Travail: inquiétude des Français opposés aux ordonnances selon un sondage

Posté par onsbouge le 28 juin 2017

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mercredi 28 juin 2017

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Travail: inquiétude des Français opposés aux ordonnances selon un sondage

 Travail: inquiétude des Français opposés aux ordonnances selon un sondage dans - DROIT a1

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, donne une conférence de presse le 28 juin 2017 à son ministère à Paris (afp)

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La réforme du Code du travail engagée par le gouvernement inquiète une majorité de Français (61%), lesquels s’opposent par ailleurs à l’utilisation des ordonnances pour légiférer sans débat au Parlement, selon un sondage Elabe publié mercredi.
La volonté d’Emmanuel Macron et Edouard Philippe de réformer le droit du travail suscite de « l’inquiétude » pour 61% des personnes interrogées, de la « confiance » pour 29% et de l’indifférence pour « 10% », d’après le sondage réalisé pour BFMTV.
Sur l’échiquier politique, les plus inquiets sont les sympathisants du Front national (à 84%) et de la gauche (71%). Les électeurs d’Emmanuel Macron à la présidentielle sont les plus confiants (67% de ses électeurs au premier tour).
Parmi les mesures envisagées, le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif est celle qui rencontre la plus ferme opposition (61% contre).
Les avis sont moins tranchés sur l’extension du contrat de projet à d’autres secteurs que le BTP (52% d’opinion favorable), la primauté des accords d’entreprise (53%) et l’assouplissement par accord de branche des règles encadrant le recours au CDD et à l’intérim (55%).
Le référendum à l’initiative de l’employeur pour valider un accord minoritaire ainsi que la fusion des instances représentatives du personnel (comité d’entreprise, CHSCT et délégués du personnel) sont accueillis favorablement par près des deux-tiers des sondés.
Sur la méthode, le recours aux ordonnances est perçu négativement par 58% des personnes interrogées.
Le sondage a été réalisé les 27 et 28 juin par Internet auprès d’un échantillon de 1.000 personnes, représentatif de la population française majeure, selon la méthode des quotas.

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Code du travail: les principales mesures envisagées

Le projet de loi d’habilitation présenté mercredi en Conseil des ministres, va autoriser le gouvernement à prendre des ordonnances pour réformer le Code du travail, notamment sur les branches, les licenciements ou les instances représentatives du personnel.

- Articulation entre la convention de branche et l’accord d’entreprise:
Le gouvernement est autorisé à prendre par ordonnance dans les six mois toute mesure visant à « reconnaître et attribuer une place centrale » à la négociation d’entreprise.
Le « bilan » de la concertation avec les partenaires sociaux présenté mercredi prévoit que les domaines de négociation se répartissent en trois blocs. Le premier définit les sujets sur lesquels les accords de branche priment « de manière impérative » sur l’entreprise: minima conventionnels, classifications, mutualisation des financements paritaires, gestion et qualité de l’emploi (dont le recours au CDD, l’extension des contrats de chantier), égalité professionnelle entre hommes et femmes.
Le deuxième bloc concernerait les domaines « pour lesquels la branche peut décider, sans y être obligée, de faire primer son accord sur les accords d’entreprise »: pénibilité, handicap, moyens d’exercice d’un mandat syndical.
Pour tous les autres thèmes, l’accord d’entreprise primerait.
Si le gouvernement avait envisagé dans un premier temps la possibilité qu’un accord d’entreprise puisse « déroger à l’accord de branche, y compris dans certains domaines réservés », ce n’est plus le cas.

- Instances représentatives du personnel (IRP):
Le texte prévoit de fusionner « en une seule instance les délégués du personnel, le comité d’entreprise et le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) », ce qui est déjà possible pour les entreprises de moins de 300 salariés.
Selon la ministre du Travail, les délégués syndicaux, chargés de négocier les accords d’entreprise, pourraient aussi être fusionnés dans l’instance unique en cas d’accord majoritaire. « Mais ce ne sera pas obligatoire », a-t-elle précisé.

- Chèque syndical:
Sans mentionner explicitement ce dispositif, le projet de loi d’habilitation ouvre la possibilité pour le salarié « d’apporter au syndicat de son choix des ressources » financées par l’employeur.

- Prud’hommes:
Fixation d’un barème des indemnités versées au titre des dommages et intérêts -en plus des indemnités légales- en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse, « en fonction notamment de l’ancienneté », « à l’exclusion des licenciements entachés par une faute de l’employeur d’une particulière gravité ».

