Amira Hass : « Benny Gantz parle de Bergen Belsen mais pas du camp de concentration de Gaza »

Posté par onsbouge le 9 février 2019

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Paru sur  CAPJPO – EuroPalestine

Amira Hass : « Benny Gantz parle de Bergen Belsen mais pas du camp de concentration de Gaza »

8 février 2019

Benny Gantz, ancien chef d’Etat major de l’armée israélienne, et candidat aux prochaines élections, avec des intentions de vote comparables à celles de Benyamin Netanyahou, fait l’objet d’un dépôt de plainte devant le Tribunal Pénal International de La Haye pour crimes de guerre à Gaza. Et tout ce qu’il trouve à mettre en avant, c’est que sa mère est une rescapée du camp de concentration de Bergen-Belsen. La journaliste Amira Hass lui répond dans Haaretz.

Amira Hass :

« Gantz, fils d’une survivante de l’Holocauste, mentionne Bergen-Belsen, mais se garde bien de faire la moindre allusion au camp de concentration qu’est devenu GAZA », écrit Amira Hass.

« Très souvent, Benny Gantz rappelle que sa mère fut une survivante du camp de concentration de Bergen-Belsen, comme le relate Anshel Pfeffer dans un article publié par Haaretz le 30 janvier. Ma mère a également survécu à Bergen-Belsen. La mère du chef d’état-major de l’armée israélienne ne l’a certainement pas encouragé à cesser tout approvisionnement en nourriture aux habitants de Gaza. (Pour clarifier les choses : Israël n’envoie pas de nourriture aux Palestiniens. Les Palestiniens de Gaza n’ont d’autre alternative que d’acheter au prix fort à des marchands et des producteurs israéliens, de quoi s’alimenter. )

Ainsi Israël est en capacité d’empêcher tout approvisionnement de Gaza en denrées vitales telle la nourriture, et tout autre produit de première nécessité. Ce qu’Israel a commis à maintes reprises.

 israel dans - DROITS

Amira Hass

Ma mère était révoltée par les généraux, leurs guerres répétées contre les Palestiniens avec, comme on sortirait son joker au casino, l’utilisation éhontée des Juifs d’Europe exterminés par l’Allemagne nazie, pour justifier leurs actes.

Si Gantz était un homme courageux, il irait de son propre chef à La Haye, devant les juges du tribunal néerlandais. Les juges auraient alors à décider si le tribunal néerlandais peut-être saisi d’ une poursuite civile contre l’ancien chef d’état-major israélien pour crimes de guerre à Gaza en 2014 – avec, entre autres à son actif, le meurtre de six Palestiniens d’une même famille lors d’un bombardement.

Intenter une action en justice pour crimes de guerre, c’est ainsi considérer que tous les êtres humains, qu’ils soient soldats ou leur commandant, sont des créatures douées de la faculté de penser et sont donc responsables de leurs actes. Ils ne font pas que suivre des ordres. Une action civile pour un crime de guerre commis dans un autre pays est basée sur l’existence de valeurs universelles et par conséquent, en cas de violation du droit international, un État tiers a le droit de statuer.

Si Gantz en avait le courage, il quitterait son nouveau siège à la Knesset (ou son cabinet) pendant un jour ou deux et se présenterait à La Haye devant le demandeur, Ismail Ziada.

Mais même si Gantz n’y va pas, deux trajectoires de vies faites de déracinement, d’injustice et de traumatisme se croisent. L’Europe a clairement fait comprendre aux parents de Gantz, nés en Hongrie et en Roumanie, qu’ils étaient des indésirables. En fait, qu’ils ne méritaient pas de vivre. Ils ont pu survivre et sont arrivés dans ce pays. En Israël, nous sommes devenus les vainqueurs, et nous continuons à nous venger sur ceux qui n’ont rien à voir avec l’extermination des Juifs d’Europe.

Gantz est né à Moshav Kfar Ahim, sur les terres du village palestinien en ruine de Qastina. Les parents de Ziada sont nés dans le village de Faluja. Des parties de Kiryat Gat sont construites sur ses terres. La distance entre Qastina et Faluja est de 18,1 kilomètres. La distance entre Faluja et le camp de réfugiés al-Bureij, lieu de naissance de Ziada, est d’environ 40 kilomètres.

