Gilets jaunes, luttes de classes et implosion du politique ! Par Richard Labévière

Posté par onsbouge le 16 décembre 2018

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LES CRISES

16.décembre.2018 // Les Crises

Gilets jaunes, luttes de classes et implosion du politique ! Par Richard Labévière

Gilets jaunes, luttes de classes et implosion du politique ! Par Richard Labévière dans - CNR tags

Source : Proche & Moyen-Orient, Richard Labévière, 10-12-2018

Les émeutes urbaines – qui viennent d’enflammer Paris, Lyon, Marseille, Toulouse et d’autres préfectures et sous-préfectures de France – rappellent que la revendication d’« égalité » n’est pas morte au pays de la Révolution de 1789. Contrairement à celles de Grande Bretagne, d’Allemagne, d’Espagne et d’Italie – où les structures familiales, façonnées par la reproduction des codes aristocratiques, demeurent très hiérarchisées et inégalitaires – la mémoire française continue à cultiver l’utopie du triptyque inscrit au frontispice de ses bâtiments publics : « liberté, égalité, fraternité », avec une insistance particulière pour l’égalité…

La première des conséquences du mouvement des Gilets jaunes est, d’une certaine manière, de nous redonner une part d’Histoire – du sens de l’histoire -, dont Francis Fukuyama et d’autre idéologues affirmaient la fin. Oui, les Gilets jaunes nous font revivre, un peu, la France historique que l’on aime, celle de l’exception politique, sociale et culturelle, celle de la Convention nationale de Robespierre, des soldats de l’An II, des Misérables,des révolutions de 1830 et 1848, de la Commune et du Conseil national de la résistance (CNR).

Les mouvements, qui redonnent à la France ce « certain sens de l’Histoire » depuis deux mois, viennent de profondeurs liées à la lente édification nationale amorcée à partir du XIème siècle par les grands ordres monastiques. Ces révoltes ne peuvent être réduites à de simples réactions antifiscales et anti-taxes passagères, mais expriment aussi une défiance récurrente des « territoires » régionaux et périphériques face à l’urbanité centralisée des métropoles régionales et de la capitale. On revient au constat de l’opposition Paris et le désert français, dressé par le géographe Jean-François Gravier, dès… 1947. Ces dix dernières années, postes, écoles, chemins de fer, hôpitaux et, plus largement, l’ensemble des services publics ont déserté les campagnes françaises pour se replier au cœur des centres urbains.

Par conséquent, le deuxième message des Gilets jaunes se traduit bien par une révolte des vieilles provinces, des régions, des territoires contre Paris, en ciblant des lieux symboliques comme la place de l’Etoile et l’avenue des Champs-Elysées. Configuré pour sortir de la Guerre d’Algérie, le régime présidentiel de la Vème République n’est plus adapté aux évolutions actuelles, d’autant qu’il a échoué- y compris sous François Mitterrand – dans ses tentatives de décentralisation du pouvoir et des administrations. La révolution numérique a conforté cette apoplexie face à laquelle tous les remèdes connus font défaut.

Enfin, la troisième grande leçon de cette révolte sociale, sans chef ni directoire, sciemment non-organisée de manière pyramidale, indépendante de tous partis politiques et syndicats, impose une réactualisation de la lutte de classes – telle qu’elle est théorisée par Le Manifeste du Parti communiste de Marx et d’Engels (1848). Quelques slogans des banderoles des manifestations et barrages sont parfaitement explicites : « Avant la fin du monde, les fins de mois ! » ou « Macron arrête de faire ton jus avec l’essence, l’eau, le gaz et l’électricité ». Sur ce thème, il faut lire ou relire le grand classique de l’historien soviétique Boris Porchnev, spécialiste des révoltes qui précédèrent la révolution de 1789 : Les Soulèvements populaires en France de 1623 à 1648. Ces luttes de classes rurales aboutirent à la convocation des Etats généraux qui mirent fin brutalement à la monarchie.