- Licenciements:
Le gouvernement est autorisé à « harmoniser » le régime juridique de la rupture du contrat de travail « en cas de refus des modifications issues d’un accord d’entreprise ». Selon le ministère, cette harmonisation pourra aller jusqu’à « l’unification » du motif de rupture. Aujourd’hui, selon le type d’accord, le salarié peut être licencié pour cinq motifs différents, ce qui lui ouvre des droits différents et impose à l’entreprise des obligations, différentes également.
Licenciements pour motif économique: le gouvernement se donne la possibilité de définir le « périmètre géographique et le secteur d’activité » pour apprécier les difficultés d’une entreprise: il pourra réintroduire la notion de périmètre national, retirée de l’avant-projet de loi travail.
Réduction des délais de recours contentieux en cas de rupture du contrat de travail, actuellement de 12 mois.

- Consultation de salariés:
« Faciliter » les conditions de recours à la consultation des salariés pour valider un accord. Le texte ne mentionne pas de référendum d’entreprise à l’initiative de l’employeur, une promesse d’Emmanuel Macron vue comme une ligne rouge par les syndicats.

- Travail dominical:
Prolongation du délai accordé aux commerces situés dans les zones touristiques et commerciales pour se doter d’un nouvel accord sur le travail dominical. La loi Macron du 6 août 2015 leur avait donné deux ans.

- Gouvernance d’entreprise:
Présence de salariés dans les conseils d’administration et conseil de surveillance dans les entreprises « dont l’effectif dépasse un certain seuil ». Actuellement, ils sont autorisés à siéger dans les CA d’entreprises de plus de 1.000 salariés.

- Retenue à la source:
Seule mesure ne concernant pas le Code du travail: le gouvernement s’autorise à prendre par ordonnance, dans un délai de trois mois, toute mesure propre à permettre « de décaler d’un an, au 1er janvier 2019″ son entrée en vigueur.


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CECI N’EST PAS UN TROU

Posté par onsbouge le 28 juin 2017

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CECI N’EST PAS UN TROU

CEPAG TV

Ajoutée le 15 mars 2017

La sécurité sociale, un «brol d’assistés»?
Yolande Moreau, Bouli Lanners et Charline Vanhoenacker prêtent leur voix à ce court-métrage d’animation réalisé par Lucie Thocaven et produit par le CEPAG.

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CECI N’EST PAS UN TROU
La Sécurité sociale expliquée à ma petite fille

La grand-mère: Yolande Moreau
Le grand-père: Bouli Lanners
Louise: Charline Vanhoenacker
Le journaliste et le ministre: Yannick Bovy

Réalisation: Lucie Thocaven

Scénario, dialogues, coordination: Yannick Bovy et Aïcha Magha

Animation: Lucie Thocaven et Lora D’Addazio

Prise de son: Maxime Thomas – GSARA

Mixage: Fanny Harcq – GSARA

Archives: RTBF et extraits de «Misère au Borinage», d’Henri Storck et Joris Ivens (1933). Avec l’aimable autorisation de la Fondation Henri Storck.

Musique : «Ici Bxl» – Jaune Toujours

Merci à Yolande Moreau, Bouli Lanners et Charline Vanhoenacker pour leur participation solidaire.

Merci à Pierre Fontaine, Linda Favarin, Noémie Lannoy, Vanessa Amboldi, David Lannoy, Philippe Reynaert, Vincent Tavier, Jojo Burnotte, Olivier Bonfond, Julien Dohet, Estelle Ceulemans, Jean-François Tamellini, Anne Panneels.

Une production CEPAG – 2017
Directrice: Anne-Marie Andrusyszyn

www.cepag.be


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Cuba, Venezuela, une opération US pour prendre en tenailles l’Amérique Latine et les Caraïbes

Posté par onsbouge le 28 juin 2017

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PRCF Initiative Communiste

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Cuba, Venezuela, une opération US pour prendre en tenailles l’Amérique Latine et les Caraïbes

Cuba, Venezuela, une opération US pour prendre en tenailles l’Amérique Latine et les Caraïbes dans - DROIT

 

Dans un plan de recolonisation de l’ dans la claire intention de mettre à genoux toute expression du progressisme dans la région, les Etats-Unis d’Amérique du Nord changent de tactique et organise une véritable opération de tenailles contre et le pour briser la colonne vertébrale de la résistance à l’ et de la construction de nouvelles bases politiques, culturelles et sociales dès l’instant où Cuba l’indomptée est sortie de la période spéciale et où Hugo Chávez a gouverné le Venezuela en proclamant la République Bolivarienne.

