• Accueil
  • > - JEUNES ADULTES - ADOLESCENTS - ENFANTS

Les cours reprennent à l’école de Khan al-Ahmar menacée de démolition par Israël

Posté par onsbouge le 18 juillet 2018

black-313636_640-2


ISM-France

Jérusalem – 17 juillet 2018

Les cours reprennent à l’école de Khan al-Ahmar menacée de démolition par Israël

Par Tamara Nassar

16.07.2018 – Les enfants ont eu leur premier jour de classe à l’école de Khan al-Ahmar lundi [16 juillet]. L’année scolaire palestinienne commence généralement au début de septembre, mais les cours ont commencé tôt pour essayer d’arrêter la démolition imminente de l’école dans le village occupé de Cisjordanie.

Les cours reprennent à l’école de Khan al-Ahmar menacée de démolition par Israël

 

Les enfants palestiniens de Khan al-Ahmar ont commencé leurs cours beaucoup plus tôt que d’habitude, le 16 juillet, dans le but de prévenir la démolition imminente de leur école par Israël. Shadi Hatem APA images

L’école a été construite en 2009 avec des pneus en caoutchouc et de la boue pour échapper aux restrictions imposées par Israël aux Palestiniens quand ils utilisent du ciment pour construire. Elle a été constamment menacée de démolition par Israël.

C’est la seule école de la région accessible à 160 enfants de cinq villages, a déclaré Human Rights Watch.

Les forces d’occupation israéliennes ont installé des barrages routiers [et une porte en métal à l’entrée du village, située près de l’autoroute Jérusalem-Jéricho, ndt], pour empêcher les enfants des communautés voisines d’atteindre l’école.

Pour illustrer la manière dont l’occupation militaire israélienne affecte les enfants palestiniens partout, les écoliers de Khan al-Ahmar ont brandi des posters des trois enfants qu’Israël a tués à Gaza depuis vendredi.

Photo

Uthman Rami Hillis (photo ci-dessus), 14 ans, a été abattu vendredi 13 par un sniper israélien pendant les manifestations à l’est de Gaza-ville, alors qu’il ne représentait aucun danger direct ou mortel pour quiconque.

Photo

Et samedi 14, Amir al-Nimra et Louay Kuhail (photo ci-dessus), deux copains de 14 ans chacun, ont été tués par un raid israélien sur le quartier al-Katiba, à Gaza-ville.

Démolition reportée

La démolition de la totalité de la communauté palestinienne de Khan al-Ahmar a été reportée au moins jusqu’au 15 août. Les avocats des résidents de Khan al-Ahmar ont déposé deux requêtes auprès de la Haute Cour d’Israël pour tenter d’arrêter la destruction.

Le tribunal a accepté l’une des pétitions et tiendra une audience à la mi-août. Le 5 juillet, la Haute Cour d’Israël a temporairement suspendu la démolition de la communauté bédouine palestinienne face aux protestations féroces des résidents et des activistes solidaires, et aux critiques internationales croissantes.Le tribunal avait donné au gouvernement israélien jusqu’au 11 juillet pour répondre à l’affirmation de la communauté selon laquelle des permis de construire lui ont été refusés.

Mais les Palestiniens sont très circonspects au sujet de l’injonction temporaire accordée par le tribunal à cette occasion ; le même tribunal a déjà béni leur expulsion forcée.

Israël a rejeté les affirmations de la communauté et a procédé à des préparatifs pour démolir le village en construisant des routes. Les autorités israéliennes ont également demandé la démolition de la seule école du village.

L’administration civile israélienne – la bureaucratie militaire qui supervise l’occupation de la Cisjordanie – « a déjà installé 10 maisons mobiles à al-Jabal Ouest pour une école de remplacement », selon le quotidien Haaretz de Tel-Aviv.

Al-Jabal Ouest est le nom d’une zone proche d’une décharge où Israël veut déplacer de force les habitants de Khan al-Ahmar – un crime de guerre.

Salaires pour un crime de guerre

Les employés de l’administration civile d’Israël ont annoncé une grève qui comprend la suspension de la démolition de Khan al-Ahmar.

Les employés ne se mettent pas en grève contre la démolition et le transfert forcé des Palestiniens. Au contraire, leurs protestations ont trait à leurs salaires et aux conditions selon lesquelles ils procèderaient à la destruction.

En d’autres termes, « pour une somme d’argent correcte, les employés seront disposés à commettre un crime de guerre, » a déclaré le groupe israélien de défense des droits de l’homme B’Tselem.

 

Photo

« Les employés de l’Administration civile suspendent l’expulsion de Khan al-Ahmar dans le cadre d’un conflit de travail, avec le soutien du syndicat national des travailleurs. Pour la bonne somme d’argent, les employés seraient prêts à commettre un crime de guerre sanctionné par la Cour suprême. »

Prévue depuis des décennies

Haaretz a révélé que cela fait des décennies que Uri Ariel, ministre de l’Agriculture d’Israël et membre du parti de droite Habayit Hayehudi (foyer juif), a prévu l’expulsion de la communauté Khan al-Ahmar.

Ariel est un extrémiste religieux qui soutient le projet de construction d’un temple juif à la place de la mosquée al-Aqsa de Jérusalem et du Dôme du Rocher.

Un document signé par Ariel il y a environ 40 ans décrit un plan visant à annexer plus de 100.000 dunums [100 km²] de terres palestiniennes entre le Jourdain et la Méditerranée, créant ce qu’il appelle un « couloir juif », selon Haaretz. Dans le document, Ariel a admis que des communautés bédouines palestiniennes vivaient sur ces terres et les cultivaient.

C’est « contraire aux affirmations des colons aujourd’hui selon lesquelles les Bédouins ont récemment surgi et ‘se sont emparés’ des terres », rapporte Amira Hass dans Haaretz.

