22ème jour d’interrogatoire et de torture pour Lama Khater, dont les écrits ne plaisent pas à Israel

Posté par onsbouge le 15 août 2018

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CAPJPO – EuroPalestine

Voici maintenant 22 jours que Lama Khater, écrivaine et mère de 5 enfants qui habite la région d’Hébron, est interrogée 20 H par jour, avec les mains et les pieds attachés à sa chaise !

22ème jour d’interrogatoire et de torture pour Lama Khater, dont les écrits ne plaisent pas à Israel dans - DATE A RETENIR lama_khater-94f65

Après avoir été kidnappée lors d’un raid de l’armée d’occupation à son domicile le 24 juillet dernier, Lama est détenue à la prison israélienne d’Ashkelon pour la 22ème journée consécutive, en raison de ses écrits, qui dénoncent l’occupation.

Le régime, qui a préféré retirer récemment le qualificatif de « démocratique » concernant son Etat, désormais seulement « juif », n’est pas gêné d’imposer ce traitement à une femme de 42 ans, afin de terroriser les Palestiniens qui osent écrire ce qu’ils pensent de ce régime.

Pour faire bonne mesure, Israel accuse maintenant Lama de faire partie d’une association illégale (toutes les associations palestiniennes sont illégales….), après avoir tenté l’accusation de « bombes à retardement » pour ses écrits, avant de la faire disparaître tant elle est peu crédible.

Les menaces en tous genres vont bon train pour lui faire signer des aveux, mais Lama Khater, ligotée à sa chaise, refuse malgré ses douleurs.

Elle est censée comparaître jeudi devant un tribunal militaire.

Soixante-trois autres femmes font actuellement partie des prisonniers politiques palestiniens emprisonnés illégalement par Israël.

Source : Maan News Agency

BOYCOTT ISRAEL !!

CAPJPO-EuroPalestine


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Yahiya, 2 ans, privé de visite pour punir sa mère, nouvelle victime de la censure israélienne

Posté par onsbouge le 4 août 2018

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CAPJPO – EuroPalestine

Entre autres formes de torture, Yahiya, deux ans, a été empêché de voir sa mère, une Palestinienne d’Hébron, qui comparaissait devant le tribunal d’Ofer lundi, mise en cause pour ses publications.

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Lama Khater, 42 ans, écrivaine et mère de 5 enfants, a été enlevée par l’armée d’occupation à son domicile d’Hébron le 24 juillet dernier à l’aube. Elle est accusée d’avoir publié sur internet des écrits contre l’occupation.

Emmenée à la prison d’Ashkelon en Israel —en violation de la Convention de Genève—, elle a été brutalement interrogée, ligotée à une chaise, insultée et privée de sommeil pendant plusieurs jours.

Le tribunal militaire a décidé de prolonger sa détention. Et pour faire bonne mesure, toute visite de ses enfants, dont le petit Yahiya, âgé de 2 ans, lui a été interdite

CAPJPO-EuroPalestine


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Israël a arrêté 651 enfants palestiniens depuis le début de 2018

Posté par onsbouge le 17 juillet 2018

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ISM-France

Palestine occupée – 16 juillet 2018

Israël a arrêté 651 enfants palestiniens depuis le début de 2018

Par Middle East Monitor

Les forces israéliennes d’occupation ont arrêté 3.533 Palestiniens dans les territoires occupés depuis le début de 2018, comme démontré par les statistiques officielles de plusieurs organisations de défense des droits de l’homme.

Israël a arrêté 651 enfants palestiniens depuis le début de 2018

Selon le Club des Prisonniers palestiniens, l’association de soutien aux prisonniers et de défense des droits de l’homme Addameer et le Centre Al-Mezan pour les droits de l’homme, les arrestations de l’occupation israélienne comprennent 651 enfants, 63 femmes et 4 journalistes.

Au cours du mois dernier, les organisations de défense des droits de l’homme ont précisé que les forces d’occupation ont arrêté 449 palestiniens, dont 177 jérusalémites.

Il y a environ 6.500 prisonniers palestiniens dans les geôles israéliennes, dont 54 femmes, 350 enfants, 430 en détention administrative et 1.800 malades.

