Des Néo-nazis appuient une fausse définition israélienne de l’antisémitisme à l’UE

Posté par onsbouge le 14 décembre 2018

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AGENCE MEDIAS PALESTINE

Par Asa Winstanley, 7 décembre 2018

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Le ministre autrichien d’extrême droite Herbert Kickl a ratifié à Bruxelles la « définition de travail » israélienne trompeuse de l’antisémitisme.

Une nouvelle déclaration de l’Union Européenne pourrait rendre encore plus difficile de critiquer Israël en tant qu’Etat raciste, sans être traité d’antisémite.

Jeudi à Bruxelles, des politiciens ont ratifié le document.

La déclaration demande à tous les gouvernements de l’UE de « souscrire à la définition de travail non juridiquement contraignante de l’antisémitisme utilisée par l’Alliance Internationale de la Mémoire de l’Holocauste » (IHRA).

Cette démarche, approuvée par les ministres de l’Intérieur de l’UE, a déjà été condamnée par un certain nombre d’Israéliens.

La déclaration a été lancée par l’Autriche, dont le gouvernement de coalition comprend plusieurs ministres issus de plusieurs partis de droite qui ont encouragé le fanatisme anti-juif.

Le ministre autrichien de l’Intérieur Herbert Kickl était l‘un d’eux.

Il vient du Parti Liberté, organisation anti-musulmane conduite par le néo-nazi Heinz-Christian Strache (maintenant vice-chancelier d’Autriche).

Kickl a été accusé en janvier de parler comme un Nazi lorsqu’il a demandé aux autorités «  de concentrer les demandeurs d’asile en un seul lieu ».

Sa façon de parler a semblé délibérément calculée pour évoquer l’Holocauste – même si cette fois il ciblait essentiellement les demandeurs d’asile musulmans.

Fausse définition

Comme cela a été signalé depuis longtemps par The Electronic Intifada, la « définition de travail » de l’IHRA a été conçue comme une puissante méthode soutenue par Israël pour étouffer la critique de l’État et ses crimes contre les Palestiniens.

Israël et ses lobbys ont déployé ces deux dernières années une énorme pression sur toute l’Europe pour la faire adopter.

La « définition de travail » a été condamnée par quantité de syndicats palestiniens et autres associations de la société civile, ainsi que par la Campagne de Solidarité avec la Palestine au Royaume Uni et des syndicats de toute l’Europe.

Comme l’a signalé la semaine dernière l’EUobserver, les ambassades israéliennes « se réfèrent » régulièrement « à la définition de l’IHRA » quand elles déposent officiellement des plaintes diplomatiques contre les critiques de l’UE pour crimes de guerre en Palestine par Israël. Ces critiques ne font aucun mal si l’on considère que l’UE permet souvent les crimes d’Israël.

Au Royaume Uni, les lobbys israéliens ont fait pression avec succès sur l’opposition travailliste pour qu’elle adopte la « définition de travail ».

Mais même cela n’a pas suffi, et ils ont provoqué un grand esclandre médiatique à propos de la répugnance initiale du parti à adopter tous les « exemples » assortis que le document de l’IHRA présente comme antisémites.

Plusieurs de ces 11 « exemples » mentionnent Israël.

L’un d’entre eux présente même faussement la simple action de déclarer le fait qu’Israël est un Etat institutionnellement raciste – « tentative raciste » dans le parler de l’IHRA – comme un exemple d’ « antisémitisme ».

L’Autriche a déjà souscrit à la « définition de travail » et, comme l’UEobserver l’a relaté, son gouvernement de coalition a conduit la pression en faveur de la déclaration.

Néo-Nazis autrichiens

Assumant actuellement la présidence tournante de l’UE, l’Autriche avait invité le Premier ministre Benjamin Netanyahu à prendre part le mois dernier à une conférence à Vienne.

La déclaration approuvée par l’UE a été rédigée au cours de cette conférence, qui ciblait l’antisionisme. Netanyahu avait accepté d’assister à la conférence, mais s’était désisté à cause de l’instabilité de son gouvernement de coalition.

L’Autriche voulait une version encore plus extrême, et l’un de ses premiers projets demandait aux Etats de l’UE d’adopter la définition « assortie des exemples illustratifs ».