Ariel avait suggéré que le nettoyage ethnique des habitants bédouins pourrait être effectué sous le prétexte que la zone était utilisée par l’armée israélienne.

L’Union européenne, qui prétend s’opposer à la démolition de Khan al-Ahmar, a embrassé Ariel malgré ses antécédents d’extrémisme. Ci-dessous un tweet d’Emanuele Giaufret, représentant de l’Union Européenne en Israël :

Emanuele Giaufret‏ @EGiaufretEU 4 déc. 2017
« Rencontre avec Uri Ariel aujourd’hui pour discuter des excellents relations EU-Israël dans le domaine agricole ; les exportations israéliennes vers l’UE en augmentation de 7%. Gros potentiel pour d’autres coopérations. »

« Solidarité en action »

Les familles bédouines Jahalin, dont les membres vivent aujourd’hui à Khan al-Ahmar, ont été expulsées de chez elles en 1977 et 1980, et dans les années 1990 avec l’approbation de la haute cour d’Israël.

Les Bédouins palestiniens étaient vus comme un simple obstacle à l’expansion des colonies voisines de Maaleh Adumim et de Kfar Adumim, considérées par les gouvernements israéliens passés comme « faisant partie de la métropole de Jérusalem », rapporte Hass.

La planification de Maaleh Adumim – maintenant une colonie énorme – a commencé quand Golda Meir était Premier ministre d’Israël au début des années 1970. Israël Galili, ministre du gouvernement de Meir, a déclaré à un journaliste que la presse ne devrait pas être impliquée dans la question « passionnante et intéressante » de la planification de la colonie « car elle pourrait porter tort », selon Haaretz.

Dans le cadre de la Grande Marche du Retour, les Palestiniens de Gaza ont dédié le dernière manifestation de vendredi 13 à Khan al-Ahmar et à la communauté bédouine qui y vit.

Sur cette vidéo, filmée à Gaza, un homme exprime ce soutien : « Nous sommes tous avec vous, » dit-il. « Nous sommes solidaires de Khan al-Ahmar. »

Photo
Capture d’écran de la vidéo ci-dessous

 

https://twitter.com/twitter/statuses/1017804435454558209

Source : The Electronic Intifada

Traduction : MR pour ISM


Publié par ISM-France
URL http://www.ism-france.org/analyses/Les-cours-reprennent-a-l-ecole-de-Khan-al-Ahmar-menacee-de-demolition-par-Israel-article-20656?ml=true
Relayé par http://onsbouge.unblog.fr/
Lien court  http://onsbouge.unblog.fr/?p=142672

.
.

« Ce blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non commercial et totalement amateur. Les images, les textes dont nous ne sommes pas les auteurs ainsi que les musiques et chants seront supprimés du blog sur simple demande par courriel. Nous publions textes et communiqués émanant d’auteurs et d’organisations diverses. Ces publications ne signifient pas que nous partageons toujours totalement les points de vue exprimés. Nous déclinons toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens. ».

Publié dans - DISCRIMINATION - SEGREGATION - APARTHEID - RACISME - FASCISME, - DROIT, - INGERENCE - HEGEMONIE, - INTERNATIONAL, - JEUNES ADULTES - ADOLESCENTS - ENFANTS, - JUSTICE, - LIBERTES, - LUTTES, - POLITIQUE | Commentaires fermés

Israël a arrêté 651 enfants palestiniens depuis le début de 2018

Posté par onsbouge le 17 juillet 2018

black-313636_640-2


ISM-France

Palestine occupée – 16 juillet 2018

Israël a arrêté 651 enfants palestiniens depuis le début de 2018

Par Middle East Monitor

Les forces israéliennes d’occupation ont arrêté 3.533 Palestiniens dans les territoires occupés depuis le début de 2018, comme démontré par les statistiques officielles de plusieurs organisations de défense des droits de l’homme.

Israël a arrêté 651 enfants palestiniens depuis le début de 2018

Selon le Club des Prisonniers palestiniens, l’association de soutien aux prisonniers et de défense des droits de l’homme Addameer et le Centre Al-Mezan pour les droits de l’homme, les arrestations de l’occupation israélienne comprennent 651 enfants, 63 femmes et 4 journalistes.

Au cours du mois dernier, les organisations de défense des droits de l’homme ont précisé que les forces d’occupation ont arrêté 449 palestiniens, dont 177 jérusalémites.

Il y a environ 6.500 prisonniers palestiniens dans les geôles israéliennes, dont 54 femmes, 350 enfants, 430 en détention administrative et 1.800 malades.

Source : Middle East Monitor

Traduction : MR pour ISM


Publié par ISM-France
URL  http://www.ism-france.org/communiques/Israel-a-arrete-651-enfants-palestiniens-depuis-le-debut-de-2018-article-20654?ml=true
Relayé par http://onsbouge.unblog.fr/
Lien court http://onsbouge.unblog.fr/?p=142640

.
.

« Ce blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non commercial et totalement amateur. Les images, les textes dont nous ne sommes pas les auteurs ainsi que les musiques et chants seront supprimés du blog sur simple demande par courriel. Nous publions textes et communiqués émanant d’auteurs et d’organisations diverses. Ces publications ne signifient pas que nous partageons toujours totalement les points de vue exprimés. Nous déclinons toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens. ».

Publié dans - DISCRIMINATION - SEGREGATION - APARTHEID - RACISME - FASCISME, - DROIT, - FEMMES, - INGERENCE - HEGEMONIE, - INTERNATIONAL, - JEUNES ADULTES - ADOLESCENTS - ENFANTS, - LUTTES, - POLITIQUE | Commentaires fermés

Quand de jeunes Américains torpillent la machine de propagande israélienne

Posté par onsbouge le 16 juillet 2018

black-313636_640-2


CAPJPO – EuroPalestine

 

Les jeunes juifs états-uniens du mouvement anti-occupation IfNotNow (« Maintenant ou jamais ») ont à nouveau frappé dimanche la machine d’endoctrinement israélienne, en torpillant l’un de ses principaux moyens, le programme dit « Birthright Israel ».

