Déclaration du TKP sur la crise monétaire en Turquie : Que doit faire notre peuple face à la dépréciation de notre monnaie ?

Posté par onsbouge le 16 août 2018

black-313636_640-2


SOLIDARITE INTERNATIONALE PCF

Déclaration du TKP sur la crise monétaire en Turquie : Que doit faire notre peuple face à la dépréciation de notre monnaie ? dans - DROIT ob_83ba3e_tkp-turkey-currency-crisis

Le Parti communiste de Turquie (TKP) a publié une déclaration, traduite ci-dessous, sur la crise monétaire actuelle en Turquie, indiquant que la Turquie « est devenue le terrain de jeu des monopoles internationaux, des entreprises et des banques » et que la crise est « le résultat des politiques économiques libérales poursuivies depuis des années » par le gouvernement AKP.

Article soL InternationaL – Traduction NK pour Solidarité Internationale PCF

|

Déclaration complète du TKP :

Que doit faire notre peuple face à la dépréciation de notre monnaie ?
 

NE PLUS SE LAISSER DUPER.

Notre pays est devenu le terrain de jeu des monopoles internationaux, des entreprises et des banques, dont nous ne pouvons même pas prononcer correctement les noms.

C’est le résultat des politiques économiques libérales menées depuis des années.

Ils ont fait de notre sang, de notre sueur et de nos larmes un cadeau pour les capitalistes étrangers qu’ils ont invités dans le pays en disant que « nous avons une main-d’œuvre bon marché ».

Ils ont pillé les ressources naturelles en disant que « nous brûlons les forêts, empoisonnons les rivières et que personne n’osera même nous demander des comptes « .

En pillant les ressources naturelles et sociales sans retenue, ils ont établi une économie de prêts qui leur rapporte des profits exceptionnels et dont ils sont fiers de la croissance.

Dès le premier jour, il était évident qu’ils se heurteraient à un mur de briques à la suite de ce développement pourri. L’économie turque sombrerait dans une crise, y compris si les États-Unis ne s’en étaient pas mêlé.

Les communistes soulignent la fragilité de l’économie turque depuis des années. Mais qu’est-ce que la fragilité ? La fragilité, c’est la vulnérabilité, c’est être impuissant à résister aux développements négatifs.

Ce système d’exploitation, qui n’a pas d’avenir, qui a été soutenu en épuisant toutes les ressources et en rendant l’économie chaque jour plus dépendante, est fragile.

Ce système d’exploitation a rendu la Turquie sans défense.

RECONNAÎTRE L’AUTEUR DU CRIME

Ils désignent l’administration américaine comme l’agent responsable de la dépréciation de la livre turque. C’est vrai. Outre les guerres d’agression, les coups d’État et les invasions, les États-Unis recourent également à des sanctions économiques, voire à des sabotages, pour maintenir leur position dominante dans le système impérialiste.

Cependant, les États-Unis ne sont pas les seuls responsables de la crise actuelle.

Il est vrai que le gouvernement AKP a également une responsabilité dans la crise actuelle. Les politiques économiques adoptées par l’AKP, au pouvoir depuis 16 ans, ont renforcé l’exploitation, le pillage et les injustices. De plus, ces politiques ont plongé le pays dans une crise profonde. Pourtant, il n’est pas vrai de dire que toute la faute revient à l’AKP concernant la crise actuelle.

L’auteur réel n’est personne d’autre que la classe capitaliste qui ne se soucie que de ses profits ; ainsi que cet ordre social qui est basé sur l’exploitation. Il s’agit du résultat naturel du fait que notre économie repose sur l’enrichissement d’une petite minorité plutôt que sur la poursuite d’intérêts sociaux et nationaux,  cela ne peut que nous mener à glisser vers des crises successives.

S’OPPOSER À L’IMPÉRIALISME

La Turquie est membre de l’OTAN. Les États-Unis ont des bases militaires et des troupes en Turquie. La Turquie a participé à des opérations militaires dans divers pays, surtout en Syrie, aux côtés des États-Unis et d’autres pays impérialistes. Jusqu’à hier, le parti au pouvoir en Turquie se vantait de son partenariat stratégique avec les États-Unis. À nouveau, c’est l’AKP qui était d’humeur festive lorsque des progrès ont été réalisés dans le processus d’adhésion à l’Union européenne. Hier comme aujourd’hui, les communistes ont toujours été debout et ont lutté contre l’OTAN, contre l’Union européenne, et contre les bases militaires étrangères dans notre pays.

Vous ne pouvez pas lutter contre l’impérialisme en négociant avec lui. On ne peut pas être « indépendant » en déclarant certains pays comme amis un jour et comme ennemis l’autre jour. Le gouvernement de l’AKP a fait de la Turquie un pays clé dans la lutte au sein du système impérialiste, ce qui a rendu le pays sujet à toutes sortes d’opérations militaires, économiques et politiques. Un pays qui bénit les soi-disant « marchés libres », qui est membre de l’OTAN et candidat membre de l’Union européenne, est sans défense contre de telles opérations. Notre peuple doit se dresser contre l’impérialisme et montrer aux patrons qui craignent les « relations tendues avec les États-Unis » que c’est à lui que le pays appartient vraiment.

FAIRE LA SOURDE OREILLE À CEUX QUI NOUS DEMANDENT DE FAIRE DES SACRIFICES.

Ceux qui n’ont rien d’autre que leur travail à vendre pour gagner leur vie, les salariés, sont pauvres; chaque jour ils sont exposés à la menace d’être licenciés. Maintenant, ils demandent à notre peuple de faire des sacrifices en prétendant que « nous sommes tous dans le même bateau ».

Dans les jours à venir, ils vont commencer à décréter des « programmes de stabilisation » les uns après les autres. Les monopoles internationaux et les gros bonnets vont se mettre à pleurnicher ensemble et vont nous demander de faire des sacrifices, tout en continuant de gérer leurs affaires avec plaisir comme à leur habitude ! Ceux qui ont mis la Turquie dans une telle situation, ceux qui accumulent d’énormes richesses, ont déjà commencé à « transformer la crise en opportunité ». Nous ne les laisserons pas enlever le pain de nos bouches et aggraver nos conditions de travail.

Aujourd’hui, les travailleurs, les prolétaires, sont les plus vulnérables et forment la partie la plus désorganisée de la société. Les patrons et leur gouvernement feront tout ce qui est à leur disposition pour faire peser le fardeau de la crise sur les employés. Nous devons nous organiser contre cela.

Le dicton « un peuple uni ne sera jamais vaincu » doit être pris au sérieux. Et nous devrions savoir que les personnes désorganisées sont vouées à s’appauvrir.

FAVORISER LA CULTURE DE LA SOLIDARITÉ

Nous devons lutter contre la pauvreté et le chômage en nous organisant partout. Nous devons nous organiser contre les réductions salariales, contre l’allongement du temps de travail, contre les licenciements.

La pauvreté, le fait de n’avoir rien d’autre à vendre que sa propre force de travail, le fait de gagner sa vie honnêtement ne sont pas des choses dont il faut avoir honte. Ce qui est honteux et constitue un crime, c’est de s’enrichir en exploitant les autres et en pillant les richesses sociales et naturelles. Nous devons faire revivre la « culture de la solidarité », l’une des valeurs les plus chères à notre peuple qui a été étouffée, forcée à l’oubli, par le règne de l’argent.

Nous ne devons pas rester sourds à la pauvreté de notre voisin, au licenciement de notre collègue.

Les capitalistes se regroupent et détiennent également le pouvoir politique ; notre seule assurance, c’est notre association, notre solidarité.

LE CHANGEMENT DE L’ORDRE SOCIAL EST UN DROIT INCONTESTABLE

Avant les élections du 24 juin, le Parti communiste de Turquie avait déclaré qu’il se profilait « une grande crise à l’horizon » et que « nous devons nous tenir prêts ».

Nous devons nous organiser, nous battre contre les injustices, contre les efforts menés pour faire porter le fardeau de la crise sur les épaules des travailleurs et des exploités.

