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Submergés par les déchets des colons israéliens

Posté par onsbouge le 22 septembre 2017

 

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ISM-France
Cisjordanie occupée – 21 septembre 2017

Submergés par les déchets des colons israéliens

Par Jaclynn Ashly

Salfit, Cisjordanie occupée – Jamal Hammad se souvient du temps où la source al-Matwa, à Salfit, était une sortie qu’appréciaient les gens du coin. Il y a plusieurs décennies, l’endroit était très fréquenté par les Palestiniens qui randonnaient dans la vallée et des familles qui pique-niquaient le long du ruisseau clair et fluide. Maintenant que les eaux usées se déversent dans la source, l’odeur rance qui recouvre la vallée et les moustiques ont poussé beaucoup de villageois à partir.

Submergés par les déchets des colons israéliens

Les déchets non traités des colonies israéliennes sont déversés sur les terres des villages palestiniens voisins [Jaclynn Ashly / Al Jazeera]

« Tous ces déchets viennent des colonies israéliennes, pour la plupart de la colonie Ariel, » a dit Hammad à Al-Jazeera dans sa modeste ferme qui jouxte la source. « Nous sommes très inquiets des effets à long terme que cette pollution aura sur notre avenir. »

Le problème de la gestion des déchets perdure depuis des décennies en Cisjordanie occupée. L’année dernière, quelques 83 millions de m3 d’eaux usées ont été déversés dans toute le territoire, dont environ 19 millions de m3 venant des colonies israéliennes, selon l’Institut de Recherche de la Knesset, construites sur le territoire palestinien en violation du droit international.

 

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La source Al-Matwa polluée par les colonies [Jaclynn Ashly / Al Jazeera]

Alon Cohen-Lifshitz, chercheur travaillant à l’ONG israélienne Bimkom, dit à Al-Jazeera que beaucoup de colonies israéliennes n’ont pas leurs propres usines de traitement des déchets. Environ 12 pour cent des déchets des colonies ne sont pas traités et se déversent dans les sources proches des communautés palestiniennes.

« Cela vient du fait qu’Israël a déclaré les terres non cultivées de Cisjordanie situées au sommet des collines « terres d’Etat » pendant son occupation militaire du territoire en 1967, » explique Lifshitz. « S’emparer des crêtes permettait aussi à Israël de contrôler facilement les zones. »

C’est là que les colonies israéliennes ont ensuite été construites.

Les communautés palestiniennes sont gravement touchées par les déchets produits par les colonies car de nombreux villages ont été obligés de cultiver des terres agricoles basses après l’occupation du territoire palestinien par Israël. « Le problème des déchets est donc un effet secondaire de la matrice de contrôle d’Israël en Cisjordanie , » a ajouté Lifshitz.

Dans le cas de Salfit, les usines de retraitement d’Ariel – l’une des plus grandes colonies en Cisjordanie , avec une population de près de 19.000 colons – d’Ariel Ouest et des colonies de Barkan tombent en panne ou débordent, d’où le déversement des eaux usées dans la vallée d’al-Matwan et dans la source, exacerbant les problèmes de déchets déjà existants dans les communautés palestiniennes.

Le conseil local de Salfit a été obligé de construire des murs de quatre mètres de hauteur le long de la source al-Matwa pour protéger la station de pompage centrale de la ville contre les inondations par les eaux usées, selon un rapport de B’Tselem.

Jusqu’il y a quelques années, les déchets palestiniens de la ville ont contribué également à la pollution de la source. Mais la municipalité de Salfit a depuis construit un système souterrain d’évacuation des eaux usées pour qu’elles s’écoulent plus loin dans la vallée.

Cela fait des années que les Palestiniens de Salfit essayent de construire une usine de traitement des déchets ; mais comme c’est le cas pour de nombreuses autres communautés palestiniennes, ils en ont été empêchés par les restrictions israéliennes sur le développement palestinien dans la plus grande partie de la Cisjordanie .

