FRANCE journée internationale des migrants. (La Cimade)

Posté par onsbouge le 18 décembre 2018

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FRANCE
journée internationale des migrants. (La Cimade)

journée internationale des migrants Christophe Deltombe, président de La Cimade, interpelle Emmanuel Macron sur la situation catastrophique des personnes exilées et la politique inhumaine mise en œuvre : faites que la France n’ait pas honte d’elle-même !

MOHSINE Ahlam_Almuhajirin
Ajoutée le 17 déc. 2018


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RIC : NE VOUS RENDORMEZ PAS !

Posté par onsbouge le 18 décembre 2018

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RIC : NE VOUS RENDORMEZ PAS !

Méfiez-vous.
Surveillez-les.
Restez sur vos gardes.
Parce que votre idée, ils vont vous la détourner, la retourner, la biscorner, l’atténuer, la modérer, la rabougrir, la réduire, et à la fin, si vous ne luttez pas, pied à pied, il ne restera qu’un machin.
C’est une caste.
Elle tient le pouvoir.
Elle y tient.
Elle ne le lâchera pas, même des miettes.
C’est à vous de le prendre.
Gilets jaunes, ne vous rendormez pas !
Restez debout !

François Ruffin
Première diffusée il y a 22 minutes


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Ahmad Sa’adat : La Palestine sera libérée par le peuple et non par les élites

Posté par onsbouge le 18 décembre 2018

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Paru sur
COUP POUR COUP 31

17 Décembre 2018

Publié par Coup Pour Coup 31

Ahmad Sa’adat : La Palestine sera libérée par le peuple et non par les élites

Ahmad Sa’adat : La Palestine sera libérée par le peuple et non par les élites

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Ahmad Sa’adat, secrétaire général du Front populaire pour la libération de la Palestine est en prison en Israël depuis 2006, après avoir été enlevé en compagnie de plusieurs camarades lors d’un assaut violent des forces israéliennes contre la prison de l’Autorité palestinienne, à Jéricho. Avant l’attaque israélienne, il avait été emprisonné dès 2002 par l’Autorité palestinienne, sous surveillance américaine et britannique. L’emprisonnement d’éminents Palestiniens comme Sa’adat a joué un rôle dans les élections du Conseil législatif palestinien, en 2006, à l’issue desquelles le parti législatif associé au Hamas, le Bloc du changement et de la réforme, l’a emporté. Moins d’une semaine avant la prestation de serment des élus de l’AP, les forces armées israéliennes attaquaient la prison de Jéricho, tuant deux Palestiniens.

Depuis, Sa’adat a été condamné à une peine de 30 ans dans une prison israélienne, même s’il n’a pas été accusé de l’assassinat de Rehavam Ze’evi. Le tristement célèbre ministre du tourisme israélien, d’extrême droite, avait été assassiné par des combattants du FPLP après que, le 29 août 2001, l’armée israélienne avait elle-même assassiné le secrétaire général du FPLP, Abu Ali Mustafa, dans son bureau de Ramallah, en lançant depuis un hélicoptère un missile de fabrication américaine. Plusieurs des camarades de Sa’adat avaient été condamnés à la prison à vie, après le raid.

Les dirigeants israéliens ont montré à de nombreuses reprises qu’ils craignaient l’influence politique de Sa’adat. Celui-ci a été placé en isolement pendant trois ans, un isolement qui a pris fin à l’issue de la grève massive de la faim de Karameh, en 2012. Il écrit et diffuse des déclarations depuis sa prison, grâce au travail imaginatif de ses compagnons de détention et camarades qui s’arrangent pour que les écrits et les analyses des prisonniers palestiniens ne soient pas coupés du monde extérieur.

 

Voici une interview du dirigeant de gauche palestinien emprisonné, Ahmad Sa’adat,secrétaire général du Front populaire pour la libération de la Palestine. Elle a été publiée pour la première fois le 9 novembre 2018 dans le journal italien Il Manifesto.

 

1. Comment évalueriez-vous la situation actuelle en Palestine et l’attitude de l’administration américaine sous Donald Trump ?

