En Jordanie, une ONG rénove des logements et installe des réfugiés

Posté par onsbouge le 20 août 2017

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dimanche 20 août 2017

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En Jordanie, une ONG rénove des logements et installe des réfugiés

 En Jordanie, une ONG rénove des logements et installe des réfugiés dans - CONDITIONS DE VIE... a10

Des réfugiés syriens logés dans un appartement à Irbid, en Jordanie, le 9 août 2017 (afp)


Faute de moyens, Oum Imane a longtemps erré avec sa famille en Jordanie avant de s’installer dans un appartement confortable, grâce à un programme d’aide d’une ONG norvégienne destiné aussi bien aux réfugiés syriens qu’aux propriétaires locaux.
Le Conseil norvégien pour les réfugiés (CNR) aide des Jordaniens à finaliser des constructions immobilières ou à rénover leurs logements à condition d’installer, gratuitement et pour une durée déterminée, des Syriens ayant fui la guerre qui ravage leur pays.
« Nous étions contraints de changer de logement tous les deux mois environ » à cause du loyer élevé ou de la vétusté des lieux, raconte à l’AFP Oum Imane, la tête couverte d’un foulard vert.
Cette mère de famille de 29 ans dit renaître dans son nouveau domicile « propre, spacieux et confortable » où elle est logée gratuitement avec son mari et leurs quatre filles, ainsi qu’avec sa belle-soeur Najla et les enfants de cette dernière.
Situé à Irbid, une ville à 90 km au nord d’Amman, cet appartement fait partie des quelque 6.000 logements mis à la disposition de 25.000 réfugiés syriens par le programme de l’ONG norvégienne. Ils y logent gratuitement ou paient un loyer modéré, selon leur situation financière.
En Jordanie, plus de 650.000 réfugiés syriens ont été enregistrés auprès du Haut commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR). Le royaume, qui partage avec la Syrie en conflit depuis six ans quelque 370 km de frontière, évalue leur nombre à plus d’un million.
« Avant je payais 100 à 150 dinars jordaniens (l’équivalent de 120 à 180 euros) de loyer mensuel, alors que nous étions vraiment dans le besoin », affirme Mohamed Ghazal, l’époux d’Oum Imane.
Selon lui, les logements disponibles sur le marché et correspondant aux maigres budgets des réfugiés étaient insalubres, exigus ou même dangereux. « Une fois, une partie du toit de l’un des logements s’est effondrée », se souvient-il.
La famille Ghazal qui a fui la ville de Deraa en Syrie en 2012 a, dans un premier temps logé dans un camp de réfugiés dans le nord de la Jordanie avant de le quitter pour s’installer à ses propres frais.
Le projet du CNR « nous a sauvés car nous étions devant des choix difficiles, soit réintégrer le camp de réfugiés, soit retourner en Syrie », affirme-t-il.
Les Ghazal habitent dorénavant dans un bâtiment comprenant huit appartements au total, chacun doté de deux chambres à coucher, d’un salon, d’une cuisine et d’une salle de bains. L’immeuble est entouré d’arbres, dans une zone résidentielle.
Aya, la nièce âgée de sept ans de Mohamed Ghazal, se dit « très heureuse » de vivre dans un appartement spacieux. Pour sa mère Najla, avoir un logement « neuf et propre est psychologiquement reposant ».
La famille est hébergée gratuitement en vertu d’un contrat qui expire en mars 2018.
Le propriétaire de l’immeuble, Moustafa Chatnawi, un ingénieur jordanien à la retraite, salue une initiative qui « bénéficie aux deux parties ». Son partenariat avec l’ONG norvégienne depuis deux ans lui a permis de couvrir 25% du coût de construction du bâtiment en échange de l’accueil de familles syriennes.
Trois à cinq millions de dollars (2,5 à 4,25 millions d’euros) sont alloués chaque année à ce programme de relogement des réfugiés syriens lancé en 2014 grâce notamment au soutien financier de l’ONU et de donateurs internationaux.
Cette initiative « encourage l’interaction humaine et préserve la dignité des Syriens », explique le directeur du projet au sein du CNR, Rodrigo Melo.
Outre le programme de relogement mis en place dans plus d’une centaine de localités dans le nord de la Jordanie, l’ONG offre aux réfugiés des opportunités d’emploi, notamment dans le secteur de la construction.
Plus de 80% des réfugiés syriens dans le royaume vivent en effet en dessous du seuil de pauvreté, selon le porte-parole du HCR en Jordanie, Mohamed Hawari.