 

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Jammal Hammad dans sa ferme à Salfit [Jaclynn Ashly / Al Jazeera]

« L’odeur nous empêche de dormir »

« Je me souviens que nous cultivions dans ce secteur sans même utiliser de pesticides, » dit Hammad à Al-Jazeera, pendant qu’il regarde le ruissellement de selles liquides flottant dans l’eau. « Maintenant, si nous n’utilisons pas de pesticides pour éliminer les insectes et les moustiques dans le secteur, nos cultures ne survivent pas. »

Mais avec l’utilisation de pesticides sur les cultures, Hammad dit que la qualité et la quantité de ses fruits et de ses légumes ont diminué depuis que les égouts ont commencé à toucher les fermes. Beaucoup de Palestiniens ont cessé également de manger les produits locaux, de peur qu’ils soient contaminés par les eaux usées.

De l’autre côté de la rue de la ferme d’Hammad, un autre habitant, Hammad Azazma, est assis sur une couverture devant une structure rudimentaire dans sa petite communauté bédouine, située juste à côté de la source al-Matwa. Il dit à Al-Jazeera qu’entre 50 et 60 de ses brebis meurent tous les ans pour avoir bu l’eau polluée.

« Mes enfants tombent souvent malades. Ils ont de la fièvre et des éruptions cutanées. Même si on ne boit pas l’eau, les bactéries se propagent par les chaussures ou les insectes, » dit-il.

« Et l’odeur ! » s’exclame-t-il, grimaçant de dégoût. « Elle nous empêche de dormir. »

 

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Hammad Azazma, un Bédouin vivant juste à côté du printemps al-Matwa, dit que 50 à 60 de ses moutons meurent chaque année en raison de la pollution [Jaclynn Ashly / Al Jazeera]

Le rapport de B’Tselem notait que la pollution a provoqué l’extinction de plusieurs espèces qui peuplaient jadis la région, dont des cerfs, des lapins et des renards. Les seuls animaux continuant à y vivre sont les sangliers.

Hammad et Azazma ont exprimé leurs craintes sur les effets à long terme pour leurs communautés et les terres. « Mais tout le monde s’en fiche, » a dit Hammad à Al-Jazeera. « La situation empire et personne ne sait ce qu’il adviendra ici pour les habitants. »

Les colons israéliens par contre ne souffrent pas de la pollution puisque toutes les colonies sont reliées au système d’approvisionnement en eau d’Israël et que les eaux usées non traitées sont généralement déviées vers les communautés palestiniennes.

« Nous ne nous habituons pas à l’odeur des produits chimiques »

Depuis les années 1980, le village bédouin de Wasi Abu Hindi, situé dans une vallée coincée entre les colonies israéliennes Maale Adumim et Qedar, près de Al-Eizariya, à l’est de Jérusalem, a été touché par le déversement massif d’ordures israéliennes. La décharge d’Abu Dis était la plus grande de Cisjordanie occupée et pendant des décennies, elle a causé des ravages dans les vies des communautés bédouines voisines dans le district de Jérusalem.

 

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Environ 33 familles vivent dans la communauté de Wadi Abu Hindi [Jaclynn Ashly / Al Jazeera]

Il y a deux ans environ, Israël l’a fermée – bien que Lifshitz ait noté qu’elle continuait à être utilisée de temps en temps – et a déversé de la terre sur l’énorme monticule de déchets.

Khalid Hammad, un habitant de Wadi Abu Hindi, dit à Al-Jazeera que les Bédouins continuent à faire face aux mêmes problèmes, bien qu’à un degré moindre, et que la décharge a rendu les vies des habitants misérables.

Il dit qu’il y a encore quelques années, le village était couvert de sacs en plastique et que près de 200 brebis mourraient tous les ans étouffées par les sacs ou pour avoir bu dans le bassin de rejets liquides.

 

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Khalil Hammad, habitant de la communauté bédouine de Wadi Abu Hindi [Jaclynn Ashly / Al Jazeera]


« Le pire reste l’odeur constante de produits chimiques. C’est toute la journée, et nous ne nous habituons pas, » dit-il, ajoutant que la nuit, les habitants peuvent quelquefois voir des feux près de la décharge à cause de l’importante concentration de méthane exsudant du bassin de déchets.

Khalil lui-même a dû être traité pour des problèmes respiratoires plusieurs fois à cause de la pollution.