Avec Obama, la stratégie était de mettre en œuvre un coup d’Etat doux au Venezuela en s’appuyant sur l’oligarchie pétrolière et commerciale, sur les partis de droite et sur l’organisation de guarimbas et les pénuries d’aliments de première nécessité en s’appuyant sur les corporations de médias du pays et de l’étranger et avec l’ pour faire pression et comme instrument de l’intervention militaire dans l’idée d’encercler le président Nicolás Maduro et de le forcer à démissionner tout en jouant sur le pari d’une normalisation des relations avec Cuba pour trouver d’autres formes d’ingérence non violentes pour intervenir à partir des investissements dans les secteurs privés de l’économie ou de l’ouverture des communications et des réseaux sociaux.

Avec l’arrivée de à la Maison Blanche, les actions contre le Venezuela et l’utilisation de l’OEA en tant qu’éperon de la politique de l’empire à la charge de Luis Almagro, la CIA à la présidence de l’OEA se sont intensifiées mais un noyau dur de pays, les pays membres de l’ALBA et du CARICOM les ont empêchés d’obtenir un consensus pour leurs plans d’intervention et la magnifique décision bolivarienne de mettre dans les mains de la majorité du peuple le débat sur la réforme de la Constitution en isolant l’opposition violente du Venezuela, les a fait changer de tactique concernant Cuba.

Les contradictions à l’intérieur des Etats-Unis ont amené un Trump sans illuminations pour diriger l’Empire, avec des problèmes à la Commission de renseignement du Sénat et avec les modifications des réformes de la santé mises en place par Obama sur lesquelles il prétend revenir, à s’entendre avec les terroristes cubano-américains de Miami dirigés par le sénateur Marco Rubio et le député Mario Diaz-Balart et à revenir sur le processus de normalisation des relations avec Cuba, se garantissant ainsi 2 voix au Congrès bien que la majorité du peuple nord-américain, 72%, approuve la levée du blocus selon des sondages publiés (1).

Le 16 juin, après son discours, Donald Trump a signé le « Memorandum Présidentiel de Sécurité Nationale sur le Renforcement de la Politique des Etats-Unis envers Cuba » et a abrogé la Directive Présidentielle « Normalisation des relations entre les Etats-Unis et Cuba » signée par Obama le 14 octobre 2016, chanté les louanges des mercenaires présents qui faisaient partie de la brigade qui a envahi Cuba à Playa Girón et a été vaincue en 72 heures par Fidel et le peuple cubain en armes. Il a remercié ceux qui ont organisé « l’Opération Peter Pan », une opération organisée par la CIA et le Bureau Catholique du Bien-être qui a fait sortir 14 000 enfants de Cuba en convainquant leurs parents que Cuba leur enlèverait leurs droits parentaux. Ensuite, ils ont placé les enfants dans des campements, des foyers de substitution, des orphelinats et des maisons de correction de Miami et les ont séparés de leur famille.

Des événements symboliques qui représentent une terrible position politique envers Cuba mais aussi envers le Venezuela et le reste des pays qui ont un Gouvernement qui n’est pas fidèle aux desseins de Washington. Dans son discours, Trump affirme : « Maintenant que je suis président des Etats-Unis, ils révèleront les crimes du régime de Castro et se joindront au peuple cubain dans la lutte pour la liberté » et il ajoute : « Nous savons que le mieux pour les Etats-Unis, c’est qu’il y ait la liberté dans notre hémisphère que ce soit à Cuba ou au Venezuela et d’assurer un avenir dans lequel les peuples de chaque pays pourront se gérer eux-mêmes. » En résumé, les Etats-Unis viennent pour tout et pour tous.

Le coup d’Etat doux contre Nicolás Maduro est en marche. Ils essaient de l’amener à sa dernière phase et de forcer le Président à démissionner grâce à des révoltes de rue pour contrôler les institutions. Pendant que la pression dans la rue persiste, on prépare le terrain pour une intervention militaire en cherchant à provoquer une longue guerre civile en isolant le pays au niveau international.