En février 1949, conformément à l’accord de cessez-le-feu avec l’Égypte, la brigade égyptienne encerclée dans la « poche de Faluja » se retire. Les habitants du village y sont restés, ainsi que ceux d’Irak al-Manshiyeh et environ 1 000 réfugiés palestiniens d’autres villages. Certains des habitants de Faluja avaient déjà fui plusieurs bombardements israéliens, dont ceux d’octobre 1948.

Le gouvernement militaire alors mis en place ne leur interdisait pas seulement de revenir, mais faisait tout son possible pour terroriser ceux qui restaient, afin qu’il partent. Yigal Allon a été à l’origine de la campagne de terreur menée par Yitzhak Rabin, selon le site Web Zochrot, qui se base sur les recherches de l’historien Benny Morris. En d’autres termes : Israël a clairement indiqué aux parents et aux grands-parents de Ziada qu’ils ne méritaient pas de continuer à vivre là où ils étaient nés, et où leurs familles vivaient depuis des centaines d’années. Le message était clair : Partez vivre ailleurs, si vous tenez à votre peau.

La bande de Gaza est aujourd’hui un camp de concentration, mais pas comme ce fut le cas à Bergen-Belsen. Les différences sont claires et connues. Tout comme elle s’oppose aux parallèles manquant d’informations, de connaissances et de compréhension, utilisées à des fins de provocation, l’auteure de ces lignes s’oppose également à la création de hiérarchies de souffrances, qui ont pour effet de considérer comme quantités négligeables toutes les souffrances qui n’en atteindraient pas le paroxysme, le « climax » (que nous seuls, les Juifs, serions à même de définir). L’utilisation ici du terme « camp de concentration » est basée sur la nécessité de se libérer des liens linguistiques de la période nazie.

 palestine dans - ELECTIONS - REFERENDUM

Dans la bande de Gaza, confinée et isolée du reste du monde comme dans un camp, vivent environ 2 millions de personnes dans l’un des endroits les plus densément peuplés au monde. Environ 70% d’entre eux sont les descendants des réfugiés expulsés de chez eux. L’absence de liberté de mouvement les condamne à une vie de dénuement, de chômage, pauvreté, maladie, dépression, avec une eau et des sols contaminés, obligés à dépendre d’une charité elle-même de plus en plus réduite. Cela sans évoquer les bombardements et incursions militaires israéliens répétés.

 dans - INGERENCE - HEGEMONIE

Bergen-Belsen en tant que camp de prisonniers, puis en tant que camp de concentration et d’extermination de Juifs, fut démantelé au bout de quatre ans environ, après la défaite du Troisième Reich. Le camp de concentration qu’est Gaza existe dans des conditions de plus en plus rudes, depuis près de trois décennies. Contrairement à la propagande israélienne, il a été créé avant les attentats-suicides, avant Oslo. Avant que le Hamas prenne en charge et développe ses capacités militaires.

Israël a un objectif politique en tête : non seulement faire de Gaza un gigantesque camp de concentration, mais la séparer du reste des Palestiniens, de sorte qu’elle devienne une entité séparée, privée d’histoire, de racines et d’appartenance à la Palestine.

En tant que chef d’état-major, Gantz a eu un rôle actif en collaborant pleinement à ce crime qui, entre autres, a conduit au meurtre de la mère d’Ismail Ziada, de sa belle-soeur, de son neveu et de trois frères ».

Amira Hass, Haaretz Correspondent

(Traduit par Lionel R. pour CAPJPO-EuroPalestine)

* Pour rappel, notre article récent sur Gantz : http://www.europalestine.com/spip.php?article15030

Et quelques précisions :

Le 29 janvier dernier, Benny Gantz, lors de sa première allocution politique, déclarait qu’il fallait « renforcer les blocs de colonies » et qu’Israël « ne renoncerait jamais au Golan ». Il avait également affirmé : La Vallée du Jourdain sera notre frontière, mais nous ne laisserons pas des millions de Palestiniens vivant de l’autre côté de la barrière mettre en danger notre identité en tant qu’Etat juif ».