Ceci a été retiré de la déclaration finale, qui décrit la définition comme « non juridiquement contraignante ».

Cette expression hypocrite est utilisée dans le document de l’IHRA lui-même. En réalité cependant, la définition est constamment utilisée pour contrôler la parole critique envers Israël.

Les événements survenus cette année dans le parti travailliste de Grande Bretagne en sont plus que jamais une illustration.

Dans le cadre de la « crise » d’antisémitisme fabriqué, qui remonte à des années, manigancée par ceux qui critiquaient le leader travailliste Jeremy Corbyn, les lobbys israéliens ont exigé que le parti adopte également les 11 « exemples » d’antisémitisme de l’HIRA.

La direction de l’exécutif national des Travaillistes a capitulé en septembre sous cette pression. Mais cela n’a fait qu’encourager les chasseurs de sorcières, qui continuent d’essayer de punir les représentants élus qui critiquent Israël.

L’hystérie médiatique autour de la « crise » a conduit à une chasse aux sorcières ciblant l’aile gauche et les militants travaillistes pro-palestiniens.

L’hystérie s’est répandue du Parti Travailliste à la société plus largement.

La « définition de travail » est maintenant utilisée pour chasser les gens de leur emploi.

Suspendu pour avoir déclaré Israël raciste

Paul Jonson, employé chez Dudley Council près de Birmingham, a été suspendu de ses fonctions en octobre après avoir aidé à organiser une manifestation contre un député local Ian Austin – fervent promoteur de la propagande israélienne.

Quel était le crime de Jonson ? Poster sur Facebook la phrase « soutenez la Palestine, Israël est une entreprise raciste » dans le cadre de sa promotion de la manifestation.

Militant avec les associations locales de solidarité avec la Palestine, Jonson a dit à The Electronic Intifada que les dirigeants de Dudley Council avaient cité la « définition de travail » de l’IHRA – que l’autorité locale a adoptée – pour justifier sa suspension.

Le directeur général du conseil a dit en octobre à un journal local que Jonson faisait l’objet d’une enquête.

Jonson a dit à The Electronic Intifada que le titre du journal sur sa « suspension » était le premier dont il ait entendu parler.

Jusque là, les dirigeants l’avaient assuré qu’il n’était pas suspendu et qu’ils n’en étaient qu’à des discussions préliminaires sur une plainte reçue de la Campagne Contre l’Antisémitisme – trompeusement intitulée association de propagande anti-palestinienne.

Il dit que, jusque là, on lui avait simplement dit de « s’abstenir de travailler jusqu’à plus ample informé ».

Mais, le jour même où l’histoire a fuité dans la presse, les directeurs l’ont convié à une autre réunion et l’ont alors suspendu.

Jonson soupçonne Ian Austin d’être derrière la plainte. Le député est un protecteur de l’association qui l’a déposée.

Des syndicalistes locaux ont demandé que Jonson soit réintégré, comme l’a été l’association de gauche Voix Juives pour le Travail.

Une pétition appelant à sa réintégration a maintenant réuni plus de 600 signatures.

Traduction : J Ch. pour l’Agence Média Palestine

Source : The Electronic Intifada


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Une loi européenne pour censurer les mouvements sociaux sur internet ? Par la Quadrature du Net

Posté par onsbouge le 13 décembre 2018

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LES CRISES

13.décembre.2018 // Les Crises

Une loi européenne pour censurer les mouvements sociaux sur internet ? Par la Quadrature du Net

Une loi européenne pour censurer les mouvements sociaux sur internet ? Par la Quadrature du Net dans - DROITS tags ,

Source : La Quadrature du Net, 07-12-2018

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Alors que la contestation nourrie par le mouvement des gilets jaunes grandit, alors qu’enflent les rumeurs d’une possible censure du mouvement par Facebook1, livrons-nous à un peu de politique-fiction : comment la future loi de censure antiterroriste que la France cherche à imposer à l’Union européenne s’appliquerait-elle à des mouvement sociaux tels que celui des gilets jaunes ?