Trump sent qu’il peut avancer en même temps contre Cuba même sans le soutien de la majorité des Nord-américains et expose sa politique envers l’Amérique Latine et les Caraïbes : détruire toute forme de Gouvernement populaire ou démocratique, homogénéiser « notre hémisphère » comme il l’a défini dans sa crise de sincérité. Pour cela, il faut que Cuba et le Venezuela cessent de participer à la politique du continent. Cuba, en démontrant à partir du fait politique et idéologique qu’un autre système économique, politique et social est viable et soutenable, en développant le virus de l’intégration et de la coopération entre les nations est un mauvais exemple du point de vue des Etats-Unis. En ce qui concerne le Venezuela, ils cherchent à s’approprier la plus importante réserve de pétrole à une infime distance de leur territoire et en même temps à en finir avec l’utilisation de ce pétrole à des conditions avantageuses pour les pays de la région et à ce que les royalties produites ne puissent être utilisées dans un projet de développement autonome de l’Amérique Latine et des Caraïbes, par exemple la Banque du Sud qui, après le coup d’Etat de Temer au Brésil et l’arrivée de Macri en Argentine ne peut pas fonctionner.

Ces 2 attaques de l’Empire nord-américain ont pour but de détruire le noyau dur du processus de construction d’une nouvelle politique en Amérique, indépendante, anti-hégémonique, intégrationniste qui peut devenir un processus évolutif à moyens de production non capitalistes. Ils savent bien que la défaite du Venezuela ne serait pas une fin mais la voie royale pour avancer dans l’élimination de toute résistance dans Notre Amérique.

Dans ce tableau, les politiques de construction de l’unité et de la solidarité avec Cuba et le Venezuela sont très importantes mais, si on considère les expériences vécues par les 2 formations politiques les plus importantes du cône sud (le P.T. du Brésil et le F.P.V. de l’Argentine), celles-ci devraient comprendre ce que coûte de s’être éloignées des mouvements sociaux et d’avoir essayé de négocier et de se mettre d’accord avec les bourgeoisies et les oligarchies locales et d’avoir abandonné les rues pour avancer vers la restauration de Gouvernements qui ont des projets frontistes qui regroupent toutes les organisations populaires et les mouvements qui appliquent des programmes de Gouvernement à orientation non capitaliste qui transforment les structures économiques, politiques et sociales pour construire une Nouvelle Amérique loin de la botte de l’Empire.

La seule possibilité qu’il reste à tout ce processus de changement, c’est le renforcement des mesures qui ne permettent ni à l’oligarchie et aux bourgeoisies locales de se regrouper pour récupérer les espaces qu’elles ont perdus ni à l’Empire d’y avoir un pied avec ses organisations transnationales.

Evo Morales, à la clôture du Sommet des Peuples à Tiquipaya, Bolivie, adit : «Le triomphe des peuples dans le monde sera l’Unité, toujours plus d’unité » et il a assuré que pour libérer les peuples de l’Amérique Latine de l’impérialisme états-unien, il faut de l’unité et une lutte permanente. « Je suis presque sûr que si dans n’importe quel pays d’Amérique Latine, nous unissons d’abord les mouvements sociaux, nos révolutions seront imparables. »

1)http://internacional.elpais.com/internacional/2015/07/21/actualidad/1437508559_424492.html

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

source en espagnol :

http://www.cubainformacion.tv/index.php/america-latina/75287-eeuu-cuba-y-venezuela-operacion-de-pinzas-contra-america-latina-y-el-caribe


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Témoignage coup de poing du boxeur Zakaria Moumni dans le Grand Angle (Maroc)

Posté par onsbouge le 28 juin 2017

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Témoignage coup de poing du boxeur Zakaria Moumni dans le Grand Angle

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Ajoutée le 12 oct. 2015

« L’homme qui voulait parler au roi », c’est le titre du livre dans lequel Zakaria et Taline Moumni racontent leur histoire à deux voix. Lui, le champion du monde de Kick Boxing (1999) qui a eu la « mauvaise » idée de réclamer ses droits hauts et forts (en tant qu’athlète médaille d’or, il avait droit à un poste de conseiller sportif auprès du ministère marocain de la Jeunesse et des Sports) et qui, pour avoir trop insisté pour parler au roi Mohammed VI a été poursuivi pour « atteinte à la sacralité du Roi » puis arrêté au Maroc le 27 septembre 2010 et torturé pendant 4 jours. Elle, son épouse, a mené la bataille médiatique pour faire sortir son mari de prison. Zakaria Mimoun est sorti de prison en 2012 après une grâce du roi Mohammed VI mais ses tortionnaires n’ont jamais été jugés.