Et le lieutenant-général a conclu en disant : « Nous devrons probablement continuer à envoyer nos enfants se battre pendant 50 autres années ».

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Elections israéliennes : « Vive la mort ! » (vidéos)

Posté par onsbouge le 22 janvier 2019

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Paru sur CAPJPO – EuroPalestine

20 janvier 2019

Elections israéliennes : « Vive la mort ! » (vidéos)

Pour son entrée en politique, où il va concurrencer Netanyahou aux élections israéliennes du 9 avril prochain, le général Benny Gantz se présente au public pour ce qu’il est : un criminel de guerre fier de ses « performances ».


Traduction (pour celles et ceux qui en auraient besoin, mais les images parlent d’elles-mêmes) : « Le Hamas prend coup sur coup » ; « 6.231 cibles détruites » ; « 1.364 terroristes tués » ; « 3 années et demie de calme » « Avec Gantz : Israël avant tout ». Dans ce clip, le bourreau se vante même d’avoir « ramené des pans entiers de Gaza à l’Age de Pierre  »

Les clips de campagne de sa liste, une mini-série intitulée « La victoire est pour ceux qui sont forts », annoncent cyniquement la couleur. S’il gagne les élections et dirige le gouvernement, il fera avec les Palestiniens exactement la même chose que lorsqu’il dirigeait l’armée : tuer, bombarder, massacrer le plus possible.

Un des clips est consacré à la terrible attaque contre la bande de Gaza de l’été 2014, où plus de 2.400 Palestiniens furent tués, des civils en majorité (ce que Gantz, patron de l’armée à l’époque, se garde bien évidemment d’avouer).

Dans un deuxième clip, Gantz le démocrate se vante d’avoir réussi un assassinat ciblé, celui d’un responsable du Hamas dans la bande de Gaza, tué dans le bombardement aérien de sa voiture.

Traduction : « Le super-terroriste Ahmad Jabari se croit à l’abri ; mais le chef d’Etat-major Benny Gantz pense autrement ; la victoire sourit à ceux qui sont forts ».

Gantz et sa liste électorale « Résilience Israël » sont actuellement crédités par les sondages d’une douzaine de mandats de députés, derrière le Likoud de Netanyahou. Sans rire, les merdias qualifient son mouvement de « centriste ».

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L’Ukraine prépare sa farce électorale, puisqu’il faut bien une tête parlante

Posté par onsbouge le 5 janvier 2019

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Paru sur  Russie politics

L’Ukraine prépare sa farce électorale, puisqu’il faut bien une tête parlante

vendredi 4 janvier 2019

L'Ukraine prépare sa farce électorale, puisqu'il faut bien une tête parlante dans - ECLAIRAGE - REFLEXION zelensky

Zelensky, le nouveau masque de l’Ukraine ? 

 

 

Les élections se préparent en Ukraine, manifestement non pas dans l’intérêt du pays, mais contre la Russie, ce qui ne contribue pas à augmenter la confiance, déjà largement défaillante, des Ukrainiens dans les candidats qui se présentent. Environ 25% des électeurs seront gênés dans l’exercice de leur droit. Autant n’ont pas envie, a priori, d’y aller, aucun candidat ne représentant leurs intérêts. Alors un clown a été sorti du chapeau de la magie de la technologie politique, sourire à la Macron, version ukrainienne avec encore moins d’expérience. La farce se déroule à merveille : et les votants et les élus sont sous contrôle. Pendant ce temps-là, l’illusion de la légitimité électorale trésaille sur ses piliers …

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Au mois de mars, les élections présidentielles auront lieu en Ukraine, puisque le bloc US/UE ne peut se permettre une gouvernance ouverte et directe. Surtout vu les résultats obtenus dans la politique intérieure, ils n’ont pas trop intérêt à s’afficher, l’époque des ministres étrangers est révolue, elle a déjà apporté les décisions politiques nécessaires. Mais s’il faut bien organiser des élections, les apparences doivent être sauves, il est impératif de maîtriser deux variables : ceux qui votent et ceux qui se présentent. 