Plus généralement, cette nouvelle « lutte de classes »( ciel! Est ce possible! Ce terme était pourtant passé aux oubliettes) peut être rattachée à différentes formes de résistance à la mondialisation contemporaine. Fruit de la fin de la Guerre froide, de la révolution numérique et de la financiarisation des économies, cette globalisation sauvage et mortifère casse sans doute les Etats-nations, les services publics et les politiques de redistribution sociale. Et surtout ce « nouveau monde de progrès et d’innovation » s’obstine à exclure la grande masse des êtres humains des modes de faire et de vie, des codes de gouvernance, des moyens d’information aux mains d’une toute petite minorité d’experts en management , sociétés de conseil et autres grands patrons ou banquiers, seuls bénéficiaires d’une évolution rendant les plus riches, toujours plus riches et les plus pauvres, toujours plus pauvres.

Les Gilets jaunes protestent contre un monde qui travaille à les exclure – eux, leurs enfants et petits-enfants – du travail salarié au profit de caisses automatiques et autres plate-formes numeriques , de toute espèce de citoyenneté et d’existence sociale en les enfermant dans l’unique rôle de consommateurs de grandes surfaces affreusement laides. Devenus en quelque sorte invisibles, les « gueux » d’aujourd’hui revêtent ces gilets phosphorescents comme s’ils voulaient défier la nuit du nouveau monde qui les rejette aux marges des autoroutes numériques, de la course au pouvoir et, en définitive, de toute espèce d’humanité. Au bout de la route, les gueux d’aujourd’hui sont devenus les « animaux » des Start-ups, des nanotechnologies, des robots actionnés par la finance : « l’argent, c’est le sang des autres », affirmait Cecil Rhodes, l’inventeur de l’Apartheid…

Enfin, enfin, la surdité et le mépris des autorités françaises ne fait que galvaniser cette nouvelle lutte de classes. Les Gilets jaunes sont d’abord reçus par un ministre de l’Ecologie qui n’a rien à dire, puis dans un deuxième temps par un Premier ministre autiste qui ne « lâche rien… » . Le ministre de l’Intérieur affirme que le mouvement est instrumentalisé par « l’ultra-droite » et le porte-parole du gouvernement en rajoute en condamnant des « violences… inacceptables ». Qui peut se réjouir de ces violences ? La belle affaire ! Faudrait-il encore essayer de comprendre pourquoi et comment la contestation s’est à ce point radicalisée. Les « petits marquis » du pouvoir sont soit à côté de leurs pompes, soit parfaitement irresponsables !

Un ancien ministre de François Mitterrand nous disait deux jours avant le « samedi noir » 1° décembre : « Macron aurait dû envoyer – à sa place – le ministre des Affaires étrangères au G-20 de Buenos-Aires, pour rester à Paris et présider une Cellule de crise. Ainsi, il aurait pu recevoir lui-même – samedi matin, avant de nouvelles émeutes – une délégation de Gilets jaunes pour annoncer le report, sinon la suppression de la hausse du prix du diesel, renvoyant des Etats généraux en début d’année prochaine. Il s’agissait de la meilleure opportunité pour apaiser le pays avant les fêtes de fin d’année. Mais l’actuel pouvoir exécutif ne comprend rien, plus arrogant que jamais. Il est perdu et raconte n’importe quoi avec ses « valeurs européennes », face à une masse de gens qui n’arrive plus à boucler ses fins de mois… »

Finalement, c’est exactement ce qui a été fait, mais une semaine trop tard avec certaines taxes suspendues pour… six mois, puis maintenant un an, le temps de laisser passer les élections européennes de mai prochain. Trop peu et trop tard, l’effet d’annonce tombe à plat et rajoute au mécontentement, étant considéré comme une nouvelle roublardise d’un président aux abois, qui désormais ne peut plus sortir de son palais sans se faire copieusement huer.

En réalité, et d’une manière plus profonde encore, on assiste à une crise paroxystique des vieilles démocraties dont le système de représentation ne fonctionne plus, craquant de toutes parts. Députés, sénateurs et ministres (ainsi que les représentants de la technostructure administrative) n’ont plus la confiance de leurs administrés, qui les considèrent comme les « profiteurs » d’un système hors-sol, dont la seule finalité serait sa propre reproduction au détriment des préoccupations quotidiennes de la population.