Plus important encore, nous devons nous opposer à cet ordre social qui nous condamne aux opérations impérialistes, à un appauvrissement de près de 20% en une seule journée, au chômage et à la famine. Nous n’aurons pas de paix dans ce système d’exploitation. Le confort, la paix, la prospérité, l’abondance n’est rien d’autre que de la pure fantaisie dans ce système. Le système d’exploitation ne répond qu’au plaisir d’une petite minorité.

Cet ordre social doit être renversé sans tarder.

Le règne des capitalistes doit prendre fin.

PARTI COMMUNISTE DE TURQUIE

13/08/2018


Publié par  SOLIDARITE INTERNATIONALE PCF
URL  http://solidarite-internationale-pcf.fr/2018/08/declaration-du-tkp-sur-la-crise-monetaire-en-turquie-que-doit-faire-notre-peuple-face-a-la-depreciation-de-notre-monnaie.html
Relayé par http://onsbouge.unblog.fr/
Lien court http://onsbouge.unblog.fr/?p=144323

.
.

« Ce blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non commercial et totalement amateur. Les images, les textes dont nous ne sommes pas les auteurs ainsi que les musiques et chants seront supprimés du blog sur simple demande par courriel. Nous publions textes et communiqués émanant d’auteurs et d’organisations diverses. Ces publications ne signifient pas que nous partageons toujours totalement les points de vue exprimés. Nous déclinons toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens. ».

Publié dans - DROIT, - ECONOMIE, - INTERNATIONAL, - LIBERTES, - LUTTES, - POLITIQUE | Commentaires fermés

Comment la dette de la SNCF enrichit les marchés financiers, au détriment des cheminots et des usagers, par Nolwenn Weiler

Posté par onsbouge le 16 août 2018

black-313636_640-2


LES CRISES

Économie

16.août.2018 // Les Crises

Comment la dette de la SNCF enrichit les marchés financiers, au détriment des cheminots et des usagers, par Nolwenn Weiler

Comment la dette de la SNCF enrichit les marchés financiers, au détriment des cheminots et des usagers, par Nolwenn Weiler dans - ECLAIRAGE - REFLEXION tags ,

Source : Bastamag, Nolwenn Weiler, 03-04-2018

Capture-d’écran-2018-04-18-à-02.55.43-590x295 FRANCE? dans - ECONOMIE

Sous prétexte de sauver la SNCF, endettée de près de 50 milliards d’euros, le gouvernement Philippe prépare une profonde réforme du secteur ferroviaire, ouvrant la porte à sa privatisation de fait. Présentée comme la conséquence de performances insuffisantes de l’entreprise, cette dette résulte pourtant très largement de choix politiques et organisationnels antérieurs. Loin des fantasmes sur le statut des cheminots, Basta ! retrace l’histoire de cet endettement, qui constitue aussi une rente annuelle de plus d’un milliard d’euros pour les marchés financiers. Pour en venir à bout, d’autres solutions sont possibles.

Lors de l’inauguration de la ligne grande vitesse Paris-Rennes, en juillet dernier, Emmanuel Macron a évoqué une offre : l’État pourrait prendre en charge la dette de la SNCF en échange d’un « nouveau pacte social » au sein de l’entreprise publique, qui verrait le statut des cheminots progressivement supprimé. Emmanuel Macron faisait ainsi implicitement le lien entre l’endettement colossal de la SNCF – 46,6 milliards d’euros – et le « coût du statut » des cheminots, qui leur donne notamment la possibilité de partir en retraite plus tôt. Le rapport Spinetta, remis le 15 février dernier au gouvernement en vue d’une loi réformant la SNCF, reprend cette thèse d’un coût du travail trop élevé qui viendrait gréver les finances du système ferroviaire français.

« C’est une escroquerie intellectuelle de laisser penser cela, s’insurge Jean-René Delépine, représentant du syndicat Sud-rail au conseil d’administration de SNCF réseau, la branche qui gère les voies ferrées. Cette dette, c’est d’abord la contre-valeur d’un bien commun : un réseau de chemin de fer. Elle est visible parce qu’elle se trouve au sein d’une seule société. Si une entreprise avait, à elle seule, la charge de maintenir et de développer le réseau routier, sa dette serait infiniment supérieure ! L’État, qui se présente comme la victime d’un endettement non maîtrisé de la SNCF, est en fait le premier responsable de l’explosion de la dette. »

Une dette « mise sous le tapis » il y a vingt ans

Dans les années 80, la politique du « tout TGV », vers lequel les investissements sont essentiellement dirigés, se traduit par une diminution continuelle des budgets de maintenance et de renouvellement du reste du réseau – dessertes des agglomérations, lignes rurales, lignes inter-cités – qui aboutit à un état de délabrement alarmant d’une partie des voies. « En 2005, un audit sur l’état du réseau français réalisé par l’école polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse) à la demande de Réseau ferré de France (RFF) et de la SNCF alertait sérieusement sur le vieillissement du réseau et pointait la responsabilité de l’État », souligne la CGT dans un récent rapport sur l’avenir du service public ferroviaire. Plus de 9000 kilomètres (sur un total de 30 000) sont considérés comme vétustes voire dangereux [1]. À certains endroits, les rails sont si dégradés que les trains doivent ralentir. Tout cela oblige l’État à engager un important et très coûteux programme de travaux au début des années 2000.

En 1997, pour répondre aux critères du traité de Maastricht qui conditionne le passage à l’euro à la maîtrise du déficit public, la France choisit de loger sa dette ferroviaire dans un nouvel établissement public, séparé de la SNCF : Réseau ferré de France (RFF, renommé SNCF réseau en 2014). « C’est une façon de masquer la dette publique, estime Jean-René Delépine. À la même époque, l’Allemagne a de son côté décidé de reprendre la dette du système ferroviaire, alors qu’elle était en pleine réunification ! »

La dette de 46,6 milliards d’euros qui plombe actuellement le système ferroviaire est celle de SNCF réseau, mise sous le tapis il y a vingt ans [2]. « RFF puis SNCF réseau se retrouvent à porter, seules, des investissements qui doivent normalement revenir à l’État, poursuit Jean-René Delépine. C’est pourtant lui qui prend les décisions d’aménagements ! »

Dix milliards ponctionnés par les marchés financiers

À la fin des années 2000, le gouvernement de Nicolas Sarkozy décide de lancer un vaste programme de travaux, mais sans y allouer les finances nécessaires. À la remise en état des voies vieillissantes, s’ajoute la construction de quatre nouvelles Lignes à grande vitesse (LGV) [3]. En 2010, SNCF réseau investit 3,2 milliards d’euros tout en percevant 2,2 milliards de subventions. Il faut donc emprunter sur les marchés pour trouver le milliard manquant. En 2012, les investissements s’élèvent à 4,3 milliards d’euros quand les subventions de l’État plafonnent à 1,2 milliard. Nouvel emprunt. En 2015, rebelote : alors que SNCF réseau doit débourser 5,3 milliards, il ne reçoit que 1,1 milliard de l’État. Cette année là, les subventions ne couvrent que 23 % des besoins d’investissement. Le recours à l’emprunt augmente encore. Depuis, les subventions consenties par l’État restent bien inférieures aux montants de travaux… pourtant engagés à sa demande ! « En 2017, 5,4 milliards d’euros ont été investis pour la régénération du réseau. 2,2 milliards ont été versés par des subventions. Le reste a été emprunté », illustre Jean-René Delépine.