 

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Trois ans après : les projets de reconstruction privés ou publics avancent mal dans les rues de Gaza – témoignage vidéo

Posté par onsbouge le 18 août 2017

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ISM-France

Gaza – 17 août 2017

Trois ans après : les projets de reconstruction privés ou publics avancent mal dans les rues de Gaza – témoignage vidéo

Par Ziad Medoukh

Devant les maisons détruites et non reconstruites au nord de la bande de Gaza, Ziad Medoukh fait le point, trois ans après la fin de l’offensive militaire israélienne de l’été 2014.
Trois ans après, le blocus et les mesures israéliennes entravent la reconstruction des dizaines de maisons détruites au cours des bombardements israéliens dans une région de plus en plus abandonnée par une communauté internationale officielle silencieuse.

Trois ans après : les projets de reconstruction privés ou publics avancent mal dans les rues de Gaza – témoignage vidéo

Actuellement, presque 1.000 logements et bâtiments ne sont pas reconstruits.

Trois ans après : rien n’a changé pour les sans-abris, plus de 3.000 habitants vivent toujours sous des tentes, dans des caravanes inhabitables, ou à côté des ruines de leurs maisons détruites dans des conditions très difficiles, beaucoup d’habitations n’ont pas été réparées, à cause du maintien du blocus israélien et de l’interdiction d’entrée, par ordre militaire israélien, des matériaux de construction.

Trois ans après : Gaza est toujours sous blocus, Gaza est plus que jamais une prison à ciel ouvert. Et l’armée de l’occupation poursuit sa politique agressive à l’encontre des civils.

Trois ans après cette nouvelle offensive, la situation stagne, au contraire, elle devient de pire en pire, rien ne bouge. Pour plus de deux millions habitants toujours enfermés, cette situation reste très grave à tous les niveaux, surtout sur le plan humanitaire malgré les promesses de reconstruction rapide.

Les Palestiniens de Gaza attendent et attendent. Ils n’ont pas d’autre choix que d’attendre. Ils attendent une ouverture, ils attendent la levée de ce blocus inhumain, imposé depuis plus de dix ans, ils attendent une réelle réaction internationale qui mette fin à l’impunité de cet occupant. Ils attendent avec un courage à toute épreuve, une sérénité exemplaire et une volonté remarquable.

En attendant, à Gaza, la vie continue, ses habitants confiants et déterminés s’adaptent et montrent une patience extraordinaire, ils tiennent bon, persistent, patientent, résistent, restent à côté de leurs maisons détruites, mais surtout, ils continuent d’espérer, espérer un changement radical, une solution politique. Ils espèrent en un lendemain meilleur, un lendemain de liberté, de paix, mais, avant tout et surtout, un lendemain de justice.

Honte à cette communauté internationale officielle complice !
Honte à ce blocus israélien inhumain contre la bande de Gaza !
Honte à cette occupation de nos territoires palestiniens !
Vive la solidarité internationale !
Gaza la vie résiste, existe et persiste !
Gaza garde espoir malgré tout !
Amitiés de Gaza la vie !


