Sociologie économique : étude sur La politique des caisses vides de Sébastien Guex

Posté par onsbouge le 17 avril 2019

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Economie, Culture, UE

Sociologie économique : étude sur La politique des caisses vides de Sébastien Guex

17 Avril 2019

Rédigé par Andréa Targy et publié depuis Overblog

Sociologie économique : étude sur La politique des caisses vides de Sébastien Guex

Sébastien Guex est un historien, professeur à Paris 8, et à l’université de Lausanne. Il est partisan de la sociologie financière, soit l’étude des techniques financières et fiscales avec les méthodes sociologiques, soit l’étude de ces techniques et leur rapport avec les groupes sociaux. Il écrit notamment sur les relations économiques entre les différents pays et la Suisse, et sur les différents marchés bancaires, le patronat et d’autres thématiques sur les classes dominantes. Il écrit en 2003 un article « La politique des caisses vides » dans la revue Actes de la recherche en sciences sociales. Cet article dépeint les liens entre les pays économiquement développé, notamment les Etats-Unis, et les pays de l’union européenne comme la France et l’Allemagne. Il met en lien la mondialisation et les crises financières. Il décrit les différentes composantes sociales et financières, qui influencent les prises de décision budgétaires. Il explique le néo-libéralisme en somme, et l’évolution de la société en terme de politiques sociales et budgétaires qu’il découpe en deux phases. Quel est le lien entre les crises financières et mondialisation financière, et quelles sont ses origines ?

Sébastien Guex découpe le monde contemporain en deux époques, deux phases du capitalisme actuel. La première étape, est celle de 1945 à 1970. Il décrit cette étape économiquement comme étant une phase où il y a des crises certes, mais des crises limitées en ampleur. A cette époque, le keynésianisme prime dans les sociétés occidentales.

La deuxième étape, à partir des années 70-90 est une étape remplie de crises, de déficit permanent et d’une ampleur considérable sur les citoyens.

Dans la première phase, le poids de la dette diminue au fur et à mesure, de grandes mesures sociales sont entreprises (notamment dès le lendemain de la guerre, avec le gouvernement provisoire, par les communistes au gouvernement) contrairement à la deuxième phase : la dette augmente de plus en plus, surtout à partir des années 80-90. Cette époque fait référence aussi aux privatisations entreprises par le gouvernement français (des banques notamment). Cela correspond économiquement à l’explosion de l’endettement des pouvoirs publics.

L’origine de ces crises a plusieurs explications. Selon l’école des choix publics, cette crise s’explique par la démocratie représentative parlementaire, dont les élus de cette dernière, profiteraient des caisses de l’Etat pour financer leur campagne électorale. Guex est dubitatif face à cette théorie : en effet, cela pourrait expliquer en partie ces crises, mais cela n’est clairement pas suffisant pour justifier l’entièreté des crises, et Guex dit qu’il n’y a pas de réelles preuves entre ces deux événements. De plus, cette théorie sert d’argument pour ceux qui voudraient réduire le pouvoir législatif et le nombre de ses élus.

Guex dénombre trois facteurs qui définissent la crise : Le ralentissement de la croissance économique à la fin des trente glorieuses, la faible pression fiscale sur les échanges et transferts de capitaux, et la hausse des dépenses publiques. Mais le ralentissement de la croissance à lui seul n’est pas synonyme de déficit et d’endettement, c’est pour cela qu’il faut garder les trois facteurs ensemble dans leur globalité. Par ces trois facteurs, il décrit ce qu’il appelle la politique des caisses vides.

