Les Américains ne sortiront pas gagnants de l’affrontement avec la Chine 

Posté par onsbouge le 8 août 2019

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Paru sur    FRONT SYNDICAL DE CLASSE

Les Américains ne sortiront pas gagnants de l’affrontement avec la Chine 

Publié le 8 août 2019 par FSC

SOURCE : L’Humanité du 7 aout

interview de Jean-Claude DELAUNAY

Les Américains ne sortiront pas gagnants de l’affrontement avec la Chine  dans - ECLAIRAGE - REFLEXION ob_0e01e2_delaunay-chin

À l’horizon 2050, la Chine espère se propulser au premier rang économique mondial. L’économiste Jean-Claude Delaunay livre les clés d’une économie chinoise en pleine mutation.

Jean-Claude Delaunay, Vice-président de la World Association for Political Economy

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Comment analyser la guerre commerciale qui agite actuellement la Chine et les États-Unis ?

Jean-Claude Delaunay
Les États-Unis semblent découvrir avec cinq ans de retard la stratégie chinoise de « nouvelle normalité ». Il ne s’agit pas seulement de parvenir à des progrès sociaux, mais au développement des forces productives : Internet, électronique, intelligence artificielle, développement de la 5G… Washington prend peur. Je crois qu’il s’agit bien d’une guerre parce que les États-Unis craignent de perdre leur position. L’affrontement militaire étant difficile à mener, ils poursuivent une guerre économique. Face à cela, les Chinois ont une stratégie pacifique extrêmement patiente. Ils s’entourent de la confiance des pays en voie de développement, favorables à cette stratégie qui ne prône pas la guerre, sans être naïve – la Chine a développé ses capacités de défense –, mais qui cherche à désamorcer les conflits par le dialogue. Les Américains ne sortiront pas gagnants de cet affrontement.

Des critiques émergent autour des nouvelles routes de la soie et de l’accroissement de la dette dans les pays partenaires. Est-ce un réel danger ?

Jean-Claude Delaunay
Les pays en voie de développement concernés par cette stratégie sont les premiers à considérer que la Chine est de leur côté. Il n’y a qu’à voir le nombre de chefs d’État africains présents l’an dernier pour le sommet des routes de la soie. Pourquoi ? Parce que la Chine est considérée comme un contre-pouvoir sur ce continent, carrefour de l’impérialisme mondial. L’hégémonie chinoise supposée est un contre-feu lancé par les puissances occidentales. La Chine développe des infrastructures qui restent à la disposition des États, elle ne pille pas. On lui reproche d’acheter des terrains pour nourrir sa population. Voilà le genre de problèmes que le monde devrait prendre en charge : comment nourrir l’ensemble de la population mondiale, y compris les Chinois ? Pour l’instant, on la laisse se débrouiller. Ce n’est pas à proprement parler de l’impérialisme. Il y a eu un affadissement de ce terme. L’impérialisme, c’est la guerre.

La Chine se définit comme un pays en développement à l’économie socialiste de marché…

Jean-Claude Delaunay
Je pense que le socialisme sera inévitablement marchand. On peut rêver d’un socialisme sans marché avec une planification intégrale, mais, en Chine, cela a complètement échoué. Mao Zedong a suivi le modèle soviétique, qui était un modèle d’économie de guerre. Il faut comprendre que le marché n’est pas unimodal. Je crois profondément qu’il existe une différence entre une marchandise capitaliste et une marchandise socialiste. La marchandise capitaliste repose sur des entreprises distinctes qui produisent des biens inévitablement porteurs de profits. Une marchandise socialiste peut quant à elle avoir une orientation macroéconomique. Des entreprises chinoises produisent par exemple des réacteurs en fonction d’un projet planifié de production de l’énergie. C’est une marchandise orientée vers une production globale qui n’est pas forcément génératrice de profits. Dans une économie socialisée, l’investissement peut être réparti différemment. Telle entreprise ne fait pas de profit mais telle autre va la financer. La socialisation de l’investissement est un progrès considérable. Socialiser, cela signifie que l’on peut planifier, rationaliser, contrôler l’investissement, étudier les effets sur la main-d’œuvre. Dans ce genre d’investissement, le marché capitaliste est aveugle. Chacun investit dans son coin et cela produit la suraccumulation.

La Chine a connu ces problèmes de suraccumulation. Sa manière de régler la question est-elle différente ?