Publié par  ISM-France
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Le « petit Damas » gastronomique dans Idleb la rebelle

Posté par onsbouge le 11 août 2017

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vendredi 11 août 2017

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Le « petit Damas » gastronomique dans Idleb la rebelle

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Un syrien prépare un plat dans le restaurant « Les mets damascènes Ibad al-Rahmane », dans la ville rebelle d’Idleb, en Syrie, le 19 juillet 2017 (afp)
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Dans une rue animée de la cité syrienne rebelle d’Idleb, Abdelrahim Abou al-Ezz sert un délicieux chawarma de poulet préparé selon une recette de sa ville natale de Daraya, toute proche de Damas, qu’il a été contraint de quitter.
Son restaurant « Sultan Daraya » est situé au milieu de magasins et de restaurants appartenant à des Syriens évacués de leurs localités assiégées autour de Damas, en même temps que les rebelles, à la suite d’accords passés avec le régime de Bachar al-Assad.
Portant des noms comme « Madaya supermarché » ou « Les mets damascènes Ibad al-Rahmane », ces commerces ont transformé en un « petit Damas » cette artère principale de la ville du nord-ouest du pays ravagé par plus de six ans de guerre.
Les sandwichs de « Sultan Daraya » sont particulièrement appréciés parmi les nostalgiques de la localité perdue.
« Nous avons appelé le restaurant ainsi car nous sommes de Daraya », dit Abdelrahim Abou al-Ezz, 24 ans, qui se considère comme tous les habitants de cette ville située à à peine 10 km au sud-ouest de la capitale syrienne, comme originaires du grand Damas.
La spécialité de son snack: le sandwich chawarma fait avec du pain arabe, des lamelles de poulet, des tomates et des poivrons mélangés à des sauces spéciales.
« Nous achetons des épices et préparons une sauce traditionnelle de Damas. C’est pour cela que notre chawarma est différent. Nous ajoutons au poulet une marinade dont personne ne connaît ici le secret », confie-t-il fièrement.
Cette recette a été concoctée dans le restaurant de la famille à Daraya, l’une des premières localités à se révolter contre le régime en 2011. Abdelrahim Abou al-Ezz avait ensuite quitté l’université pour rejoindre les rebelles défendant Daraya soumise plus tard à un siège impitoyable.
Ces dernières années, des dizaines de milliers de personnes ont été déplacées en vertu d’accords dits de « réconciliation », consistant pour le régime à lever le siège et à cesser les bombardements et pour les opposants, armés ou civils, à quitter leurs maisons.
Il y a deux mois, M. Abou al-Ezz a ouvert son restaurant et emploie maintenant sept personnes, dont cinq de Daraya.
« La majorité de mes clients sont de Madaya, Zabadani, Daraya et Mouadamiyat al-Cham », des villes concernées par les mêmes accords. « Tous les habitants de la banlieue de Damas sont friands de ces spécialités damascènes », dit-il.
Abou Hamdane, vendeur de meubles installé à Atmé, une localité de la province d’Alep proche de la frontière turque, vient au « Sultan Daraya » « uniquement pour se souvenir du parfum de Damas ».
« Venir dans ces restaurants nous rappelle Daraya, ses habitants, sa nourriture », soupire le quinquagénaire.
Habitant aussi à Atmé, Abou Imad, un menuisier âgé d’une cinquantaine d’années, est également un client régulier. « Je viens à Idleb pour acheter de la marchandise et c’est l’occasion de renouer avec des amis de ma ville natale. Je viens ici pour me rappeler les bons vieux jours de Daraya ».
Dans cette même rue, le restaurant « Ibad al-Rahmane » offre du houmous, une purée de pois chiches à la crème de sésame, et des falafels, petites boulettes de pois chiches frites.
Son propriétaire, Mohammad Nouh, 22 ans, a emporté avec lui les succulentes recettes du restaurant familial à Daraya.
« Mon père possédait un restaurant et quand j’avais 10 ans mes frères et moi y travaillions régulièrement. Je prépare aujourd’hui mes plats de la même façon », dit-il.
Il a dû s’endetter pour ouvrir ce restaurant. « J’ai travaillé très dur », raconte-t-il. « C’est une coïncidence si nous sommes tous dans la même rue. La majorité ne se connaissait pas avant ».
« Les gens d’Idleb adorent les sauces piquantes. Ils les mettent dans tous les plats et cela tue le goût. Nous leur faisons goûter de nouvelles recettes », explique-t-il.
« Nous les Damascènes, nous nous régalions dans les restaurants de Daraya, Madaya et autres localités de la banlieue » de la capitale, assure Abou Moukhtar, originaire de Madaya, qui avec des amis a ouvert un supermarché.