Cette politique consiste à réduire les recettes de l’Etat, soit par la baisse des impôts, et par la privatisation d’entreprises qui « marchent bien ». L’Etat, n’ayant plus autant de recettes, et ne pouvant éponger la dette, le déficit augmente, il y a donc un climat d’austérité. Ce climat favorise la diminution drastiques des dépenses « non-productives » soit la réduction des budgets sociaux (la santé, l’éducation…). La création du climat d’austérité est stratégique, et un objectif, et non une conséquence d’une politique budgétaire mal menée. En effet, si la classe dominante et dirigeante recherche ce climat, c’est pour affaiblir les pouvoirs du peuple, en l’affaiblissant. Ainsi, une classe dominée qui ne se « rebelle pas », restera dominée. Les mesures de réduction d’impôts ne sont en réalité pas des mesures sociales, elles visent à réduire les impôts directs (suppression de l’ISF, diminution de l’impôt sur la société) et non à réduire les impôts indirects qui touchent l’ensemble de la population (la TVA, taxes sur l’essence, le tabac, l’alcool…). Ces mesures ne favorisent que les propriétaires des moyens de productions (les entreprises). Ces mêmes propriétaires, dans le cadre de l’Union européenne, disposent d’un moyen de pression non négligeable : celui de délocaliser les entreprises avec plus de facilité depuis Maastricht, soit de réduire encore plus les recettes de l’Etat.

Les Etats sont donc contraints de répondre aux demandes du grand patronat, au risque de le voir partir ailleurs, là où la fiscalité leur est plus favorable. Les Etats sont donc en concurrence, en terme de fiscalité pour attirer le plus de capital possible : c’est le néo-libéralisme.

En effet le néo-libéralisme est la contre-réforme, ou le démantèlement des conquis sociaux. Pour accueillir de nombreux capitaux, il faut réduire les impôts sur les riches, et pour que l’état puisse subsister un minimum, il puise dans les réserves sociales jusqu’à les démanteler. Cela s’illustre par de nombreuses réformes qu’il y a eu lieu au cours de ces dernières années : la loi travail, inspirée directement des directives européennes, l’âge du départ à la retraite qui recule, (l’objectif européen est d’un départ à la retraite à 68 ans), la centralisation des hôpitaux, les super-régions qui ont pour l’objectif de ressembler à des länder.

Sébastien Guex décrit donc la politique des caisses vides comme le démantèlement des conquis sociaux des années après-guerre pour justifier les baisses d’impôts pour les capitalistes, en utilisant l’imaginaire de la dette comme une obligation à laquelle les Etats doivent répondre. (Les Islandais ont répondu de manière très différente à la dette par exemple, en refusant de la payer). Le but de cette politique est d’asservir les peuples, en affirmant que la France doit être plus compétitive et que le peuple français doit faire « des efforts », pour éponger la dette. Pour cela de nombreuses politiques ont été entreprises par les directives européennes comme la création des super-régions, soit que la France devienne une république fédérale, et que l’Union européenne, organisation supra-nationale, soit la seule entité qui puisse régir économiquement les politiques, sans que les peuples puissent avoir une quelconque autorité, et ce depuis Maastricht, car, si les français ont voté oui en 92, ils ont voté non, avec les Irlandais en 2005, et leur volonté à été complètement ignorée. Le travail de Sebastien Guex nous interroge sur le rôle de l’union européenne dans la politique prise par les états membres, et par sa soi-disant démocratie. L’Union Européenne est-elle vraiment démocratique ? Y-a-t-il un intérêt à voter pour les européennes, malgré le faible pouvoir du parlement européen, représentant le peuple ?


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Un sommet de l’OTAN sans éclat à l’occasion du 70e anniversaire de sa création

Posté par onsbouge le 8 avril 2019

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70 ans plus tard, la question allemande reste entière et les divisions s’accentuent

Un sommet de l'OTAN sans éclat à l'occasion du 70e anniversaire de sa création dans - ECLAIRAGE - REFLEXION 2190330-USDC-NotoNATO-PPAPhil-01

Manifestation à Washington le 30 mars 2019, début d’une semaine d’actions

Les 3 et 4 avril 2019, les ministres des Affaires étrangères des pays de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) se sont réunis à Washington pour célébrer le 70e anniversaire de la fondation de l’OTAN, le 4 avril 1949. Le sommet a été organisé par le département d’État des États-Unis, en présence du secrétaire d’État américain, Mike Pompeo. Le président américain, Donald Trump, n’était pas présent, mais il a rencontré le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, à la Maison-Blanche le 2 avril.

