Documentaire « Guerre fantôme : la vente d’Alstom à General Electric »

Posté par onsbouge le 19 octobre 2017

 

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Arrêt sur Info
 

Documentaire « Guerre fantôme : la vente d’Alstom à General Electric »

— 19 octobre 2017

Ce documentaire exceptionnel – réalisé par David Gendreau et Alexandre Leraître – revenant sur les dessous de la vente d’Alstom à General Electric – est à voir absolument.

Ce documentaire a été coproduit par Along Production et LCP – Assemblée nationale, et réalisé par David Gendreau et Alexandre Leraître. Les musiques du film et de la bande-annonce ont été composées par Maxime Michel. La première diffusion aura lieu le 25 septembre 2017 à 20h30 sur la chaîne LCP-Assemblée nationale.

Vidéo ajoutée le 14 oct. 2017 par Gabriel Florquin

Alstom


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Une guerre sinistre sur notre droit à détenir du cash

Posté par onsbouge le 7 septembre 2017

 

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Arrêt sur Info

Une guerre sinistre sur notre droit à détenir du cash

Par William Engdahl — 07 septembre 2017

Économie Etats-Unis Histoire UE

Une opération qui a commencé comme une discussion académique assez obscure il y a trois ans est en train de devenir une campagne de propagande massive par certaines des institutions les plus puissantes du monde industrialisé. C’est ce qu’on appelle à juste titre la guerre contre le cash. Comme la guerre contre la terreur, la guerre contre le cancer ou la guerre contre les drogues, son véritable agenda est sinistre et opaque. Si nous sommes assez sots pour avaler la propagande de l’élimination complète du cash en faveur de l’argent bancaire purement numérique, nous pouvons bientôt dire adieu à notre autonomie restante et à notre vie privée. La dystopie de George Orwell, 1984, sera devenue réalité et sous stéroïdes.

Permettez-moi d’être bien clair. Nous ne discutons pas ici de diverses technologies numériques comme la blockchain, appelées crypto-monnaies. Nous ne traitons pas ici des systèmes de paiement privés tels que le système chinois, WeChat. Nous ne discutons pas non plus du commerce électronique ou de l’utilisation de cartes bancaires telles que Visa ou Master Card ou d’autres. Ces moyens sont d’une qualité totalement différente de l’objectif de la sinistre guerre en cours contre le cash. Ce sont tous des services privés non étatiques.

Ce dont nous discutons, c’est d’un complot. Et c’en est un, dirigé par les banques centrales, des gouvernements choisis, le Fonds monétaire international en collusion avec les principales banques internationales pour forcer les citoyens – c’est-à-dire nous ! – à abandonner le cash pour payer nos achats. Au lieu de cela, nous serions forcés d’utiliser les unités bancaires numériques. La différence, aussi subtile qu’elle puisse paraître d’abord, est énorme. Comme en Inde à la suite de la folle guerre contre le cash de Modi, inspirée par les États-Unis, à la fin de 2016, les citoyens perdraient pour toujours leur liberté personnelle de décider comment payer ou autrement dit leur vie privée en termes d’argent. Si je veux acheter une voiture et payer avec de l’argent liquide pour éviter les frais des intérêts bancaires, je ne peux pas. Ma banque limitera le montant d’argent numérique que je peux retirer un jour donné. Si je veux rester dans un bel hôtel pour célébrer une journée spéciale et payer avec de l’argent liquide pour des raisons de confidentialité, ce n’est pas possible. Mais ce n’est que la surface des choses.

Visa se joint à la guerre

En juillet, Visa International a lancé ce qu’il appelle « Le défi Visa du sans cash ». Avec des mots-clés soigneusement calibrés pour montrer la façon dont la technologie a transformé le commerce mondial, Visa a annoncé un programme pour payer certains petits propriétaires de restaurants aux États-Unis s’ils acceptent de refuser d’accepter l’argent liquide de leurs clients en ne prenant que les cartes de crédit. Le site officiel de Visa annonce : « Jusqu’à 500 000 $ de prix. 50 propriétaires de services alimentaires admissibles. La quête du 100% sans cash. » Maintenant, pour une société gigantesque comme Visa avec des revenus annuels dans une fourchette de 15 milliards de dollars, un montant de 500 000 $ est une broutille. De toute évidence, ils croient que cela va faire progresser l’utilisation des cartes Visa dans un marché qui préfère jusqu’à présent l’argent liquide, celui du petit restaurant familial.

Le « défi » de Visa pour atteindre ce qu’il appelle la « quête du 100% sans cash » n’est pas un jeu en toute décontraction. Cela fait partie d’une stratégie très réfléchie non seulement de Visa, mais aussi de la Banque centrale européenne, de la Banque d’Angleterre, du Fonds monétaire international et de la Banque de Réserve de l’Inde pour n’en citer que quelques-uns.

FMI fait bouillir les grenouilles

En mars de cette année, le Fonds monétaire international à Washington a publié un document de travail sur ce qu’ils appellent « la réduction du cash ». Le document recommande que la « suppression complète du cash devra être progressivement échelonnée ». Il constate qu’il existe déjà « des étapes initiales et des mesures largement non contestées, telles que l’élimination progressive des coupures de gros montants, le placement de plafonds sur les opérations de trésorerie et la déclaration des mouvements de trésorerie à travers les frontières. D’autres mesures pourraient inclure la création d’incitations économiques pour réduire l’utilisation du cash dans les transactions, en simplifiant l’ouverture et l’utilisation de dépôts transférables et en informatisant davantage le système financier ».