Source : Middle East Monitor

Traduction : MR pour ISM


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Au Kenya, des femmes âgées s’entraînent au kick-boxing pour résister aux agressions sexuelles

Posté par onsbouge le 13 juillet 2018

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LIGNES DE FORCE

Publié le 13 juillet 2018

La guerre contre les femmes, Mouvement des femmes, Vidéothèque

Au Kenya, des femmes âgées s’entraînent au kick-boxing pour résister aux agressions sexuelles

À Korogocho, bidonville de Nairobi à la sinistre réputation (domination des gangs), au Kenya, des femmes d’un certain âge, nullement épargnées par les agressions sexuelles, comme la sottise machiste pourrait le faire croire – elles sont même considérées comme moins susceptibles d’être contaminées par le virus du Sida… – s’entraînent au kick-boxing, une boxe où l’on utilise les poings et les pieds.

Le réalisateur canadien Brent Foster les a rencontrées: le résultat est le court-métrage intitulé « Enough : The Empowered Women of Korogocho », que l’on peut traduire par «Assez! Les femmes de Korogocho trouvent leur force en elles-mêmes».

Beatrice Nyariara, l’une de ces femmes a fondé le collectif des «Grands-mères kickboxeuses du Kenya». Elles sont ainsi une vingtaine à se retrouver chaque semaine pour s’entraîner ensemble.

Instructif sur la réalité des agressions contre les femmes et fort encourageant quant aux possibilités de défense féminine collective, le film est sous-titré dans un anglais très simple et facile à comprendre.


Publié par LIGNES DE FORCE
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CULTURE de la fraise en ANDALOUSIE : paradigmatique du capitalisme globalisé et de ses alliances avec le patriarcat, le régime frontalier et le racisme qui bénéficient aux multinationales de l’agro-alimentaire et de la grande distribution

Posté par onsbouge le 8 juillet 2018

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FRONT SYNDICAL DE CLASSE

 

CULTURE de la fraise en ANDALOUSIE : paradigmatique du capitalisme globalisé et de ses alliances avec le patriarcat, le régime frontalier et le racisme qui bénéficient aux multinationales de l’agro-alimentaire et de la grande distribution

Publié le 8 juillet 2018 par FSC

SOURCE : le site Histoire et Société de Danielle BLEITRACH et Cairn.info

https://www.cairn.info/revue-plein-droit-2018-1-page-31.htm

Pour protéger les saisonnières marocaines, il faudrait assurer leur égalité de droit avec le reste des travailleurs et travailleuses et c’est justement ce que le programme de migration temporaire empêche, en articulant intentionnellement les rapports de sexe, les asymétries de classe, et la précarisation juridique des étrangers.

CULTURE de la fraise en ANDALOUSIE : paradigmatique du capitalisme globalisé et de ses alliances avec le patriarcat, le régime frontalier et le racisme qui bénéficient aux multinationales de l'agro-alimentaire et de la grande distribution dans - DISCRIMINATION - SEGREGATION - APARTHEID - RACISME - FASCISME ob_4e031f_fraises

 

Encore une fois, le contexte des migrations comme mise en concurrence des travailleurs dénoncé par ces sociologues de l’Université d’Aix-Marseille (note de Danielle Bleitrach)

Emmanuelle Hellio et Juana Moreno Nieto sont sociologues à l’université d’Aix-Marseille. Elles travaillent sur les effets de la globalisation agroalimentaire et le rôle des frontières dans les marchés du travail des enclaves d’agriculture intensive au Maroc, en Espagne et en France. Aix Marseille université, CNRS, LEST, CNE, Labexmed
Pour protéger les saisonnières marocaines, il faudrait assurer leur égalité de droit avec le reste des travailleurs et travailleuses et c’est justement ce que le programme de migration temporaire empêche, en articulant intentionnellement les rapports de sexe, les asymétries de classe, et la précarisation juridique des étrangers.
 
 

Les impasses générées par l’actuel système agroalimentaire sont multiples. On évoque généralement son impact environnemental, ses effets nocifs sur la santé ou la destruction des productions et des modes de vie paysans entraînées par ce modèle agricole. Les violences structurelles exercées sur la main-d’œuvre qui travaille en condition de grande précarité dans les champs de l’’agriculture globalisée restent, en revanche, peu documentées et invisibilisées.