Dès le début des années 1980, le sociologue Jean Baudrillard nous alertait sur « l’implosion du politique » et les méfaits d’une hyper-réalité de plus en plus abstraite, confiée aux mains de conseillers en communication se substituant progressivement aux représentants du peuple. Il nous disait alors : « que feront les gouvernants lorsqu’il n’y aura plus de gouvernés ? » Nous y sommes ! Et l’autisme des dirigeants, comme l’aveuglement d’une grande partie de la classe politique et administrative française, ne fait que se confirmer de jour en jour, tout particulièrement après les scènes de guérilla urbaine des deux derniers samedi. Incompréhension, inaction….

Avec ses conseillers en communication, le président Emmanuel Macron – qui n’a cessé de répéter qu’il ne lâcherait rien (parce qu’il est le plus intelligent, et par conséquent parce qu’il sait ce qui est bon pour le peuple), à peine revenu de Buenos Aires, descend l’avenue Kléber jonchée de dizaines de carcasses de voitures brûlées. Les télévisions en continu (genre BFM/Bête et Franchement Méchante) saluent en boucle le « courage » du Président qui a ainsi chamboulé son emploi du temps et qui ose même rentrer dans des restaurants pour parler aux gens… Quelques maigres applaudissements de ses partisans clairsemés, mais surtout sifflets et insultes des badauds qui reprennent le slogan des mal nommées « révolutions arabes » : « Macron dégage ! ».

Pris dans la spirale infernale de l’implosion du politique, Emmanuel Macron – sachant parfaitement que les prochaines élections européennes de mai prochain vont être pour lui, Angela Merkel et tous les profiteurs du « nouveau monde » une véritable Bérézina » – continue mordicus à défendre sa politique au nom de « valeurs », sans changer de cap dont il affirme que c’est le seul possible parce que le meilleur pour tous. Malheureusement pour lui, heureusement pour nous, ce sophisme grotesque ne fonctionne plus et – éblouis par les Gilets jaunes – les masques tombent…

Appellation d’un grand mouvement intellectuel et politique russe, le « Populisme » a anticipé les révolutions de 1905 et de 1917. Aujourd’hui, ce qualificatif est devenu particulièrement péjoratif, servant à nommer des courants autrement baptisés de « souverainisme », de « nationalisme », sinon d’extrême-droite. Autre déni et manipulation de l’histoire, les dirigeants actuels racontent n’importe quoi, ayant perdu tout sens de l’histoire et toute espèce de vision à moyen et long terme.

Là-aussi, la leçon des dysfonctionnements d’une Union européenne, réduite à un grand marché – dont les directives imposent des normes sur les compteurs électriques, les fromages à pâte molle, la taille des ampoules ou les fleurs coupées, sans traiter les problèmes de fond comme le chômage, la santé et la sécurité – n’est pas tirée ! Et les mesures imposées au petit peuple par la Commission européenne exaspèrent des électorats qui, soit s’abstiendront, soit voteront pour les listes les plus protestataires, antisystèmes et « populistes ». On l’a dit, le président Macron le sait et anticipe la débâcle. Mais tenez-vous bien car les conseillers en communication ont trouvé la parade : il suffira d’expliquer au bon peuple que le scrutin a été manipulé par les médias… russes de Vladimir Poutine !

On croit rêver : les dirigeants français et européens s’ingénient à foncer droit dans le mur en klaxonnant, précipitant leur propre chute d’une manière vertigineuse. En ne voulant rien entendre des souffrances de la France profonde, en ne comprenant pas que les Gilets jaunes sont aujourd’hui l’expression d’une nouvelle et profonde lutte de classes, sinon de la résurgence d’un incompressible besoin d’égalité qui touche les fondements de la démocratie.

Samedi dernier, l’Acte IV des Gilets jaunes a confirmé la mobilisation : quelques 200 000 manifestants déployés sur l’ensemble du territoire français. Relayées par les chaines de télévision, les messages alarmistes des autorités – promettant des morts – ont visiblement cherché à dissuader les gens de descendre dans la rue. A Paris, 9000 policiers dernière des véhicules blindés pour 10 000 manifestants… près d’un millier d’arrestations préventives ! Celles-ci ont-elles été effectuées conformément au respect des libertés civiles et politiques de notre pays ? La question mérite d’être posée avant que le président de la République ne reprenne la parole – ce qu’il devrait faire en ce début de semaine – pour faire de nouvelles annonces.