À ce système structurellement déficitaire, s’ajoute le fait qu’« SNCF Réseau doit payer les intérêts de sa dette passée, comme l’explique Adrien Coldrey, économiste au sein du cabinet d’expertise Degest [4]. Or, il n’a plus aucune ressource pour payer ces intérêts puisque celles-ci ont été utilisées pour l’investissement : il doit donc s’endetter pour les payer. C’est un effet boule de neige, qui ressemble à une situation de surendettement pour un particulier. »

Ces dix dernières années, cette charge de la dette – 10,3 milliards d’euros seulement pour les intérêts – pèse plus lourd que l’entretien et le développement du réseau – 7,2 milliards d’euros ! « Quand la SNCF emprunte 100 euros pour le réseau, il ne peut en utiliser que 41. Les 59 restant sont ponctionnés par le système financier », détaille Arnaud Eymery, le directeur du cabinet Degest. Soit les banques, assurances et fonds d’investissement qui prêtent à la SNCF [5].

« On travaille pour financer les banques »

« Pour le dire autrement, afin d’investir 100 euros sur la modernisation des voies, la SNCF doit emprunter 243 euros ! Le surcoût est considérable. C’est une rente pour les marchés financiers, même si les taux sont actuellement très bas. » Si les taux devaient remonter, […]

Suite à lire sur : Bastamag, Nolwenn Weiler, 03-04-2018

 

Notes

[1] L’audit réalisé par l’école polytechnique de Lausanne est disponible ici.

[2] Les deux autres établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) du groupe n’ont pas de dettes « inquiétantes » pour le moment. On parle là de l’« Epic de tête » (la holding qui chapeaute l’ensemble) et de SNCF mobilités qui fait rouler les trains (et qui possède par ailleurs des centaines de filiales).

[3] Paris-Strasbourg, Paris-Bordeaux, Paris-Rennes, contournement Nîmes-Montpellier.

[4] Le Cabinet Degest a rédigé en 2013 un rapport très documenté pour la SNCF en vue de la réforme ferroviaire de 2014. Les principales conclusions de ce rapport sont à lire ici. Le rapport est consultable .

[5] Voir ici l’analyse de Degest sur le coût de la dette.

[6] Pour consulter la synthèse des comptes des concessions autoroutières, voir ici.

[8] Espérance de vie à l’âge de 60 ans : 24,9 ans pour la France entière ; 20,3 ans pour les personnels d’exécution à la SNCF, 22 pour les personnels de traction.

[9] La TICPE est la quatrième recette fiscale de l’État derrière la TVA, les impôts sur le revenu et sur les sociétés.

 

Capture-d’écran-2018-04-18-à-02.59.22-590x267 dans - FRANCE - DOM-TOM

Nous vous proposons cet article afin d’élargir votre champ de réflexion. Cela ne signifie pas forcément que nous approuvions la vision développée ici. Dans tous les cas, notre responsabilité s’arrête aux propos que nous reportons ici. [Lire plus]


Publié par  LES CRISES
URL  https://www.les-crises.fr/comment-la-dette-de-la-sncf-enrichit-les-marches-financiers-au-detriment-des-cheminots-et-des-usagers-par-nolwenn-weiler/
Relayé par http://onsbouge.unblog.fr/
Lien court  http://onsbouge.unblog.fr/?p=144291

.
.

« Ce blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non commercial et totalement amateur. Les images, les textes dont nous ne sommes pas les auteurs ainsi que les musiques et chants seront supprimés du blog sur simple demande par courriel. Nous publions textes et communiqués émanant d’auteurs et d’organisations diverses. Ces publications ne signifient pas que nous partageons toujours totalement les points de vue exprimés. Nous déclinons toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens. ».

Publié dans - ECLAIRAGE - REFLEXION, - ECONOMIE, - FRANCE - DOM-TOM, - POLITIQUE, - SERVICES PUBLICS, - TRANSPORTS | Commentaires fermés

La cina è vicina ( remix Dr Benjelloun ) 10 Août 2018

Posté par onsbouge le 11 août 2018

black-313636_640-2


LIBRAIRIE TROPIQUES

La cina è vicina ( remix Dr Benjelloun )

10 Août 2018

Trois pays musulmans asiatiques sont de plus en plus ancrés à la Chine, ils représentent trois modèles d’échappement à la domination des Usa.

.

Le gangstérisme, régime économique des Usa.

Iran.

Les termes de l’accord conjoint du nucléaire iranien ont parfaitement été respectés par la partie iranienne comme en attestent les onze rapports établis depuis sa signature en 2015 par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique. Ce train des ‘nouvelles sanctions’ économiques prises contre la République Islamique d’Iran vise certes à obtenir un changement de régime. Mais ce qu’une longue guerre Iran-Irak et un isolement économique de plusieurs décennies n’ont pu obtenir, l’actuel durcissement annoncé à l’égard de tous ceux qui commerceront avec la République iranienne ne parviendra davantage à le faire. Ces mesures ont simplement été prises près de dix ans trop tard. Vers les années 2000, les Usa au faîte de leur domination et aveuglés par celle-ci ont mal évalué les retombées d’une occupation militaire du cœur de l’Orient arabe organisée précipitamment et conduite essentiellement pour des raisons idéologiques. L’emploi des pétrodollars des Ibn Séoud et autres pétro-monarques pour anéantir toute structure sociale et nationale dans la périphérie immédiate d’Israël était inscrit dans le programme des néoconservateurs étasuniens qui piaffaient d’impatience devant les portes de la Maison Blanche depuis leurs innombrables think tank. De puissance moyenne enfermée dans ses frontières, l’Iran s’est mise à jouer un rôle clé en Irak, puis en Syrie.

 

L’Iran est confronté à l’arrivée en masse sur le marché du travail d’une jeunesse fortement éduquée et doit faire face à une sécheresse sévère qui affecte son agriculture après avoir subi l’arrivée depuis l’Ouganda d’une rouille des céréales, champignon à spore anémophile, qui a fragilisé sa souveraineté alimentaire. Il existe bien un risque de déstabilisation politique éperonnée par une opposition entretenue à l’étranger. Sa transition vers une économie industrialisée et de services a été entravée après les huit de guerre inaugurale par les salves répétées de ‘sanctions’ exercées à son égard par le gendarme du monde, il subit une fuite de cerveaux considérable. Cet isolement l’a empêché de moderniser ses installations gazières et pétrolières, ce qui le rend dépendant des raffineries étrangères pour son carburant. Depuis 2010, l’essentiel de ses échanges se fait avec la Chine dont il est devenu l’un des premiers fournisseurs en hydrocarbures, l’Inde, très concernée aussi par son gaz et son pétrole et la Corée du Sud.

Son intégration dans l’économie asiatique est en train de se parfaire.

 

Si l’Union européenne obtempère aux injonctions de Trump, Airbus n’honorera pas la livraison de cent avions qui doivent remplacer progressivement les vieux Boeing de l’aviation civile. La flotte commerciale est obsolète. L’Iran prévoit l’achat de 400 unités pour les vingt prochaines années. Il lui faudra attendre alors la mise en service de l’avion de ligne sino-russe CR929 prévue pour 2029 qui contestera la suprématie des longs courriers A500 et Boeing 787. (A)

Total renonce à sa part d’exploitation (50,1%) dans le projet South Pars, qui représente 4,8 milliards de dollars, mais il sera remplacé dans ce consortium par la China National Petroleum Corporation International qui devient alors majoritaire devant la société iranienne Petropars. Deux raisons au moins à ce retrait. Total vient d’investir 1,7 milliards dans l’entité de transformation chimique des produits de cracking au Texas, avec des partenaires autrichiens et canadiens. (B) Total a recours à des institutions financières étasuniennes. Ce faisant, il s’interdit l’accès aux investissements de 200 milliards en cinq ans pour exploiter les 33 800 milliards de m3 de réserve prouvés iraniens.

 La cina è vicina ( remix Dr Benjelloun ) 10 Août 2018  dans - ECLAIRAGE - REFLEXION ob_7cab48_1675

Les pays de l’Union européenne ont bien conscience que ce sont leurs relations économiques avec la Russie et l’Iran qui sont visées. Leurs dirigeants savent, pour en être les co-auteurs et les complices, que les activités terroristes dans l’Orient arabe ne sont pas le fait d’une République islamique qui ne pratique plus l’exportation de son idéologie révolutionnaire des débuts mais recherche une ouverture économique et politique avec l’Occident, surtout depuis l’élection de Hassan Rohani et sa reconduction.