C’est un texte dont personne ne parle ou presque, et il est pourtant fondamental pour l’avenir des libertés publiques à l’échelle de l’Europe entière. Présenté au mois de septembre, il s’agit du règlement européen dédié à « la prévention de la diffusion de contenus à caractère terroriste en ligne ».

L’article 4 du règlement permet aux autorités publiques de demander directement à n’importe quel hébergeur le retrait d’un contenu relevant de l’apologie du terrorisme. En pratique, cela entérine la situation qui prévaut dans tous les pays réprimant l’apologie ou la provocation au terrorisme. Ainsi en France, depuis 2015, le ministère de l’Intérieur est compétent pour censurer la provocation ou l’apologie du terrorisme sur Internet (si l’hébergeur n’empêche pas l’accès au contenu visé sous 24 heures, alors le blocage de l’ensemble du site peut être mis en place par les fournisseurs d’accès à Internet français). Le tout sans aucun contrôle judiciaire préalable, dans le cadre d’une procédure secrète. Ainsi, en 2015, la France est devenue (devant l’Inde et la Turquie) le pays qui a obtenu le plus grand nombre de suppressions de pages Facebook (38 000 suppressions en un an, pendant que l’Allemagne ou Israël n’en obtenaient que 500).

Là où le règlement européen « innove » radicalement, c’est qu’il impose qu’un tel retrait par les hébergeurs intervienne en un délai record de une heure, sous peine de sanctions financières. Il prévoit aussi de passer par une voie encore plus discrète pour censurer ces contenus : les « mesures proactives », ces outils de censure automatique déjà développés par les grandes plateformes comme Facebook ou YouTube et qui pourront être paramétrés en concertation avec les autorités (article 6 du règlement). Comme nous l’avons déjà expliqué (lire notre analyse plus complète), le futur règlement européen prévoit de généraliser ces outils à l’ensemble des acteurs du Web (non seulement Facebook et YouTube mais aussi OVH, Gandi, NextCloud, Mastodon, etc.), voire même aux outils de messagerie (WhatsApp, Signal, Télégram, Protonmail, etc.)2. Concrètement, tous les acteurs du numérique devront développer des « mesures proactives pour protéger leurs services contre la diffusion de contenus à caractère terroriste ».

Mais du coup, c’est quoi, un « contenu à caractère terroriste » ?

L’article 2 du règlement explique que les contenus auxquels le texte s’appliquera sont des textes, images ou vidéos qui « provoquent à la commission », « font l’apologie », « encouragent la participation » ou « fournissent des instructions sur des méthodes ou techniques en vue de la commission d’infractions terroristes ». Tout repose donc sur ces « infractions terroristes », définies par le droit de l’Union à l’article 3 de la directive 2017/541.

La liste est longue. On y retrouve évidemment les meurtres visant à terroriser la population. Mais aussi des actes plus éloignés et moins attendus, tels que le fait de « provoquer une perturbation grave ou une interruption » d’un système informatique (un ordinateur, un site Web…) ou de « causer des destructions massives […] à un lieu public ou une propriété privée, susceptible […] de produire des pertes économiques considérables ». Pour être qualifiés d’infractions terroristes, ces actes doivent être commis dans le but de « contraindre indûment des pouvoirs publics ou une organisation internationale à accomplir ou à s’abstenir d’accomplir un acte quelconque » (retirer un projet de loi, par exemple) ou dans le but de « gravement déstabiliser […] les structures politiques, constitutionnelles, économiques ou sociales fondamentales d’un pays ». La simple menace de commettre de tels actes entre aussi dans la définition.

Bref, en droit européen, le piratage ou la destruction massive de biens, ou la menace de le faire, sont des « infractions terroristes » dès lors qu’il s’agit d’influencer une décision politique ou de déstabiliser des institutions.