 

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Dans une ville assiégée en Syrie, les champignons ont remplacé la viande

Posté par onsbouge le 9 août 2017

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mercredi 9 août 2017

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Dans une ville assiégée en Syrie, les champignons ont remplacé la viande

 Dans une ville assiégée en Syrie, les champignons ont remplacé la viande dans - CONDITIONS DE VIE... a11

Un syrien, membre de la Fondation Adala, une ONG locale, cultive des champignons dans des sacs en plastique remplis de paille, dans la ville assiégée de Douma, à l’est de Damas, le 2 août 2017 (afp)


Dans une pièce humide où des sacs en plastique remplis de paille pendent au plafond, Abou Nabil inspecte minutieusement les champignons d’un blanc nacré qu’il cultive pour nourrir les habitants de la ville syrienne assiégée de Douma.
Ces « pleurotes » sont devenus un substitut à la viande dans ce fief rebelle à l’est de Damas, où nombre d’aliments ne sont plus accessibles au commun des mortels à cause du siège imposé par les forces prorégime depuis 2013.
Dans toute la région de Douma, la Ghouta orientale, les habitants ne peuvent plus compter que sur la nourriture produite localement ou introduite en cachette par des tunnels ou des check-points.
Pour répondre à leurs besoins nutritionnels, notamment en protéines et en sels minéraux, la Fondation Adala, une ONG locale, a cherché des cultures alternatives.
« Nous nous sommes tournés vers les champignons car ils ont des apports nutritionnels importants, similaires à la viande, et peuvent être cultivés à l’intérieur des maisons ou dans des caves », explique Abou Nabil.
Consciencieusement, cet ingénieur contrôle les agrégats de champignons qui se forment et vérifie la température de chaque sac pour s’assurer que les conditions sont optimales pour produire cette denrée.
« Cette culture était totalement inconnue ici avant la guerre », explique le directeur d’Adala, Mouayad Mohieddine. « C’est en cherchant sur internet des endroits qui étaient dans la même situation (de guerre) qu’on a trouvé cette solution ».
Adala a compris que ce type de culture ne requérait pas beaucoup de place ni des investissements majeurs, faisant des champignons un produit idéal.
Le processus de culture débute par la coupe de fines tranches de champignons de haute qualité qu’on intercale entre de petits bouts de carton, le tout étant ensuite placé dans des boîtes en plastique stériles.
Après 15 à 25 jours, ces fragments de champignons sont mixés avec des grains d’orge stérilisés pour créer des « semences ».
Parallèlement, de la paille, bouillie puis séchée, est étalée sur une table et mélangée à un peu de plâtre. Les semences sont alors éparpillés sur la paille à mesure qu’on l’introduit dans les sacs en plastique.
Ces sacs sont ensuite suspendus pendant 25 à 45 jours dans une pièce servant d’incubateur. Les champignons se mettent alors à pousser à travers de petits trous, chaque sac produisant environ 4 ou 5 récoltes avant d’être remplacé.
Des générateurs d’électricité font en sorte que les conditions soient maintenues en permanence à 25 degrés Celsius et 80% d’humidité. A cause de la pénurie de fuel, ils sont alimentés par un carburant fait maison à partir de plastique.
Trois mois après le lancement du projet, « nous distribuons près de 1.300 kilos de champignons par semaine à 600 personnes », indique Abou Nabil.
« Cette distribution est gratuite pour les familles les plus pauvres, comme pour ceux qui souffrent de malnutrition ou de blessures de la moelle épinière », dit-il.
Ces champignons sont une aubaine pour des gens comme Oum Mohammed, une mère de quatre enfants pour qui la viande, à 10 dollars le kilo, n’est plus qu’un rêve.
« C’est une bénédiction de pouvoir en obtenir », souligne cette femme de 50 ans, habillée de noir et portant un foulard, en cuisinant dans sa très modeste maison. « C’est comme si vous mangiez un plat de viande ou de poisson ».
Abou Adnane al-Sidaoui n’avait jamais mangé de champignons avant d’en obtenir par Adala.
« J’en ai reçu un bol il y a trois ou quatre semaines », dit cet homme de 30 ans, victime de fractures d’une jambe et dans le dos lors d’un bombardement aérien.
« Je ne savais pas ce que c’était, j’ai appris à les cuisiner en regardant sur internet », glisse-t-il, allongé sur un lit dans sa maison. « Le premier jour, je les ai frits avec des oignons et le deuxième jour, je les ai cuisinés dans une sauce au yaourt ».
« On a adoré les manger dans la sauce au yaourt », dit-il en souriant.
Pas plus que les adultes, les enfants de Douma n’étaient familiers avec les champignons.
Dans un centre de soutien psychologique, cet aliment a été distribué à des enfants pour la première fois lors du ramadan, le mois sacré de jeûne musulman, raconte une employée.
« On a fait un petit atelier pour leur montrer ce que c’est et comment on les cuisine », explique cette femme, qui a souhaité être identifiée comme Racha. « Quand je leur ai montré, les enfants m’ont demandé: +Madame, c’est quoi ça? Une fleur? ».