En France, depuis 2015, la limite pour une personne voulant payer une entreprise en espèces est de seulement 1000€, «… pour lutter contre le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale ». En outre, tout dépôt ou retrait de cash d’un compte bancaire excédant 10 000 € par mois sera automatiquement signalé à Tracfin, une unité du gouvernement français chargée de lutter contre le blanchiment d’argent, des « étapes largement non contestées » et qui n’augurent rien de bon.

Le document du FMI ajoute encore comme argument pour éliminer l’argent liquide que la « suppression du cash devrait améliorer la collecte des impôts en réduisant l’évasion fiscale ». Dit autrement, vous allez être obligé d’utiliser uniquement des transferts d’argent numériques depuis une banque. Les gouvernements de presque tous les pays de l’OCDE ont aujourd’hui un accès juridique aux données bancaires de leurs citoyens.

En avril, un mois après le document du FMI sur la fin du cash, la Commission européenne de Bruxelles a publié une annonce qui déclare :

« Les paiements en espèces sont largement utilisés dans le financement d’activités terroristes. Dans ce contexte, la pertinence des limites supérieures potentielles de paiements en espèces pourrait également être explorée. Plusieurs États membres ont mis en place des interdictions pour des paiements en espèces supérieurs à un seuil spécifique. »

Même en Suisse, à la suite de campagnes implacables de Washington, leur secret bancaire légendaire a été gravement compromis dans le cadre d’un argument fallacieux d’entrave au financement d’organisations terroristes. Un coup d’œil sur les récents titres de presse européens sur les attaques de Barcelone, à Munich, à Londres, à Charlottesville expose cet argument comme un simulacre.
Aujourd’hui, dans l’UE, suite à la pression de Washington, en vertu de la Loi sur la conformité à la taxe sur les comptes étrangers (FATCA), les banques extérieures aux États-Unis où les citoyens américains détiennent un dépôt, sont obligées de déposer des rapports annuels sur les actifs de ces comptes au Financial Crimes Enforcement Network du Trésor des États-Unis. De manière opportune, les États-Unis en tant que principal paradis fiscal émergent, ont refusé pour eux-mêmes, bien que ce soit spécifié dans la loi, de se joindre à la loi FACTA.

En 2016, la Banque centrale européenne a cessé d’émettre des billets de 500€ en arguant que cela entraverait le crime organisé et le terrorisme, une mauvaise blague, comme si les réseaux sophistiqués de criminalité organisée dépendaient encore des devises papier. Aux États-Unis, les principaux économistes comme l’ancien président de Harvard, Larry Summers, défendent l’élimination des billets de 100 dollars pour la même raison.

Limite de 10 dollars ?

Le but réel de la guerre contre le cash a cependant été souligné dans un journal de Wall Street, OpEd, par l’économiste de Harvard et ancien économiste en chef au FMI, Kenneth Rogoff. Celui-ci fait valoir qu’il devrait y avoir une réduction drastique de l’émission de cash par la Réserve fédérale. Il demande que tous les billets au-delà de 10 $ soient retirés de la circulation, ce qui obligera les gens et les entreprises à dépendre uniquement des paiements numériques ou électroniques. Il répète le faux mantra que son plan réduira le blanchiment d’argent, réduira ainsi le crime tout en exposant les tricheurs qui échappent à l’impôt.

Cependant, l’agenda caché de cette guerre contre le cash, c’est la confiscation de notre argent lors de la prochaine crise financière inévitable, que ce soit dans les pays membres de l’UE, les États-Unis ou des pays en développement comme l’Inde.

Déjà, plusieurs banques centrales ont utilisé une politique de taux d’intérêt négatifs alléguant, faussement, que c’était nécessaire pour stimuler la croissance suite à la crise financière et bancaire de 2008. En plus de la Banque centrale européenne, la Banque du Japon, la Banque nationale danoise adhère à cette politique étrange. Toutefois, leur capacité à baisser encore  plus les taux d’intérêt des banques membres est limitée tant que les liquidités sont abondantes.

Ici, le document du FMI ci-dessus permet de dévoiler le pot aux rose. Il y est dit  :

« En particulier, la politique de taux d’intérêt négatif devient une option disponible pour la politique monétaire si les économies en devises physiques sont découragées et considérablement réduites. Avec la fin du cash, la plupart des fonds seraient stockés dans le système bancaire et, par conséquent, seraient facilement affectés par des taux négatifs, ce qui pourrait encourager les dépenses de consommation… »

C’est parce que votre banque commencera à vous facturer le « service » consistant à vous permettre de déposer votre argent chez eux, d’où il peuvent l’utiliser [comme collatéral, NdT] pour gagner plus d’argent. Pour éviter cela, on nous dit que nous devrions dépenser comme s’il n’y avait pas de lendemain. De toute évidence, cet argument est faux.

Comme le souligne l’économiste allemand Richard Werner, les taux négatifs augmentent les coûts de fonctionnement des banques.