Maintenant que le cadre est posé, commençons la politique-fiction. Parmi les contenus susceptibles d’être publiés sur Internet par des gilets jaunes, quels sont ceux qui pourraient être considérés comme relevant du « terrorisme » (selon les très larges définitions européennes) par Facebook et Google (soumis à la menace de sanctions en cas d’échec) ou par la police ? Par exemple :

  • un appel à manifester sur les Champs-Élysées, alors que le rassemblement précédent a conduit à d’importantes détériorations matérielles et enfonce le gouvernement dans une crise politique ;
  • une vidéo qui, prise depuis le balcon d’en face, filmerait la destruction d’une banque ou d’un fast-food, accompagnée d’un commentaire audio du spectateur surpris, du type « ahahah, c’est bien fait pour eux » ;
  • une vidéo d’altercations agressives entre manifestants et CRS au prétexte qu’elle serait diffusée par une personne se réjouissant que les autorités publiques soient ainsi remises en cause ;
  • un texte menaçant le gouvernement de blocage généralisé de l’économie ou de grève générale ;
  • une invective orale du type « si Macron ne démissionne pas, on va venir mettre le feu à l’Élysée » ;
  • un communiqué justifiant le fait d’avoir détruit un véhicule de police ;
  • etc.

En appliquant le droit à la lettre, on pourrait se demander lequel de ces contenus ne devrait pas être censuré automatiquement par les plateformes du Web une fois que le règlement anti-terroriste sera entré en application. De même, en théorie, ces contenus pourraient être censurés sur simple demande de la police.

Même si, pour l’heure, il s’agit encore de politique-fiction, le droit actuel en France va déjà en ce sens, comme l’illustre le type de discours qui ont pu passer pour de l’« apologie du terrorisme » ces dernières années. Par exemple, des peines de prison ferme pour des provocations lancées par certain·es au sujet des attentats de janvier 2015, ou l’injonction faite par le gouvernement fin 2016 à deux sites participatifs pour qu’ils censurent un article revendiquant l’incendie d’un hangar de gendarmerie commis en solidarité avec des personnes poursuivies en justice dans le cadre des manifestations contre la loi travail.

Censure privée, censure totale

Une censure de tels contenus pourrait donc intervenir de deux manières. C’est en quelque sorte « ceinture et bretelles » : quand les « mesures proactives » prises par un réseau social comme Facebook n’auront pas suffi à bloquer les contenus visés, la police pourra prendre le relais, pouvant exiger des services défaillants la suppression d’un contenu dans un délai d’une heure. Tout cela sans l’autorisation préalable d’un juge. Les acteurs concernés s’exposeront à des sanctions s’ils échouent trop souvent à censurer dans le délai d’une heure (article 18).

Bref, pour éviter d’avoir à répondre toute la journée aux demandes des polices des 28 États membres de l’Union européenne, et de subir des sanctions en cas d’échecs à y répondre dans l’heure, les services Web auront franchement intérêt à détecter à l’avance et le plus strictement possible tout ce qui ressemblera de près ou de loin à un « contenu à caractère terroriste », défini de façon extrêmement large.

Or, il est clair que les outils mis au point par Facebook et Google s’imposeront à l’ensemble du Web, même en dehors de leur plateforme, où certains pourraient chercher refuge. De ce que nous ont clairement expliqué des gens du gouvernement (revoir notre compte-rendu) et de ce qui apparaît dès 2017 dans les publications de la Commission européenne3, l’objectif de ce texte est au final d’imposer les filtres automatiques mis au point par les grosses plateformes à tous les acteurs du Web, petits ou grands, européens ou non. Ces derniers devront automatiquement respecter une large « liste noire » de contenus considérés comme illicites par les prétendues intelligences artificielles de Facebook et Google, qui décideront seuls et selon leurs propres critères s’il est autorisé ou non d’appeler à tel mouvement ou d’applaudir telle action contestataire.

Soyons clairs : notre analyse ne cherche pas à savoir quels propos devraient ou non être tenus en ligne, ni quelles revendications seraient ou non légitimes. Notre question est de savoir si nous acceptons de déléguer à la police et à une poignée d’entreprises privées hégémoniques, qui ne sont soumises à aucun contrôle démocratique, le rôle de juger nos actes et nos opinions, et de modeler le débat public en conséquence. Nous répondons résolument que non : seul un juge, indépendant des pouvoirs politiques et économiques, doit pouvoir censurer les propos qui, d’après des lois adoptées en bonne et due forme, seraient susceptibles de nuire de manière disproportionnée à autrui.

C’est tout l’inverse que propose Macron, principal promoteur du futur règlement européen : en cédant les pouvoirs de l’État aux géants du Web, il s’imagine pouvoir échapper à toute responsabilité politique en cas de censure abusive et massive du Web.