Quand de jeunes Américains torpillent la machine de propagande israélienne dans - DATE A RETENIR birthright_sumreen-7f641
(les juifs dissidents de IfNotNow dimanche, au domicile de la famille Sumreen, menacée d’expulsion à Jérusalem)

Le programme Birthright consiste à proposer à tout juif du monde entier âgé de 18 à 26 ans un voyage de 10 jours en Israël tous frais payés, le financement de l’opération étant notamment assuré par le magnat des casinos Sheldon Adelson, parrain de Trump et de Netanyahou.

L’intitulé même du programme est déjà une provocation, puisque « Birthright » veut dire « Droit de naissance », et qu’il s’agit donc de signifier à tout jeune juif qu’il a des droits –et par conséquent des devoirs- sur cette terre, là où ses habitants palestiniens n’en ont aucun.

Le déroulé des voyages est alors prévisible : démonstration des prouesses technologiques israéliennes, notamment militaires, passage au mémorial du génocide Yad Vashem, excursion sur le site de Massada où, selon certaines sources historiques, un groupe d’Hébreux se seraient collectivement suicidés il y a deux mille ans, plutôt que de subir le joug des conquérants romains… Le message est clair : pour être en sécurité, les juifs ont besoin d’un Etat fort, et ça tombe bien, avec Israël, ils l’ont.

Mais pas question de prendre le risque que ces jeunes gens soient trop curieux et aucun déplacement en Cisjordanie occupée –à l’exception, judaïsme oblige, d’une brève halte au Mur des Lamentations dans la Vieille Ville de Jérusalem- ne figure au programme. Pas plus que de rencontres avec des citoyens palestiniens d’Israël, supprimées par la direction de Birthright depuis quelque temps.

Birthright Israel est une énorme entreprise : ses dirigeants revendiquent l’envoi en Israël, chaque année, de dizaines de milliers de jeunes, très majoritairement en provenance des Etats-Unis, pays où vivent à peu près le même nombre –de 5 à 6 millions- de juifs qu’en Israël.

Mais la machine apparemment si bien huilée commence à se gripper.

A la différence de ce qui se passe en France, la mainmise de l’Etat israélien sur les organisations juives n’est plus totale aux Etats-Unis. L’AIPAC et autres équivalents américains du CRIF, même s’ils ont le monopole de la parole dans les institutions médiatiques et politiques, rencontrent de plus en plus de désapprobation dans la population d’origine juive outre-Atlantique.

La radicalisation à l’extrême-droite de la scène politique, qui s’accélère à la vitesse grand V en Israël, suscite en effet des interrogations croissantes au sein d’une partie de la jeunesse juive américaine, effectivement pratiquante, qui prend au sérieux les discours entendus dans leurs synagogues sur les valeurs d’humanisme et de solidarité entre opprimés associées au judaïsme.

Et qui constate que cela ne colle manifestement pas avec les pratiques barbares et brutales de ce qui est censé être « l’Etat des Juifs ».

Les réserves d’une partie de la communauté juive vis-à-vis d’Israël se sont accentuées au cours de la dernière période, en particulier depuis l’arrivée à la présidence de Donald Trump : voilà un homme raciste, sexiste et xénophobe, entouré d’une flopée de politiciens ouvertement antisémites, et qui n’a pourtant pas de meilleur allié que le gouvernement israélien, dont il satisfait toutes les exigences, à commencer par le transfert de l’ambassade des USA à Jérusalem.

C’est dans ce contexte que des mouvements juifs contestataires ont pris récemment leur essor aux Etats-Unis : la Jewish Voice for Peace (« Une voix juive pour la paix »), qui a rejoint la campagne internationale BDS, multiplie ainsi le nombre de ses adhérents.

IfNotNow, qui recrute dans la jeunesse estudiantine, a choisi de son côté de mettre à l’épreuve le programme Birthright, en s’adressant aux candidats sur le thème « Attention, ce n’est pas qu’une ballade tous frais payés ».

Le 18 juin dernier, cinq militants d’IfNotNow, qui sont aussi présents dans des organisations cultuelles, sont arrivés à l’aéroport JFK de New York où un groupe de jeunes s’apprêtaient à s’envoler pour Israël. Ils n’ont pas eu le temps de converser longtemps, puisque les encadrants de Birthright ont demandé à la police de chasser ces « mauvais juifs ». Mais cela a été du plus mauvais effet sur les participants, qui ont compris à quoi il faudrait s’en tenir dès qu’ils mettraient le pied dans « leur » pays : silence dans les rangs !

Et IfNotNow a trouvé mieux : pour la deuxième fois depuis le début du mois, 8 des participants ont lâché dimanche la visite guidée organisée par Birthright dans le « parc de la Cité de David », une entreprise qui, sous couvert d’archéologie biblique, sert à expulser les Palestiniens de Jérusalem. Ils sont ensuite rendus au domicile d’une famille palestinienne du quartier de Silwan, précisément menacée d’expulsion par le « Fonds National Juif », l’organisation qui chapeaute ces activités de dépossession des Palestiniens. Les vidéos de ces jeunes sur les réseaux sociaux ont été vues des centaines de milliers de fois.

Il y a deux semaines, un autre groupe, lui aussi composé de militants d’IfNotNow, a interrompu le programme officiel, reprochant à Birthright de faire silence sur l’occupation, et a convaincu d’autres participants de venir avec eux à Hébron, où les colons et l’armée imposent un enfer à la population palestinienne. Dans chacun des deux cas, les militants d’IfNotNow s’étaient coordonnés, en avance, avec des organisations israéliennes anti-occupation.

