérennisé et les données conservées 5 ans …

Il doit être mis fin à l’état d’urgence et à cette tentative de le rendre permanent.

Ce projet de loi dangereux sera présenté au Sénat puis sans doute à l’assemblée, courant juillet. Il y a urgence !

A l’appel de (1ers signataires) : ACORT, ATMF, ATTAC, Campagne BDS France, CADTM France, CAPJPO-EuroPalestine, CNT, Collectif Contre l’état d’urgence 5e-13e, Collectif Ni guerres ni état de guerre, Collectif Vies Volées, CRLDHT, DAL, Droits devant !!, Fédération SUD Santé Sociaux, FTCR, Fondation Copernic, Front Social, Justice&Libertés, MNCP, MRAP, Revue Inprecor, Sortir du colonialisme, Syndicat de la Magistrature, Syndicat national des Journalistes CGT (SNJ-CGT), PIR, Sang pour Sans, Snpes-Pjj-Fsu, Sortir du silence, Sud PTT, Survie, UJFP, Union syndicale Solidaires… ainsi que AL, EELV, Ensemble !, NPA …

CAPJPO-EuroPalestine


Publié par CAPJPO – EuroPalestine
URL http://www.europalestine.com/spip.php?article13131

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