Ce règlement européen est une loi de censure que les gouvernements français et allemands souhaitent faire adopter d’ici aux prochaines élections européennes, en mai. Ils ont déjà réussi à faire accepter hier leur projet aux autres gouvernements européens, à une vitesse jamais vue au sein de l’Union européenne. Les eurodéputés et toutes celles et ceux qui entendent se présenter aux prochaines élections européennes doivent faire connaitre leur opposition à ce texte scélérat.

Nos autres articles sur le sujet :

1 – Précision : nous n’avons actuellement connaissance d’aucun élément factuel indiquant que Facebook mettrait ou non en œuvre une censure visant spécifiquement les gilets jaunes. Cet article est une simple analyse juridique

2- Notons ici une légère évolution depuis notre dernière analyse concernant les risques pour la confidentialité de nos communications. Dans la version du règlement actée hier par le Conseil de l’UE, le considérant 10 a été modifié et semble tenter d’exclure du champ d’application de ce texte les services de communications interpersonnelles : « Interpersonal communication services that enable direct interpersonal and interactive exchange of information between a finite number of persons, whereby the persons initiating or participating in the communication determine its recipient(s), are not in scope ».
Cette précision est toutefois particulièrement hasardeuse et n’a rien de rassurante. D’abord, la précision n’est nullement reprise à l’article 2 du règlement qui définit les différentes notions du texte. Surtout, cette précision n’est pas cohérente : les « service de communications interpersonnelles » sont déjà définis par le code européen des communications électroniques (article 2 et considérant 17), comme pouvant alors couvrir certains services de Cloud (où un nombre limité d’utilisateurs peuvent échanger des documents, typiquement). Pourtant, la version du règlement actée aujourd’hui indique explicitement s’appliquer aux services de Cloud, tout en prétendant ne pas s’appliquer aux communications interpersonnelles. La confusion est totale.

3 – Dès juin 2017, la Commission européenne
se félicite publiquement
d’« avoir travaillé depuis deux ans avec les plateformes clefs du Web au sein du Forum européen de l’Internet », qui regroupe Google, Facebook, Twitter et Microsoft depuis 2015, « pour s’assurer du retrait volontaire de contenus terroristes en ligne », notamment grâce à « l’initiative menée par l’industrie de créer une « base de données d’empreintes numériques » [« database of hashes »] qui garantit qu’un contenu terroriste retiré sur une plateforme ne soit pas remis en ligne sur une autre plateforme ».

Pour la Commission, déjà, « l’objectif est que les plateformes en fassent davantage, notamment en mettant à niveau la détection automatique de contenus terroristes, en partageant les technologies et les outils concernés avec de plus petites entreprises et en utilisant pleinement la « base de données d’empreintes numériques » » (toutes ces citations sont des traductions libres de l’anglais). Cette base de données est ce que nous appelons « listes noires » dans notre analyse.

Source : La Quadrature du Net, 07-12-2018


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L’existence de l’euro, cause première des « gilets jaunes » – Tribune de Todd, Sapir, Gomez, Rosa, Hureaux, Werrebrouck…

Posté par onsbouge le 10 décembre 2018

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10.décembre.2018 // Les Crises

L’existence de l’euro, cause première des « gilets jaunes » – Tribune de Todd, Sapir, Gomez, Rosa, Hureaux, Werrebrouck…

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Près de vingt ans après le lancement de l’euro, le 1er janvier 1999, la situation de la monnaie unique européenne est paradoxale. D’un côté, l’échec de ce projet est patent, étant reconnu par la plupart des économistes compétents, dont de très nombreux prix Nobel. De l’autre, ce sujet est maintenant tabou en France, au point qu’aucun responsable politique n’ose plus l’aborder de front. Comment s’explique une telle situation ?