 

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Ces Palestiniennes devenues DJ pour « arrêter de travailler pour l’ennemi »

Posté par onsbouge le 7 août 2017

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CAPJPO – EuroPalestine

Fatiguées de travailler dans les colonies israéliennes, des femmes se sont mises à générer leurs propres revenus en devenant DJ dans la vallée du Jourdain : reportage de Middle East Eye.

Ces Palestiniennes devenues DJ pour « arrêter de travailler pour l’ennemi » dans - CONDITIONS DE VIE... ibtesam_aywa_aywa_1_0-21425

Ibtesam Zubeidat a travaillé dans les colonies israéliennes pendant 25 ans. Aujourd’hui, elle est l’une des premières femmes à travailler en tant que DJ de mariage professionnelles dans la vallée du Jourdain (MEE/Jaclynn Ashly)

AL-ZUBEIDAT, Cisjordanie occupée – Ibtesam Zubeidat et son énergique assistante, Wafa Zubeidat, qui est également DJ, disposent à la hâte des chaises blanches en plastique pour se fondre dans le décor en plein air du lieu de mariage, dans le village d’al-Zubeidat. Après avoir accroché des banderoles colorées et des ballons tout autour, elles allument leur ordinateur portable, branchent de grands haut-parleurs et contrôlent la musique arabe diffusée à fond dans le village, situé en Cisjordanie occupée, le tout depuis le confort de leur table de mixage.

Alors que les invités, vêtus d’habits colorés, se déhanchent et rient ensemble sur la piste de danse, Ibtesam et Wafa jaugent soigneusement l’énergie de la foule et recueillent les demandes de chansons de la mariée.

« Quand je mixe, j’ai l’impression d’être dans un autre monde », confie Wafa à Middle East Eye avec un large sourire. « Quand la fête commence, je commence à me sentir tellement heureuse. J’entre dans ma bulle et les seules choses qui comptent sont la musique et la mariée », affirme-t-elle.

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Néanmoins, les habitants locaux n’ont pas toujours soutenu les deux femmes et leur profession. « Ils nous ont fait sentir que nous sentir inutiles, comme si nous n’avions aucune importance », affirme Ibtesam.

La communauté n’avait pas habitude de voir des femmes mixer dans le petit village et beaucoup ont soutenu que leur travail entrait en violation avec les coutumes et les traditions. « Les hommes nous disaient de vendre notre équipement parce que personne n’allait jamais nous engager », indique Ibtesam à MEE.