Jean-Claude Delaunay
On ne peut nier qu’il y a des suraccumulations de type socialiste qui sont d’une autre nature que celles d’un régime capitaliste. Cela peut par exemple concerner une surestimation de la quantité d’acier nécessaire. L’accroissement du marché est une façon de lutter contre la suraccumulation. Les Chinois ont également pris conscience de la nécessité de développer leur marché intérieur. L’une des différences du marché socialiste réside dans le fonctionnement de la force de travail. Après la crise de 2008, la Chine s’est rendu compte qu’elle devait augmenter les salaires et accélérer la formation. Je ne sais pas si les dirigeants chinois sont convaincus par le socialisme, je crois qu’ils sont convaincus par l’intérêt populaire. Ils ont très profondément le sens de la nation souveraine. Ils portent en eux une histoire d’humiliation qui n’est pas si lointaine. Aujourd’hui, à peine la Chine fait-elle démonstration de sa puissance que les États-Unis veulent l’écorner.

La Chine s’est dotée d’une nouvelle loi sur les investissements étrangers pour répondre aux préoccupations exprimées par les pays occidentaux. Quelle en est la substance ?

Jean-Claude Delaunay
L’entrée de la Chine dans l’OMC en 2001 a accéléré le processus d’ouverture aux capitaux étrangers. À ce moment-là, les multinationales ont pris confiance et pensaient que le pays se convertirait au capitalisme. De leur côté, les dirigeants chinois ont nourri des illusions quant à la volonté de ces entreprises d’apporter le progrès technique et social. Elles se sont implantées et contentées de surexploiter la main-d’œuvre. Le paroxysme a été atteint entre 2009 et 2010, avec la vague de suicides chez Foxconn. Les autorités ont pris conscience d’un certain nombre de problèmes. Une réflexion a alors été menée sur la crise mondiale et l’obligation de mettre sur pied une stratégie de progrès techniques et d’élévation du niveau de développement. Le principe fut simple : en l’échange des parts de marché gagnées, les entreprises avaient pour obligation d’accepter le transfert technologique. Les Chinois ont compris qu’ils devaient se développer eux-mêmes tout en contraignant les entreprises étrangères à leur apporter le progrès.

Les entreprises étrangères risquent pourtant de se re­­trouver à la remorque de l’innovation, à force de sous-traitance…

Jean-Claude Delaunay
Il faudra qu’elles comprennent que la coopération avec la Chine est la seule voie. Les multinationales occidentales détruisent leur capacité technique alors que les entreprises chinoises la renforcent. La sous-traitance en cascade est une catastrophe technologique. La sous-traitance des contrats conduit certainement à accroître les profits, mais, du point de vue productif, c’est un échec. Les Chinois l’ont très bien compris.

Entretien réalisé par Lina Sankari pour l’Humanité


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Le salaire des fonctionnaires cubains doublé pour relancer l’économie

Posté par onsbouge le 8 août 2019

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Paru sur   CUBA COOPERATION FRANCE

 

Le salaire des fonctionnaires cubains doublé pour relancer l’économie

mardi 6 août 2019    par  Romane Frachon

Un reportage de notre amie Romane Frachon publié par la radio télévision Suisse romane, à lire ci-dessous et que vous pourrez voir et écouter en ligne.

On peut ajouter, comme il est dit dans l’article, que des mesures contraignantes sont prises au niveau central, et répercutées jusque dans les communes, pour empêcher la flambée des prix, afin que les bénéficiaires de ces augmentations de salaires ne soient pas pénalisés.

RG

L’augmentation salariale concerne notamment les enseignants cubains, très mal payés.

Le salaire des fonctionnaires cubains doublé pour relancer l’économie dans - DROITS

Le gouvernement cubain augmente les salaires des fonctionnaires pour relancer une économie en difficulté.

Le gouvernement cubain a décidé d’augmenter de 68%, en juillet, le salaire de plus de la moitié des employés de l’Etat. La mesure accompagne une série de réformes de l’économie pour relancer la consommation.

Le revenu moyen des trois millions d’employés du secteur public s’élève ainsi, désormais, à 1060 pesos mensuels – soit quelque 44 francs, au lieu de 21 francs jusqu’ici. L’augmentation s’accompagne d’autres décisions comme le gel du prix des biens et des services.

A un moment où les sanctions américaines et les difficultés économiques engendrent des pénuries, le gouvernement cubain a surpris la population avec ces nouvelles mesures pour renforcer le pouvoir d’achat.

Des salaires qui restent insuffisants

’C’est une bénédiction pour tous ceux qui sont touchés, ils sont contents’, témoigne une serveuse de La Havane dans La Matinale. ’Mais pour être franc’, poursuit-elle, ’ce salaire ne correspond pas encore au coût de la vie à Cuba. Il faudrait adapter les prix, que ce soit dans le secteur étatique ou particulier.’

Cette augmentation salariale massive concerne notamment les médecins et les enseignants, deux secteurs-clés de la société cubaine mais qui sont parmi les moins bien rémunérés. Selon la presse officielle, près de 600 professeurs qui avaient migré vers le secteur privé ont décidé de revenir à l’enseignement compte-tenu de cette hausse.