Le sommet est qualifié de « sans histoire », en partie parce que les divisions graves qui existent continuent de s’approfondir et n’ont pas été résolues bien que l’OTAN soit présentée comme l’alliance la plus couronnée de succès de l’histoire. Malgré les divisions, ce sommet a présenté une unité dirigée en partie contre la Russie et la Chine, afin de montrer que l’OTAN est toujours en mesure d’agir. « Aucune alliance militaire au monde ne peut de près ou de loin faire ce que nous faisons. Aucune alliance ne peut de près ou de loin rivaliser avec le pouvoir des nations représentées ici aujourd’hui », a déclaré Mike Pompeo.

Les remarques de Pompeo visaient également à rassurer les membres de l’OTAN sur l’engagement américain envers la défense collective. Il devait le faire parce que Trump a dit plus d’une fois que les États-Unis pourraient ne pas respecter l’article 5 qui appelle les pays membres à défendre l’un des leurs en cas d’attaque. L’OTAN est renforcée « par notre engagement de défense collective tel qu’il est énoncé à l’article 5, auquel nous nous engageons tous de nouveau aujourd’hui », a-t-il dit. Le représentant des États-Unis auprès de l’OTAN l’a également répété : « Les États-Unis ont toujours affirmé leur soutien à l’OTAN, notamment au principe de défense collective énoncé à l’article 5 [...] le président, le vice-président, les secrétaires d’État et de la Défense, et d’autres hauts responsables américains ont tous souligné ce fait. »

Malgré ces déclarations, Trump et Pompeo se sont quand même fait un devoir de cibler l’Allemagne, en particulier pour qu’elle augmente ses dépenses pour la guerre. Ainsi, on peut constater que la « question allemande », comme on l’a appelée en 1949, n’est pas réglée.

La question allemande n’est pas réglée

Quand l’OTAN a été fondée en 1949, c’était une période de soulèvement des peuples, qui avaient vaincu le fascisme. Les peuples exigeaient la dénazification de l’Allemagne, le démantèlement de son industrie de guerre et la restauration des libertés démocratiques, et luttaient pour constituer des démocraties populaires. L’OTAN a été mise sur pied en partie pour bloquer cette avancée démocratique et ramener les nazis à des postes de pouvoir, le rôle principal étant joué par les États-Unis. Alors que les peuples luttaient pour consolider leurs victoires sur le fascisme et éliminer toute trace du nazisme et du pouvoir nazi, les États-Unis agissaient dans le sens contraire. Cela comprend la division et l’occupation de l’Allemagne et la création de l’OTAN. Lord Ismay, premier secrétaire général de l’OTAN, a déclaré que l’objectif de l’OTAN était de « garder les Américains à l’intérieur, les Soviétiques dehors et les Allemands à terre ».

Aujourd’hui, les États-Unis ont 32 000 soldats et des dizaines de bases en Allemagne. Ils poussent l’Allemagne à augmenter considérablement le financement de la guerre, armes et forces comprises. Le Pentagone, par exemple, demande aux membres de l’OTAN de respecter l’initiative des « quatre 30 », de 30 bataillons, 30 escadrons aériens. 30 navires de combat prêts à l’emploi dans un délai de 30 jours.

Dans son discours, Mike Pompeo a fait allusion à l’Allemagne sans la nommer. « Ce n’est pas le moment de répéter des excuses éculées selon lesquelles nos citoyens ne sont pas favorables à une augmentation des dépenses de défense ou de sécurité. Chaque pays a le devoir de défendre son peuple. En tant que dirigeants, il est de notre devoir de montrer aux citoyens pourquoi ce travail, ces ressources, sont importants pour faire en sorte que non seulement notre propre pays, mais également notre alliance, restent forts. »
Le président Trump a été plus direct dans ses commentaires et a déclaré le 2 avril : « L’Allemagne, honnêtement, ne paie pas sa juste part. [...] Elle paye près de 1 % et est censée payer 2 %. Et les États-Unis, au cours des dernières années, nous avons payé 4,3 %, ce qui est très injuste… car cela représente 4,3 % d’un PIB beaucoup plus important. Nous payons une grande part des dépenses de l’OTAN qui protège l’Europe. »