« Les banques répondent en transmettant ce coût à leurs clients. En raison des taux de dépôt déjà nuls, cela signifie que les banques augmenteront leurs taux d’intérêts pour les crédits. »

Comme le note Werner,

« Dans les pays où une politique de taux d’intérêt négatif a été introduite, comme le Danemark ou la Suisse, la découverte empirique est que ce n’est pas efficace pour stimuler l’économie. C’est plutôt l’inverse. Et cela parce que les taux négatifs sont imposés par la banque centrale sur les banques – pas sur le public emprunteur. »

Il souligne que la politique de taux d’intérêt négatif de la BCE vise à détruire le fonctionnement, traditionnellement conservateur des caisses d’épargne de l’UE telles que l’allemand Sparkassen et Volksbanken en faveur du sauvetage en douce des méga-banques géantes et financièrement corrompues telles que Deutsche Bank, HSBC, la française Société Générale, Banque Royale of Scotland, Alpha Bank of Greece, ou Banca Monte dei Paschi di Siena en Italie et beaucoup d’autres. Le président de la BCE, Mario Draghi, est un ancien partenaire de la méga banque, Goldman Sachs.

Pourquoi maintenant ?

La question est pertinente de savoir pourquoi maintenant, soudainement, y-a-t-il urgence à pousser à l’élimination du cash par les banques centrales et des institutions telles que le FMI ? Les roulements de tambour pour l’abolition du cash ont commencé nettement après le forum mondial de l’économie de Davos, en janvier 2016, où les principales personnalités des gouvernements occidentaux, les banquiers centraux et les sociétés multinationales ont été rassemblés. L’offensive de propagande préparant l’offensive actuelle de la Guerre contre le Cash a commencé immédiatement après les discussions de Davos.

Plusieurs mois plus tard, en novembre 2016, guidés par des experts de l’USAID et, et oui, Visa, le gouvernement indien de Narenda Modi a annoncé la démonétisation immédiate ou le retrait forcé de tous les billets de 500 roupies (8 US $) et de 1000 roupies (16 US $) sur la recommandation de la Reserve Bank of India. Le gouvernement Modi a affirmé que cela réduirait l’économie de l’ombre et restreindrait l’utilisation de l’argent illicite et contrefait pour financer les activités illégales et le terrorisme.

Notamment, le Parlement indien a récemment réalisé une étude de suivi des effets de la guerre de Modi contre le cash. Le rapport du Comité parlementaire sur la démonétisation signale que pas un seul objectif déclaré n’a été atteint. Aucune somme importante d’argent sale n’a été trouvée et la démonétisation n’a eu aucun effet sur le financement du terrorisme, les raisons invoquées par le gouvernement pour mettre en œuvre une politique aussi drastique. Le rapport a noté que, bien que la banque centrale de l’Inde se serait attaquée à l’argent noir par démonétisation, la grosse partie de cet argent illégal, qui se trouve dans les paradis fiscaux offshore, a été simplement recyclé de retour en Inde, « blanchi » via des investissements étrangers directs par des groupes criminels ou des entreprises appliquant légalement une pratique connue sous le nom de « Round Tripping ».

Pourtant, le rapport du Parlement détaille que la véritable économie indienne a été dramatiquement touchée. La production industrielle en avril a diminué d’un gros 10,3% par rapport au mois précédent, alors que des milliers de petites entreprises dépendant de leur cash ont fait faillite. Les principaux médias indiens auraient été prévenus par le gouvernement Modi de ne pas publier le rapport du Parlement.

Si nous relions tous les points, il devient plus clair que la guerre contre le cash est une guerre contre notre liberté individuelle et nos degrés de liberté dans nos vies. Forcer notre argent à devenir numérique est la prochaine étape vers sa confiscation par les gouvernements de l’UE ou des États-Unis ou partout ailleurs où la prochaine crise bancaire majeure, comme en 2007-2008, va éclater.
À la fin de juillet de cette année, l’Estonie, en tant que présidence tournante de l’UE, a publié une proposition soutenue par l’Allemagne qui permettrait aux régulateurs nationaux de l’UE d’empêcher « temporairement » les gens de retirer leurs fonds d’une banque en difficulté avant que les déposants puissent créer une « panique bancaire ». un précédent dans l’UE a déjà été vécu à Chypre et en Grèce, où le gouvernement a bloqué les retraits d’argent au delà de petits montants quotidiens.

L’ancien analyste bancaire américain Christopher Whelan souligne dans une analyse récente sur l’échec des autorités de l’UE à nettoyer efficacement leur désordre bancaire depuis la crise financière de 2008, « l’idée que la clientèle des banques – ceux qui généralement ont des montants de dépôts bien en-dessous de la limite maximale assurée – pourrait se voir interdire d’accès au cash assure pratiquement qu’ils vont s’envoler et qu’une contagion plus large se produira en Europe la prochaine fois qu’une institution de dépôt sera en difficulté ». Whelan souligne que neuf ans après la crise de 2008, les banques de l’UE restent dans un état dramatique. « Il reste près de 1 000 milliards d’euros de prêts douteux dans le système bancaire européen. Cela représente 6,7% de l’économie de l’UE. C’est énorme. Il souligne que les prêts douteux des banques en tant que part du PIB pour les banques américaines et japonaises sont respectivement de 1,7 et 1,6%. »