Trump s’adonne par son retrait unilatéral de l’accord sur le nucléaire et ses menaces à l’encontre de tout pays qui continuerait d’entretenir une relation commerciale avec l’Iran à un acte de gangstérisme caractérisé. La révolution du cracking a transformé les Usa en exportateur d’hydrocarbures et de leurs dérivés. Le marché en est saturé. Il a fallu une entente entre les pays de l’OPEP et la Russie pour réduire l’offre mondiale déjà amputée des contributions réduites de l’Irak et de la Libye, et assister à la remontée des cours. Le projet des brigands étasuniens est d’imposer à leurs partenaires vassaux l’achat de leur gaz liquéfié, touchant les intérêts non seulement de l’Iran mais aussi de la Russie et du Qatar. La perspective inclut d’empêcher le département Airbus Commercial Aircraft de renouveler toute la flotte aérienne civile puis de l’augmenter, ce qui ne peut que satisfaire Boeing qui doit être à la manœuvre pour gêner son concurrent.

 

Les principaux clients de l’Iran, tous asiatiques, vont ignorer les intimidations de Trump. La Chine bien sûr, mais aussi l’Inde et la Turquie n’obtempèrent pas, dans leurs échanges avec l’Iran, elles se passent du dollar. L’équation n’est pas simple pour les Usa. Ils ont besoin d’un cours du pétrole assez élevé pour justifier un investissement relativement lourd avec la contrainte que chaque puits foré a une durée d’exploitation limitée, mais pas trop non plus pour ne pas décourager et orienter la demande vers des énergies alternatives. Les Usa fracturent mais leurs réserves utilisables leur donnent un répit d’une quinzaine d’années tout au plus. Le trio Russie-Iran-Qatar a le temps pour lui. Un baril à un niveau qui satisfasse les conditions de rentabilité pour le schiste est tout à fait bon pour l’économie iranienne. La Russie maintient ses investissements de 40 milliards dans l’exploitation du gaz iranien. Le comportement de M. Le Marché dans les minutes qui ont suivi l’heure fatidique du déclenchement des sanctions le 6 août après minuit est emblématique de la suite. Le marché des contrats à terme du pétrole brut en yuan à Shanghai a vu le volume et la valeur des échanges grimper d’un 5% historique, en découplage avec le Brent et le WTI(C). Les courtiers font confiance sans audace en un yuan adossé à de l’or alors même que la monnaie chinoise connaît quelques perturbations. Par ailleurs, l’Etat chinois a demandé aux gros investisseurs dans l’immobilier américain comme les assureurs de céder leurs avoirs acquis cette dernière décennie, empochant au passage des bénéfices. Cet ordre de désertion contribue à déprécier ce refuge dans la pierre de luxe et vise à stabiliser le yuan. (D)

 

ob_c27986_120-let-mao-czedunu-e959a6 iran dans - ECONOMIE

 

On va se passer du FMI.

Pakistan

 

La presse (des dominants occidentaux) n’a eu de cesse de qualifier le nouveau Premier Ministre du Pakistan, de populiste et de play-boy richissime qui flirte avec les Talibans et de surcroît il serait sans expérience politique. (1) Loin d’être un jeune novice, il avait créé un parti politique dès 1996, le Mouvement pour la justice au Pakistan (PTI) dont il a centré le programme sur la lutte contre la corruption et le favoritisme. Imran Khan, d’origine pachtoune, plaide pour le développement des services publics et s’inspire des principes de l’Islam pour faire advenir une social-démocratie à la scandinave.

Il défend l’idée d’une réconciliation avec le voisin indien et espère ramener la paix en Afghanistan. Il a de tout temps condamné les relations développées avec les Usa et le Royaume Uni et s’est fait connaître par son opposition aux politiques étrangères de ses prédécesseurs qui n’ont pas su empêcher ni limiter l’activité meurtrière des drones étasuniens dans les zones tribales. La dépendance vis-à-vis du FMI pour l’obtention de prêts, plus de onze plans depuis la fin des années1980, explique pour une bonne part cette perte de souveraineté consentie par des dirigeants corrompus sur une partie du territoire national.

ob_913677_330px-imran-khan-wef malaisie dans - INTERNATIONAL

Imran Khan a été élu sur fond d’une nouvelle crise économique avec fonte de la réserve des devises étrangères, une monnaie malmenée, un déficit budgétaire de 10% et des difficultés à payer les dettes et les importations.

Les Usa ont prévenu d’emblée que les ‘dollars du FMI’ ne seront pas versés pour payer une dette colossale contractée ‘sans transparence’ avec la Chine. Dépités d’être tenus en dehors du très gros programme d’un montant de 55-60 milliards de dollars de construction d’infrastructures, routes, voies ferrées et port en eau profonde de Gwadar. Tous ces travaux permettront l’accès de la Chine à l’entrée du golfe arabo-persique par une route qui culminera à plus de 4500 m et viendra desservir cet ancien port de pêche du Baloutchistan situé à 80 km de l’Iran. Leur financement est en réalité assuré à 80% par la Chine. L’exploitation et la gestion du port, confiées dans un premier temps à un consortium pro-américain le Port of Singapore Authority (2), sont passées ensuite discrètement entre les mains de la Chine. (3) Peu désireux d’exposer ses intentions et d’irriter l’Inde, le gouvernement chinois insiste pour dire que le port est à vocation purement commerciale alors que des spéculations vont bon train sur la construction d’une base navale au large de Gwadar (4). Cette perspective de l’utilisation militaire de Gwadar répond au souhait émis par le ministre de la défense du Pakistan au lendemain de l’intervention étasunienne à Abbottabad en 2011 qui s’est soldée par l’assassinat de Ben Laden au corps balancé en haute mer. L’armée et les services de renseignements jusque là relai et cheville ouvrière sérieuse des Séoud et des Usa devant cet acte de lèse souveraineté majeur ont commencé à revoir leurs alliances. D’autant que l’implication du Pakistan en Afghanistan devait être récompensée par l’annexion-attribution des provinces adjacentes mais la guerre s’est révélée ingagnable contre les résistants à l’occupation américaine Les Usa ont récemment suspendu leur aide militaire au Pakistan et ce dernier a refusé de participer à la coalition montée par les Séoud contre le Yémen.

 

De façon imperceptible, la Chine s’est imposée comme premier investisseur et partenaire commercial avec l’Afghanistan. Engagée dans la construction d’une voie ferrée et dans l’exploitation de minerais du sous-sol afghan, 8 milliards pour contrôler la mine de cuivre d‘Aynak(5) la Chine prétend jouer un rôle dans l’assainissement des relations entre l’Afghanistan et le Pakistan. Destiné à stabiliser la région autonome du Xinjiang peuplé par les Ouïghours qui ont fourni un contingent appréciable à Daesh en Syrie et en Irak, Pékin envisage d’établir une base militaire conjointe avec le gouvernement afghan sur leur frontière commune. (6) Voici un gros œil de pris, ou constitution d’un fermé topologique, selon une stratégie du jeu de go, silencieuse et efficace. Contrôle du wahhabisme arrivé depuis l’époque des moujahiddines de Brzezinski dans cette province, endiguement de la présence américaine aux contours de plus en plus imprécis, autonomisation du gouvernement afghan vis-à-vis de l’aide internationale, intérêt économique pour les gisements afghans, sécurité accrue pour le futur couloir qui débouche sur Gwadar.

ob_b38413_1641 pakistan dans - POLITIQUE

L’ancien champion de cricket est parvenu au pouvoir par les urnes dans tout ce contexte de désinsertion du Pakistan vis-à-vis de l’emprise étasunienne non sans le consentement au moins d’une partie de l’armée et du redoutable service de renseignement, l’ISI. Un attentat est si vite arrivé. Lors des dernières consultations électorales, en 2013, Imran Khan a dû se retirer après un problème de fracture osseuse survenue pendant sa campagne.