Le 3 avril, le vice-président des États-Unis, Mike Pence, a réitéré cette demande : « L’Allemagne doit faire plus. » Parlant du gazoduc Nord Stream qui relie Vyborg (Fédération de Russie) à Greifswald (Allemagne), Pence a déclaré : « Nous ne pouvons pas assurer la défense de l’Occident si nos alliés deviennent de plus en plus dépendants de la Russie » et « il est tout simplement inacceptable que la première économie européenne continue d’ignorer la menace d’agression russe et néglige sa propre défense et notre défense commune ».

NoNATOGraphic canada dans - EUROPEIl est clair que les États-Unis veulent empêcher l’Allemagne de s’allier à la Russie, tout en lui demandant de faire davantage pour agir militairement afin de protéger l’Europe. En attendant, Trump a indiqué à plusieurs reprises que les États-Unis se réservaient une alliance potentielle avec la Russie. Il répète qu’il veut des rapports amicaux avec la Russie, alors lors qu’il menace de retirer les États-Unis de l’OTAN, cela veut dire que cette alliance possible est un facteur. C’est une des raisons qu’invoque Trump lorsqu’il menace de retirer les États-Unis de l’OTAN, ce qu’il a fait à plusieurs reprises. Également avec ses 32 000 soldats et ses dizaines de bases sur le sol allemand, les États-Unis ne semblent pas craindre que l’Allemagne devienne une puissance militaire plus forte. Cependant, les autres pays européens sont inquiets. Pour eux, le problème de « garder les Allemands à terre » est toujours là. Comme aux États-Unis, la population, non seulement en Allemagne, mais dans toute l’Europe, est également opposée à l’intensification de la militarisation, à l’augmentation du financement de la guerre et aux guerres d’agression menées par l’OTAN et dirigées par les États-Unis.

Non seulement le sommet n’a rien fait pour résoudre « la question allemande », mais Donald Trump, Mike Pence et Mike Pompeo ont répété qu’il était « inacceptable » que l’Allemagne n’augmente pas ses dépenses de guerre et que les États-Unis pourraient cesser de protéger l’Europe. Cela ne fait rien pour dissiper les inquiétudes européennes concernant la montée militaire de l’Allemagne et le possible refus des États-Unis de se conformer à l’article 5 et même son retrait possible de l’OTAN.

Quelle que soit la forme que prendra l’OTAN à l’avenir, le diktat des États-Unis et les conflits au sein de l’OTAN, entre les pays de l’OTAN, y compris les États-Unis, et entre les États-Unis et l’Europe resteront. L’expansion de l’OTAN depuis la fin de la guerre froide n’a rien fait pour garder l’Allemagne « à terre » ou résoudre les conflits. La lutte interimpérialiste pour la domination n’a fait qu’exacerber les contradictions et accroître le danger de guerre en Europe, suscitant une inquiétude croissante des peuples.

Une force pour les guerres de destruction
 europe dans - INTERNATIONAL

Au sommet, Mike Pompeo a présenté l’OTAN comme une force importante pour la paix. L’OTAN a fourni un « bouclier contre l’agression et a un effet de dissuasion », a-t-il déclaré, ajoutant que la création de l’OTAN a porté ses fruits et apporté « des dizaines d’années de paix et de prospérité pour l’Occident à une échelle sans égale dans l’histoire mondiale ».