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Voir également sur YouTube Témoignage de Zakaria Moumni sur sa torture en détention  (International Federation for Human Rights)

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« Pousser les Gazaouis au suicide : la politique de l’humiliation », par Ramzy Baroud

Posté par onsbouge le 28 juin 2017

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CAPJPO – EuroPalestine

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Le taux de suicide est en hausse alarmante à Gaza. Les Gazaouis sont poussés à bout. Le journaliste Ramzy Baroud témoigne.

Palestiniens portant le corps du pêcheur Tawfiq Abu Reala (AFP/File Mahmud Hams)

Muhammad Abed est chauffeur de taxi du village de al-Qarara, près de Khan Younes dans la bande Gaza. Il a 28 ans, mais il n’a pas de dents.

L’absence de traitements et de soins dentaires lui ont coûté la perte de toutes ses dents qui ont pourri et sont tombées, alors qu’il était très jeune. Et il n’a pas eu les moyens de s’acheter un dentier. Ses proches sont venus à la rescousses et ont réussi à réunir quelques centaines de dollars qui ont finalement permis à Muhammad de manger.

Muhammad n’est pourtant pas au chômage. Il travaille 10 H, parfois plus, tous les jours. Le vieux taxi qu’il conduit entre Khan Yunes et Gaza City ne lui appartient pas. Et son salaire quotidien atteint entre 20 à 25 shekels, soit environ 6 euros.

Elever toute une famille, avec 4 enfants, avec un aussi maigre salaire, n’a pas permis à Muhammad de se payer le luxe de se faire soigner les dents ou de se payer un dentier.

Mais aussi étrange que cela puisse paraître, Muhammad a quand même de la chance.

Le chômage à Gaza est l’un des plus élevé au monde, atteignant quelque 44 %. Et ceux qui sont « employés », comme Muhammad, doit quand même lutter pour survivre. Au total, 80 % des Gazaouis sont dépendants de l’aide humanitaire.

En 2015, les Nations Unies avertissaient que Gaza ne serait plus viable en 2020, en raison du manque d’électricité , de l’eau polluée, de l’accaparement par Israel d’une partie importante des terres arables, de l’impossibilité pour les pêcheurs de pêcher, etc…

Le blocus de Gaza se poursuit depuis maintenant 10 ans et la situation continue à se détériorer.

La Croix Rouge a averti en mai dernier qu’une grave crise du secteur de la santé publique en raison de la privation d’électricité. Et ensuite même le gaz pour faire la cuisine s’est mis à manquer.

En février dernier, Israel a restreint de moitié sa fourniture de gaz à la bande de Gaza.

“Les postes d’approvisionnement en gaz pour la cuisine ont arrêté de remplir les bonbonnes de gar, car leurs réservoirs sont vides », a indiqué Mahmoud Shawa, président de l’association des propriétaires d’essence et de gaz.

Il y a 3 mois, Mahmoud Abbas, président de l’Autorité Palestinienne (AP) à Ramallah, décidait de baisser les salaires de ses dizaines de milliers de fonctionnaires dans la bande de Gaza.
Cet argent jouait un rôle essentiel pour maintenir cette économie vacillante à flots/ Avec la plupart des salariés recevant la moitié, voire moins, de leurs salaires, l’économie de Gaza est mourante.

‘H’ est professeur d’université, et sa femme ‘S’ est médecin. Avec leur 5 enfant, ce couple de la moyenne bourgeoisie vivait une vie assez confortable jusqu’aux premières années du blocus. Maintenant, ils me confient qu’ils doivent faire très attention à chacune de leurs dépenses pour éviter le sort commun à la plupart des Gazaouis.

Le salaire de ’S’ vient de Ramallah. Et elle ne touche maintenant de 350 euros par mois. ’H’ ne touche pas d’argent de l’Autorité Palestinienne, mais son salaire a été réduit de moitié, car un grand nombre d’étudiants n’ont plus les moyens de payer leur frais d’inscription désormais.

Muin, qui vit dans e camp de réfugiés d’ al-Nuseirat Refugee Camp, est dans une situation encore plus critique. En tant qu’enseignant à la retraite, il ne touche que 200 euros par mois, il a du mal à mettre sur la table de quoi nourrir sa famille : avec 4 fils adultes tous au chômage et une épouse qui récupère difficilement d’un AVC et a du mal à marcher, Muin est obligé de faire appel à l’aide humanitaire.