Le FMI conditionne le renflouement de l’Etat pakistanais à l’application par celui-ci de ses programmes habituels d’austérité et de privations des entreprises publiques ce qui est à l’exact opposé du programme du PTI, construire un Etat providence ‘islamique’ ce qui implique une augmentation et non une réduction de l’engagement financier public.

Outre que près de deux cents compagnies devraient être cédées au secteur privé, en particulier la compagnie aérienne Pakistan International Airlines lourdement déficitaire, le FMI exige de connaître dans ses moindres détails les termes du contrat de prêt chinois pour la construction des infrastructures, ce que Pékin refuse de révéler.

D’autres possibilités se dessinent pour le futur gouvernement de coalition pour sortir le Pakistan de cette spirale où la balance des paiements ne peut plus assurer que deux mois d’importations. Un fonds privé qui ferait appel à la diaspora pakistanaise pour souscrire à des actions ‘islamiques’ gérerait les firmes publiques qui resteraient ainsi entre les mains de la nation. (7)

Le Pakistan espère de la Chine un prêt-relai de 8 milliards, également sollicitée pour accepter le paiement en monnaie pakistanaise au lieu du dollar des importations nécessaires au couloir sino-pakistanais. Le nouveau gouvernement propose aux Séoud le renouvellement d’un mécanisme de paiement différé de l’importation des hydrocarbures et la Banque Islamique de Développement basée en Arabie des Séoud accorde des facilités de 4,5 milliards de dollars sur 3 ans. La Chine a d’emblée ouvert une ligne de secours de 2 milliards de dollars (8).

Il suffit d’observer le volume de ventes d’armement étasunien au Pakistan qui ne cesse de diminuer depuis 2010 et celui vendu par la Chine en augmentation constante pour se convaincre que l’alliance sino-pakistanaise est solide, confirmée par les exercices militaires conjoints. (9)Le Pakistan semble définitivement sorti de l’orbite étasunienne.

 

ob_4a6aec_chine-pop usa

 

La Malaisie,

Se passer du FMI et des Séoud.

 

Peu connu en Occident, il est devenu une référence politique dans le monde asiatique.

A 93 ans maintenant révolus, il revient au pouvoir en Malaisie. Né en 1925, il est le plus vieux Premier ministre, juste devant le tunisien Beji Caïd Sebsi.

Médecin de formation, Mahathir Mohamed a marqué profondément son pays après un très long exercice du pouvoir, vice-premier ministre cinq ans de 1978 à 1981, puis chef de l’exécutif pendant vingt deux ans, jusqu’à 2003. Nationaliste revendiquant son islamité, il a contribué à faire de la Malaisie un pays à profil industriel, exportateur de matériel électronique inséré à son avantage dans le processus de mondialisation de l’économie.

ob_a697b4_20171205-mahathir-tmi

Le rôle de l’État par l’investissement public est majeur, appuyé par un réseau très dense d’entreprises de moyenne importance et des conglomérats partiellement privatisés.

L’encadrement institutionnel a favorisé le développement d’un secteur industriel à partir d’investissements étrangers orienté vers l’exportation. Les capitaux privés britanniques sont dominants jusqu’au milieu des années soixante, atteignent des montants supérieurs aux investissements en Inde avec une rentabilité et une profitabilité exceptionnelle (19% après impôts). Impérialisme pur et dur ou capacité des politiques malaisiens d’utiliser les capitaux britanniques à leur propre fin ?

La Malaisie a ensuite orienté stratégiquement le développement de certains secteurs comme celui de l’électronique qui va bientôt connaître un essor exponentiel.

Elle a moins pâti que les autres pays asiatiques de la dérégulation financière qui avait permis une activité spéculative intense en Asie du Sud Est. La déconnexion financière était bien à l’œuvre à la veille de la crise asiatique. Elle avait en effet adopté une régulation prudentielle du crédit bancaire pour réduire le risque systémique d’un afflux trop important de liquidités, favorisé par des taux d’intérêt élevés.

Une fois arrivée la grande crise asiatique de 1998, Mahathir Mohamed a refusé l’aide du FMI et a pris des mesures qui allaient à l’encontre de ses recommandations. Il a rassuré les marchés en augmentant (paradoxalement) les taux d’intérêt, a amputé de 18% les dépenses budgétaires courantes et a suspendu les grands travaux. La croissance s’en est immédiatement ressentie, mais déjà s’engageaient la restructuration et la recapitalisation des dix plus grandes institutions financières. Le gouvernement a alors imposé diverses mesures de contrôle monétaire et d’interdiction de sortie des capitaux, muée un peu plus tard en taxation. La monnaie nationale a été fortement dévaluée dans un système d’ancrage fixe au dollar. Mahathir a soutenu la demande globale et alimenté l’investissement domestique dont la part publique devient majoritaire.

Cette politique nationaliste de relance avec reprise en mains des flux de capitaux fut une réussite et c’est ce succès qui a contribué à majorer la célébrité de cet homme politique flamboyant. Par la suite, la dépendance de la Malaisie par rapport aux investissements étrangers s’est structurellement réduite. Le capital de l’économie nationale est progressivement revenu entre les mains des Malais de sorte qu’en 2002, les étrangers n’en détiennent plus que 40% contre 60% en 1971. La part détenue par les résidents chinois ne diminue pas, détenant 34% en 1971, ils en possèdent 41% en 2002.*

Depuis les années 2000, l’économie de la Malaisie très liée aux Usa et à l’Europe commence à s’interpénétrer avec celles des pays de l’ASEAN. La Chine devient prépondérante dans les flux d ‘échanges commerciaux à partir de 2008, devançant les Usa où la Malaisie devient bénéficiaire dès 2009. L’intensification des relations commerciales a été assortie par la création de deux parcs industriels jumeaux, le parc de Kuantan en Malaisie lancé en février 2013 qui doit concentrer des usines d’acier, d’aluminium et de raffinage d’huile de palme, l’autre dix fois plus gros à Quinzhou en Chine. Les investissements chinois prévus seront pour le parc Kuantan de 10 milliards en cinq ans, faisant de la Chine le premier investisseur en Malaisie. La construction du deuxième pont de Penang (1) de 24 km qui relie l’île de Penang à la péninsule malaise, une véritable prouesse technique, a été financée par la Chine contre livraison d’huile de palme et conçu par l’entreprise nationale China Harbour Engineering Co. Ltd. Le conflit territorial autour des îles Spratley et Paracels en mer de Chine méridionales est tu, la Malaisie préfère afficher des relations apaisées avec son voisin.

Jusqu’aux dernières élections de mai 2018, la fédération malaise a été dirigée depuis l’indépendance en 1957 par une coalition de centre droit, Barisan Nasional ou Front National dominée par le parti pour l’unité malaise, l’UMNO. En 2013, le Barisan a subi un très net recul et le résultat du scrutin qui reconduisait Najib Razak a été contesté. En 2015, la presse internationale fait part des soupçons de détournement d’un demi-million d’euros au détriment du fonds souverain 1MDB. Il est défait aux élections législatives de 2018, c’est la coalition d’opposition le Pakatan Harapen (2), fondée en 2015 par Mahathir, qui l’emporte.

ob_5dce55_706196-720

Najib Razak est interdit de sortie du territoire, son domicile perquisitionné puis il est inculpé de quatre chefs de corruption. L’Indonésie saisit un yacht luxueux de Najib Razak d’une valeur de 250 millions d’euros et le remet au gouvernement malaisien estimant qu’il a été acheté avec de l’argent volé au peuple de Malaisie. (3)

Un Centre de lutte anti-terroriste fondé en 2017 par le roi Salmane Ibn Séoud, censé apprendre la tolérance et le combat contre l’extrémisme a été fermé cette semaine (4). Sous le gouvernement de Najib Razak, le wahhabisme s’est répandu, la pétromonarchie des Séoud a financé des mosquées, des écoles et a offert des formations en sciences religieuses dans les universités religieuses en Séoudie. C’est exactement le processus qui s’est déroulé au Pakistan après le coup d’Etat de Zia-ul-Haq en 1977 qui a renversé Zufilkar Ali Bhutto.