Tout le monde est censé oublier la guerre massive menée par les États-Unis avec l’OTAN pour détruire la Yougoslavie et démembrer complètement le pays. Manifestement, nous devons oublier l’agression de l’OTAN dirigée par les États-Unis contre l’Afghanistan, la Libye, la Syrie et l’ingérence en Afrique et maintenant en Amérique latine, alors que la Colombie est devenue un « partenaire global » de l’OTAN et que le Brésil pourrait lui emboîter le pas. La « dissuasion » a pour but de décourager les efforts des peuples contre la guerre et leurs luttes pour leurs droits. Les efforts des peuples après la Deuxième Guerre mondiale pour sécuriser les démocraties qui favorisent le peuple sont inachevés. L’OTAN a précisément un effet dissuasif sur la réalisation de ces révolutions démocratiques en Europe, ainsi qu’aux États-Unis et au Canada.

Pompeo évoque le spectre du communisme

Pompeo a profité du sommet de l’OTAN pour ressusciter la rhétorique de la guerre froide sur la menace du communisme. Il a utilisé l’Allemagne pour le faire : « Mais nous célébrons cette année également un deuxième anniversaire d’importance pour l’Occident : celui de l’effondrement du rideau de fer. [...] Cet anniversaire est intimement lié à l’OTAN. Pendant 40 ans, l’Alliance de l’OTAN a constitué un rempart contre l’expansion communiste en Europe. Nous étions prêts à invoquer l’article 5 à tout moment si les Soviétiques traversaient la trouée de Fulda, comme nous l’avons fait après le 11 septembre. Notre supériorité militaire les a dissuadés de mettre en oeuvre leurs projets de domination de l’Europe et, entre-temps, la course aux armements du président Reagan a conduit l’empire du mal à la faillite. »

La guerre froide est terminée depuis longtemps. Les « fruits de la paix » promis, proclamés par Pompeo, ne se sont jamais matérialisés. La destruction de la Yougoslavie, les guerres de l’OTAN en cours menées par les États-Unis, les énormes budgets du Pentagone et les exigences d’augmentation du financement militaire de l’OTAN révèlent la vérité. Quel est alors le but de ramener le spectre du communisme aujourd’hui ? C’est de s’attaquer aux luttes des peuples pour leurs droits, pour des sociétés qui défendent leurs intérêts et leur volonté de mettre fin à la guerre et pour des relations de respect et d’avantages mutuels entre les peuples, comme ce fut le cas il y a 70 ans lorsque l’OTAN a été créée. C’est dire encore une fois qu’il n’y a pas d’alternative à l’impérialisme, à la domination américaine, aux blocs militaires et politiques contre les peuples tels que l’OTAN. C’est prétendre que l’histoire ne peut aller plus loin. Les peuples doivent accepter de se soumettre aux États-Unis et à leur démocratie dysfonctionnelle et archaïque. Mais les peuples disent Non !, comme le montrent les actions contre l’OTAN à Washington et ailleurs dans le monde au moment du Sommet et de cet anniversaire de l’OTAN. Les peuples se battent pour des démocraties modernes qui les investissent du pouvoir et barrent la voie aux fauteurs de guerre.

090404Toronto4-Cr5 otan dans - LUTTESPompeo a également appelé l’OTAN à étendre sa portée. « Nous devons adapter notre alliance pour faire face également aux menaces émergentes, a-t-il dit, qu’il s’agisse de l’agression russe, des migrations incontrôlées, des cyberattaques, des menaces à la sécurité énergétique, de la concurrence stratégique chinoise — en particulier en matière de technologie 5G — et de nombreux autres problèmes qui mettent en péril les idéaux de nos peuples et notre sécurité collective. »

Faire des « migrations incontrôlées » une menace alors que Trump menace de fermer la frontière avec le Mexique et a placé des milliers de soldats à la frontière et alors que la crise provoquée par les guerres menées par les États-Unis en Asie occidentale fait ses ravages dans le monde entier est un affront délibéré. Il mentionne la Chine et la technologie 5G à un moment où le Canada et les États-Unis criminalisent déjà la société chinoise Huawei en prétendant que son réseau 5G constitue une menace pour la sécurité nationale. De même, les États-Unis reprochent à la Turquie, qui est membre de l’OTAN, d’avoir acheté un système de défense antimissile russe. « La Turquie doit choisir, a prévenu le vice-président Mike Pence. Veut-elle rester un partenaire essentiel de l’alliance militaire la plus réussie de l’histoire ou veut-elle risquer la sécurité de ce partenariat en prenant des décisions aussi téméraires qui minent notre alliance ? » Les États-Unis n’exigent pas seulement que les pays de l’OTAN augmentent leur financement, ils réclament aussi la normalisation des armes et des équipements produits par l’industrie de guerre américaine. La rivalité n’est pas seulement avec la Chine et la Russie, elle est aussi avec l’Union européenne.