 

Un électorat découpé sur mesure

 

Les listes électorales ukrainiennes ont été établies en fonction du recensement de la population effectué … en 2001 – selon la presse ukrainienne. Ce qui, toujours selon la presse ukrainienne, permet de faire voter les morts … Particulièrement utile pour corriger les chiffres. Il est ainsi décompté un peu plus de 35 millions d’âmes vives et trépassées ayant droit de vote.

 

Or, si certaines sont bien vivantes, elles ne sont plus en Ukraine. Tel est le cas de la Crimée et de Sébastopol. Mais l’Ukraine ne les reconnaît pas non plus comme étant en Russie. Elles sont donc soumises à un statut spécial, doivent s’enregistrer en Ukraine pour voter en dehors de leur lieu de résidence. Cela constitue environ 2 millions de votants. Mais pourront-ils seulement passer la frontière si jamais ils avaient envie de voter ?

 

D’autres sont dans la zone de conflit du Donbass, résident dans les républiques indépendantistes de Donetsk et Lugansk. Dans ces cas, il est impensable d’organiser des points de vote sur ces territoires, au minimum car les populations se faisant quotidiennement attaquer par l’armée ukrainienne et les bataillons punitifs qu’elle emploie, n’auront certainement pas l’idée saugrenue de soutenir les « bons candidats ». Cela concerne environ 5 millions de votants.

 

Encore « pire » est la situation des Ukrainiens vivant en Russie. L’on en compte environ 2 millions  selon les statistiques officielles du ministère de l’Intérieur russe. Eux sont tout bonnement interdits de vote, la commission électorale ukrainienne, en violation de la Constitution, a décidé de fermer les 5 bureaux de vote. Car ils sont en Russie et seraient donc soumis, comme leurs frères du Donbass, à la « propagande » russe, voteraient « avec un fusil sur la tempe ». 

 

Autrement dit, environ 9 millions de personnes, sur officiellement 35 millions d’âmes vives et trépassées votantes, seront d’une manière ou d’une autre empêchées de voter. Soit environ 25%. L’on peut déjà, a priori, mettre en doute l’intérêt d’un tel scrutin. 

 

Et c’est bien la question que se posent les Ukrainiens, dont déjà, selon les ressources ukrainiennes, au minimum un quart n’envisage pas de se déplacer. La raison de leur désintérêt pour ce scrutin est le manque de confiance en la capacité des candidats à représenter leurs intérêts.

 

Il faut donc non seulement travailler l’électorat, pour que ceux qui se déplacent votent « comme il faut », mais il faut rester dans l’illusion du choix, sans qu’il n’existe réellement. 

 

Un panel de candidats sur mesure

 

Si cette farce de l’élection existe dans tous les systèmes électoraux, dits démocratiques, un minimum de consensus est nécessaire pour que les gens acceptent de croire en l’importance du vote. Les candidats doivent officiellement représenter des positionnements politiques différenciés, dans les limites imposées par l’idéologie gouvernante, et proposer des mesures, qu’ils n’appliqueront pas, pour résoudre tous les problèmes du pays. Les gens ont envie d’y croire, encore une fois, ils votent et le jeu continue.

 

Avec la chute de la confiance dans les hommes politiques, une nouvelle alternative a été introduite, non plus entre différents politiques ayant des programmes différenciés, mais entre politique et non-politique – peu importe alors le programme, comme si le seul fait de l’incompétence politique devenait un avantage de gouvernance.

 

Ce palliatif fut tout d’abord expérimenté en France où il a très bien fonctionné – d’un certain point de vue – avec Macron, qui a remporté l’élection. Mais la difficulté intervient après, une fois que la grande fête de l’enterrement des politiques a été consommée et qu’il faut bien faire quelque chose. La fable marche le temps de l’élection, ensuite les problèmes émergent. Mais l’Ukraine ayant détruit ses institutions étatiques lors du Maïdan et étant passée sous protectorat US/UE, la situation serait plus manoeuvrable qu’en France, où envers et malgré tout la conscience nationale n’a pu être totalement détruite.