Mais la Malaisie, multi-ethnique pratiquant depuis toujours un Islam non sectaire, a sorti depuis des décennies sa population de la pauvreté. En parité de pouvoir d’achat, le PIB par habitant a été de 29 041 dollars en 2017, elle était classée 49ème par le FMI devant la Russie, la Turquie et la Chine.

Il revient maintenant au promoteur d’une politique de préférence ‘ethnique’ qui avait favorisé les Malaisiens malais, la forte communauté chinoise détenait 80% des activités économiques à son arrivée au pouvoir, de satisfaire les demandes des minorités ethniques de sa coalition. Plus d’un demi-siècle s’est écoulé et les malaisiens chinois se vivent comme étrangers à la Chine après trois à quatre générations.

Au cours de sa campagne électorale, Mahathir, de père Indien émigré du Kerala, a annoncé qu’il cèderait le pouvoir à son ancien ministre des finances Anwar Ibrahim qu’il avait fait incarcérer en 1998 car il s’était opposé à sa politique anti-FMI. Anwar Ibrahim (5), régulièrement accusé de sodomie, motif exceptionnel de condamnation qui peut valoir vingt ans d’emprisonnement, a purgé jusqu’à mai 2018 une peine prononcée en 2015 au terme d’une série de procès et d’annulation de jugement entamés depuis 2008. En attendant son retour au pouvoir prévu dans deux ans, sa femme, élue député occupe le poste de vice-premier ministre.

*L’essentiel des données citées ont été prises dans cette étude d’Elsa Lafaye De Michaux : https://books.openedition.org/enseditions/4923?lang=fr

 

Badia Benjelloun

Jeudi 9 août 2018

Tag(s) : #badia benjelloun, #géopolitique

Publié par  LIBRAIRIE TROPIQUES
URL  http://www.librairie-tropiques.fr/2018/08/la-cina-e-vicina.html
Relayé par http://onsbouge.unblog.fr/
Lien court  http://onsbouge.unblog.fr/?p=143966

.
.

« Ce blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non commercial et totalement amateur. Les images, les textes dont nous ne sommes pas les auteurs ainsi que les musiques et chants seront supprimés du blog sur simple demande par courriel. Nous publions textes et communiqués émanant d’auteurs et d’organisations diverses. Ces publications ne signifient pas que nous partageons toujours totalement les points de vue exprimés. Nous déclinons toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens. ».

Publié dans - ECLAIRAGE - REFLEXION, - ECONOMIE, - INTERNATIONAL, - POLITIQUE | Commentaires fermés

DOSSIER – Le Gaz de Gaza : la face cachée d’une guerre

Posté par onsbouge le 19 juillet 2018

black-313636_640-2


LE BLOG DE LA RESISTANCE

DOSSIER – Le Gaz de Gaza : la face cachée d’une guerre

05 Fév 2015

gaza gaz carte gisements offshore

Comme j’en avait déjà parlé , il y des hydrocarbures en Palestine , dont d’énormes réserves découvertes récemment (2009) , et ceci explique beaucoup de choses .

A lire ce papier de RTBF BE : Gisements gaziers au large de Gaza: la face cachée d’une guerre

Celui ci : Israël prêt à forer des puits de pétrole en Cisjordanie , qui parle aussi des récentes découvertes d’importants gisements de gaz naturel au large des côtes.

 ou celui ci du grand soir reprenant the Guardian : Israël attaque Gaza pour s’approprier le gaz palestinien (The Guardian)

Ici un dossier assez complet :

 Le Gaz de Gaza : Des centaines de milliers de milliards de dollars !


Gaza, depuis aussi longtemps que porte la mémoire humaine, signifie « la porte de l’énergie »…, cette« flamme de Dieu », c’est la flamme du gaz (et du pétrole)…

Pour comprendre le pourquoi d’Israël…, l’amitié indéfectible des USA envers cette « entité » créée de toutes pièces et artifices… et cette rage de posséder cette « porte de l’énergie » qui alimente « la flamme de Dieu »…, il est utile d’analyser la véritable raison des attaques israéliennes contre Gaza ainsi que la colonisation à outrance…
Il faut aller en profondeur, exactement à 600 mètres sous le niveau de la mer, à 30 Km au large de ses côtes…, là, dans les eaux territoriales palestiniennes, se trouve un immense gisement de gaz naturel : Gaza Marine…, estimé à 30 milliards de mètres cubes, d’une valeur de centaines de milliers de milliards de dollars !

D’autres gisements de gaz et pétrole, selon une carte établie par la U.S. Geological Survey (agence gouvernementale américaine), se trouvent en terre ferme : à Gaza et en Cisjordanie…, mais, en sus, les eaux territoriales d’Egypte, du Liban de Chypre et de la Syrie, regorgent de gaz dans les mêmes quantités.

Le véritable objectif de cette nouvelle guerre « génocidaire » menée contre les Palestiniens de Gaza (dont les bombardements intensifs constituent la phase préliminaire), n’est pas de neutraliser les tirs de roquettes de la résistance Palestinienne, ni de « venger » la disparition mystérieuse de 3 adolescents Israéliens des colonies…, mais bien de lancer une vaste opération militaire terrestre commençant par le Nord de la Bande de Gaza et sa zone côtière, pour la nettoyer de ces dizaines de milliers de Palestiniens poussés à s’entasser dans et autour de Gaza ville… et plus au Sud pour sécuriser les ressources en gaz situées au large des côtes méditerranéennes.

 

Qui plus est, si l’Egypte de Sissi, a ouvert le point-frontière de passage de ce pays avec Gaza, c’est uniquement dans le sens Gaza/Egypte, pour contribuer à « vider » Gaza de ses habitants légitimes…, pour la simple et logique raison que l’Egypte se partage avec Israël, l’exploitation des gisements gaziers de cette région du monde !

 

En 1999, via un accord signé par Yasser Arafat, l’Autorité Palestinienne confie pour 25 ans les droits d’exploration et d’exploitation de ses ressources en pétrole et en gaz au large de Gaza (Gaza Marine), à un consortium formé deBritish Petroleum Group (BPG 60%) et de Consolidated Contractors International Company (CCIC 30%)…, qui appartient aux familles libanaises Koury et Sabbagh…, le Fonds d’investissement de l’Autorité Palestinienne possèdant le solde, soit 10%.

 

Deux puits sont creusés : Gaza Marine-1 et Gaza Marine-2…, mais ils n’entrent jamais en fonction, car bloqués par Israël qui, avec le soutien de son « Parrain-américain », convoite en effet à son plus grand profit, la majeure partie des ressources énergétiques du Levantin méditerranéen.
C’est Ariel Sharon, le général « butor », héros national, qui est « à la manœuvre », ayant été nommé grand ordonnateur de ce plan qui inclut la « libération-colonisatrice des terres juives » (celles qui regorgent de gaz et de pétrole)… et ainsi Israël attend d’exploiter les deux importants champs gaziers Gaza Marine-1 et Gaza Marine-2… et développe ses gisements Leviathan et Tamar, tous deux « découverts » au début des années 2000 par l’entreprise américaine Noble Energy basée à Houston au Texas, associée avec les sociétés israéliennes Delek Drilling et Avner Oil Exploration.

 

Par l’intermédiaire de l’ex Premier ministre Tony Blair, envoyé du « Quartet pour le Moyen Orient », est préparé un accord avec Israël qui enlève aux Palestiniens les trois quarts des futurs revenus du gaz (3/4 des 10%)… en décidant de ne verser que le quart de la part qui leur revient (soit 2,5%) sur un compte international contrôlé par Washington et Londres…, cela en suite d’avoir largement soudoyé Yasser Arafat pour favoriser cette duperie (il sera « atomisé »par la suite, son épouse gardant « le magot » en contrepartie de son « exil » en Suisse)…, mais, immédiatement après avoir gagné les élections de 2006, le Hamas refuse l’accord, en le qualifiant de vol… et demande sa renégociation.