Il est difficile d’imaginer qu’il y a tout juste un an, Ibtesam et Wafa, considérées comme les premières femmes DJ professionnelles dans la vallée du Jourdain, consacraient presque leur vie à travailler dans des colonies agricoles israéliennes. Bien qu’il s’agisse d’une violation du droit international, les colonies sont disséminées dans toute la vallée du Jourdain.

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Ibtesam Zubeidat installe des haut-parleurs avant un mariage (MEE/Jaclynn Ashly)

« Ce sont des souvenirs difficiles », confie Ibtesam à MEE. « Les journées étaient longues et le salaire était bas. Le patron [israélien] pouvait faire tout ce qu’il voulait. Il pouvait nous insulter ou violer nos droits et la plupart des travailleurs n’ont pas d’autre choix que de garder le silence. »

Ibtesam et Wafa n’étaient pas les seules dans ce cas. Hamza Zubeidat, du MA’AN Development Center, une ONG palestinienne, explique à MEE qu’au moins 95 % des habitants du village sont dépendants des emplois dans les colonies agricoles israéliennes.

Ibtesam a consacré près de 25 années de sa vie à fournir un travail acharné dans ces colonies. Elle était chargée de récolter, nettoyer et emballer les fruits et les légumes dans les fermes. Selon son témoignage, le patron israélien la giflait et la frappait souvent, tout comme les autres employés, s’ils ne travaillaient pas assez vite. Parfois, les journées de travail duraient jusqu’à quinze heures sous un soleil brûlant et les travailleurs ne recevaient qu’un repas par jour.

« Nous commencions le travail à 5 h du matin. Nous n’avions pas le droit de partir tant que tout le travail de la journée n’était pas terminé », raconte Ibtesam. « On ne pouvait pas s’opposer à quoi que ce soit au risque de se faire renvoyer par le patron [israélien] et de ne plus jamais pouvoir être réengagé. »

Guy Hirshfeld est activiste dans la vallée du Jourdain et membre du groupe israélien Taayoush. Ce partenariat israélo-palestinien met l’accent sur la résistance non violente à l’occupation israélienne. Hirshfeld indique à MEE que les colons israéliens peuvent facilement exploiter les travailleurs palestiniens et que la plupart ont « trop peur » d’engager une action en justice contre les Israéliens.

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Vue du village d’al-Zubeidat (MEE/Jaclynn Ashly)

D’après Hirshfeld, les colons israéliens emploient également des « intermédiaires » palestiniens, qui sont, selon eux, responsables des travailleurs palestiniens, afin de se soustraire à leur responsabilité.

Alors que les lois du travail israéliennes sont techniquement censées s’appliquer aux Palestiniens employés dans les colonies israéliennes, les travailleurs palestiniens ont tendance à gagner environ 10 shekels (environ 2,3 euros) par heure sans avantages sociaux, selon le MA’AN Development Center. Le salaire minimum israélien correspond quasiment au triple.

Human Rights Watch (HRW) a rapporté que l’on pouvait même voir des enfants palestiniens de 11 ans travailler dans les colonies. Pourtant, la loi israélienne interdit d’employer des enfants de moins de 15 ans.

  • « Le patron [israélien] pouvait faire tout ce qu’il voulait. Il pouvait nous insulter ou violer nos droits et la plupart des travailleurs n’ont pas d’autre choix que de garder le silence », raconte
    Ibtesam.

Des enfants ont affirmé à HRW que pendant les périodes de récolte, ils étaient forcés de travailler jusqu’à douze heures par jour au lieu de huit. Ils souffraient alors de coups de chaleur et développaient des éruptions cutanées causées par les pesticides appliqués sur les cultures.

« Ici, les colonies ont détruit les opportunités pour nos enfants », déplore Ibtesam, qui ajoute que les enfants d’al-Zubeidat et des villages voisins abandonnent souvent l’école très jeunes. « Ils se disent : « Pourquoi devrais-je aller à l’école si je finis par travailler dans les colonies ? » »

La dépendance du village vis-à-vis des colonies agricoles a eu un effet majeur sur l’éducation en raison d’une forte conviction que cela n’engendrera aucun bénéfice futur.