Comme les gouvernements, que ce soit dans l’UE ou en Inde ou ailleurs, refusent de freiner les pratiques frauduleuses de leurs plus grandes banques, cela les oblige à éliminer l’utilisation du cash et à conserver toute les liquidités dans des dépôts numériques auprès des banques réglementées par l’État, ouvrant la voie à une confiscation par l’État de ces biens lorsque la prochaine urgence va survenir. Si nous sommes assez sots pour permettre à cette escroquerie d’être mise en place sans répondre, peut-être méritons nous de perdre tout vestige d’autonomie financière. Heureusement, la résistance populaire contre l’élimination du cash dans des pays comme l’Allemagne est massive. Les Allemands se rappellent les jours de la république de Weimar en 1920 et de l’hyperinflation et que c’est la crise bancaire de 1931 qui a mené au Troisième Reich. L’approche du FMI est celle du proverbe chinois sur les grenouilles que l’on fait bouillir lentement. Mais les êtres humains ne sont pas des grenouilles, semble-t-il ?

F. William Engdahl | 21 août 2017

 

F. William Engdahl est conseiller et conférencier en risques stratégiques, il est titulaire d’un diplôme en politique de l’Université de Princeton et est l’auteur le plus vendu du pétrole et de la géopolitique, exclusivement pour le magazine en ligne New Eastern Outlook.

Article original publié le 21 août 2017 sur le site New Eastern Outlook

Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

Note du traducteur
Il ne faut pas oublier que si seulement 1% à 2% des crédits sont pourris aux USA, la situation n’en demeure pas moins explosive car les premières faillites en entraineraient d’autres, pesant sur la barque, et du fait des effets de levier dans le système bancaire qui provoqueraient la destruction du capital des banques et leur mise en faillite.


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Venezuela : Lettre ouverte du peuple vénézuélien au peuple et au Gouvernement des Etats-Unis d’Amérique

Posté par onsbouge le 7 septembre 2017

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BOLIVAR INFOS

Venezuela : Lettre ouverte du peuple vénézuélien au peuple et au Gouvernement des Etats-Unis d’Amérique

Publié le 7 Septembre 2017 par Bolivar Infos

Catégories : #Venezuela-Etats-Unis, #Donald Trump, #ingérence, #blocus du Venezuela, #Nicolas Maduro, #pétrole, #économie

Publiée dans le New York Times

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En tant que Peuple souverain amoureux de la paix, nous nous adressons aujourd’hui aux nobles citoyens et aux travailleurs du Peuple des Etats-Unis d’Amérique respecté. Tous les Etats-uniens doivent savoir que le Président Donald Trump a menacé le 11 août dernier la République Bolivarienne du Venezuela d’une intervention militaire directe. Cette dangereuse menace a été condamnée par toutes les nations et nous savons qu’elle est condamnée aussi par le Peuple états-unien. Cependant, 2 semaines plus tard, le 25 août, le Président Trump a imposé à notre pays de sévères et injustes sanctions économiques, reconnaissant publiquement son intention « d’isoler l’économie vénézuélienne. » C’est la même stratégie qu’ils ont avoué avoir utilisée pour renverser le Gouvernement démocratique du Chile, en 1973, préparant le terrain pour que l’inhumaine dictature d’Augusto Pinochet prenne le pouvoir.

 

Ces menaces et ces décisions unilatérales affectent notre économie et nos moyens d’obtenir des ressources pour l’alimentation, la santé et la production en portant préjudice sérieusement à al vie quotidienne de nos citoyens. Le Président Trump cherche à ce qu’il y ait une crise politique dans notre pays en forçant à un départ anticonstitutionnel de notre Président Nicolás Maduro, élu démocratiquement en 2013.

 

Les décisions unilatérales et illégales du Président Trump affecteront non seulement le peuple vénézuélien mais aussi le peuple états-unien. Les sanctions annoncées mettent en danger notre condition, depuis presque 100 ans, de fournisseur de pétrole le plus proche et le plus sûr pour les Etats-Unis.

 

Ces sanctions affecteront aussi le citoyen états-unien de la rue par une éventuelle hausse du prix de l’essence alors que des milliers de travailleurs courent le risque de perdre leurs économies qui leur a coûté tant d’efforts à cause de l’impact sur les fonds de pension du veto qui pèse sur les bons vénézuéliens.

 

Ce comportement n’est pas conforme au thème de campagne de Donald Trump de « rendre sa grandeur à l’Amérique. » Au contraire, ils ne feront rein de plus que créer de nouveaux problèmes à l’intérieur et hors de leurs frontières en rendant la vie plus difficile aussi bien aux citoyens vénézuéliens qu’à des millions de citoyens états-uniens tut en continuant à provoquer le rejet et la haine du monde envers le Gouvernement des Etats-Unis et indirectement envers leur peuple qui n’a rien à voir avec ces actions bellicistes.