 

Comme le Hamas vient contrarier le pillage des ressources énergétiques Palestiniennes par Israël, en 2007, l’actuel ministre israélien de la Défense, Moshe Ya’alon indique que : « Le gaz ne peut pas être extrait sans une opération militaire qui éradique le contrôle du Hamas à Gaza »…, pour justifier cela, le Hamas est déclaré « organisation terroriste » !
Dans le même temps, des négociations entre Israël et British Petroleum Group, prévoient que le gaz situé au large des côtes de Gaza, dès qu’il sera extrait, sera acheminé directement par un gazoduc sous marin jusqu’au port israélien d’Ashkelon au seul profit d’Israël, les Palestiniens étant dans l’impossibilité de s’y opposer !

 

En 2008, Israël qui espère détruite totalement le Hamas, lance l’opération Plomb durci contre Gaza…, l’horreur du massacre perpétré contre les civils Palestiniens, pousse certains politiciens Européens à forcer Israël  à stopper ce que certains nomment « un nouveau génocide »… (les négociations avec BPG ont été suspendues après la guerrePlomb Durci 2008-2009 puisque Gaza restait Palestinienne).

 

En septembre 2012 l’Autorité Palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas, annonce que, malgré l’opposition du Hamas, elle a repris « les négociations » sur le gaz avec Israël.
Comme ces « négociations » n’aboutissent strictement à rien d’autre que pour Israël : « gagner du temps et l’utiliser pour exploiter le gaz et le pétrole Palestinien »…, l’Autorité Palestinienne demande et obtient, deux mois plus tard, l’admission de la Palestine à l’ONU en tant qu’Etat observateur non membre, ce qui renforce sa position dans « les négociations »…, Gaza-Marine reste cependant bloqué, empêchant les Palestiniens d’exploiter la richesse naturelle dont ils sont propriétaires.

L’Autorité Palestinienne estime avec raison que les Israéliens ne cherchent réellement aucune « négociation »… et prend une autre voie : le 23 janvier 2014, lors de la rencontre du président palestinien Abbas avec le président russe Poutine, est discutée la possibilité de confier à la société Russe Gazprom l’exploitation du gisement de gaz (Gaza Marine) dans les eaux territoriales de Gaza…, c’est l’agence Itar-Tass qui l’annonce, en soulignant que Russie et Palestine entendent renforcer la coopération dans le secteur énergétique…
Dans ce cadre, en plus de l’exploitation du gisement de gaz, est prévu celle d’un gisement pétrolifère dans les environs de la ville palestinienne de Ramallah en Cisjordanie… et, dans la même zone, la société russe Technopromexport est prête à participer à la construction d’un site thermoélectrique d’une puissance de 200 MW.

 

L’entreprise publique Palestine Power Generation Company est chargée d’assurer son approvisionnement en gaz Palestinien, en attente de l’ouverture de Gaza-Marine…, c’est le gaz Israélien provenant du champ gazier Leviathan qui sera utilisé à hauteur d’1,5 milliards de dollars, à déduire plus tard de l’exploitation des gisements Palestiniens…, cette centrale électrique de 300 millions de $, construite par PPGC à Jenin en Cisjordanie devrait être opérationnelle en janvier 2015…
La formation du nouveau gouvernement Palestinien d’unité nationale, le 2 juin 2014, doit renforcer la possibilité que cet accord entre Palestine et Russie parvienne à bon port.

 

Israël ne peut tolérer ces accords qui fragilisent ses vues hégémoniques sur les ressources énergétiques au Moyen-Orient… et dix jours plus tard, le 12 juin 2014, survient le curieux enlèvement de trois jeunes Israéliens, qui sont retrouvés morts le 30 juin : c’est le ponctuel casus belli (sous faux drapeau) qui permet à Israël d’amorcer l’opérationBarrière protectrice contre Gaza…, un « miracle » justifiant (sic !) l’opération programmée de longue date qui entre dans la stratégie Israélienne visant à s’approprier toutes les réserves énergétiques de l’entier Bassin du Levant…, réserves palestiniennes, libanaises et syriennes comprises…

 

Cette « manœuvre » comble Washington qui, en soutenant Israël, vise le contrôle de tout le Moyen Orient, en empêchant que la Russie ne réacquière une influence dans la région…, un mélange explosif, dont les victimes sont une fois de plus les Palestiniens…, mais aussi les Syriens…, ainsi que les Ukrainiens de l’Est, victimes des manœuvres et manigances des USA afin d’affaiblir financièrement la Russie via ses ventes de gaz…

 

Les champs gaziers et pétroliers de Gaza, si ce plan d’occupation réussit, seront intégrés aux installations d’exploitation israéliennes et liés au corridor de transport de l’entité coloniale Israélienne qui va d’Eilat sur la Mer Rouge (le port d’Eilat est un Terminal pétrolier) jusqu’aux ports d’Askelon et de Haifa, avec en projet la construction de pipelines et gazoducs sous marins allant jusqu’au port turc de Ceyhan, le terminal du pipeline transcaspien reliant Baku à Tblisi.

 

En projet donc une liaison BTC et TIPLINE visant à évincer la Russie.
Israël a commencé à exporter 40% de sa production de gaz sans verser le moindre montant à l’Autorité Palestinienne…, ses principaux clients actuellement sont la Jordanie, l’AP, la Turquie et l’Espagne.
Israël a signé un accord de 20 milliards de $ pour vendre sur une période de 20 ans 4 à 5 milliards de M3/an de gaz à l’entreprise espagnole Unon Fenosa Gas via l’Egypte où cette entreprise possède des installations pour liquéfier le gaz naturel.

 

On comprend dés lors pourquoi l’Egypte du dictateur Sissi placé sur le trône du pouvoir avec l’aide américaine, collabore avec Israël en contribuant activement au blocus des Palestiniens à Gaza et en ayant détruit plus de 80% des tunnels servant à approvisionner les Palestiniens sous blocus…, l’Egypte a des ressources en gaz (palestinien) qu’elle exporte aussi en Jordanie via la Mer Rouge.
Israël vise donc à inclure l’Egypte dans son corridor de transport visant le marché de l’UE.
Israël a également en vue d’exploiter conjointement les ressources naturelles en gaz des eaux territoriales de Chypre, mais c’est surtout avec la Turquie qu’Israël veut s’entendre pour commercialiser son gaz sur le marché européen, gros consommateur… et ainsi rivaliser avec la Russie 1er fournisseur.

Des négociations entre les compagnies turques Turcas Petrol, Enerjisa et l’entreprise allemande E.ON ont commencé en avril dernier (2014) portant sur l’achat de quantités importantes de gaz provenant du gisement Palestinien Leviathan…, et ce ne sont pas les gesticulations « antisionistes » d’Erdogan qui empêcheront les Turcs et leur gouvernement de faire leurs affaires sur le dos des Palestiniens !
Ils profitent déjà amplement de la guerre en Syrie, autrefois principale route d’approvisionnement terrestre des pays arabes : Jordanie, Irak, pays du Golfe…, pour exporter via Israël en direction de ces pays.

Benjamin Netanyahou a déclaré récemment qu’il était prêt à reconnaître un état kurde indépendant dans le Nord de l’Irak…., on connaît les liens étroits qui lient les Kurdes du Nord de l’Irak et Israël, ces liens sont très marqués avec l’une des principales familles dominantes, celle des Barzani collaborant avec le Mossad.
Le gouvernement autonome kurde a conquis la partie kurde de l’Irak, accroissant son territoire de 40 %, et annonçant la préparation d’un référendum d’autodétermination.