« Les jeunes d’al-Zubeidat ne croient pas en l’éducation parce qu’ils pensent que cela les mènera nulle part dans leur vie », affirme Hamza. « Maintenant, chaque génération souffre d’un manque d’éducation croissant tout en développant dans le même temps une dépendance grandissante vis-à-vis des colonies. »

Il y a environ trois ans, Ibtesam a commencé à travailler avec d’autres femmes dans le village pour rechercher des moyens de contester cette réalité. « Nous sommes devenus déterminées à arrêter de travailler pour l’ennemi », affirme-t-elle.

Un jour, Ibtesam s’est rendu compte de l’existence d’une opportunité. Pendant les mariages, où hommes et femmes sont séparés à al-Zubeidat, les DJ professionnels recrutés pour ces événements étaient toujours des hommes, et travaillaient pour la partie du mariage réservée au marié.

Comme les hommes ne sont pas autorisés dans la partie réservée aux femmes lors des festivités, elles dépendaient des haut-parleurs pour entendre la musique. Cela empêchait les femmes et même la mariée de choisir leurs propres chansons ou d’interagir avec le DJ pendant les fêtes.

Ibtesam a donc commencé à développer des idées pour initier ce qui est considéré comme le premier projet de femmes DJ dans le village. Women and Media Development (TAM), une ONG locale qui œuvre pour soutenir les entreprises dirigées par des femmes en Cisjordanie, est arrivée dans le village dans l’espoir de développer un projet collaboratif avec les femmes de la communauté.

En 2014, Ibtesam et cinq autres femmes ont reçu une formation et une assistance de la part de TAM pour développer leurs compétences en mixage, en photographie, en tournage et dans d’autres métiers. Leur objectif était de développer dans le village une entreprise de services de DJ de mariage et d’événementiel appartenant à des femmes.

Mais ce nouveau projet audacieux s’est heurté au rejet des membres de leur famille et de la communauté élargie. « Notre communauté est habituée aux femmes qui travaillent dans les colonies. Depuis des années, c’est tout ce que nous connaissons. Mais l’idée d’une femme qui mixe était perçue comme étrange. Cela n’avait aucun lien avec nos traditions », explique Ibtesam.

Ibtesam a continué à se battre pour vivre ses rêves et a divisé son temps entre, d’un côté, les colonies agricoles et, de l’autre, le mixage. Une fois que sa famille a compris à quel point elle était déterminée, et les avantages que comportait le fait de refuser de travailler dans les colonies, elle a progressivement commencé à la soutenir.

« Les hommes intervenaient quand nous installions le système audio et les ordinateurs portables, affirmant que les hommes étaient plus à même de faire ce travail », raconte Ibtesam.
« Mais nous n’avons jamais écouté. » Leur projet est rapidement devenu « normal » au sein de la communauté et la plupart des habitants les soutiennent désormais avec enthousiasme.

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Wafa Zubeidat a commencé à travailler dans une usine de dattes israélienne à l’âge de 13 ans (MEE/Jaclynn Ashly)

Nous avons observé un changement complet au sein de notre communauté », a déclaré Wafa, qui a commencé à travailler dans la chaîne de production d’une usine de dattes israélienne à l’âge de 13 ans. « Aujourd’hui, nous dégageons des revenus à l’extérieur des colonies et d’autres femmes veulent être comme nous ».

Les femmes, qui affirment être indépendantes depuis 2016, vivent à l’écart du travail dans les colonies agricoles israéliennes.

Le mari d’Ibtesam, Younis Zubeidat, a également changé d’avis ; s’exprimant pour MEE, il se dit fier de voir son épouse se battre pour ce qu’elle aime. Il affirme avoir remarqué des changements positifs chez Ibtesam depuis qu’elle a abandonné son travail dans les colonies. « J’espère qu’un jour, plus personne dans le village ne devra travailler dans les colonies », confie Younis.