 

Ainsi, Poroshenko qui a raté sa Loi martiale est renvoyée au bas de la liste des prétendants, derrière l’indéboulonnable Timoshenko (13,4% d’intention de vote), le show-man Zelensky (10,8%), le politicien d’opposition modérée Yuri Boïko (8,5%), l’ancien ministre de la Défense Anatoly Gritsenko, qui serait financé par le clan de l’ancien président orange Yushenko (8,1%). Enfin, apparaît notre fringant Poroshenko (7,7%), qui arrive quand même à dépasser le radical Liachko (6%) et quelques inconnus.

 

Poroshenko hors-jeu, l’alternative semble se jouer entre Timoshenko, figure politique qui a de réelles ambitions, et un show-man, Zelensky, qui appelle à le rejoindre tous ceux qui n’ont aucune expérience politique. Pour lancer sa campagne, il utilise la technologie politique, comme le fit Macron à sa manière. Zelensky présente l’avantage de n’avoir aucune expérience politique. Ce qui n’est pas un avantage pour la population, car il faut remettre le pays sur pied et que la politique est un métier. Mais c’est un avantage incontestable pour ceux qui dirigent réellement le pays, car en dehors de quelques sorties populistes, il ne gênera en rien le cours politique qui a été choisi pour l’Ukraine.

 

Or, comme nous l’avons vu en France, il est assez facile de manipuler l’opinion publique pour amener suffisamment de personnes à voter pour le « bon candidat« . Si besoin est, les âmes trépassées rempliront les urnes, faute de se présenter dans les bureaux de vote, l’on ne doute pas du soin particulier qui sera ici apporté à la mémoire des aïeux …

 

Finalement, un masque souriant élu par des âmes mortes pour illustrer un pays à l’agonie, c’est tout à fait dans l’air du temps. Pourquoi pas …

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Silence médiatique sur les élections professionnelles dans la fonction publique !

Posté par onsbouge le 28 décembre 2018

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FRONT SYNDICAL DE CLASSE

Silence médiatique sur les élections professionnelles dans la fonction publique !

Publié le 28 décembre 2018 par FSC

En faisant remarquer au passage de la CGT demeure la première organisation syndicale de la fonction publique et que seulement 11.000 voix sur 16 millions d’inscrits au total séparent la CGT de la CFDT en additionnant secteur public et secteur privé.

*************

SOURCE :

Silence médiatique sur les élections professionnelles dans la fonction publique ! dans - ECLAIRAGE - REFLEXION ob_0f2ce5_acrimed

Du 29 novembre au 6 décembre, les près de de cinq millions deux cent mille agents des trois versants de la fonction publique [1] étaient appelés à renouveler leurs représentants dans les différentes instances du personnel. Après les faillites à répétition du traitement médiatique des élections professionnelles [2], nous avons voulu vérifier si le cru 2018 nous avait réservé une bonne surprise… Disons-le tout de suite, la réponse est non.

Un scrutin important…

Dès le 29 novembre, La Croix prévient que les élections professionnelles dans la fonction publique représentent un « scrutin à fort enjeu pour les centrales syndicales » ; une semaine plus tard, L’Humanité évoque également un scrutin « très important », tout comme BFMTV, dans la perspective « d’une délicate réforme de la fonction publique ».

Ces élections si « importantes » auraient pu représenter une belle occasion de donner enfin, dans les grands médias, de la visibilité aux conditions de travail des millions de salariés évoluant dans ces différents services et aux conditions d’accès offertes aux usagers. D’autant plus que le contexte s’y prêtait à merveille :

  • Ce scrutin se déroulait en plein débat parlementaire sur le projet de loi de finances dont l’un des objets est de voter les crédits nécessaires au fonctionnement des administrations publiques ;
  • Le gouvernement prévoit de déposer au Parlement dans le courant 2019 un projet de loi sur la fonction publique qualifié de « big bang » dans Les Échos comme dans L’Humanité ;
  • en plein feuilleton des gilets jaunes, la question des services publics était d’actualité. Comme le rappelle Catherine Petillon sans sa chronique « La Bulle économique » le 15 décembre sur France Culture, l’« accès égal à des services publics de qualité » figure en bonne place parmi les revendications des gilets jaunes [3].