Les attaques contre le gouvernement central irakien d’Al Maliki pour s’emparer des installations pétrolières au Nord de l’Irak orchestrées conjointement par les Peshmergas entrainés par des militaires de réserve israéliens et les mercenaires djihadistes de l’EIIL du Califat islamique, ont été planifiées à Amman en juin 2014 sous les auspices des États-Unis, de l’Arabie saoudite, du Qatar, d’Israël et de la Turquie.
L’annonce de la création de l’État Islamique d’Irak et du Levant (DAECH), pour relier les frontières de l’Iran depuis Diyala (Irak) à la Turquie, en passant par Al-Raqqa au Nord de la Syrie… et puis à l’Arabie saoudite et la Jordanie, vise à déconnecter l’Iran de la Syrie, alors que la Turquie sera connectée à la Jordanie, à l’Arabie saoudite et à la Palestine occupée, sans passer par les États officiels : Irak et Syrie.

 

Israël vise ainsi à devenir un nœud énergétique pour le pétrole irakien tombé aux mains des Kurdes et de l’EIIL… tandis que la Turquie ne rechigne pas à acheter le pétrole irakien et syrien vendus par les extrémistes d’al Qaeda !
Le pipeline allant de Bassora en Irak à Banias en Syrie pouvant acheminer le gaz et le pétrole de l’Iran jusqu’à la mer Méditerranée est maintenant pour moitié entre les mains de DAECH, donc ce corridor énergétique est provisoirement hors service à la grande joie d’Israël et son « Parrain » américain.
L’un des objectifs de la guerre contre la Syrie c’est de l’éliminer comme corridor de transport énergétique.

Le pipeline Kirkouk-Haïfa testé lors de l’occupation américaine de l’Irak en 2003 visait à le remettre en fonction, il appartient désormais pratiquement dans sa totalité à l’aire géographique de DAECH, à l’exception d’un petit tronçon au niveau d’un triangle frontalier entre la Syrie, la Jordanie, et la Palestine occupée.
Du pétrole de Kirkouk, Kurdistan irakien, a été récemment acheminé par voie maritime en passant par la Turquie jusqu’au port de Haïfa…, 40% de la production de pétrole irakien provient de Kirkouk…, on comprend dès lors l’empressement de Netanyahou à reconnaître le futur état du Kurdistan irakien si celui-ci devait voir le jour.

Une étude de faisabilité a déjà été réalisée à Tel Aviv pour reconstruire le pipeline Kirkouk Haifa (coût 400.000 $/km)…, la Jordanie recevrait des Royalties pour le transit et réglerait enfin son problème constant d’approvisionnement en pétrole…, une bonne affaire donc pour le petit royaume hashemite collaborateur depuis toujours d’Israël et de son protecteur « Parrain » américain.
L’Irak est l’un des plus gros producteurs mondial de pétrole, Israël est prêt à tout y inclus soutenir les nettoyages ethniques commis par les Pershmergas kurdes et les mercenaires du Califat islamique en cours dans certaines villes du Nord et de l’Ouest de l’Irak…, pour réaliser un vieux rêve celui de faire transiter par Haifa l’or noir irakien.

Reste que, ni l’Iran, ni la Syrie, ni le gouvernement central Irakien, ni la Russie, ni les Palestiniens…, n’ont dit leur dernier mot concernant ce vol à grande échelle des ressources énergétiques du Moyen Orient planifié par Israël et les USA…

J’espère que vous aurez, suite à cet article, compris ce qui se trame au Moyen-Orient..


Publié par LE BLOG DE LA RESISTANCE
URL  https://resistanceauthentique.net/2015/02/05/dossier-le-gaz-de-gaza-la-face-cachee-dune-guerre/
Relayé par http://onsbouge.unblog.fr/
Lien court http://onsbouge.unblog.fr/?p=142790

.
.

« Ce blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non commercial et totalement amateur. Les images, les textes dont nous ne sommes pas les auteurs ainsi que les musiques et chants seront supprimés du blog sur simple demande par courriel. Nous publions textes et communiqués émanant d’auteurs et d’organisations diverses. Ces publications ne signifient pas que nous partageons toujours totalement les points de vue exprimés. Nous déclinons toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens. ».

Publié dans - DROIT, - ECLAIRAGE - REFLEXION, - ECONOMIE, - ENERGIE, - HISTOIRE, - INTERNATIONAL, - LIBERTES, - LUTTES, - POLITIQUE | Commentaires fermés

Venezuela : La Suisse impose des sanctions au Venezuela

Posté par onsbouge le 30 mars 2018

black-313636_640-2

BOLIVAR INFOS

Venezuela : La Suisse impose des sanctions au Venezuela 

29 Mars 2018, 16:54pm

Publié par Bolivar Infos

 

Le Conseil Fédéral (Gouvernement) de la Suisse a attaqué mercredi le Venezuela en lui imposant des sanctions. Celles-ci interdisent la vente, l’exportation et la transit de biens d’équipement militaire et de biens susceptibles d’être utilisés soi-disant à des « fins de répression. » Sont aussi interdits la vente d’équipements et de technologie qui peuvent servir à la surveillance ou à intercepter des communications téléphoniques ou internet, rapporte l’agence EFE.

 

Ces sanctions s’inscrivent dans le cadre de celles imposées par l’Union Européenne le 22 janvier dernier lorsqu’elle a sanctionné 7 hauts fonctionnaires en alléguant de soi-disant violations des « droits de l’homme. » Ce sont les mêmes que la République Helvétique a attaqués mercredi.

 

Parmi les sanctionnés se trouvent le député à l’Assemblée Constituante Diosdado Cabello, le ministre de l’Intérieur, de la Justice et de la Paix Néstor Reverol, le procureur général de la République Tarek William Saab, la présidente du Conseil National Electoral (CNE), Tibisay Lucena, le major général Antonio Benavides Torres, le directeur du Service Bolivarien de Renseignement National (SEBIN), Gustavo González López et le président du Tribunal Suprême de Justice Maikel Moreno.

 

Ces sanctions surviennent le lendemain du jour où des députés à l’Assemblée Nationale (AN) dans l’illégalité ont participé à la 138° Assemblée de l’Union Inter-parlementaire (UIP) qui s’est déroulée à Genève où ils cherchaient à «provoquer plus de sanctions » contre le Gouvernement et la population comme l’a dénoncé mardi dernier Yul Jabour, porte-parole du Bloc de la Patrie devant l’instance parlementaire internationale.

 

Jabour a signalé dans une interview à Unión Radio que les représentants de l’Assemblée Nationale dans l’illégalité qui sont intervenus lors de cette assemblée prétendaient faire accepter une motion contre le Venezuela en le qualifiant d’Etat en Faillite.

 

« Cela a provoqué un débat intense à cause de la contradiction contenue dans les arguments présentés, c’est pourquoi ils ont voté contre cette motion, infligeant une défaite à la MUD, » a déclaré Jabour.

 

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Source en espagnol :
http://albaciudad.org/2018/03/suiza-se-suma-a-campana-injerencista-e-impone-sanciones-contra-venezuela/

URL de cet article :
http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2018/03/venezuela-la-suisse-impose-des-sanctions-au-venezuela.html


Publié par BOLIVAR INFOS
URL  http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2018/03/venezuela-la-suisse-impose-des-sanctions-au-venezuela.html
Relayé par http://onsbouge.unblog.fr/
Lien court  http://onsbouge.unblog.fr/?p=134057

.
.

« Ce blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non commercial et totalement amateur. Les images, les textes dont nous ne sommes pas les auteurs ainsi que les musiques et chants seront supprimés du blog sur simple demande par courriel. Nous publions textes et communiqués émanant d’auteurs et d’organisations diverses. Ces publications ne signifient pas que nous partageons toujours totalement les points de vue exprimés. Nous déclinons toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens. ».

Publié dans - DROIT, - ECONOMIE, - INTERNATIONAL, - LUTTES, - POLITIQUE | Commentaires fermés

12345...203
 

Bliid |
wowgoldhao |
comprendrelacriseeconomique |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | appleshoes
| CGT Association Rénovation
| MesMots