On l’a dit : la crise est profonde et perdure dans une dimension politique, sinon institutionnelle touchant les fondements mêmes du régime de la Vème République. Qu’est-ce qu’Emmanuel Macron peut promettre de plus que ce qui a déjà été annoncé malgré les fanfaronnades d’il y a quelques semaines sur l’air du « nous ne lâcherons rien ! » ? Trop peu et trop tard ? D’autant qu’une majorité de Français – et précisément les Gilets jaunes – a maintenant compris que sa marge de manœuvre dépend de plus en plus de Bruxelles, de la City, de Wall Street et des autres grands acteurs de la mondialisation.

Les Gilets jaunes devraient, maintenant diriger leurs colères et manifestations sur Bruxelles, plus précisément sous les fenêtres de la Commission qui porte la plus grande part de responsabilité du désastre social qui ravage les classes laborieuses des 28 (ou 27, on ne sait plus) pays de l’Union européenne.

Richard Labévière
10 décembre 2018

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Source : Proche & Moyen-Orient, Richard Labévière, 10-12-2018


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Appel à la grève nationale en France dans un contexte de crise

Posté par onsbouge le 14 décembre 2018

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Analyse communiste internationale

Appel à la grève nationale en France dans un contexte de crise

13 Décembre 2018

 Appel à la grève nationale en France dans un contexte de crise  dans - CNR ob_7ce463_11hulega

Paris, 13 décembre (PL)

La Confédération générale du travail de France a appelé aujourd’hui à une grève nationale pour demain afin de soutenir la lutte sociale initiée par le mouvement connu sous le nom de vestes jaunes, contre la politique gouvernementale.

Nous devons agir pour une augmentation immédiate des salaires, des pensions et de la protection sociale », déclare l’appel du plus grand syndicat de ce pays, qui prône le rétablissement du pouvoir d’achat de la société.

Il qualifie également la grève de  » Grande journée d’action le 14 décembre sur l’ensemble du territoire « , où le mécontentement et les barrages routiers persistent, malgré les mesures décrétées lundi par le président Emmanuel Macron.

Dans l’intention de freiner les protestations, le gouvernement a annoncé l’augmentation du salaire minimum de 100 euros par mois, le gel de l’augmentation des cotisations des retraités dont la pension est inférieure à deux mille euros, l’exclusion de l’imposition des heures supplémentaires, entre autres dispositions.

L’appel à la grève générale s’ajoute aux actions dissemblables des gilets jaunes au cours du mois dernier, auxquelles se sont joints des milliers de personnes pour réclamer le droit du travail.

Pour le chef du parti de gauche France Insoumise, Jean-Luc Melenchon, les initiatives gouvernementales ne répondent pas aux demandes de la population, puisque les secteurs les plus riches restent les plus privilégiés, et ont appelé à une nouvelle marche samedi.

Le gouvernement, qui a déclaré l’état d’urgence économique et sociale, a appelé à la suspension des manifestations du mouvement ce week-end en raison de la situation du pays à la suite d’une fusillade qui a fait trois morts et 13 blessés mardi.

Des manifestations ont commencé le 17 novembre pour protester contre la hausse du prix du carburant, mais les mécontents ont ensuite étendu leurs revendications à la baisse des impôts en général et à l’égalité d’accès à la sécurité sociale.

Ils appellent également au respect des droits des travailleurs, à la fin des politiques d’austérité et à la protection des migrants.

Des milliers de citoyens assistent aux manifestations des gilets jaunes et plus de 4 500 ont été arrêtés par la police anti-émeute, et des centaines ont été blessés.

mgt/pot

source: https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=236889&SEO=convocan-a-huelga-nacional-en-francia-en-medio-de-crisis

Tag(s) : #CGT, #GiletsJaunes, #14Decembre

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Contre les diktats de l’Union Européenne : DÉFENDONS LA SÉCURITÉ SOCIALE ET NOS RETRAITES ! #tract #PRCF

Posté par onsbouge le 27 octobre 2018

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PRCF Initiative Communiste

Contre les diktats de l’Union Européenne : DÉFENDONS LA SÉCURITÉ SOCIALE ET NOS RETRAITES ! #tract #PRCF