Personne ne relie le mouvement actuel des « gilets jaunes » à l’échec de l’euro. Or, l’appauvrissement du plus grand nombre, dont il est le signe le plus manifeste, découle directement des politiques mises en œuvre pour tenter de sauver, coûte que coûte, la monnaie unique européenne. Il ne s’agit pas tant, ici, de la politique monétaire d’assouplissement quantitatif pratiquée par la Banque centrale européenne, peu efficace, au demeurant, pour relancer la production, mais des politiques budgétaires de hausse des impôts et de baisse des investissements publics, partout exigées par la Commission de Bruxelles. Celles-ci ont, certes, fini par redresser les comptes extérieurs de certains pays déficitaires. En revanche, ce fut au prix d’une « dévaluation interne », c’est-à-dire d’une diminution drastique des revenus, associée à un étranglement de la demande interne. Elles ont ainsi engendré un effondrement dramatique de la production dans la plupart des pays d’Europe du Sud et un taux de chômage resté très élevé, en dépit d’un exode massif des forces vives de ces pays.

La zone euro est désormais celle dont le taux de croissance économique est devenu le plus faible du monde. Les divergences entre les pays membres, loin d’avoir été réduites, se sont largement amplifiées. Au lieu de favoriser l’éclosion d’un marché européen des capitaux, la « monnaie unique » s’est accompagnée d’une montée de l’endettement, public et privé, de la majorité des nations. Or, l’existence même de l’euro, dont on pouvait autrefois encore discuter les effets, est maintenant devenu un sujet absolument tabou. Tandis que son lien avec le mécontentement actuel est manifeste, les partisans de l’euro font miroiter aux Français ses avantages largement illusoires (sauf la facilité de déplacement en Europe). Ils dressent un tableau apocalyptique de la situation économique qui prévaudrait en cas de sortie de la « monnaie unique », dans le but d’affoler des Français qui n’ont pas approfondi le sujet.

Face à de tels arguments, il faut aujourd’hui montrer tout ce que l’euro a fait perdre à la France en matière de croissance économique (effondrement de ses parts de marché en Europe et dans le monde, affaiblissement dramatique de son appareil industriel). Les Français subissent déjà des reculs en matière de pouvoir d’achat, d’emploi, de retraite, de qualité des services publics, etc. Les politiques de « dévaluation interne », qui sont indispensables si l’on veut garder l’euro, n’ont pas encore été pleinement mises en œuvre chez nous, contrairement aux autres pays d’Europe du Sud, mais elles provoquent déjà des réactions de rejet. Le mouvement des « gilets jaunes » en est la conséquence directe.

Il faut donc expliquer à nos compatriotes que l’inconvénient majeur de l’euro, pour la France, est un taux de change trop élevé qui engendre, fatalement, une perte de compétitivité de notre économie, en majorant les prix et coûts salariaux français vis-à-vis de la plupart des pays étrangers. Évitons de brouiller les esprits avec l’idée d’une coexistence éventuelle entre un franc rétabli et une « monnaie 2 commune », pourvue de tous ses attributs, car c’est une voie sans issue : une telle monnaie ne pourrait se concevoir valablement que comme une simple « unité de compte », analogue à l’ancien ECU. Quant à la perte de souveraineté due à l’euro, si elle est indubitable, il s’agit d’un sujet théorique, loin des préoccupations des Français, ceux-ci étant surtout sensibles à leur situation concrète.

Faute d’avoir compris les vrais enjeux, beaucoup de nos compatriotes gardent ainsi, pour l’instant, une peur non dissipée vis-à-vis de tout bouleversement du statu quo, cependant que les partisans de l’euro poussent des cris d’orfraie à chaque fois que leur fétiche est remis en question. Que faire, dans ces conditions ? Face au mécontentement des Français, il est évident qu’aucune politique de redressement de la France ne sera possible si l’on ne parvient pas à recréer une monnaie nationale dont le taux de change soit adapté à notre pays. Mais il est également certain que ce changement doit être opéré dans des conditions qui soient à la fois viables et acceptées par le peuple français.