 

Les décisions téméraires de Donald Trump cherchent à conduire les Etats-Unis à une nouvelle aventure militaire et menacent de provoquer un nouveau conflit international avec des répercussions économiques et humanitaires inimaginables sur tout l’hémisphère. Comme c’est arrivé en Irak et dans le reste du Moyen Orient, tout montre que le véritable objectif de Washington est de s’approprier illégalement les énormes ressources naturelles que possède le Venezuela. Rien ne justifie que de jeunes états-uniens soient à nouveau embarqués dans un autre conflit militaire, encore moins s’il s’agit d’affronter un pays ami et pacifiste comme le Venezuela.

 

Le Venezuela n’est pas l’ennemi des Etats-Unis et ne représente aucune menace pour leur sécurité. Nous admirons leur histoire, leur culture et leur développement scientifique. Pour empêcher Donald Trump de détruire la longue relation d’amitié entre les peuples du Venezuela et des Etats-Unis, il faut arrêter cette politique irrationnelle d’agression et encourager la compréhension politique.

 

Le Président du Venezuela, Nicolás Maduro a lancé d’innombrables appels au Président Trump pour se rapprocher et trouver des solutions par la voie du Droit International et du respect mutuel. Le Gouvernement des Etats-Unis a ignoré et méprisé toutes les initiatives de dialogue qu’a proposé le Gouvernement du Venezuela.

 

La seule chose que le Venezuela exige du Président et du Gouvernement des Etats-Unis, c’est le respect de notre souveraineté et de nos affaires intérieures. C’est un droit naturel reconnu par nos pays depuis plus de 200 ans.

 

La paix est un principe qui a guidé les relations entre nos nations. C’est le moment d’écouter les voix sages des Pères Fondateurs et des Libérateurs de l’Amérique pour renverser les tendances violentes et garantir les fruits de la paix aux futures générations.

 

Le Peuple des Etats-Unis, un peuple de paix, doit faire tous ses efforts pour neutraliser les nouvelles intentions belliqueuses de son Gouvernement. Pour cela, nous lançons un appel fraternel et sincère à tous les Etats-uniens de bonne volonté à travailler ensemble pour la défense de la liberté de nos peuples, le bien-être de nos enfants, la coopération et la paix de notre région. C’est le moment du dialogue et de la compréhension. Ne perdons pas cette opportunité. Comme dirait John Lennon, donnons une chance à la PAIX.

 

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Source en espagnol :
http://www.avn.info.ve/contenido/venezolanos-reafirman-lazos-hermandad-estadounidenses-y-llaman-defender-paz

URL de cet article :
http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2017/09/venezuela-lettre-ouverte-du-peuple-venezuelien-au-peuple-et-au-gouvernement-des-etats-unis-d-amerique.html


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Mécanisme de l’éternel endettement

Posté par onsbouge le 5 septembre 2017

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Strategika 51

Mécanisme de l’éternel endettement

5 septembre 2017

Ce documentaire, partie 2, fait suite à la partie 1 publié sur le site de Dominique.

https://dodomartin.wordpress.com/2017/08/30/la-haute-finance-criminelle-et-luciferienne-ronald-bernhard/

 

Ronald Bernard explique les principes de l’éternel endettement, et du très troublant ESM, Mécanisme de Stabilité Européen. Comment ceux qui ont le pouvoir -entre 8.000 et 8.500 personnes – s’arrangent pour rester au sommet de la pyramide, et ceux qui sont en bas, y resteront. Il explique qu’accéder au sommet est impossible. Le restant est sans importance.


Publié par  Strategika 51
URL  https://strategika51.wordpress.com/2017/09/05/mecanisme-de-leternel-endettement/

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Venezuela : Lettre d’un économiste qui a décidé de quitter la Banque Mondiale au Président Maduro

Posté par onsbouge le 5 septembre 2017

 

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BOLIVAR INFOS
 

Venezuela : Lettre d’un économiste qui a décidé de quitter la Banque Mondiale au Président Maduro

Publié le 4 Septembre 2017 par Bolivar Infos

Catégories : #Venezuela, #économie, #Venezuela-Etats-Unis, #blocus du Venezuela, #ingérence, #Donald Trump, #solidarité avec le Venezuela

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Cher Président Maduro,

 

vous avez le soutien écrasant des peuples du monde.

 

Le 25 août, le président Trump a signé un ordre exécutif qui a frappé le Venezuela avec les sanctions économiques les plus larges de l’histoire. Pratiquement, elles paralysent le Venezuela,menacent de le plonger dans la fail. C’est un coup économique de la pire espèce. C’est une guerre financière directe. Pour toutes ces nations occidentales pour lesquelles de telles sanctions unilatérales du régime de Washington dirigé par des sionistes sont devenues la nouvelle norme, c’est l’une des agressions criminelles les plus rudes qu’une nation puisse imposer à une autre nation.

 

Certainement, cet acte est une énorme trahison du droit international. C’est un crime de guerre puisqu’il et en danger et menace la vie du peuple vénézuélien. De plus, Donald Trump menace impunément le Venezuela d’une invasion militaire états-unienne ouverte. « Ouverte » – parce que les services militaires et les services secrets, c’est à dire le personnel de la CIA et ses représentants entraînés, financés et armés ont déjà fomenté pendant des années le mal-être et la mort dans les rues de Caracas et dans d’autres parties du pays.