 

Tout d’abord, j’aimerais vous remercier pour cette interview. Il est absolument important de communiquer avec les lecteurs italiens et d’expliquer la vision palestinienne de gauche concernant la situation actuelle en Palestine et dans la région. Nous considérons les États-Unis sous l’administration Trump comme une puissance extrêmement dangereuse, non seulement pour le peuple palestinien et pour notre région, mais également pour tous les peuples du monde. On dit souvent que la seule différence entre Trump et les anciennes administrations américaines est que Trump révèle le visage hideux réel du capitalisme et de l’impérialisme en portant l’utilisation du pillage, de l’hégémonie et de l’exploitation à un niveau extrême.

La déclaration de Trump concernant la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l’État israélien et le transfert de l’ambassade des États-Unis de Tel-Avivà Jérusalem est la continuation naturelle de 100 ans de colonisation en Palestine et de la Déclaration Balfour de 1917. Elle fait intégralement partie de la tentative en cours de liquider les droits palestiniens et d’accélérer le nettoyage ethnique de notre peuple, particulièrement à Jérusalem. Les Palestiniens de partout rejettent politiquement la tentative de Trump d’éliminer la cause palestinienne. Notre peuple résiste et rejette cette tentative non seulement par des mots, mais aussi par des actions : le lancement d’une vraie insurrection populaire héroïque à Gaza – la Grande Marche du Retour, dans l’esprit de la Première Intifada et avec la participation du FPLP et d’un large éventail des forces politiques palestiniennes.

 

2) Quelle stratégie permettrait actuellement de reconstruire un puissant mouvement de libération palestinien ?

 

La tâche principale à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui réside dans le projet de remettre sur pied et de reconstruire le mouvement palestinien de libération nationale. Le tout premier objectif national palestinien aujourd’hui consiste à placer la Palestine, une fois de plus, sur la voie de la libération en définissant et affirmant à nouveau l’essence de la lutte palestinienne. C’est-à-dire le retour des réfugiés et la mise en place d’une société libérée, laïque et démocratique en Palestine – et non « l’État palestinien d’après les frontières de 1967, à côté d’Israël ».

Une rupture historique et dévastatrice s’est produite au sein du mouvement palestinien après la signature des accords d’Oslo en 1993. Elle a déformé la véritable signification de notre lutte et l’essence du conflit. Toute une génération de Palestiniens est née et a grandi, depuis la signature de ce document catastrophique le 13 septembre 1993 à Washington, D.C. Depuis lors, le mouvement palestinien a été anéanti, complètement divisé et a sombré dans le chaos.

Quant aux tâches immédiates, il est d’une importance extrême de rétablir le front de libération nationale palestinienne, l‘OLP (Organisation de libération de la Palestine), si vous voulez, afin de créer les conditions nécessaires à la renaissance du mouvement palestinien et de la révolution palestinienne. Nous venons d’une perspective différente de celles du Fatah et du Hamas, et nous nous sommes engagés en faveur d’une véritable unité nationale qui comprendra notre cadre progressiste et qui devra s’appuyer sur la représentation et la participation populaires. Toutes les classes palestiniennes doivent participer à ce processus et les classes populaires ne doivent pas être exclues de la direction du mouvement comme elles l’ont été ces 40 dernières années. La liberté de la Palestine sera gagnée par le peuple et non par les élites.

 

3) Quelle direction politique alternative le FPLP suggère-t-il ?

 

Nous pensons que la prémisse de changement est la participation populaire qui permettra aux Palestiniens de participer à la lutte et à la processus décisionnel politique, d’une façon qui soit efficace et sensée. Ceci requiert non seulement de lutter contre l’occupation, mais également de lutter afin de récupérer ces droits palestiniens à participer à notre propre mouvement. Par exemple, en Jordanie, il y a plus de quatre millions de Palestiniens dont les revendications, les besoins et les appels à l’action pourraient sembler inexistants. Pourtant, ils doivent être entendus. La même chose vaut pour les Palestiniens au Liban, en Syrie et ailleurs, de même que pour ceux vivant en Palestine. 