La première de ces conditions serait de préparer une transition harmonieuse vers un après-euro, si possible en discutant avec nos partenaires l’organisation d’un démontage concerté, mais sinon en prenant l’initiative de façon unilatérale après avoir mis en place les mesures conservatoires appropriées. La seconde serait de faire comprendre à nos compatriotes les avantages d’une « dévaluation monétaire » du franc retrouvé, accompagnée d’une politique économique cohérente, maîtrisant l’inflation, comme ce fut le cas en 1958 avec le général de Gaulle, puis en 1969 avec Georges Pompidou. Et l’inflation serait encore moins à redouter aujourd’hui en raison du sous-emploi de nos capacités de production. La perte inéluctable de pouvoir d’achat, résultant du renchérissement de certaines importations, ne serait que modeste et passagère, étant très rapidement compensée par le redémarrage de la production nationale. La dette publique de notre pays ne s’alourdirait pas, car elle serait automatiquement convertie en francs (selon la règle dite lex monetae qui prévaut en matière de finance internationale). La France et les Français recouvreraient ainsi les brillantes perspectives d’avenir que l’euro a, jusqu’à présent, constamment étouffées.

Tribune collective signée par Guy BERGER, Hélène CLÉMENT-PITIOT, Daniel FEDOU, Jean-Pierre GERARD, Christian GOMEZ, Jean-Luc GREAU, Laurent HERBLAY, Jean HERNANDEZ, Roland HUREAUX, Gérard LAFAY, Jean-Louis MASSON, Philippe MURER, Pascal PECQUET, Claude ROCHET, Jean-Jacques ROSA, Jacques SAPIR, Henri TEMPLE, Jean-Claude WERREBROUCK, Emmanuel TODD

08-12-2018


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Des gilets jaunes dans les émeutes, cette nuit à Athènes !

Posté par onsbouge le 8 décembre 2018

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Des gilets jaunes dans les émeutes, cette nuit à Athènes !

par · 07/12/2018

Des gilets jaunes dans les émeutes, cette nuit à Athènes ! dans - DROITS 47392960_2084143308562952_429323419079671808_n

Très grosse tension dans la capitale grecque :

DES GILETS JAUNES DANS LES ÉMEUTES, CETTE NUIT À ATHÈNES !

Hier à midi puis à 18h, nous avons marché à la mémoire des victimes de la répression policière, à commencer par Alexis Grigoropoulos, un jeune lycéen de 15 ans assassiné par un flic le 6 décembre 2008 à Exarcheia, il y a exactement dix ans.

Chacune de ces manifs s’est terminée en affrontements très violents, surtout le soir, l’état grec ayant sorti les grands moyens.

Exarcheia a connu une nuit de barricades sans précédént, puisque, à l’habitude, les CRS n’arrivaient pas à entrer avant minuit et le calme revenait au plus tard à une ou deux heures du matin. Cette fois, l’armada policière est parvenue à pénétrer jusqu’à la place centrale dès 21h30, chose exceptionnelle, avant de rebrousser chemin très rapidement sous un déluge de feu : cocktails molotov, pierres, planches, déchets métalliques, pots de fleurs et bombes incendiaires.

La police a essayé de revenir à 7 reprises aux abords de la place, jusqu’à 4 heures du matin ! Une soirée puis une nuit d’explosions ininterrompues durant lesquelles on a remarqué plusieurs émeutiers vêtus de gilets jaunes.

66 personnes ont été interpellées et 13 arrêtées. On dénombre au moins une vingtaine de blessés dont deux grièvement côté flics.

Beaucoup de compagnons de lutte nous ont questionné par rapport à la situation actuelle en France, notamment la répression contre les lycéens. En Grèce, à la suite de l’assassinat d’un seul lycéen par un policier en décembre 2008, la riposte avait duré 3 semaines sous formes d’émeutes et d’occupations proches de l’insurrection sociale (avec plus de 300 banques, commissariats, lieux de pouvoir et magasins de luxe incendiés dans tout le pays). En France, actuellement, ce sont des centaines de lycéens qui sont frappés, humiliés, placés en garde-à-vue, gravement blessés par des tirs tendus visant leur visage, au point que plusieurs d’entre eux sont défigurés et que deux autres, de 15 et 17 ans, luttent encore contre la mort dans des hôpitaux du Loiret et du Val d’Oise.

« Si une insurrection sociale commence en France, elle pourrait rapidement s’étendre à toute une partie de l’Europe » a commenté un camarade du Pirée, membre d’une maison d’édition autogérée.

Bref, ici à Athènes, les yeux sont braqués vers l’hexagone : verra-t-on le début d’une insurrection sociale samedi ? Des surprises antiautoritaires lundi (appel pour un 10 décembre global dans de nombreuses régions de la planète) et un blocage total du pays ? Une grande grève illimitée par la suite ? Des assemblées directes avec refus de toute représentation politique ?