…rendu invisible
Entre le 1er novembre et le 6 décembre, date de clôture du scrutin, les recherches effectuées à partir des moteurs de recherche des sites internet des médias suivants, Arte, BFMTV, CNews, Franceinfo, France 2, France 3, France 5, LCI, M6, TF1, Europe 1, France Inter, Radio Classique, RMC, RTL, Sud Radio, La Croix, La Tribune, Le Figaro, L’Humanité, Le Monde, Le Parisien/Aujourd’hui en France, Les Échos, Libération, Challenges, L’Express, L’Obs, Le Journal du dimanche, Le Point, Marianne, Politis, Valeurs actuelles, Huffington Post, Mediapart et Slate, mettent en évidence un désintérêt total pour ce scrutin et ses enjeux.

Sur l’ensemble des médias examinés, nous relevons en tout et pour tout…neuf articles ou reportages, évoquant les enjeux, auxquels on peut en ajouter deux émanant du Figaro et du Parisien signalant les dysfonctionnements du système de vote électronique dans l’éducation nationale le 29 novembre :

  • deux articles parus dans L’Humanité les 12 novembre et 6 décembre [4].
  • un reportage d’une minute et cinquante et une secondes de France 3 Corse le 19 novembre.
  • deux articles dans La Croix les 29 novembre et 30 novembre qui n’en font en réalité qu’un seul tant ils se ressemblent.
  • un entretien avec Jean-Louis Arajol [5], publié par Marianne le 30 novembre, puis un article paru dans Le Monde le 1er décembre, limités au seul scrutin dans la police nationale. Le quotidien de « référence » avait également publié un article le 29 novembre.
  • un article dans Les Échos le 6 décembre.

Bref, une couverture médiatique bien maigre…

Pour voir les médias sortir – un peu – de leur sommeil, il aura fallu attendre cinq jours après la clôture du scrutin. À partir d’une dépêche AFP du 11 décembre, certains évoquent notamment un aspect qui semble les enthousiasmer : « La CFDT devient le premier syndicat en France ».

Ce résultat réjouit aussi bien Dominique Seux sur France Inter qu’Axel de Tarlé sur Europe 1. Il est également célébré par l’éditorial du Monde. Tous saluent la « responsabilité » de la centrale dirigée par Laurent Berger, tout en fustigeant la CGT, forcément archaïque. Et restent cependant inquiets : et si cette « victoire » était insuffisante pour canaliser les gilets jaunes, que les médias de maintien de l’ordre s’échinent à faire rentrer chez eux ?

La matinale du 2 décembre d’Europe 1 illustre à merveille le désintérêt des médias pour les élections professionnelles. Ce jour-là, Hélène Jouan et ses comparses Nicolas Barré et Damien Fleurot reçoivent Laurent Berger lors du « Grand rendez-vous » dominical [6]. Durant les presque quarante-six minutes que dure l’entretien, aucune question sur les enjeux du scrutin n’est posée au secrétaire général de la CFDT.

Au-delà de cet entretien, la couverture des élections professionnelles dans les secteurs privé et public auraient été l’occasion d’aller à la rencontre des millions de salariés qui y travaillent. Dès lors, comment ne pas se souvenir du touchant acte de « contrition » de Laurent Guimier, vice PDG de la station (Europe 1), et de son conseiller Guy Birenbaum, le 14 décembre dans Les Échos, en plein milieu du « feuilleton » des gilets jaunes :

Les médias doivent profiter du moment historique actuel pour se réinvestir dans les missions qu’ils ont oubliées […] D’abord, écoutons et regardons. Quittons davantage nos bureaux et le commode « journalisme de commentaire » pour aller au-devant de nos concitoyens. Il ne doit plus exister de zone de non-média. Mais surtout, quand nous sommes venus, ne nous contentons plus d’un aller sans retour ! Restons assez longtemps pour comprendre et, surtout, revenons ! Car partir et ne plus revenir, c’est abandonner une deuxième fois.