 

Pour justifier ces mesures, la Maison Blanche dit qu’ils : « calibrent soigneusement pour refuser à la dictature de Maduro une source importante de financement pour maintenir son Gouvernement illégitime. » La déclaration suivante du Secrétaire au Trésor Steven Mnuchin explique parfaitement que ces sanctions sont destinées à « étouffer le Venezuela jusqu’à ce qu’il se soumette. » « On fera des exceptions pour une période de 30 jours et pour certaines transactions entre les Etats-Unis et le Venezuela comprenant les exportations de pétrole et les importations de Citgo, la filiale états-unienne de PDVSA, ainsi que pour le financement des efforts humanitaires. »

 

Monsieur Mnuchin, un ex associé de Goldman Sachs peut-il être aussi humain ? Toute la suite militaire de Trump peut-elle être aussi humaine ? Quelle humanité reste-t-il à ces gens ? Trois généraux prennent les décisions, sous la présidence de Trump. Faut-il d’autres preuves pour que le monde voie que Washington est dirigé par le Pentagone – c’est un pur état policier et militaire dont 95% de la population a été dépouillée de ses droits civiques et de ses droits de l’homme – par des versions successives et chaque fois pires du Patriot Act et de ses Lois connexes ? Le pire époque de l’humanité.

 

Le venin et le mal qui résident dans notre société ne cesseront jamais de me surprendre. Comment en arrivons-nous là ? Le commencement remonte à quelques 5 000 ans mais c’est une autre histoire. Nous vivons maintenant et nous devons éradiquer cette société égocentrique, assoiffée de sang et pathologiquement avare, cette économie de la cupidité, MAINTENANT – ce qui signifie maintenant pour sauver autant de vies que possible.

 

La raison déclarée de Trump pour attaquer le Venezuela avec des sanctions – évidemment, un mensonge comme tout ce qui vient de Washington – est la récente élection par le peuple d’une Assemblée Nationale Constituante – ANC – L’Assemblée Nationale Constituante est la forme la plus haute de la démocratie : une Assemblée élue par le peuple. L’opposition qui a violemment boycotté l’élection du 30 juillet 2017 n’a à présent aucun siège à l’ANC. Evidemment, non. Elle n’a pas présenté de candidats.

 

Selon Jimmy Carter, ex-président des Etats-Unis et chef de l’Institut Carter qui contrôle les élections internationales, et Noam Chomsky, professeur de linguistique au MIT célèbre professeur de géopolitique, le Venezuela a la démocratie la plus complète des Amériques et sans doute du monde. Evidemment, cela ne plaît pas au dictateur-assassin en chef du monde, les Etats-Unis d’Amérique.

 

Le plus grand tyran du monde demande des sanctions atroces « asphyxiantes » contre un pays souverain, pétrolier et riche en gaz dans « l’arrière-cour de Washington » sous prétexte qu’il est passé de la démocratie à la dictature que la tyrannie du Nord en peut tolérer mais dans un geste de générosité, il accorde au Venezuela le soulagement temporaire « humanitaire. » quelle farce !

 

Le Gouvernement de Trump, ou de n’importe lequel de ses prédécesseurs se fiche complètement de la démocratie et des droits de l’homme dans n’importe quel pays qu’il veut dominer. Par contre, ce qu’ils veulent, c’est installer le chaos pour pouvoir exploiter les ressources naturelles du pays et c’est ce qu’ils font constamment. Dans le cas du Venezuela, le pays le plus riche du monde en réserves d’hydrocarbures, le but est de reprendre les richesses et de revenir à la situation précédant l’arrivée au pouvoir du Président Chávez en 1998, sous le ferme contrôle des géants pétroliers états-uniens.

 

Le Venezuela ne le tolèrera jamais.

 

Curieusement, il semble qu’on a dit à Trump d’adopter une nouvelle doctrine des « butins de guerre ». Sa déclaration récente sur l’augmentation des troupes en Afghanistan sans limite de temps a clairement à voir avec les richesses minérales de ce pays d’Asie Centrale : le cuivre, le cobalt, le fer, le baryte, le soufre, le lithium, le plomb, l’argent, le zinc et le niobium. 1,4 millions de tonnes métriques de terres rares (REE). La Force Internationale d’Aide à la Sécurité (ISAF) estime que les ressources totales en terres afghanes dépassent 1 billion de dollars. Peu importe que les Etats-Unis aient déjà dépensé entre 1 et 2 billion pendant les 16 années de guerre illégale en Afghanistan, qui ont provoqué des assassinats massifs, des dizaines de milliers de morts.

 

Dans le cas de la Corée du Nord, c’est le minerai de fer que veulent les Etats-Unis avec, en plus, l’accès stratégique à la Chine et à la Russie. En Syrie, c’est l’infâme pipeline du Qatar qui permettra aux pétro-géants occidentaux d’envoyer de billions de pétrole et de gaz en Europe au détriment des contrats de gaz signés avec la Russie. Bashar al Assad a condamné l’oléoduc depuis que la CIA s’en est approchée en 2008 comme son père au début des années 2000. Ce refus a scellé le destin de la Syrie. Au Venezuela, le vol prévu est évidemment, celui du pétrole et du gaz.