 

Ces dernières semaines, la loi du silence qui pèse habituellement sur les conditions de vie et de travail des saisonnières étrangères employées dans la récolte de fraise en Espagne a été levée. La publication fin avril 2018 d’un reportage dénonçant les viols et abus sexuels de travailleuses marocaines dans la province de Huelva a mis en question le système de migrations sous contrat (Contratación en origen) promu durant des années par les institutions espagnoles, marocaines et européennes. Un mois plus tard, une centaine de saisonnières marocaines travaillant dans une entreprise d’Almonte se mobilisent. Soutenues par le SOC-SAT, syndicat des ouvriers agricoles et travailleurs andalous, elles protestent contre le non-respect du contrat et dénoncent pour certaines des abus sexuels. Deux jours plus tard,  l’employeur organise leur retour précipité au Maroc, alors que leur contrat n’est pas encore terminé, afin d’éviter le dépôt de plainte prévue le lundi suivant à l’Inspection du travail. Une partie importante des travailleuses refuse d’embarquer dans les bus, les réseaux sociaux et médias locaux retransmettent l’événement et elles parviennent à empêcher le départ forcé. Cette situation de renvoi des travailleuses au Maroc, en cas de problème ou de résistance, illustre particulièrement bien la tendance autoritaire du marché du travail dans la culture de fraise et celle du système de recrutement sous contrat qui l’organise.

Devant ces plaintes et ces mobilisations, comme à chaque fois que la monoculture de la province et son marché du travail font l’objet de critiques[1], les organisations patronales dénoncent une campagne de diffamation, minimisent les faits dénoncés, appellent à ne pas généraliser à l’ensemble du secteur les pratiques de quelques agriculteurs isolés et vont même jusqu’à rejeter la responsabilité de cette situation sur les ouvrières concernées, les accusant de mentir ou d’exercer la prostitution[2]. Dans ces serres fertiles pour les stéréotypes sexistes et racistes (Martín Díaz 2002[3]), nous souhaitons souligner qu’il ne s’agit pas de faits isolés ou fortuits. Le programme de migration sous contrat saisonnier développé pour répondre aux besoins de la monoculture de fraise, est la cause principale de la vulnérabilité des saisonnières face à tous les abus. C’est le régime migratoire, mis au service du capitalisme agroalimentaire global, et son alliance avec le patriarcat et le racisme, qui explique la situation des journalières marocaines dans l’agriculture de la province.

La province de Huelva est la principale zone de production de fraise primeur en Europe. Sa vocation exportatrice et l’utilisation de nombreux intrants (variétés brevetées, plastique pour les serres, produits phytosanitaires,…) placent le secteur dans une situation de subordination au sein d’une chaîne agroalimentaire dominée par les grandes entreprises transnationales. Qu’elles produisent les intrants ou contrôlent la distribution des fruits dans les marchés européens, ces dernières accumulent la majeure partie des bénéfices. La dépendance des producteurs agricoles face à ces acteurs globaux, et la grande quantité de main-d’œuvre nécessaire pour la récolte, font du maintien du coût du travail au plus bas une stratégie centrale des producteurs pour assurer la rentabilité de la monoculture.

La recherche par le secteur d’une main-d’œuvre flexible, bon marché et qui ne s’organise pas pour réclamer ses droits, entraîne à partir de 2000 l’instauration d’un système de migration temporaire sous contrat totalement féminisé. A partir de 2006, le programme de recrutement se tourne vers le Maroc, financé par de nombreuses subventions de l’Union européenne et ceci malgré sa dimension utilitariste, la précarité professionnelle et juridique qu’il impose aux travailleuses et le caractère sexiste de la sélection.[4] En effet, pour assurer le retour des ouvrières à la fin de la récolte, des critères de recrutement discriminatoires établissent la sélection de femmes pauvres ayant des enfants de moins de 14 ans à leur charge. A ce premier levier de contrôle, le système des contrats ajoute une captivité juridique et matérielle. D’abord parce que les permis de résidence et de travail des saisonnière les limitent à un territoire, un secteur d’activité et un employeur concret ce qui implique qu’elles n’ont pas le droit de changer de ferme, leur retour la saison suivante dépendant de la bonne volonté de l’employeur. Cela institue une dépendance forte des travailleuses et réduit énormément leur possibilité de négocier les conditions de travail ou de dénoncer d’éventuels abus. Si elles perdent ou renoncent à leur emploi qui représentent pour elles une véritable opportunité vu le différentiel de salaire entre l’Espagne et le Maroc[5] – elles perdent en conséquence leur droit à travailler légalement dans l’Etat espagnol. Les alternatives pour celles qui n’acceptent pas les conditions offertes sont peu alléchantes : rester de manière irrégulière en Espagne ou rentrer au Maroc sans possibilité d’accéder de nouveau à un contrat.