Selon Lifshitz, la fermeture de la décharge par Israël n’a pas grand-chose à voir avec l’impact grave sur la santé et l’environnement des communautés palestiniennes voisines mais elle a plutôt été motivée par le désir de promouvoir un plan hautement contesté de relocalisation forcée des communautés bédouines.

« On ne nous déplacera plus »

« La raison principale pour laquelle ils ont fermé le site de la décharge était pour pouvoir y transférer les Bédouins, » dit Lifshitz directement. Israël menace la tribu bédouine Jahalin – devenue une première fois réfugiée en 1948 lors de la création d’Israël – qui vit près de Maale Adumim, de transfert forcé car sa présence empêche l’expansion prévue de la méga-colonie.

Les Bédouins du village voisin al-Jabel ont été relocalisés de force près du site de la décharge après qu’Israël a démoli leurs maisons et les a expulsés d’une zone rurale près de Maale Adumim dans les années 1990, pendant la première expansion de la colonie.

Selon Lifshitz, Israël a maintenant un nouveau plan pour la communauté, qui une fois encore se trouve sur le chemin de l’expansion coloniale implacable d’Israël : le transfert forcé de la population vers le site de la décharge d’Abu Dis. Le projet de relocalisation va toucher quelques 20 communautés bédouines.

Lifsitz, lisant un document en hébreu, dit à Al-Jazeera qu’en mai dernier, une commission officielle israélienne a discuté des manières de réhabiliter le secteur pour préparer les transferts de population. Pour la commission, le plan le plus réalisable était de répandre les déchets vers l’autre côté de la vallée de manière à niveler les ordures et la terre.

Khalil dit que l’administration civile d’Israël a également approché la communauté de Wadi Abu Hindi pour qu’elle déménage sur le site de la décharge. « Ils nous disent qu’ils déverseront davantage de terre sur les déchets et que ça sera un joli endroit où vivre dans le futur, » dit-il d’un air incrédule

 

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Le bassin de déchets liquides près de Wadi Abu Hindi [Jaclynn Ashly / Al Jazeera]

En plus de la décharge et des craintes d’une expulsion forcée de Wadi Abu Hindi, les habitants ont aussi affaire aux Israéliens de la colonie Qedar qui vident l’eau de leurs piscines dans la partie inférieure de la vallée, où résident les Bédouins.

« Ils le font tous les deux ou trois jours, » dit Khalil à Al-Jazeera. « Nous essayons d’empêcher nos brebis de boire l’eau. Mais nous n’y arrivons pas tout le temps. Le chlore les rend malades, et il arrive qu’elles en meurent. » L’eau des piscines détruit aussi l’herbe dans la zone dont la communauté dépend pour faire paître les troupeaux, ajoute Khalil.

Selon lui, les colons évacuant leurs déchets sur la communauté est une autre des tactiques israéliennes pour les forcer à quitter la région. « Mais nous ne partirons pas, » dit-il. « On nous a déplacés une fois, mais on ne nous déplacera plus. »

Source : Al Jazeera

Traduction : MR pour ISM


Publié par  ISM-France
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Les colons brûlent des dizaines d’oliviers palestiniens à Naplouse

Posté par onsbouge le 14 septembre 2017

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CAPJPO – EuroPalestine

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Des colons sont allés en bande brûler 43 oliviers dans le sud de Naplouse vendredi, tandis que d’autres envahissaient le village de Beit Ommar pour y procéder à des prières et priver de circulation les Palestiniens ! Mais surtout ne boycottez pas Israël !

Les colons brûlent des dizaines d’oliviers palestiniens à Naplouse dans - DISCRIMINATION - SEGREGATION - APARTHEID - RACISME - FASCISME oliviers_brule_s_beit_ommar-b3471

 

Les colons de la colonie illégale de Rechelim dans la région sud de Naplouse, à al-Sawiya ont brulé 43 oliviers sur les terres palestiniennes de Jumaa Fathallah.

Une activité courante des colons pour pousser les Palestiniens à abandonner leurs terres, puisque 85 aggressions similaires ont été recensées par les Nations Unies depuis le début 2017.

Mais qui va intervenir ?