Navine Zubeidat, 23 ans, est la camerawoman du groupe. Elle a travaillé pendant environ quatre ans dans les colonies. Depuis qu’elle a quitté ce poste, elle se dit détendue et « libre ».
« Je n’aime pas vivre de l’argent des colons », explique Navine. « Cela fait du bien de générer son propre argent. Et je souris chaque fois que quelqu’un me dit que je suis camerawoman. »

Toutefois, le père de Navine s’oppose toujours à son travail, car selon lui, les femmes ne doivent pas travailler du tout.

« Mais cela m’est égal », explique Navine, en haussant les épaules. « Je vais tout simplement continuer de faire ce que j’aime. » Bien qu’il ait tenté de l’empêcher de travailler avec les autres femmes, elle refuse d’abandonner. « Maintenant, je n’ai pas peur de mon père et je me bats avec lui chaque fois qu’il essaie de m’arrêter. »

Le nom du village fait référence à la tribu Zubeidat, dont les membres, comme la plupart des Palestiniens dans la vallée du Jourdain, sont devenus réfugiés à l’issue de la Nakba (« catastrophe »), pendant la création d’Israël, en 1948. La tribu Zubeidat a été déplacée de Beer al-Sabe, qui est désormais la ville israélienne de Beersheba. Presque tous les habitants du village portent toujours le nom de leur tribu.

Alors que la plupart des Palestiniens de la vallée du Jourdain sont des Bédouins, le gouvernement jordanien – qui contrôlait la vallée du Jourdain après 1948 – a encouragé certains des réfugiés à développer leurs compétences dans l’entreprise plus lucrative que constituait l’agriculture. À l’époque, ils avaient l’autorisation de louer les terres de la vallée du Jourdain à un faible coût, selon Hamza.

Après la guerre de 1967, lorsque l’armée israélienne a pris le contrôle de la Cisjordanie et de Gaza, les réalités socioéconomiques des villages palestiniens ont été bouleversées. Israël a complètement pris le contrôle de la région et a commencé à affecter des terres aux colons israéliens.

« Certaines de ces terres où des colonies israéliennes ont été construites étaient des terres utilisées activement pour l’agriculture par les villageois d’al-Zubeidat. Mais aujourd’hui, ils sont forcés de travailler sur ces mêmes fermes en tant que main d’œuvre bon marché », explique Hamza.

Les ressources abondantes de la vallée du Jourdain, souvent qualifiée de « serre naturelle » en raison de ses terres fertiles et de ses importantes ressources en eau, en font une région d’une importance stratégique pour le gouvernement israélien.

Le contrôle israélien des ressources en eau dans la vallée du Jourdain a même empêché les quelques villages palestiniens pouvant attester de la propriété de leurs terres de les cultiver de façon productive.

Selon le MA’AN Development Centre, outre le fait qu’Israël interdit aux Palestiniens d’utiliser l’eau du Jourdain, les Palestiniens ont également l’interdiction de développer des réseaux de distribution d’eau ou de forer des puits de plus de 140 mètres. À cette profondeur, seule l’eau salée est accessible et cela limite la variété des cultures qu’ils peuvent produire.

En raison des restrictions israéliennes, les villages palestiniens sont alors contraints d’acheter de l’eau potable de la société israélienne des eaux Mekorot. Les colons israéliens, en revanche, ne connaissent aucune limitation de leur accès à l’eau.

Les femmes DJ reconnaissent qu’il faudrait faire beaucoup plus pour se confronter au système « colonial » d’Israël dans la vallée du Jourdain.

« Les femmes nous admirent parce que tout le monde dans notre village est tellement fatigué de travailler dans les colonies. C’est un travail insultant et difficile à faire tous les jours », affirme Wafa à MEE. « Mais notre projet leur a montré qu’autre chose est peut-être possible. »

  • Avec l’aide d’Hisham al-Laham et Abla Klaa.

Source et vidéo en arabe sous-titré en anglais sur : http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/ces-palestiniennes-devenues-dj-pour-arr-ter-de-travailler-pour-l-ennemi-1988421662

Traduit de l’anglais (original) par VECTranslation.

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