En second lieu, parce que les saisonnières résident dans les exploitations, ce qui permet d’exercer un contrôle sur leur vie privée comme en témoigne le fait que leurs sorties nocturnes sont souvent limitées à des fins de rendement, ou que leur passeport soit parfois retenu par l’employeur pour éviter les « fugues », c’est-à-dire l’abandon du programme. Le logement sur les fermes rend par ailleurs plus difficile le contact avec la population locale et l’apprentissage de l’espagnol, conditions requises pour faire valoir leurs droits. Ce système s’avère en revanche d’une grande utilité pour les producteurs puisqu’il leur permet de disposer dans les fermes d’une main-d’oeuvre « en stock » et d’ajuster au jour le jour la taille de leur équipe aux besoins de la culture ou du marché.

Pour protéger ces femmes, il faudrait assurer leur égalité de droit avec le reste des travailleurs et travailleuses et c’est justement ce que le programme de recrutement sous contrat empêche, en articulant intentionnellement les rapports de sexe, les asymétries de classe, et la précarisation juridique des étrangers. L’accès à des conditions de vie et de travail décentes en Espagne passe surtout par le questionnement de la production et la consommation de la fraise à l’année. Dans ce modèle productif, les ouvrières finissent par subir et endurer toutes les violences induites par une production prédatrice des terres et des corps. La fraisiculture andalouse est en ce sens paradigmatique du capitalisme globalisé et de ses alliances avec le patriarcat, le régime frontalier et le racisme qui bénéficient aux multinationales de l’agro-alimentaire et de la grande distribution.

 

[1]  Dès 2010, des saisonnières ont dénoncé devant les tribunaux les abus sexuels dont elles étaient victimes de la part d’employeurs. Cette année-là, un agriculteur et ses deux fils ont été mis en examen à la suite de la séquestration de 24 saisonnières Marocaines, Polonaises et Roumaines pour des délits d’imposition coercitive de conditions de travail, de harcèlement moral, quatre délits d’abus sexuels, et des délits de maltraitance et de menaces de mort. Cf : Jerónimo Andreu, Lidia Giménez, « Victimas del oro rojo », El País, 13 de junio 2010.

[2]  Cf « Este año nos han traído a los campos de Huelva a las putas de Marruecos. », El Español, 7 de junio 2018.

[3]  Martín Díaz E. (2002), « Cultivando la ilegalidad: mercados de trabajos e inmigración en las agriculturas andaluzas. », in De sur a Sur. Análisis Multidisciplinar del Fenómeno Migratorio en España., Universidad de Sevilla., pp. 117–144.

[4]  La promotion des migrations temporaires de travail est un aspect moins connu et moins dénoncé de la politique migratoire européenne que  son volet de fermeture des frontières. Elle fait pourtant partie d’une même « approche globale des migrations » qui se caractérise, qu’il s’agisse d’empêcher les flux ou de les canaliser, par une précarisation juridique des immigrants les rendant vulnérables à tous types d’abus. Dans les deux cas, on observe une externalisation du contrôle aux pays qui bordent la frontière sud de l’Union dans le cadre de marchandages migratoires asymétriques.

[5]  6,3 euros par journée de travail au Maroc pour 38 euros selon la convention collective de la province de Huelva


Publié par FRONT SYNDICAL DE CLASSE
URL  http://www.frontsyndical-classe.org/2018/07/culture-de-la-fraise-en-andalousie-paradigmatique-du-capitalisme-globalise-et-de-ses-alliances-avec-le-patriarcat-le-regime-frontali
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