Les États-Unis sont convaincus que la représentation de l’OTAN centrée sur eux-mêmes l’emportera. « Notre structure est conçue pour responsabiliser chaque allié et non pour le subjuguer, a déclaré Pompeo. Nous conservons un remarquable degré d’unité. » La réalité est que, tout comme l’OTAN a été créée comme instrument des États-Unis pour contrôler l’Europe de manière à dominer l’Asie, elle pourrait tout aussi bien disparaître alors que d’autres s’efforcent de contrôler l’Europe et de dominer l’Asie, y compris les Asiatiques eux-mêmes. Qui plus est, les peuples du monde continuent de hisser le drapeau de la paix, de la liberté et de la démocratie d’une manière qui correspond aux conditions actuelles, ce qui défie les tentatives des puissances impérialistes, les États-Unis en tête, de contrôler la situation. Le sommet anniversaire sans éclat de l’OTAN n’a résolu aucun des conflits au sein de l’OTAN et, en particulier, pour « garder les Américains à l’intérieur, les Russes à l’extérieur et les Allemands à terre ».

La cause de la paix et de la sécurité est mieux servie en quittant l’OTAN et en démantelant l’OTAN. C’est ce que révèlent les 70 ans de l’OTAN.


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Pourquoi aborder les questions du travail à minuit? (Ian Brossat)

Posté par onsbouge le 6 avril 2019

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Pourquoi aborder les questions du travail à minuit? (Ian Brossat)

« En abordant les questions du travail à minuit, vous vous rendez compte que les principaux intéressés sont déjà couchés car ils travaillent demain? » Ian Brossat dans l’Emission politique


PCF – Parti communiste français
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LA CHINE CONQUIERT L’EUROPE PAR LE SUD

Posté par onsbouge le 29 mars 2019

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LA CHINE CONQUIERT L’EUROPE PAR LE SUD

C’est un ambitieux projet que veut mettre en place la Chine avec les pays d’Europe du sud : une nouvelle route de la soie. Théophile Kouammo décrypte l’ambition de l’Empire du milieu et les enjeux lié à ce projet.


Le Média
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Pour son échange Erasmus, Riccardo Corradini, un étudiant italien choisit Gaza

Posté par onsbouge le 15 mars 2019

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Pour son échange Erasmus, Riccardo Corradini, un étudiant italien choisit Gaza

15 mars 2019

Pour son échange Erasmus, Riccardo Corradini, un étudiant italien choisit Gaza dans - EDUCATION... SAVOIR... a3

« J’ai vu certains cas qui ne sont pas communs en Italie ou en Europe. Des gens blessés à la jambe, un adolescent de 16 ans amputé, le genre de blessures que, malheureusement, vous ne pouvez voir qu’ici »

Assis sur les marches de l’Université islamique avec son sac à dos, Riccardo Corradini attire les regards curieux des étudiants palestiniens: il est le premier Européen en échange universitaire Erasmus dans la bande de Gaza.
Il y a un an, lorsque son université à Sienne, en Italie, a annoncé qu’une place était ouverte pour étudier quatre mois dans l’une des 14 universités de l’enclave palestinienne, « je n’ai pas réfléchi plus d’une heure », raconte l’étudiant en sixième année de médecine, qui a déjà effectué un échange universitaire en territoire palestinien il y a deux ans.
Il a pourtant été le seul à postuler.
Le choix de Gaza est tout sauf une évidence pour un échange Erasmus, du nom du populaire programme européen qui a fait découvrir depuis plus de trente ans de nouveaux horizons à des millions de jeunes.
Coincée entre Israël, Egypte et Méditerranée, verrouillée par un strict blocus israélien, Gaza vit entre pénuries chroniques et menaces de guerre avec le voisin israélien.
Mais pour Riccardo Corradini, qui veut faire de la chirurgie d’urgence sa spécialité, exercer la médecine à Gaza le place face à des situations qui sont inimaginables chez lui.
« J’ai vu certains cas qui ne sont pas communs en Italie ou en Europe. Des gens blessés à la jambe, un adolescent de 16 ans amputé, le genre de blessures que, malheureusement, vous ne pouvez voir qu’ici », explique le jeune homme de 25 ans, qui exerce dans trois hôpitaux gazaouis.