’Un salaire, c’est censé être fait pour vivre non ?’, interroge un professeur de chimie. ’Ce salaire ne me faisait pas vivre. Avec cette augmentation, ça commence à ressembler un peu plus à un salaire. Cela reste très peu mais au moins, cela montre la volonté du gouvernement de changer notre économie par des faits.’

Le défi de l’inflation

Avec les dernières mesures prises, la politique économique du gouvernement cubain peut paraître paradoxale : d’un côté, il demande à ses citoyens de se serrer la ceinture, et de l’autre, il relance la consommation.

Pour l’économiste Juan Triana, cette augmentation est peut-être une stratégie pour tenter de contrôler l’inflation – une promesse du président Miguel Diaz-Canel. ’Il y a un tel désapprovisionnement que les prix devraient grimper’, souligne-t-elle. Il est probable qu’avec cette hausse des salaires – et c’est déjà le cas – la demande se mette à augmenter. Mais si le pays réussit à stabiliser l’offre, et ils ont prouvé que c’était possible ces dernières semaines, alors à court terme une inflation des prix sera évitée.’

Hausse des prix de 4,7% en 2017

Selon les statistiques officielles, les prix à la consommation ont augmenté de 4,7% en 2017, un chiffre qui ne prend pas en compte les prix du secteur privé et notamment dans le domaine de l’alimentation où ils évoluent en fonction de l’offre et de la demande.

L’Etat cubain étudie par ailleurs la possibilité de recourir à une crypto-monnaie pour contrôler l’inflation et contourner les sanctions américaines.

Romane Frachon/oang avec afp

https://www.google.com/url?sa=t&amp…


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Quartier libre avec Gaël Giraud « La crise qui vient »

Posté par onsbouge le 28 juillet 2019

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Quartier libre avec Gaël Giraud « La crise qui vient »

Cette semaine dans Quartier Libre, Aude Lancelin reçoit Gaël Giraud, économiste en chef de l’agence française de développement, fondateur de la chaire « Energie et prospérité » au CNRS, et prêtre jésuite. Une figure singulière et brillante pour évoquer les risques d’un krach financier imminent, l’urgence écologique, le mouvement des Gilets jaunes, à ses yeux annonciateur d’une explosion bien plus grave, et la façon dont s’articulent chez lui convictions catholiques et engagement pour la justice sociale.

Pour soutenir QG, son développement et sa réussite, rendez-vous sur la page « QG le Média Libre » sur la plateforme KissKissBankBank : https://www.kisskissbankbank.com/fr/p…


QG TV
Sortie le 8 juil. 2019
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Qui a voté le CETA au parlement ?

Posté par onsbouge le 27 juillet 2019

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Qui a voté le CETA au parlement ?

Publié le 27 juillet 2019 par FSC

Tandis que les grands médias préfèrent s’étaler à longueur de colonnes et d’antenne sur des faits divers et des pratiques sans enjeu,

au parlement se prennent des décisions qui engagent notre avenir et celui de la planète.

L’opinion doit donc être informé de qui a voté quoi et les parlementaires rendre des comptes au peuple !

__________________________

Scrutin public sur l’ensemble du projet de loi autorisant la ratification de l’accord économique et commercial global entre l’Union européenne et ses États membres, d’une part, et le Canada, d’autre part, et de l’accord de partenariat stratégique entre l’Union européenne et ses États membres, d’une part, et le Canada, d’autre part (première lecture)

Qui a voté le CETA au parlement ? dans - ECLAIRAGE - REFLEXION

(Pour, contre, abstention) Lire la suite….


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#RusseuropeExpress Minibots : l’Italie veut-t-elle quitter l’euro en douce ? JACQUES SAPIR | MAXIME IZOULET

Posté par onsbouge le 26 juillet 2019

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#RusseuropeExpress

Minibots : l’Italie veut-t-elle quitter l’euro en douce ? JACQUES SAPIR | MAXIME IZOULET

Dans une ambiance tendue entre Rome et Bruxelles, le gouvernement italien envisage d’émettre des titres de dette pour rembourser ce que l’État doit aux entreprises, qui en retour pourraient les utiliser pour payer leurs impôts. Ces « minibots » pourraient-ils devenir une monnaie parallèle à l’euro, ou ne s’agit-il que d’un levier de négociation ?

Russeurope Express
Jacques Sapir avec Maxime Izoulet, doctorant en économie à l’EHESS, spécialiste des questions monétaires.
Une émission co-animée par Clément Ollivier et préparée avec Jean-Baptiste Mendès. 


Sputnik France
Ajoutée le 25 juil. 2019
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