 

Peu importe que Trump se contredise lui-même superbement. Ses promesses électorales fermes et insistantes – de ne pas interférer dans des pays éloignés, de ne pas créer de « démocraties » de style états-unien, « à l’avenir, les Etats-Unis respecteront la façon de vivre des autres pays,» « nous n’utiliserons plus nos forces en terres étrangères – ces jours-là sont terminées. »

 

Merveilleux. Il le dit peut-être sincèrement. Comme il a peut-être réellement voulu faire la paix avec la Russie. C’est probablement la raison pour laquelle il a été élu. Mais Trump serait-il assez naïf pour ne pas savoir que le complexe militaire et industriel ne veut pas – A BESOIN de la guerre ? Ce groupe diabolique veut les ressources naturelles pour ses guerres éternelles.

 

La plupart des gens veulent la paix et on la guerre. Ils veulent respecter la démocratie souveraine du Venezuela, ne pas s’y immiscer. Ce sont leurs dirigeants, des marionnettes fascistes (sic-sic) et ceux qui composent les organisations régionales latino-américaines qui se sentent obligés de se soumettre aux exigences de l’empereur nu.

 

L’industrie d’extraction, les hydrocarbures, les minéraux sont montés en flèche depuis l’ascension du néolibéralisme dans les années 80 comme jamais auparavant dans l’histoire moderne. Les raisons en sont les guerres et les conflits. On estime qu’aujourd’hui, presque les deux tiers du pillage des industries d’extraction mondiales – une calamité indescriptible pour la santé humaine, les communautés locales et le milieu ambiant – sont destinés au complexe militaire et industriel international et à son précurseur : les Etats-Unis d’Amérique.

 

Les nouvelles sanctions contre le Venezuela sont devenues le point commun de tous les vassaux qui, pour une obscure raison lèchent les bottes du Président Trump. Donald Trump, le mégalo-psychopathe est une véritable caricature de l’électorat états-unien. L’opinion et les politiques de Trump dansent dans le vent comme seul un maître immature peut s’en payer le luxe. Par conséquent, le monde est toujours dans l’erreur et sur la pointe des pieds, jamais certain du moment où la prochaine bombe tombera.

 

Cher Monsieur Maduro, cet acte de guerre ne peut être commis que par les Etats-Unis d’Amérique parce qu’ils contrôlent notre système monétaire basé sue le dollar occidental, totalement frauduleux, géré par le privé, basé que l’usure et les buts lucratifs de la FED et des banquiers de Wall Street. Point. Le monde occidental continue à être son esclave bien que sur une échelle de plus en plus faible mais il ne s’est pas encore libéré. L’Orient, la Russie, la Chine et toute l’Organisation de Coopération de Shanghai (SCO) se sont rapidement détachés de l’hégémonie du dollar.

 

Le Venezuela, à mon humble avis, doit faire de même aussi rapidement que possible. Il n’y a pas de temps pour réfléchir : se séparer du dollar, peu importe quelles pertes monétaires et quelles pertes d’actifs cela peut impliquer, d’une façon ou d’une autre, elles auront lieu. Le chien enragé de Washington ne va jamais lâcher, il mordra jusqu’au bout et jamais ne rendra les actifs confisqués. Il l’a démontré plus d’une fois dans le monde entier, il suffit de regarder l’Iran.

 

Le Venezuela voudrait peut-être réduire ses pertes et repartir à zéro en se liant étroitement aux économies de la Russie et de la Chine comme il l’a déjà fait mais il a peut-être besoin de passer par une base plus rigoureuse et radicale. Plus d’offres en dollars. Arrêter toutes les manipulations en dollars/bolivars depuis Miami. Le dollar doit devenir une monnaie interdite au public au Venezuela, strictement contrôlé par la loi, pouvant seulement être utilisée par les autorités du Gouvernement. C’est encore la situation à Cuba et Cuba a survécu 60 ans. L’euro aussi. L’euro est dans la même alliance que le dollar. On l’a créé comme le fils adoptif de la monnaie dollar – amen – sans aucun soutien.

 

Les nouvelles transactions seraient seulement faites en monnaies locales et/ou dans les monnaies de la Russie et de la Chine, à travers les bureaux respectifs de la Banque Centrale et les paiements internationaux seraient faits en dehors de la FED, de Wall Street, de la BIS (Bank for International Settlement) du SWIFT, par exemple à travers le système de Paiements Internationaux de la Chine (CIPS). La Russie est sur le point de lancer un système similaire, détaché des modes de transactions financières dominés par l’Occident comme le SWIFT. Une fois que le nouveau système de virement bancaire de la Russie sera en vigueur, avec le CIPS chinois, le monopole occidental des paiements internationaux – et les sanctions – seront complètement perturbés. Le commerce international redémarrera pour fonctionner hors de l’hégémonie du dollar. Les économies de la Chine et de la Russie sont totalement soutenues par l’or.

 

Sous ces sanctions financières larges et massives imposées au Venezuela grâce au système monétaire occidental, le Venezuela a été tout simplement exclu de toute transaction financière internationale. Il y a un blocus bancaire total contre l’entreprise nationale vénézuélienne de pétrole et de gaz PDVSA-Petróleos de Venezuela SA, qui lui rend impossibles les transactions directes d’hydrocarbures.