La participation et la direction populaires sont nécessaires pour remettre sur pied le mouvement de résistance contre la colonisation sioniste et pour mener à bien une stratégie de libération de la Palestine. Cela doit également se faire dans la diaspora, de même qu’en Palestine, en Europe et dans les autres endroits du monde où vivent des Palestiniens. Si nos communautés sont sans cesse menacées par toutes sortes de criminalisations, de lois répressives et d’attaques de la droite, nos tâches, dans ce cas, s’en trouveront plus difficiles. La pierre angulaire de notre vision repose sur ceci : le droit du peuple à participer au développement de son avenir. C’est le processus le plus progressiste, le plus démocratique de participation et c’est pour ce processus que nous combattons, au contraire de ceux qui ont imposé au peuple palestinien une hégémonie des élites.

 

4) Le Front populaire pour la libération de la Palestine a célébré le cinquantième anniversaire de sa création. Comment évaluez-vous la situation du Front aujourd’hui ?

 

Le Front a conclu sa Septième Convention au début 2014 et nous sommes proches, désormais, de sa Huitième Convention. Ce sera une occasion pour tous nos camarades en Palestine et ailleurs d’estimer les forces et faiblesses de notre Front et d’évaluer ses avancées et ses régressions.

Ces cinq dernières années, nous pouvons dire que le Front a affronté de terribles difficultés et défis suite au siège politique et financier que nous subissons : répression, arrestations en masse et assassinats de cadres. Pourtant, nous avons progressé dans nos capacités militaires à Gaza parce que nous ne sommes pas confrontés aux mêmes conditions qu’en Cisjordanie sous l’occupation et la coordination sécuritaire de l’Autorité palestinienne. Plusieurs camarades – dont moi-même – sont en prison précisément à cause de cette coordination sécuritaire entre l’AP et l’occupant, mais nous ne sommes pas seuls, sur ce plan. Des centaines de cadres ont été soumis eux aussi à l’oppression et à des arrestations.

En termes d’organisation, au sein du Front, nous avons également fait des progrès du côté de la participation des jeunes et du renouveau dans plusieurs aspects différents de notre travail. Il est toujours très malaisé d’accumuler des réussites dans les circonstances que nous connaissons et, ainsi donc, nous sommes toujours engagés dans un processus de construction et de reconstruction.

 

5) En quoi le FPLP a-t-il changé depuis sa fondation jusqu’à nos jours ?

 

Le Front a terriblement changé, dans tout ce temps – nous parlons ici d’un demi-siècle. Il y a quatre étapes dans la vie de notre parti. La première, que l’on pourrait appeler « l’époque jordanienne », de 1967 à 1972 ; la deuxième, l’expérience de la révolution palestinienne et du FPLP au Liban, de 1973 à 1982 ; la troisième, la première grande insurrection populaire palestinienne, de 1987 à 1993 et, depuis lors, nous connaissons l’époque de ce qu’on appelle le processus d’Oslo.

Tous ces changements, en fait, ont affecté le Front à divers niveaux : politique, théorique, organisationnel. Ils nous ont affectés comme ils en ont affecté d’autres : les guerres dans la région, les pactes de paix entre régimes arabes et Israël ; la chute de l’Union soviétique et du bloc socialiste au sens large ; le processus de liquidation (également appelé le « processus de paix »). Tous ces facteurs et bien d’autres ont affecté le Front, sa force et son analyse.

Certaines des positions que nous avons adoptées à une époque de repli ont conféré au Front une allure plus « réaliste », mais c’était dû à des contradictions internes au sein même du Front. Nous avons discuté de la chose publiquement dans nos documents des Cinquième, Sixième et Septième Conventions. Le Fronts’engage toujours dans l’autocritique et nous n’hésitons pas à mettre le doigt sur nos manquements. Mais la conclusion à laquelle nous sommes arrivés, de 1992 à ce jour, c’est que le parti, comme notre peuple, est confronté à une crise totale, théoriquement, politiquement, financièrement et sur d’autres plans aussi, et cette crise ne pourra être surmontée que via la résistance et la lutte à tous les niveaux.

 

6) Comment percevez-vous le rôle du mouvement des prisonniers à l’intérieur des prisons israéliennes ?