Pendant ce temps dans le village de Beit Ommar, dans le district d’Hébron, des dizaines de colons ont envahi le village sous la protection de l’armée d’occupation, pour procéder à des prières sur une soi-disant « tombe du prophète Mathieu », avant d’aller en groupe se répandre dans la région pour la « visiter ».

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Et bien entendu, cela a donné une occasion de plus à l’armée israélienne pour dresser un checkpoint à l’entrée de Beit Ommar dès vendredi matin, et pour arrêter tous les Palestiniens qui passaient par là, afin de les fouiller et de contrôler leurs papiers.

BOYCOTT ISRAEL !!

CAPJPO-EuroPalestine


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Environnement

Posté par onsbouge le 30 août 2017

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mercredi 30 août 2017

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Dans l’agglomération de Dunkerque, le bus gratuit fait son chemin

 Environnement dans - ECOLOGIE - ENVIRONNEMENT a9

La communauté urbaine de Dunkerque, forte de 200.000 habitants, offrira le plus grand réseau de transport gratuit de France en 2018, une mesure audacieuse déjà en vigueur le week-end (afp)


Dans la ville la plus « bagnolarde » de France, il fallait une « révolution »: la communauté urbaine de Dunkerque, forte de 200.000 habitants, offrira le plus grand réseau de transport gratuit de France en 2018, une mesure audacieuse déjà en vigueur le week-end.
« On est la ville la plus minable en matière de transport collectif, sous la barre des 5% des déplacements en bus et le vélo à 1%. On avait besoin d’un déclic! », lance Patrice Vergriete, maire (divers gauche) et président de l’ »agglo ».
Ainsi, dans cette ville portuaire rasée à 90% pendant la seconde guerre mondiale et reconstruite en laissant la part belle aux rues larges, les habitants n’ont plus besoin le week-end de débourser 1,40 euro pour un ticket.
Dans l’abribus au pied de la statue du corsaire Jean-Bart, Nadia, 42 ans, va avec ses enfants à la plage de Malo. « Avant, je ne prenais pas le bus, maintenant je le prends le week-end, comme cela je ne paye plus le parking », dit-elle, enthousiaste.
Le chauffeur, Frédéric Chopin, ressent lui une ambiance différente, grâce à une baisse sensible des incivilités. « C’est plus cool, peut-être parce que les gens n’ont pas à payer. Ne pas avoir d’argent en caisse nous permet aussi d’être plus concentré sur la conduite », remarque-t-il, constatant une hausse de la fréquentation, chiffrée selon une étude partielle à +29% le samedi et +78% le dimanche.
Certains, comme Magalie, qui vit dans un quartier populaire, ont déjà fait leurs (bons) comptes. « Mon budget transport s’élève à une cinquantaine d’euros par mois, avec la gratuité, ça va faire 600 euros d’économie par an ».
Mais comment financer cette mesure de gratuité totale toute la semaine, à partir de septembre 2018? « Le coût du transport collectif à Dunkerque est situé entre 45 et 50 millions d’euros, la billettique ne rapporte que 4,5 millions d’euros », explique M. Vergriete, ancien urbaniste. « Quelque part, ce choix politique était faisable », dit-il, alors que le reste du financement est assuré par l’impôt, le versement transport et une partie du budget général de la communauté urbaine.
Quelque 65 millions ont été aussi nécessaires pour des travaux d’aménagements du réseau qui datait des années 1970 et doit absorber un doublement de la fréquentation d’ici 2020.
La gratuité du transport collectif a en tout cas le vent en poupe, avec une centaine de réseaux entièrement gratuits dans le monde dont une trentaine en France, Niort rejoignant la liste le 1er septembre, souligne Maxime Huré, chercheur en sciences politiques et spécialiste des questions de mobilité.
« Les premières expériences ont eu lieu dans les années 1970, notamment en France à Compiègne ou encore en Italie à Bologne. Après être tombée en désuétude, l’idée de la gratuité est réapparue au début des années 2000″, explique ce chercheur à l’université de Perpignan.
Certaines municipalités y ont vu un moyen de dynamiser des centres-villes en déclin, de répondre aux aspirations écologiques ou de lutter contre l’isolement social des populations les plus paupérisées.
« Les transports collectifs ne sont pas rentables et ne le seront jamais: la gratuité est uniquement un choix politique d’allocations des ressources publiques », plaide le chercheur, soulignant que certains services publics étaient gratuits comme l’éducation.
Mais en cette époque de baisse des dotations des collectivités, le sujet divise. Bruno Gazeau, président de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT), affiche sa réserve: « On n’est pas favorable à la gratuité totale, mais à une gratuité tenant compte des revenus », dit-il, craignant en outre une dégradation de la qualité de l’offre.
« Les collectivités qui mettent en place la gratuité disent toutes +on va moderniser+ le réseau. C’est vrai, sauf qu’au bout de cinq ans, quand il faut renouveler le matériel, elles disent +on a déjà donné beaucoup, on ne peut pas donner plus+ », argue-t-il.