Sans accès à la Cisjordanie en raison du blocus imposé par Israel et pratiquement aucun à l’Egypte, par la frontière de Rafah, Gaza vit ses jours les plus sombres. littéralement. Depuis le 11 juin, Israel a encore réduit sa fourniture d’électricité à la bande de gaza appauvrie, à al demande de l’Autorité Palestinienne d’Abbas.

Le résultat est catastrophique : les foyers ne bénéficient que de 2 à 3 H d’électricité par jour, et même pas à heures fixes.

‘S’ m’explique que sa famille est constamment en alerte. « Quant l’électricité arrive à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, tout le monde doit s’y mettre. Il faut alors recharger toutes les batteries le plus vite possible, mettre le linge en machine à laver, y compris à 3 H du matin ».

Mais les Gazaouis sont des résistants. Ils ont survécu à d’incroyables difficultés pendant des années. Toutefois, les malades atteints de cancers ne peuvent pas survivre, uniquement grâce à leur force de caractère.

Rania, qui vit à Gaza City, et qui a 3 enfants, se bat contre un cancer du sein depuis un an. En l’absence de chimiothérapie à Gaza, elle a effectué le pénible voyage de Gaza à Jérusalem à plusieurs reprises pour y être traitée. Jusqu’à ce qu’israel décide de refuser le passage aux malades en phase terminale et que bon nombre de ces malades en meurent, et que d’autres comme Rania, vivent chaque jour dans l’espoir qu’un miracle va se produire, avant que son cancer se métastase.

Israel et l’Egypte ne sont pas les seuls coupables. L’Autorité Palestinienne à Ramallah utilise le blocus pour faire pression sur son rival, le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis 10 ans. Le Hamas, de son côté, cherche à s’allier avec son ancien ennemi, Muhammad Dahlan, pour obtenir que le blocus sois allégé du côté de l’Egypte, en échange du poste de responsable des affaires étrangères pour la bande de Gaza.

Dahlan est également un ennemi d’Abbas, lui ayant disputé la direction du Fatah pendant des années. Et la demande d’Abbas à israel, concernant la réduction de l’électricité à Gaza, ainsi que ses propres réductions de salaires, visent à dissuader le Hamas de s’allier à Dahlan.

Les Palestiniens à Gaza souffrent ; ou plutôt, ils sont en train de mourir.

Et penser que les « dirigeants » palestiniens sont en train de resserrer le siège ou de l’instrumentaliser pour obtenir respectivement des concessions politiques, est écoeurant.

Pendant qu’Israel profite de ces rivalités et continue impunément à s’accaparer illégalement la Cisjordanie et Jérusalem, les Palestiniens sont pris au piège d’intérêts personnels minables sur le « contrôle » d’une terre occupée.

Pour Omar Shakir, directeur régional de Human Rights Watch, israel, en privant d’électricité les Gazouis, n’obéit pas à une demande de l’Autorité palestinienne : « israel contrôle toutes les frontière, l’espace aérien, les eaux de Gaza, et a donc une responsabilité qui va bien au-delà de la requête de l’Autorité Palestinienne », estime-t-il.

N’empêche qu’entre l’indifférence d’israel aux appels internationaux à lever le blocus et les jeux de pouvoir pathétiques des Palestiniens, les Gazaouis sont abandonnés, incapables de se déplacer librement ou de vivre selon les normes de vie le plus minimales.

Fatima qui habite à Rafah et qui est âgée de 52 ans, a essayé de se suicider il y a quelques jours. Ses enfants lui ont arraché le couteau avec lequel elle voulait mettre fin à ses jours. Quand j’ai dit à Fatima, qu’elle avait de bonnes raisons de s’accrocher à la vie, elle a étouffé un sanglot et gardé le silence.

Le taux de suicide à Gaza est de plus en plus élevé à Gaza, et le désespoir semble bien être la cause de ce phénomène très alarmant. »

Ramzy Baroud

  • Ramzy Baroud est d’origine palestinienne. il vit aux Etats-Unis où il écrit sur le Moyen-orient depuis une vingtaine d’années. Il a écrit plusieurs livres et a fondé le site alestineChronicle.com.

(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

Source : Maan news Agency

CAPJPO-EuroPalestine


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