 

Historiquement, le mouvement des prisonniers à l’intérieur des prisons israéliennes a joué un rôle majeur et central dans le combat contre l’oppression sioniste. Cela se perçoit non seulement dans nos confrontations quotidiennes avec l’occupant et dans la responsabilité des prisonniers, en tant que personnes aux tout premiers rangs de la révolution, mais aussi dans notre rôle sur l’ensemble de la scène politique en Palestine.

Nous devons nous rappeler que l’accord de consensus national en faveur d’une unité palestinienne a reçu le nom de « Document des Prisonniers ». Il a été rédigé à l’intérieur des prisons et a constitué la base de toutes les discussions ultérieures en faveur de l’unité nationale du mouvement palestinien. Le mouvement des prisonniers a traversé diverses expériences de campagnes, de grèves de la faim et des vies de prisonniers ont été ôtées sous la torture.

Nous, les prisonniers politiques, avons été appelés l’avant-garde et le cœur de la révolution palestinienne. C’est parce qu’Israël cible toujours les mouvements palestiniens et leurs dirigeants afin de les emprisonner – mouvements estudiantins, mouvements des femmes, mouvements du travail, mouvements de jeunesse. En essence, les prisons ont devenues les endroits où tous ces aspects de notre mouvement se rencontrent et s’engagent par le biais de la discussion. C’est pourquoi, souvent, les Palestiniens appellent les prisons « les écoles de la révolution ».

Nous ne sommes pas séparés du mouvement de libération en dehors de la prison. Les prisonniers palestiniens viennent de Palestine – Cisjordanie, Gaza, Jérusalem, le triangle, le Néguev, la Galilée, toute notre terre. Nous considérons également les prisonniers politiques palestiniens des prisons américaines et françaises comme faisant partie de notre mouvement, et tout particulièrement Georges Ibrahim Abdallah, emprisonné en France depuis plus de 34 ans.

 

Source : Samidoun – Traduction : Jean-Marie Flémal pour Pour La Palestine


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Déclaration de Macron : le PRCF appelle à amplifier et fédérer les luttes sociales sans se laisser emfumer

Posté par onsbouge le 17 décembre 2018

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Paru sur
PRCF Initiative Communiste

Déclaration de Macron : le PRCF appelle à amplifier et fédérer les luttes sociales sans se laisser emfumer

Déclaration de Macron : le PRCF appelle à amplifier et fédérer les luttes sociales sans se laisser emfumer dans - DROITS macron-enfumeur-300x175

Déclaration de  : comment feindre de lâcher sur l’immédiat pour mieux araser le structurel.

Le PRCF appelle à amplifier et à fédérer les luttes sociales sans se laisser enfumer.

« Les réformes sont la retombée des luttes révolutionnaires ». Lénine

Il faut chaleureusement féliciter les citoyens en qui ont réussi à rabattre l’incroyable caquet d’un président encore plus antisocial, patronal, euro-aligné et oligarchique que ne fut l’arrogant Sarkozy : que Macron feigne au moins d’apprendre l’humilité pour tenter d’éteindre les braises d’insurrection populaire, qu’il fasse certaines concessions non négligeables (certaines en forme de cadeaux empoisonné…) pour les travailleurs concernés, sur le SMIC et sur la CSG, montre que la paie quand elle est menée avec détermination, qu’elle ne plie pas devant les intimidations et la répression, qu’elle renvoie la violence à l’Etat bourgeois qui l’organise au quotidien, qu’elle balaye le pseudo-« dialogue social » bidon et le formatage européen dans lequel les confédérations syndicales, bafouant leurs militants et syndicats locaux et d’entreprise combatifs, achèvent hélas de se discréditer. Y compris hélas, la confédération CGT dont les zigzags et le suivisme à l’égard de la CFDT pro-patronale mettent cette centrale aux portes d’une crise sans précédent alors même que de nombreuses structures militantes de la CGT réclament une offensive sociale générale dans l’esprit du syndicalisme de classe.