« On a essayé, depuis notre arrivée, de poser des questions sur la situation politique et d’avoir une discussion sur l’occupation, mais on s’est heurté à une stricte fin de non recevoir. Birthright ne veut pas qu’on voit la réalité. On nous ment, en nous donnant par exemple des cartes d’Israël où les contours de la Cisjordanie ne figurent même pas. Alors nous avons décidé de voir la réalité de l’occupation par nous-mêmes. », déclare l’une de ces « refuzniks » d’un nouveau genre, Becky Wasserman, 26 ans, de Boston.

« Breaking the Silence », une organisation d’anciens soldats repentis et qui se dédie maintenant à dénoncer l’occupation, a contribué au déplacement des dissidents à Hébron.

« Birthright ne peut plus jouer à montrer à ces jeunes une Tel Aviv libérale, tandis qu’à quelques kilomètres de là, nous imposons un régime militaire à des millions de Palestiniens. Et ce qui est encore plus certain, c’est qu’ils ne peuvent pas demander aux juifs du monde un soutien inconditionnel à Israël, tout en leur interdisant de voir la réalité de ce qu’ils sont censés soutenir », a déclaré son porte-parole.

Birthright ne sait pour le moment pas trop quoi faire, sauf à espionner plus systématiquement la jeunesse juive américaine et à établir de véritables listes de « juifs traîtres », auxquels l’inscription au voyage sera désormais interdite.

En attendant, ces auxiliaires du régime d’apartheid ont décidé de frapper les jeunes au portefeuille, en annulant leurs billets d’avion de retour aux Etats-Unis, et en confisquant le dépôt qui leur avait été demandé lors des inscriptions.

Mais les ennuis de cette officine nauséabonde ne font sans doute que commencer.

CAPJPO-EuroPalestine


Publié par CAPJPO – EuroPalestine
URL  http://www.europalestine.com/spip.php?article14508
Relayé par http://onsbouge.unblog.fr/
Lien court http://onsbouge.unblog.fr/?p=142615

.
.

« Ce blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non commercial et totalement amateur. Les images, les textes dont nous ne sommes pas les auteurs ainsi que les musiques et chants seront supprimés du blog sur simple demande par courriel. Nous publions textes et communiqués émanant d’auteurs et d’organisations diverses. Ces publications ne signifient pas que nous partageons toujours totalement les points de vue exprimés. Nous déclinons toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens. ».

Publié dans - DATE A RETENIR, - DISCRIMINATION - SEGREGATION - APARTHEID - RACISME - FASCISME, - DROIT, - INGERENCE - HEGEMONIE, - INTERNATIONAL, - JEUNES ADULTES - ADOLESCENTS - ENFANTS, - JUSTICE, - LIBERTES, - LUTTES, - PETITION - SOLIDARITE, - POLITIQUE | Commentaires fermés

Résistance en Palestine : Poursuivre le chemin de la libération N° 8 – Juillet 2018

Posté par onsbouge le 15 juillet 2018

black-313636_640-2


ISM-France

Palestine occupée – 14 juillet 2018

Résistance en Palestine : Poursuivre le chemin de la libération N° 8 – Juillet 2018

Par Centre d’information sur la Résistance en Palestine

« Un enfant, debout sur sa terre, en quoi représente-t-il un danger sur un soldat suréquipé ou un char, pour qu’il soit tué ? Il ne représentait aucun danger, mais ils se sont habitués aux crimes. Ils ont vu que le monde entier ne leur demande pas des comptes, ni les Arabes, ni les musulmans, ni la communauté internationale. Tous les protègent. » La mère de l’enfant martyr Haytham Jum’a.

Résistance en Palestine : Poursuivre le chemin de la libération N° 8 - Juillet 2018

Des Palestiniens protestent contre les snipers de l’armée israélienne qui visent les enfants pendant une manifestation à l’est de Gaza-ville, le 13 juillet 2108. Dawoud Abo Alkas/APA images

.

Il ne fait plus aucun doute que « la grande marche du retour » déclenchée à Gaza le 30 mars 2018 et qui se poursuit jusqu’à présent, par des marches hebdomadaires, a fortement secoué le « deal du siècle » de Trump et de son équipe. L’arrogance américaine représentée par la personnalité même de Trump ne peut venir à bout du peuple palestinien qui connaît ses droits et qui lutte depuis 70 ans pour les récupérer.

Le principal obstacle à ce « deal » nauséabond est le peuple palestinien lui-même, que nul, pas même le président palestinien Mahmoud Abbas, ne peut contourner, pour aller à la rencontre d’un plan qui ne signifie rien d’autre que la liquidation de la question palestinienne, la fin du rêve palestinien de vivre libre dans sa patrie et une domination américano-sioniste sur la région. L’arrogance américaine est même allée jusqu’à considérer qu’en donnant de l’argent (saoudien et arabe) aux Palestiniens, et en faisant miroiter une « vie de rêve » à l’ombre de la « Silicon Valley » « israélienne », les Palestiniens en baveraient et accepteraient de s’humilier, violeraient les serments faits aux martyrs, oublieraient leurs villages et villes spoliées, leurs familles décimées, leurs sacralités bafouées, pour devenir des esclaves soumis au diktat sioniste. L’arrogance américaine, qui a su soumettre des régimes arabes, s’imagine qu’il suffit de construire un port à Gaza ou des usines dans le Sinaï, de proclamer que les habitants de Gaza peuvent circuler librement, pour que les résistants palestiniens abandonnent leurs armes, les remettent aux ennemis ou « amis » et s’humilient devant des camions transportant du ciment.