La , conquête de la Résistance, une réalisation des

Contre les diktats de l’Union Européenne : DÉFENDONS LA SÉCURITÉ SOCIALE ET NOS RETRAITES ! #tract #PRCF dans - CNR

Au sortir de la guerre, les communistes appuyés sur le rapport des forces issu de la résistance et des luttes sociales, ont mis en place un vaste plan de sécurité sociale. En application du programme du Conseil National de la Résistance, le ministre crée la sécurité sociale et notamment sa branche assurance vieillesse assurant à tous les travailleurs des . Alors que le Parti communiste est le premier parti de France, alors que le grand patronat, largement compromis dans la collaboration est discrédité, la classe capitaliste ne réussit pas à faire échec à cette formidable avancée sociale. Une avancée sociale qui fait échapper le régime de la protection sociale au secteur privé, capitaliste. Avec la sécurité sociale, c’est en fait une très large partie de l’économie qui n’est plus sous le contrôle direct de l’oligarchie capitaliste. La retraite par répartition permet de sortir de la misère une large partie de nos « vieux ». ainés.

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Macron UE MEDEF, ils veulent détruire la Sécu, pour mettre la main sur un marché de 500 milliards d’euros !

7 dans - DROITS1 ans après cette avancée sociale unique dans le monde, Macron, valet de l’Union européenne, dans le cadre de la concurrence libre et non faussée, veut détruire la Sécurité sociale.

Aujourd’hui, la fin du monopole de la Sécurité sociale et les mesures qui l’accompagnent résultent de l’ouverture à la concurrence du secteur des assurances, qui par voie de conséquence entraîne celle de l’assurance maladie. Le droit européen l’emportant sur le droit national, les mentions contraires de la législation française sont devenues en droit aujourd’hui caduques.

Sous le prétexte de faire respecter les critères de Maastricht, et ses contraintes de baisse d’une dette publique artificiellement créée au profit des groupes financiers, la Commission européenne n’a eu de cesse ces dernières décennies d’ordonner à la France de mener des « réformes » des retraites. En 2002, Chirac et Jospin signaient conjointement les accords de Barcelone prévoyant à terme la retraite à 67 ans. C’est que les caisses de retraite sont intégrées à la dette publique au sens des critères de Maastricht. Ce qui permet à la Commission européenne, en application du Pacte de Stabilité puis du traité budgétaire, de contraindre les États à réduire leur dépense de sécurité sociale. Cela fait ainsi partie des ordres donnés au gouvernement français ces dernières années. Mais la Commission européenne a aussi contraint l’ensemble des pays européens à tailler dans les retraites. Dans le double objectif de réduire la part patronale dans le financement des retraites et ainsi de faire baisser les salaires, mais également de promouvoir les systèmes par capitalisation permettant de faire revenir dans le domaine du marché capitaliste le juteux domaine de la protection sociale.

Retrouvez, partagez et distribuez le tract du PRCF pour défendre votre retraite

Posted by: // 4-EUROPE: en sortir, s’en sortir !, articles // , , , , , , , // octobre 27, 2018


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Faillite de l’antifascisme mémoriel

Posté par onsbouge le 9 octobre 2018

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LIGNES DE FORCE

Publié le 8 octobre 2018

Considérations stratégiques

Faillite de l’antifascisme mémoriel

« Comment peuvent-ils ? » « Comment peut-on ? » Telles sont les questions que l’on entend le plus fréquemment poser par les honnêtes gens de gauche à propos de la reprise en Europe d’un discours néonazi ou néofasciste dit « décomplexé » et de son succès, tant médiatique qu’électoral[1].

Le fait est qu’ils et elles « peuvent ».

Hier encore, tout ce qui évoquait le nazisme était frappé d’un tabou idéologique ; la flamme n’était entretenue qu’au fond de librairies poussiéreuses, par une poignée d’épurés et d’illuminés. Force est de constater que les choses ont changé.

Non que l’Europe soit brusquement saisie de quelque nostalgie hitlérienne… Simplement, des signaux idéologiques et des mesures concrètes – visant les immigré·e·s notamment – que n’aurait pas désavouées le chancelier du Reich ne se voient pas discréditées pour autant aux yeux de fractions toujours plus large des populations.

Sans parler de la banalisation de propos et d’actes racistes au quotidien.