A suivre, en France, mais aussi ailleurs.

Voici quelques images d’hier à Athènes. Celles de l’après-midi ont toutes été prises par Maud et celles du soir par Lefteris Partsalis, Mario Lolos et Maud.

Yannis Youlountas


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44 organisations demandent à Macron de renoncer à son projet de censure anti-terroriste

Posté par onsbouge le 5 décembre 2018

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LA QUADRATURE DU NET

44 organisations demandent à Macron de renoncer à son projet de censure anti-terroriste

Posted on3 décembre 2018

44 associations de défense des libertés, professionnels, hébergeurs et FAI associatifs demandent à Emmanuel Macron de renoncer à son projet de règlement européen de censure sécuritaire, dont il est le principal promoteur.

Les gouvernements européens se réuniront le 6 décembre pour décider de leur position sur ce texte. Ce règlement instrumentalise la crainte terroriste pour museler tout Internet, mais ne servira à rien d’autre qu’à renforcer Google et Facebook (relire notre analyse) et à remettre en cause la confidentialité de nos communications (relire notre analyse).

Mise à jour (4 décembre) : notre lettre commune est toujours ouverte à signature par des organisations (les individus sont vivement encouragés à se l’approprier et à la diffuser autour d’eux). Pour signer, écrivez-nous à contact@laquadrature.net avec « Signature lettre censure » en objet, puis en précisant le nom de votre organisation dans le mail. Merci !

La lettre en PDF ou ci-dessous :

Monsieur le Président,

Au nom de la lutte contre la radicalisation terroriste en ligne, vous défendez un projet de règlement européen imposant de nouvelles obligations à l’ensemble des acteurs de l’Internet : hébergeurs de site, de blog et de vidéo, forum et réseaux sociaux, sites de presse, fournisseurs de mail et de messagerie, etc.

Alors que la Commission européenne et votre gouvernement ne démontrent de façon étayée ni l’efficacité ni la nécessité de ces obligations pour lutter contre le terrorisme, vous souhaitez imposer aux acteurs d’Internet d’agir sur des contenus dont la dangerosité n’aura été évaluée par aucun juge et ce dans des délais extrêmement courts.

Ces obligations sont porteuses de graves dangers pour l’ensemble de l’écosystème numérique européen. En effet, les moyens économiques, humains et techniques requis pour exécuter les obligations envisagées sont tout simplement hors de portée de la quasi-totalité des acteurs : très peu sont ceux qui seront en mesure de répondre 24h/24h, 7j/7 et en moins d’une heure aux demandes de retrait de contenu provenant de n’importe quelle autorité d’un État membre de l’Union. De la même manière, les mesures de surveillance et de censure automatisées que les autorités nationales pourraient imposer en vertu du texte seront totalement impraticables.

Ainsi, pour se plier à ces nouvelles contraintes, les acteurs économiques de petites et moyennes tailles ne pourront que sous-traiter l’exécution des demandes de retrait et la censure automatisée aux quelques grandes entreprises qui, en raison de leur puissance financière, seront capables de les prendre en charge, Google et Facebook en tête, cette sous-traitance étant porteuse d’une dépendance économique et technique gravement préjudiciable à l’économie numérique européenne.

Quant aux acteurs associatifs et collaboratifs à buts non lucratifs, ils n’auront d’autres choix que de cesser leurs activités.

Ce règlement appauvrira donc radicalement la diversité numérique européenne et soumettra ce qu’il en reste à une poignée d’entreprises qui sont déjà en situation de quasi-monopole et dont il faudrait au contraire remettre en cause l’hégémonie.

Enfin, ce règlement conduirait à une surveillance généralisée de nos échanges en ligne et une censure privée et automatisée de l’information, parfaitement contraires au projet humaniste que vous entendez porter au niveau européen.

Nous, acteurs de cet écosystème et défenseurs des libertés fondamentales, vous demandons de renoncer à ce projet.

Signataires :

44 organisations demandent à Macron de renoncer à son projet de censure anti-terroriste dans - DROITS soutien


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