De l’autre côté de la Palestine, la lutte contre l’expulsion des habitants de Khan al-Ahmar, aux portes d’al-Quds, prend de l’ampleur et peut devenir le déclencheur d’une révolte généralisée en Cisjordanie occupée, al-Quds, et en Palestine occupée en 48, qui subit un « tsunami » de démolitions de maisons palestiniennes. Les sionistes ont dû remettre la démolition à plus tard, ayant cru pouvoir expulser et démolir sans provoquer de résistance. Dans les territoires occupés en 48, les sionistes ont accéléré la démolition des maisons palestiniennes dans plusieurs villages et localités, au moment où ils discutent une nouvelle loi coloniale, menaçant les Palestiniens de 48 à être juste des « résidents » dans leur propre pays. Et dans l’exil, les menaces contre les réfugiés palestiniens se précisent, avec la réduction des services de l’UNRWA. Si « la grande marche du retour » a posé les bases de la question palestinienne dans son ensemble : libérer la Palestine et retour des réfugiés, la résistance à Khan al-Ahmar rassemble tous les Palestiniens victimes de la judaïsation en cours.

Martyrs tombés de mi – juin au 12 juillet 2018

* Kamal Yajizi, qui a succombé aux blessures infligées par l’occupant sioniste en mars 2011.
* Ahmad Assi, 21 ans, assassiné par une balle à la tête à l’est de Khan Younes, Gaza, lors de la marche du retour (14/6).
* Les martyrs Sabri Abu Khodr, 24 ans, de Gaza, et le martyr Zakaria Bashbash, 13 ans, du camp Maghazi, assassinés lors de la marche du retour.
* Les martyrs Mohamad Abu Duqqa, 23 ans, de Khan Younes, décédé suite aux blessures infligées lors de la marche du retour du 14/5 et Usama Abu Khater, 25 ans, décédé suite aux blessures infligées lors de la marche de retour en hommage aux blessés.
* Le martyr Abdel Fattah Abu Azum, 17 ans, tué par le bombardement sioniste qui a visé les jeunes à Rafah (28 juin).
* Les martyrs Yasser Abu Naja, 14 ans, assassiné lors de la marche du retour, Khan Younes, et Mohamad Hamayde, 24 ans, assassiné à Rafah lors de la marche du retour.
* Le martyr Mahmud Al Gharbali, 16 ans, décédé le 4/7, suite aux blessures infligées par l’occupant lors de la grande marche du retour à l’est de Gaza, le 14/5.
* Le martyr Ya’qub Nassar, du camp al-Fawwar près d’al-Khalil, succombe aux blessures par balles tirées par l’occupant en 2009. Il était handicapé depuis cette date, et a été amputé de sa jambe.
* Le martyr Khaled Abdel Al, 18 ans, assassiné à Rafah lors de la marche du retour.
* Le martyr Mohamad Abu Halime, 22 ans, de Shaja’iyya, assassiné à Gaza lors de la marche du retour.

Résistance

La résistance palestinienne dans la bande de Gaza riposte aux bombardements sionistes du 16/6 et rappelle qu’elle applique la devise « bombardements contre bombardements ». Le communiqué commun de la résistance dit : « notre résistance et nos armes continueront à être le bouclier qui protège notre peuple face à toute agression. Nos organisations sont prêtes et leur riposte immédiate est concertée. »

Au cours de la « grande marche du retour » qui se poursuit depuis le 30 mars dernier dans la bande de Gaza, en direction de l’entité coloniale, 4 jeunes sont parvenus à traverser les barbelés posés par l’occupant et se sont emparés de matériel militaire, avant de retourner à la bande de Gaza (25/6). Les incendies se multiplient dans les colonies sionistes aux abords de Gaza, déclenchées par les ballons « incendiaires » et les cerfs-volants.

La résistance s’organise dans Khan al-Ahmar, village situé aux portes d’al-Quds, contre la disparition du village et l’expulsion de ses habitants. Le conseil de résistance au mur et à la colonisation, des membres des organisations et de la « résistance populaire », et la population venue de la Cisjordanie et d’al-Quds, ont organisé un sit-in permanent pour empêcher la démolition du village. Une délégation des territoires occupés en 48, et notamment du Naqab, est venue partager son expérience de lutte contre la démolition et en soutien aux habitants de Khan al-Ahmar. Parmi les nombreuses déclarations en soutien aux habitants de Khan al-Ahmar, le conseil islamo-chrétien de soutien à al-Quds et aux lieux saints a souligné la place importante de cette localité pour la défense de la ville d’al-Quds contre la judaïsation. Le conseil a rappelé le caractère illégal de l’expulsion des familles et de la destruction de la localité, en lançant un appel à la communauté internationale pour assumer ses responsabilités.

Les forces palestiniennes nationales et islamiques appellent à boycotter les élections municipales dans la ville occupée d’al-Quds, organisées par les autorités sionistes. Depuis l’occupation de la partie orientale d’al-Quds, en 1967, et son annexion, les Palestiniens boycottent fermement les élections municipales de l’occupation, refusant de légitimer l’occupation. Le « Congrès national et populaire d’al-Quds », qui s’est réuni début juillet, a déclaré que ces élections font partie de la politique de judaïsation de la ville.

Une femme soldat de l’occupation a été gravement blessée le 11/6 par un coup de poignard lancé par un Palestinien dans la ville de Afoula, en Palestine occupée en 48. Le Palestinien, âgé de 23 ans, a été arrêté. Il s’agit de Noureddine Shanawi, de la ville de Jénine.

Un soldat de l’occupation a été blessé le 22/6, lors d’affrontements avec les habitants du camp de Dhayshé.

3 soldats ont été ciblés par une voiture près de la colonie « Betar Ilit » au sud d’al-Quds (23/6)/

La population du village de Barta’a s’est opposée aux soldats de l’occupation qui ont envahi le village pour démolir la maison du résistant Ala’ Qubbaha, accusé d’avoir écrasé deux soldats sionistes.

Les Palestiniens de la ville d’al-Lid, occupée en 1948, manifestent contre les pratiques racistes et la démolition de leurs maisons, à l’appel du comité populaire. Le comité a décidé d’organiser plusieurs actions pour faire entendre la voix des Palestiniens d’al-Lid, d’autant que des dizaines de leurs maisons sont menacées de démolition.