 

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Environnement ~ Au cœur du Lot-et-Garonne, les descendants des nymphéas qui inspirèrent Monet

Posté par onsbouge le 26 août 2017

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samedi 26 août 2017

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Au cœur du Lot-et-Garonne, les descendants des nymphéas qui inspirèrent Monet

 Environnement ~ Au cœur du Lot-et-Garonne, les descendants des nymphéas qui inspirèrent Monet dans - ECOLOGIE - ENVIRONNEMENT a5

Des nénuphars de la pépinière de Latour-Marliac au Temple-sur-Lot, le 23 août 2017 (afp)

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Il y a tout juste 90 ans, l’exposition « Les Nymphéas » de Claude Monet était inaugurée à Paris. Son inspiration ? Des nénuphars colorés, conçus dans une pépinière du Lot-et-Garonne qui, un siècle et demi plus tard, en cultive toujours par centaines.
Paris, Exposition universelle de 1889 : tous les yeux sont rivés vers une étonnante tour de fer, érigée par un certain Gustave Eiffel. Le peintre Claude Monet, fou de fleurs, scrute, lui, les bassins du Trocadéro. Des fleurs totalement atypiques attirent son attention : des nénuphars (autre nom des nymphéas) jaunes, roses, rouges…
« On a oublié que jusqu’à la fin du XIXe siècle, les seuls nénuphars indigènes en Europe, les Nymphaea alba, étaient blancs. Ce n’est que par l’hybridation avec des espèces tropicales, réalisée ici pour la première fois, à la pépinière Latour-Marliac, que des nénuphars colorés résistants au climat européen ont fait leur apparition », explique Robert Sheldon, Franco-américain de 41 ans, propriétaire de cette pépinière située dans le village du Temple-sur-Lot.
C’est au fondateur des lieux, Joseph Bory Latour-Marliac (1830-1911), rejeton d’une famille aisée du cru et horticulteur passionné, que l’on doit cette découverte. Après une dizaine d’années de tentatives de croisement entre nénuphars rustiques blancs et nénuphars tropicaux achetés auprès de collectionneurs, il réalise enfin son rêve.
« Entre 1870 et 1880, il créé 19 variétés. Elles sont toutes présentées à l’Exposition universelle de 1889 où Latour-Marliac reçoit le premier prix dans sa catégorie », raconte Robert Sheldon.
« On suppose que c’est comme cela que Monet a découvert les nénuphars colorés », ajoute-t-il. « Il n’a pas encore son jardin d’eau à Giverny (Eure). Dès qu’il le construit, il passe commande à Latour-Marliac. Nous disposons dans les archives de la pépinière des factures adressées à Claude Monet ».
À l’époque, le peintre est « un des premiers » à posséder un jardin d’eau : « il avait un paysage exclusif, alors que les gens pensent que les nénuphars colorés ont toujours existé », rappelle Robert Sheldon.
On connaît la suite : pendant plus de trente ans, le maître impressionniste y puise son inspiration, jusqu’à sa mort en 1926. Et donne naissance à la série des célébrissimes « Nymphéas », soit près de 300 tableaux, dont les fameux panneaux exposés au musée de l’Orangerie, à Paris, dès 1927.
« Il y a le pinceau qui a servi à Joseph Bory Latour-Marliac pour faire ses hybridations et il y a le pinceau qui a servi à Claude Monet à reproduire leur nouveauté sur la toile », résume le propriétaire. Qui se souvient que son premier nénuphar, acheté aux Etats-Unis, avait lui-même pour nom Marliacea rosea, par référence à Latour-Marliac…
« Partout dans le monde, de très nombreux nénuphars portent des noms français », rappelle-t-il. Et lui qui vient d’obtenir la nationalité française aimerait d’ailleurs que ses nouveaux compatriotes prennent conscience que ce patrimoine botanique exceptionnel est né chez eux, dans cette pépinière où certains bassins datant des années 1870 composent toujours de sublimes tableaux végétaux.
Installé en France il y a quinze ans, ce professeur de marketing passionné par les plantes aquatiques depuis l’adolescence, a acheté la pépinière il y a dix ans à un couple britannique, qui l’avait acquis auprès des Latour-Marliac en 1991.
Chaque année, plus de 15.000 visiteurs se promènent sur les deux hectares de ce site qui, avec plus de 300 variétés de nénuphars, détient le titre de « collection nationale » attribué par le Conservatoire des collections végétales spécialisées (CCVS), association de défense du patrimoine végétal.
À terme, Robert Sheldon a un objectif : « plutôt que de reprendre l’hybridation nous-mêmes, nous souhaiterions obtenir des variétés, les cultiver et verser des royalties à leurs créateurs », explique-t-il.
Avant de rappeler que si Joseph Bory Latour-Marliac a fait « traverser les frontières à ses nénuphars » dans le monde entier, depuis son petit village, « il n’a jamais touché lui-même de royalties… ».