- Comme un « roman » -

Depuis mars 2018, plus de 250 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens, la très grande majorité lors de rassemblements le long de la frontière pour réclamer la levée du blocus israélien. Des milliers d’autres ont été blessés, une centaine amputés. Deux soldats israéliens ont été tués depuis cette date.
Un rapport récent d’une commission d’enquête de l’ONU affirme que la riposte israélienne s’apparente à des « crimes contre l’humanité ». Conclusions catégoriquement rejetées par Israël qui invoque le droit de défendre sa frontière et met en cause la responsabilité du Hamas.
Riccardo Corradini n’exerce pas dans les hôpitaux gazaouis le vendredi, jour où ils reçoivent des flux de personnes blessées lors des manifestations. Le stress et la détresse des proches ne se prêtent pas à ce qu’il intervienne.
« Bien sûr, ce n’est pas facile de vivre ici », concède-t-il, décrivant le manque de matériel médical ou de médicaments et l’insécurité permanente des Gazaouis.
Le Hamas et Israël se sont livré trois guerres depuis 2008.
Lui ne se sent pas menacé. Passé leur étonnement, « les gens sont tellement accueillants! », s’enthousiasme-t-il, citant l’exemple de ses propriétaires palestiniens qui le « traitent comme un membre de la famille ».
« J’aime énormément l’atmosphère de Gaza », dit-il, « il y a beaucoup de monde dans la journée, beaucoup de couleurs, de parfums… On se croirait dans un roman! »
« C’est courageux de sa part de venir dans un endroit sous blocus », juge Saadi al-Nakhala, un de ses amis. Pour le reste, « Gaza est un endroit avec des gens comme partout ailleurs », ajoute l’étudiant palestinien de 23 ans.

- « Ambassadeur » -

Dans son bureau surplombant le campus, Ahmed Muhaisen, responsable des Affaires extérieures à l’Université islamique, voit en Riccardo Corradini un « ambassadeur » et espère que d’autres suivront son exemple.
L’Université islamique a conclu quelques centaines de partenariats dans le monde, notamment en Europe. A Sienne, trois Gazaouis sont actuellement en semestre d’échange.
C’est « un moyen de montrer au monde qu’il y a un excellent niveau académique » à Gaza, se félicite M. Muhaisen.
Depuis l’arrivée de Riccardo Corradini début février, au moins quatre universités italiennes ont postulé au programme Erasmus Plus à Gaza, note Meri Calvelli, représentante dans les territoires palestiniens de l’ONG italienne ACS qui facilite ces échanges.
« C’est très important de comprendre qu’à Gaza, il n’y a pas que des terroristes et des attaques à la bombe, mais aussi une vie normale », martèle-t-elle.
Lancé en 1987, d’abord limité aux étudiants dans les pays européens, Erasmus a été rebaptisé « Erasmus Plus » et s’est diversifié pour toucher d’autres publics et d’autres zones géographiques.
Les partenariats se nouent entre universités. Le gouvernement italien, comme les autres Etats européens, considère le Hamas comme une organisation terroriste et n’est pas impliqué.
Riccardo Corradini espère que ses quatre mois d’échange constitueront un « petit pas pour la paix ». D’abord sceptiques, ses proches sont « désormais fiers » de lui, glisse-t-il dans un sourire.

Publié il y a 2 hours ago par Libellés: Palestine


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