Dans la ville d’al-Quds, les habitants de Batn el-Hawa (Selwan) poursuivent leur résistance contre leur expulsion de leurs maisons et quartier. Ils s’opposent à un bras de l’occupation, une association sioniste appelée « Atarot Kohanim » qui prétend les expulser. Les familles concernées se sont dirigées vers les tribunaux sionistes, espérant pouvoir arracher une partie de leurs droits. 84 familles composées de mille membres sont concernées.

Dans les territoires occupés en 48, la population de la région du Triangle s’organise en comités de villages et villes pour riposter à l’intention de l’entité sioniste de construire une ligne de chemin de fer qui passerait sur leurs terres, avec le soutien du comité de la planification alternative (Bimko). Cette ligne relierait al-Lid à al-Khudayra, et passerait par Qalanswa, Taybé, Tireh, Jaljoulia. Plus d’un millier de dunums risquent de passer entre les mains de l’occupation.

Répression et purification ethnico-religieuse

L’aviation sioniste bombarde avec 3 fusées un centre de la résistance au centre de la bande de Gaza (16/6). Des avions de reconnaissance visent le même jour les jeunes qui résistent en lançant des ballons et cerfs-volants en flammes sur les colonies. Le 18/6, l’aviation militaire de l’occupant lance des raids sur deux sites de la résistance. La résistance riposte fermement, rappelant qu’elle n’autoriserait pas le changement des règles de la confrontation avec l’ennemi.

La municipalité de l’occupation dans al-Quds a annoncé son plan de construction de 1080 unités de logement colonial dans la colonie « Pesgat Zeev », au nord d’al-Quds, au moment où la construction de 1500 unités locatives coloniales se déroule dans la colonie de « Ramat Shlomo » sur les terres de She’fat. Khalil Tifakji, directeur de la cartographie dans l’association des Etudes arabes, a déclaré que les plans de colonisation visent ce qui reste des terres de Hezma et Bayt Hanina avalées par la colonie « Pesgat Zeev », érigée en 1985 sur 2650 dunums des terres de ces deux localités, ainsi que les terres de Anata. Selon lui, les colonies de l’ensemble « Pesgat » regroupent 40.000 colons.

Le Knesset sioniste discute une fois de plus la construction de plusieurs logements coloniaux dans Selwan, quartier situé au sud de la mosquée al-Aqsa. L’association sioniste Elad pousse à faire adopter ce plan, mais les discussions tournent autour d’un « jardin » ou des bâtiments (4/7).

L’occupant s’empare d’une maison historique dans la ville d’al-Khalil et la transforme en caserne militaire (13/6). La maison est située dans la zone fermée par l’occupant depuis 15 ans, et appartient aux familles Qudsi et al-Kurd. Le directeur du comité de « la construction d’al-Khalil », ‘Imad Hamdan, affirme que maisons historiques sont particulièrement visées dans la vieille ville d’al-Khalil, et les colons arrachent les pierres de ces maisons pour les mettre dans leurs colonies, prétendant que leurs constructions sont historiques ».

Fin juin, les colons se lancent à l’assaut des familles palestiniennes habitant le quartier Tel Rumayda dans al-Khalil. Des affrontements ont eu lieu, au cours de laquelle les colons ont frappé plusieurs Palestiniens, parmi eux Ahmad Abu Haykal, Mohammad Abu Haykal, Sandas Al-Izza et Hatim al-Muhtasib.

L’armée sioniste expulse 21 familles de la vallée du Jourdain, qui habitent Khirbet Homsa al-Fawqa, sous prétexte qu’elle en a besoin pour des manœuvres militaires (22/6).

L’occupant envahit Bayt Ummar, au nord d’al-Khalil (9/6), et blesse un enfant. Plusieurs maisons sont envahies par les soldats accompagnés de chiens, dont les maisons de Bassam Badawi, Mahmud Ikhlil et Raed Adi, et ont cassé les portes. Des affrontements ont eu lieu avec l’occupant. Le 23/6, l’occupant tire des coups de feu sur Amid Birghit, 26 ans, de Bayt Ummar, et le blesse. Il interdit les secours.

Les colons de « Itsar » attaquent les habitants de Burin, au sud de Nablus, et l’armée coloniale intervient pour soutenir les colons. Deux habitants ont été blessés le 12/6. Dans la ville d’al-Khalil, l’armée sioniste a arrêté Mohamad Zghayar, 30 ans, après avoir envahi la ville le 12/6. Le même jour le jeune Azmi Abu Dahud, 19 ans, a été arrêté aux barrages militaires entourant le Haram Ibrahimi.

Les forces militaires sionistes arrêtent 11 citoyens palestiniens à l’aube du 5/7, dont l’ancien ministre Wasfi Qubbaha. 12 Palestiniens ont été arrêtés le 4/7 en défendant Khan al-Ahmar, aux environs d’al-Quds, pour empêcher sa démolition. Elles arrêtent le 16/6 21 Palestiniens, dans toutes les régions de la Cisjordanie occupée. Le 25/6, elles arrêtent le cadre dirigeant du Mouvement du Jihad islamique en Cisjordanie , Abdel Halim Izzidine, 51 ans, dans le village de Arraba. Il avait été libéré de prison le 24/5/2017.

Le 1er juillet, les forces d’occupation arrêtent 11 citoyens, en Cisjordanie occupée (y compris al-Quds), dont les enfants Mohamamd Kafisha, 10 ans, Yousef al-Rajabi, 12ans, Mustafa Kafisha, 11 ans, dont les maisons avaient été attaquées par les colons. A Qalqilya, Layla Uwaynat a été arrêtée, avec son frère Ashraf, ainsi que le prisonnier libéré Bakr Tawil, arrêté à un barrage de l’armée sioniste à Nablus.