 

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Environnement…

Posté par onsbouge le 23 août 2017

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mercredi 23 août 2017

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Le « smicard » danois gagne son steak en une heure, l’Indonésien en une journée

 Environnement... dans - ECOLOGIE - ENVIRONNEMENT a6

La viande de bœuf, de 1 à 23 heures de travail selon les pays

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Il faut 15.000 litres d’eau pour produire 1 kg de viande de bœuf


Une heure pour gagner son beefsteak à Copenhague, une journée à Jakarta : l’accès à la consommation de viande varie considérablement d’un point à l’autre du globe, comme le souligne une étude effectuée pour le compte de la société Caterwings.
Pour établir ce baromètre, ABCD agency, l’entreprise de relations publiques qui a réalisé l’étude, s’est basée sur le salaire minimum du pays concerné et une moyenne de prix établie à partir des tarifs d’enseignes de grandes surfaces (jusqu’à trois par pays).
En ce qui concerne le Danemark, il se positionne parmi les pays ayant le salaire minimum le plus élevé, sans pour autant avoir « une viande vraiment plus coûteuse que la moyenne mondiale », selon Caterwings, ce qui explique cet accès facile à la consommation de viande pour les Danois.
Le Danemark est talonné par son voisin suédois, qui doit trimer un peu moins d’une heure et demie pour gagner sa ration de viande rouge. Une heure et demi, c’est exactement le temps qu’il faut au Smicard australien pour obtenir son steak, dans ce pays qui engloutit, selon cette étude inédite, la plus grosse quantité de protéines animales.
A l’inverse, le travailleur indonésien en bas de la grille salariale, doit lui faire face à des inégalités criantes, ce pays étant le 6e plus mal loti en la matière dans le monde.
Il doit donc travailler plus de 23 heures et demi pour obtenir son morceau de viande.
En ce qui concerne la France, il faut compter près de deux heures et quart à un récipiendaire du salaire minimum pour remplir son assiette, soit exactement le même laps de temps que chez le voisin allemand.
Au pays d’origine du barbecue, le bas salaire américain devra pour sa part travailler un peu plus de deux heures et demi pour saisir sa grillade.
Ce travail de recherche s’est concentré sur les pays qui produisent et consomment le plus de protéines animales, précise Caterwings, une entreprise de restauration qui met en contact grossistes en nourriture et entreprises.
Ces données ont été obtenues en analysant les prix de la viande dans les plus grandes villes de chaque pays, représentant à chaque fois au moins 25% de la population du pays concerné.

 

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Libellés: Environnement

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