Le fait que l’extrême droite activiste et violente prospère particulièrement dans l’ex-Allemagne de l’Est montre que ses idées ont été réprimées et contenues, mais nullement éradiquées.

Faillite de l’antifascisme mémoriel dans - CNR

Alexander Gauland, leader du parti Alternative pour l’Allemagne (AfD) déclare :

Si les Français ont le droit d’être fier de Napoléon [sic] et les Anglais de Churchill, il n’y a pas de raison que nous ne puissions pas être fiers des performances des soldats allemands durant la Seconde Guerre mondiale[2].

L’épouvantail mémoriel ne fonctionne plus (ou mal).

Peut-être la disparition des derniers survivants – tant du côté des résistant·e·s et des survivant·e·s de l’extermination nazie que du côté des bourreaux – y est-elle pour quelque chose…

Un autre élément d’explication tient sans doute au fait que nombre d’indigné·e·s sincères n’ont pas rompu avec une gauche de gouvernement qui, non seulement s’est ralliée au système capitaliste en abandonnant toute velléité de critique radicale[3] (même de pure forme) mais a entrepris de contribuer à sa « modernisation » à marche forcée, en détruisant les mesures sociales adoptées entre le Front populaire et… la défaite du nazisme.

Le programme du Conseil national de la Résistance (CNR) apparaît ainsi soit comme le maximum de démocratie sociale possible, soit comme une utopie dépassée, deux propositions également stupides et mensongères.

L’antifascisme moral, mémoriel et démocrate est en train d’être laminé sous nos yeux. Cette partie – qui n’est pas la nôtre (je parle des révolutionnaires) – est d’ores et déjà perdue.

La seule perspective positive réside dans une stratégie de lutte des classes, clairement anticapitaliste et internationaliste, dont l’antifascisme sera une des conséquences stratégiques logiques et non un « fondement philosophique » désarmé.

Il faut cesser de désigner les néonazis comme l’incarnation du pire, ce qui mène à d’improductives et confuses alliances morales et électorales, ainsi qu’à une résignation catastrophiste. Ces gens sont des figurants parmi d’autres d’un système dont la destruction est l’objectif de notre histoire immédiate. Les fascistes – nouveaux ou à l’ancienne – feront partie des victimes collatérales de la révolution, que je souhaite communiste et libertaire.

 allemagne dans - DISCRIMINATION - SEGREGATION - APARTHEID - RACISME - FASCISME

 europe dans - ECLAIRAGE - REFLEXION

[1] Voir quelques exemples dans l’article de Thomas Wieder « Allemagne. Le séisme politique de l’extrême droite (Le Monde, 7-8 octobre 2018).

[2] Cité par Thomas Wieder. Je ne sais quel est le terme allemand ici traduit par « performances », mais sa connotation moderne en français est nettement sexuelle.

[3] En France, après la prise en mains du parti socialiste par François Mitterrand au début des années 1980, précisément sur le thème d’une inévitable rupture avec le capitalisme – une des plus belles arnaques de l’histoire politique française.

 

Sur l’histoire de l’antifascisme en Allemagne, on peut lire de Bernd Langer chez Libertalia/La Horde :

 dans - LUTTES

 


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LETTRE OUVERTE de la CGT ÉNERGIE PARIS à la Direction confédérale

Posté par onsbouge le 22 juillet 2018

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FRONT SYNDICAL DE CLASSE

LETTRE OUVERTE de la CGT ÉNERGIE PARIS à la Direction confédérale

Publié le 21 juillet 2018 par FSC

LETTRE OUVERTE de la CGT ÉNERGIE PARIS à la Direction confédérale dans - CNR ob_a045ba_energ-3

Effectivement rien à attendre du « dialogue social« , des rencontres avec l’Elysée, des entrevues dans les salons feutrés.

Macron entend poursuivre et aggraver sa politique d’agression contre le monde du travail.

L’affaire BENALLA qui le met en cause prouve aussi à l’évidence que ses choix politiques et de société entremêlent privilèges de clan, liaisons barbouzardes, priorité absolue aux intérêts privés et au bradage des biens publics …

Pour le monde du travail et la CGT le combat frontal, sans aucune espèce d’illusion qui doit être à l’ordre du jour !

 

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