Il semble que les nouvelles ambitions affichées par le PDG d’Europe 1 rencontrent les mêmes limites, visiblement encore infranchissables dans les grands médias, depuis dix ans que nous étudions le traitement médiatique des élections professionnelles…

Jusqu’à quand ?

Denis Pérais


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Poroshenko ferme la porte à l’homme russe de 16 à 60 ans : du grand-guignolesque en politique

Posté par onsbouge le 1 décembre 2018

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Russie politics

vendredi 30 novembre 2018

Poroshenko ferme la porte à l’homme russe de 16 à 60 ans : du grand-guignolesque en politique

Poroshenko ferme la porte à l'homme russe de 16 à 60 ans : du grand-guignolesque en politique dans - ECLAIRAGE - REFLEXION poroshenko2

Alors que tout commençait très sérieusement avec l’introduction de la loi martiale, sans pour autant prendre le risque d’une déclaration de guerre à la Russsie, Poroshenko continue dans le burlesque et interdit l’entrée sur le territoire ukrainien à tous les hommes russes de 16 à 60 ans. Que peut faire de plus un clown dans un Etat fantoche ? Assez triste, finalement … et dangereux.

 

La provocation du détroit de Kertch, à l’occasion de laquelle l’Ukraine a envoyé des navires militaires, sans suivre la procédure établie du passage de la mer noire à la mer d’azov (voir notre texte ici) a obligé la Russie à réagir. En tirant un seul coup, faisant trois blessés légers, sans détruire les navires de guerre, la Russie a facilement repris le contrôle de la situation. Les navires sont pour l’instant au port de Kertch, les équipages passés devant la justice et mis en détention préventive pour 60 jours le temps du procès. C’est ainsi que l’on a découvert parmi les « marins », deux membres du SBU (KGB ukrainien), qui avaient pour mission de tenir la provocation jusqu’au bout, mais finalement se sont rendus.

 

En tout cas, pour Poroshenko, le but a été atteint, perturber les relations avec la Russie et surtout établir la loi martiale, sans pour autant prendre le risque d’un véritable conflit avec la Russie (voir notre texte ici). S’il ne s’agit pas de se battre contre « l’ennemi russe », la cible véritable est toute contestation à l’intérieur, surtout en période pré-électorale et d’une manière générale: la chute vertigineuse du niveau de vie depuis le Maïdan a renvoyé aux oubliettes ses promesses magiques.

 

Dans tout ce spectacle grand-guignolesque, une cible a été trouvée : l’homme russe de 16 à 60 ans. Qui sera désormais interdit de territoire, le temps de la loi martiale. L’idée avait été « lancée » dès lundi par le service des frontières, portée devant les députés par le Bloc Piotr Poroshenko. Et lui-même vient de l’annoncer sur twitter, espace virtuel d’une gouvernance elle-même virtuelle :

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Le but serait d’empêcher la formation d’ »armées privées ». Logique : le peuple, le vrai, ne peut être que satisfait de la baisse drastique des salaires, de la hausse tout aussi drastique du coût de la vie, de la chute vertigineuse des retraites, de la hausse de la criminalité, etc. Donc, si contestation il y a, elle ne peut venir que de l’extérieur – regardez vers la Russie. Un bémol : cette interdiction ne devrait pas concerner les situations humanitaires, comme l’enterrement de proches par exemple.

 

Et comme la loi martiale renforce les pouvoirs de l’exécutif, Poroshenko pourra prendre une instruction qui déterminera les conditions et les exceptions d’entrée sur le territoire ukrainien. Il est par ailleurs question de renforcer les conditions d’enregistrement des citoyens russes se trouvant en Ukraine. Enfin, pour continuer dans la fantasmagorie, il a hier interdit l’entrée des étrangers … en Crimée … 

 

Plus sérieusement, les familles étant de part et d’autre de la frontière, c’est surtout contre le peuple ukrainien que Poroshenko prend ces mesures, séparant encore un peu plus toutes ces familles. Il y a déjà, officiellement, plus d’un million et demi de réfugiés ukrainiens en Russie, l’on s’attend au pire avec ces dernières mesures.

 

 

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