Des centaines de vignes ont été arrachées par les colons dans le village al-Khodr, au sud de Bayt Lahem (5/7). Ces vignes appartiennent Islam Ali Jabir. Les colons de « Daniel » essaient d’agrandir leur colonie aux dépens des terres d’al-Khodr. 300 oliviers ont été arrachés par les colons au sud de Nablus le 25/6.

Des colons ont commencé à construire une colonie dans le village de Taybe, à l’est de Ramallah, en Cisjordanie occupée. Ils ont installé des maisons après avoir expulsé des familles bédouines qui se trouvaient sur les lieux. Les familles bédouines ont été expulsées au cours de deux années de lutte entre elles et les colons.

Dans la région du Naqab occupée en 1948, les forces sionistes de l’unité « Yo’av » ont envahi trois villages non reconnus, a-Gharra’, Al-Far’a et al-Hawashla et collé sur leurs maisons des ordres de démolition. Elles ont menacé les habitants de devoir payer des amendes au cas où ils ne démolissaient pas leurs maisons eux-mêmes. La police sioniste a obligé les habitants du village non reconnu Abu Namila, dans le Naqab, à démolir deux de leurs maisons. Elle a une fois de plus, démoli le village d’al-Araqib le 27/6 (130 fois). Aziz Sayah Touri a déclaré : « les autorités israéliennes poursuivent leur agression contre la population d’al-Araqib pour les arracher à leurs maisons et leur terre, et judaïser le lieu, et la population résiste pour protéger leur terre et leur dignité ».

Dans la Galilée, occupée en 48, les habitants de Minshiyé Zabda s’opposent à la démolition de la maison d’un des leurs. La police de l’occupation arrête des Palestiniens sous le prétexte qu’ils ont empêché la police de faire « son devoir » (27/6). La police démolit deux maisons à Jaljoulia (dans le Triangle) le 28/6. Le 26/6, les autorités de l’occupation obligent le Maqdissi Wael Shwaiki, à démolir sa maison, dans Selwan. Dans Sur Bahir, au sud-est d’al-Quds, le maqdissi Ibrahim Amira a également été obligé à démolir sa maison, deux jours auparavant. Le 10/7, l’occupant démolit deux maisons dans Qalanswa, occupée en 48. 50 maisons sont menacées de démolition par les bras de l’occupant. A ‘Ar’ra (dans le Triangle), l’occupant détruit le 3/7 la maison d’u citoyen palestinien, Alaa Sayf. Dans Umm al-Fahm, l’occupant démolit le 9/7 deux maisons palestiniennes.

A Yafa, la famille Saqa qui a été expulsée de sa maison, vit dans une tente plantée dans une rue. La famille est composée des deux parents et de quatre enfants. Elle avait mené une longue lutte contre le bras de la judaïsation de la ville pour préserver sa maison, mais elle en a été expulsée.

L’occupant remet à la mère de Islam Abu Hamid, dans le camp de Am’ari, un ordre de démolition de la maison familiale. Islam a été accusé d’avoir tué il y a un mois un soldat sioniste. Latifa Abu Hamid est la mère du martyr Abdel Nasser et des prisonniers Nasser (7 perpétuités et 50 ans), et Nasr (5 perpétuités), Sharif (4 perpétuités) et Mohammad (3 perpétuités et 30 ans). La maison de Latifa Abu Hamid avait été démolie plusieurs fois auparavant.

L’occupant démolit la maison du résistant prisonnier Ala’ Qubha dans le village de Barta’a Sharqiya, à l’est de Jénine (21/6). 10 Palestiniens ont été blessés lors des affrontements avec les forces d’occupation. Il démolit le 2 juillet la maison de Ra’ed Abu Harthie, dans le village de Batir (province de Bayt Lahem).

Au cours du mois, le Knesset sioniste a discuté puis approuvé le vol d’une partie de l’argent que l’entité sioniste doit à l’Autorité palestinienne, provenant des taxes prélevées par l’occupant sur le commerce palestinien. Le Knesset prétend vouloir assécher les sources « du terrorisme » palestinien, les sommes volées correspondant aux contributions financières de l’Autorité palestinienne aux familles des prisonniers, des martyrs et des blessés.

Le rapport du comité de soutien aux journalistes (palestinien), détaille les crimes commis par l’entité sioniste envers les journalistes au cours du premier semestre 2018 et appelle les organisations de défense des médias dans le monde à dénoncer les autorités d’occupation. Le comité dénonce l’utilisation de la force excessive pour faire taire les journalistes et les empêcher d’accomplir leur devoir d’information, et de tenir des congrès. 468 violations des droits des journalistes et photographes ont été enregistrées. L’occupant a tué deux journalistes à Gaza, les martyrs Yasser Murtaja et Ahmad Au Hussayn. Il a blessé 209 journalistes au cours de la période, il a arrêté ou interpellé 62 journalistes et a prolongé la détention de 29 journalistes. Le 9 juillet, il décide d’interdire le travail de la chaîne al-Quds en Palestine.

Profanation des lieux saints

L’occupant colonial interdit l’appel à la prière dans la mosquée al-Ibrahimie dans la ville d’Al-Khalil, 45 fois au cours du mois de juin dernier. Pour la direction des Awqaf palestinienne, ces interdictions visent à judaïser la mosquée et à enterrer le caractère religieux et historique, arabo-musulman, de la ville.