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GILETS JAUNES : C’EST L’HISTOIRE DE FRANCE QUI SE JOUE

Posté par onsbouge le 17 décembre 2018

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GILETS JAUNES : C’EST L’HISTOIRE DE FRANCE QUI SE JOUE

Discours de Jean-Luc Mélenchon sur les Gilets Jaunes à l’Assemblée nationale le 5 décembre 2018 :

« Monsieur le Premier ministre,

J’ai écouté avec attention votre discours et je l’ai entendu – comme beaucoup, je crois, ici – comme une sorte de bilan d’adieu.

Vous n’y êtes pas.

Ce n’est pas une attaque personnelle : c’est une appréciation politique.

Vous n’y êtes pas. Et je préfère vous dire bien franchement : heureux les jours que nous vivons puisqu’enfin la France est entrée en état d’insoumission générale contre un ordre injuste qui durait depuis trop longtemps.

Voici des millions de gens dont la vie avait été rendue invisible, dans l’hexagone et en Outre-Mer. Voici des millions de gens, le peuple qui entre sur la grande scène de l’Histoire de France.

Et, clin d’oeil de l’Histoire : ce gilet jaune de la visibilité routière et des tenues de chantier est devenu en quelque sorte le nouveau bonnet phrygien des Français qui s’affranchissent de la résignation, de l’isolement, et de ce silence meurtri des souffrances que l’on tait par dignité. Et pour ne pas céder.

Voici clamés enfin haut et fort des récits de pauvres vies rendues infernales par un système qui n’encourage que la cupidité, les consommations ostentatoires, l’égoïsme social, et la richesse de quelque uns au détriment de tous !

Non, la France n’est pas une start-up que dirige un petit génie!

Nous sommes une grande nation éduquée et politisée de soixante-cinq millions de personnes qui en ont assez d’être pris pour des imbéciles !

Comment avez-vous pu croire que nous ne vous verrions pas donner aux cent personnes les plus riches de ce pays 1 million d’euros chacune pendant que vous iriez les récupérer à la pompe dans la poche de ceux qui dès le 15 du mois ne savent plus comment finir leur mois ?

Comment avez-vous pu croire que nous croirions nous-mêmes un instant que ce programme et cette surtaxe étaient destinés à un programme de transition écologique alors que nous sommes capables, comme tout le monde, de nous rendre compte que sur ce total d’une somme de 3 milliards, 19% seulement sont réservés à des tâches de transition écologique ?

Comment avez-vous pu croire que nous ne trouverions pas la lettre que vous avez envoyée à la Commission européenne pour lui expliquer que les surtaxes que vous venez d’inventer sont destinées à compenser le manque à gagner dans le budget de l’État des sommes que vous avez copieusement distribuées aux riches ?

Comment avez-vous pu de façon si offensante dire aux gens du commun qu’ils rouleront moins et pollueront moins s’ils doivent payer plus cher leur carburant ? Cela alors que l’urbanisme dément dans lequel nous vivons éloigne chacun de tout et que vous aggravez cette situation en fermant des postes, en fermant des écoles et en fermant les services publics ?

Les gens savent bien qu’ils ne peuvent pas rouler moins, et, par conséquent, faute de pouvoir rouler moins, alors ils mangeront moins, ils se soigneront moins et ils pourront moins s’occuper de ces petits bonheurs qui font la vie de chacun.

L’écologie n’a rien à voir avec vos mesures. L’écologie est nécessairement populaire. Il vous reste à comprendre qu’on ne peut pas être en même temps l’ami des riches et celui du genre humain. Car les riches n’ont que des intérêts particuliers et seul le peuple porte en bandoulière l’intérêt général.

Qu’ont fait vos amis les riches des trois milliards que vous leur avez donné ? Les ont-ils placés dans la production ? Les ont-ils investis ? Les ont-ils distribués en salaires ? Non ! Ils ont tout mis dans la spéculation !

Augmentez les salaires, augmentez les minimas sociaux et, alors, vous verrez cet argent circuler partout dans l’économie pour le bien de tous.

Abrogez la surtaxe des carburants et rétablissez l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Car le moment est venu que les riches soient solidaires !

Et pour le reste, assez de bricolage.

Une politique écologique est nécessairement globale et elle doit unifier dans son périmètre tous les compartiments de l’action économique depuis la formation des salariés jusqu’à la transformation profonde des modes de consommation.