 

C’est un étranglement de l’économie vénézuélienne – une recette pour affamer un pays et sa population, pour le soumettre, l’affaiblir pour le conquérir – pour piller ses ressources. Le Venezuela ne permettra JAMAIS que cela arrive. Citgo, filiale de PDVSA aux Etats-Unis ne peut déjà plus verser de dividendes au Venezuela, un autre coup porté aux revenus en devises du Venezuela. Il y a une menace tacite : les bénéfices de Citgo aux Etats-Unis peuvent être confisqués. Existe-t-il une plus haute trahison du droit international ?

 

Le Venezuela n’a jamais fait de mal à une autre nation. Au contraire. Le Venezuela a soutenu d’autres pays en les aidant avec des crédits et des prêts à bas taux, avec des hydrocarbures à des prix préférentiels quand le « marché » abusait avec des prix artificiellement élevés, c’est à dire 120$ le baril et plus pour saigner les pays en voie de développement. Aujourd’hui, le brut a baissé à 47 $ le baril, moins de la moitié de son prix d’il y a 2 ans. Les mêmes spéculateurs sont derrière cette baisse drastique, une autre manipulation délibérée et mal intentionnée. Oui, par les vassaux saoudiens mais encore plus par Wall Street et son chef exécutif mafieux – Goldman Sachs – pour léser le Venezuela, l’Iran et la Russie, en particulier.

 

Ca, cher Monsieur Maduro, c’est un coup d’Etat économique. C’est une guerre financière directe. C’est criminel, illégal et passible d’une condamnation comme crime de guerre s’il existait une cour internationale dans le monde qui n’ait pas été « prostituée » par les Etats-Unis et ses manipulateurs de l’Obscur Etat Sioniste. Le blocus des transactions bancaires avec le Venezuela, de la dette et des « virements » pour des créanciers/ débiteurs est un délit. Bloquer les ventes d’hydrocarbures à l’étranger de l’entreprise pétrolière vénézuélienne est un crime.

 

Rosneft de Russie a acheté une participation de 6 000 millions de $ dans PDVSA et une participation de 49,9% dans sa filiale CITGO qui a son siège aux Etats-Unis. Cela correspond à environ 13% de la production totale du Venezuela. Presque tout le contingent est revendu essentiellement en Amérique Latine par la Russie aux clients du Venezuela malgré les « sanctions » des Etats-Unis.

 

Le Venezuela pourrait envisager la possibilité de négocier des accords de concession ou de vente directe de plus grandes parties de PDVSA à Rosneft ou à d’autres géants pétroliers russes et chinois pour qu’elles soient rachetées une fois la crise finie. La Suède a fait de tels arrangements en nationalisant le secteur des banques pour surmonter sa crise bancaire dans les années 1990, une alternative élégante aux plans de sauvetage. Cela a fonctionné. Les banques ont été reprivatisées ensuite. La Russie pourrait vendre l’essence vénézuélienne dans le monde entier pour honorer les contrats avec les clients vénézuéliens. Sans attendre aucune sanction de la Maison Blanche. Qui pourrait être sanctionné si les transactions sont faites hors de l’économie du dollar ?

 

Malgré la menace de Trump d’une intervention militaire directe au Venezuela, il y a aussi une forte possibilité de blocus naval des ports du Venezuela. Cependant, actuellement, les Etats-Unis ne sont pas les seuls maîtres de l’univers. La Russie et la Chine peuvent être invitées à former un contre-blocus et même à envoyer des troupes au Venezuela.

 

L’intervention de la Russie en Syrie à la demande du Président Bashar Al-Assad a fait des merveilles. En fait, elle a libéré la Syrie du siège de l’OTAN, des Etats-Unis, de la France, du Royaume Uni, de l’Allemagne. Toutes les nations criminelles dansant au rythme de l’empereur moribond. La récente marche des forces aériennes de la Russie sur l’Océan Pacifique, la Mer du Japon, la Mer Jaune et la Mer de Chine Orientale, avec des bombardiers nucléaires Tupolev-95MS au milieu des manœuvres militaires massives et provocatrices des Etats-Unis sur les côtes proches de la péninsule coréenne a amené le Japon et la Corée du Sud à percuter les flots pour escorter les Tupolevs de la Russie. La manifestation russe a suscité le respect de façon impressionnante. Pourquoi ne serait-ce pas un élément de dissuasion pour un blocus de la marine états-unienne ? Ou renoncer à la menace de Trump d’une intervention militaire directe?

 

L’auteur :

Peter Koenig est économiste et analyste géopolitique. Il a aussi travaillé à la Banque Mondiale et longuement dans le monde entier dans les domaines de l’environnement et des ressources en eau. Il donne des cours dans des universités aux Etats-Unis, en Europe et en Amérique du Sud. Il écrit régulièrement pour Global Research, ICH, RT, Spoutnik, PressTV, 4tos medios (China), TeleSUR, le blog del Viñedo del Saker et d’autres sites internet. Il est l’auteur d’ Implosion – Un thriller économique sur la guerre, la destruction de l’environnement et la cupidité corporative – une fiction basée sur des faits réels et sur 30 ans d’expérience à la Banque Mondiale dans le monde entier. Il est aussi co-auteur de The World Order and Revolution! – Ensayos de la Resistencia.

 

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Source en espagnol : wassap

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2017/09/venezuela-lettre-d-un-economiste-qui-a-decide-de-quitter-la-banque-mondiale-au-president-maduro.html


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