Nouvelle phase de la judaïsation de la ville d’al-Khalil et de la mosquée al-Ibrahimi. Depuis le mois de Ramadan dernier, les colons, qu’ils soient officiels de l’entité coloniale sioniste, tentent de mettre la main sur l’ensemble de la mosquée al-Ibrahimie et ne plus se satisfaire de son partage illégal entre juifs (sionistes) et musulmans. Après la profanation de la mosquée par le ministre Azoulay, il y a quelques semaines, profanation dénoncée par le ministre des Awqaf musulmans, Yousuf Id’is, les colons ont commencé à creuser, au cours de la nuit, dans le sol de la mosquée, pour soi-disant des fouilles archéologiques. Les creusements se déroulent dans la partie interdite aux musulmans. Yousuf Id’is a déclaré que l’occupant a transformé la mosquée en caserne militaire, instaurant toutes sortes de mesures pour interdire aux musulmans d’y accéder. Les sionistes veulent modifier le caractère musulman et historique de la mosquée et de la ville, pour prétendre qu’il s’agit de lieux juifs. Par ailleurs, les colons ont agressé les habitants de Tel Rumayda, qui ont réclamé l’intervention des forces internationales, et les forces palestiniennes de l’Autorité, sans succès.

Les colons organisent des fêtes bruyantes dans le Haram al-Ibrahimi dans al-Khalil. Des dizaines de colons ont profané ce lieu saint et ont organisé une fête et pratiqué des rites talmudiques (22/6).

Des centaines de colons ont profané la « tombe de Youssef », à Nablus le 26/6, qu’ils considèrent comme étant un lieu juif, alors qu’il n’a rien à voir avec une quelconque histoire juive, et notamment en Palestine. Les profanations successives des colons jugées provocatrices par la population de Nablus ont entraîné des affrontements entre Palestiniens et sionistes (colons et armée). 50 Palestiniens ont été blessés, dont l’enfant Yamen Shami, 14 ans, blessé par balle à la tête. Les affrontements se sont étendus ensuite au camp de Balata, à Nablus, où plusieurs jeunes ont été arrêtés, et à Kfar Qalil.

L’autorisation par Netanyahu aux députés et ministres sionistes de profaner la mosquée al-Aqsa a été immédiatement suivie de plusieurs profanations, par des responsables de l’entité coloniale, à partir de début juillet. Au cours du mois de juin, ce sont des colons, officiels de l’armée ou non, ou des renseignements, qui ont profané par milliers la mosquée, souvent tôt le matin, en passant par la porte al-Maghariba, que la municipalité a modifiée pour le passage des colons. Le cimetière al-Rahma a également été profané par les services municipaux, qui en interdisent l’entrée aux musulmans, notamment à ceux qui souhaitent nettoyer le cimetière.

(…)

Retrouvez l’article dans son intégralité sur le site du CIREPAL, le Centre d’information sur la résistance en Palestine, et les thèmes suivants développés :
- Dans les prisons de l’occupation
- La liste noire des normalisateurs et lutte contre la normalisation
- La presse palestinienne
- Communiqués et déclarations
- Dans la colonie
- Du côté de l’Autorité palestinienne

 

Source : CIREPAL


Publié par ISM-France
URL  http://www.ism-france.org/analyses/Resistance-en-Palestine-Poursuivre-le-chemin-de-la-liberation-N-8-Juillet-2018-article-20653?ml=true
Relayé par http://onsbouge.unblog.fr/
Lien court http://onsbouge.unblog.fr/?p=142526

.
.

« Ce blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non commercial et totalement amateur. Les images, les textes dont nous ne sommes pas les auteurs ainsi que les musiques et chants seront supprimés du blog sur simple demande par courriel. Nous publions textes et communiqués émanant d’auteurs et d’organisations diverses. Ces publications ne signifient pas que nous partageons toujours totalement les points de vue exprimés. Nous déclinons toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens. ».

Publié dans - DATE A RETENIR, - DISCRIMINATION - SEGREGATION - APARTHEID - RACISME - FASCISME, - DROIT, - INGERENCE - HEGEMONIE, - INTERNATIONAL, - JEUNES ADULTES - ADOLESCENTS - ENFANTS, - JUSTICE, - LIBERTES, - LUTTES, - POLITIQUE | Commentaires fermés

Israel assassin ! Boycott !

Posté par onsbouge le 14 juillet 2018

black-313636_640-2


CAPJPO – EuroPalestine

L’armée israélienne a tué ce vendredi un enfant de 15 ans à l’est de la ville de Gaza et a blessé 70 manifestants, selon un bilan provisoire envoyé par Ziad Medoukh.

Israel assassin ! Boycott ! dans - DATE A RETENIR gaza_13_juillet-0ef6f

Plus de 7.000 palestiniens de Gaza se sont rassemblés ce vendredi 13 juillet 2018 pour la seizième semaine –les 100 jours-de la grande « Marche du retour » sur les frontières de Gaza.

« Ces palestiniens manifestaient pacifiquement près des « zones tampon » imposées par les forces de l’occupation israélienne sur les frontières de la bande de Gaza, écrit Ziad.

Il continuent à revendiquer, sans arme, face à des snipers et ue armée suréquipée, leur droit au retour et la levée du blocus inhumain sur la bande de Gaza.

CAPJPO-EuroPalestine


Publié par CAPJPO – EuroPalestine
URL  http://www.europalestine.com/spip.php?article14504
Relayé par http://onsbouge.unblog.fr/
Lien court  http://onsbouge.unblog.fr/?p=142486

.
.

« Ce blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non commercial et totalement amateur. Les images, les textes dont nous ne sommes pas les auteurs ainsi que les musiques et chants seront supprimés du blog sur simple demande par courriel. Nous publions textes et communiqués émanant d’auteurs et d’organisations diverses. Ces publications ne signifient pas que nous partageons toujours totalement les points de vue exprimés. Nous déclinons toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens. ».

Publié dans - DATE A RETENIR, - DISCRIMINATION - SEGREGATION - APARTHEID - RACISME - FASCISME, - DROIT, - INGERENCE - HEGEMONIE, - INTERNATIONAL, - JEUNES ADULTES - ADOLESCENTS - ENFANTS, - JUSTICE, - LIBERTES, - LUTTES, - POLITIQUE | Commentaires fermés

12345...127
 

Bliid |
wowgoldhao |
comprendrelacriseeconomique |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | appleshoes
| CGT Association Rénovation
| MesMots