C’est pourquoi la planification écologique est incontournable. Et c’est par elle qu’il faut commencer plutôt que par un hachis de mesures dont on ne sait jamais comment elles s’emboîtent les unes dans les autres et quel sens, pour finir, elles se donnent.

La planification écologique pour enfin passer au modèle de civilisation dont nous avons besoin où, dorénavant, on ne prendrait jamais davantage à la nature que ce qu’elle est capable de reconstituer. Et c’est ce que nous appelons la « règle verte ».

Nous voici aujourd’hui réunis pour voter sur votre déclaration. Nous ne savons pas bien sur quoi porte le vote. Peut-être une confiance aveugle qu’on nous demande de vous faire. Cela vous sera refusé.

Nous ne croyons pas que vous entendrez un mot de ce que nous vous disons. Pourquoi ? Parce que nous nous connaissons. Et que ce que nous disons et ce que disent, à cette heure, les gilets jaunes dans les cahiers de revendications que nous voyons, nous les avons déjà présentées ici et vous nous avez déjà répondu.

Nous vous avons proposé de taxer le carburant des compagnies aériennes et des bateaux de croisière, ce qui rapporterait autant que la surtaxe sur les carburants des pauvres gens qui ne peuvent faire autrement que d’aller en voiture. Vous l’avez refusé.

Nous vous avons proposé d’interdire sur le champ le glyphosate. Vous nous l’avez refusé.

Nous vous avons proposé un système d’impôt plus juste où l’on répartirait sur 14 tranches ce qui aujourd’hui pèse sur 5, c’est à dire, pour l’essentiel, sur la classe moyenne. Vous nous l’avez refusé.

Nous vous avons proposé que les premières quantités de gaz, d’eau et d’électricité soient gratuites pour le commun qui ne peut s’en passer – car on ne peut se passer d’aucun de ces trois éléments que je viens de mentionner. Vous nous l’avez refusé.

Nous vous avons proposé que le plus haut salaire d’une entreprise ne soit pas supérieur à 20 fois plus que le salaire le plus petit, ce qui est la revendication de la confédération européenne des syndicats. Vous nous l’avez déjà refusé.

Nous vous avons proposé de taxer les ventes de maisons à plus d’un million d’euros pour financer la rénovation des logements mal isolés. Vous nous l’avez refusé.

Nous vous avons proposé de mettre en place le référendum d’initiative populaire pour proposer une loi, pour abroger une loi ou pour révoquer des élus. Vous nous l’avez refusé.

Tout cela, c’est ce que vous retrouvez dans les cahiers de revendications. De même que cette 6e République dont quelques uns ici se moquaient volontiers à toutes occasions. Voici qu’elle surgit de la demande populaire elle-même.

Entendez que ce sont là les cris d’une époque, les cris d’un moment politique. C’est l’Histoire de France qui est en train de se passer. Ce n’est pas juste un emmerdement dans votre mandat de parlementaires !

À présent, vous comptez apaiser l’incendie que vous avez allumé en reportant la mise en oeuvre de vos décisions au lendemain des élections européennes. Nous comprenons pourquoi.

Vous frappez et vous rêvez de reporter la douleur à dans six mois. Personne ne croit à votre conversion au peuple en six mois. On peut plutôt penser que vous ne serez peut-être plus à ce banc dès la semaine prochaine.

Car même si vous embastillez des lycéens aujourd’hui, vous n’empêcherez pas qu’ils soient des dizaines de milliers vendredi dans les rues. Et les routiers, les pompiers, les agents du service public et ainsi de suite au fil des appels à la grève qui se lèvent d’heure en heure.

Il parait que vous demandez aux gens raisonnables de rester chez eux samedi. Et bien ils iront quand même dans la rue.

Allez dire au monarque présidentiel que les gens raisonnables sont sur les ronds-points et dans les rues et qu’ils n’en partiront pas avant que vous ayez cédé pour de vrai ou que vous soyez parti. Cédez ou partez. Et quand vous partez, cédez avant. »

JEAN-LUC MÉLENCHON
Diffusé en direct le 5 déc. 2018


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