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GUILLAUME SUING : KÉRALA, VIETNAM, CHINE, CUBA: CONQUÊTES ET LIMITES DE L’AGROÉCOLOGIE SOCIALISTE FACE À L’AGROBUZINESS IMPÉRIALISTE

Posté par onsbouge le 9 septembre 2018

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Ecologie, Agriculture, Cuba, impérialisme, Santé

GUILLAUME SUING : KÉRALA, VIETNAM, CHINE, CUBA: CONQUÊTES ET LIMITES DE L’AGROÉCOLOGIE SOCIALISTE FACE À L’AGROBUZINESS IMPÉRIALISTE

9 Septembre 2018

Le gouvernement communiste du Kerala, petit Etat du sud-ouest de la fédération indienne, vient de couronner par le lancement du label « Kerala Organic », les succès de sa politique volontariste en matière d’agroécologie: L’objectif est de passer à une production agricole 100% bio à l’horizon 2020. Avec 100 000 tonnes de produits bio annuels, la moitié du chemin semble déjà parcouru. Mais ce n’est pas tout : la diversification de la production agricole, propre à développer une véritable autosuffisance alimentaire, a déjà transformé le pays. La rupture avec le modèle de monoculture intensive dépendante, avec ses survivances féodales, semble bien engagée et « durable » (puisqu’agroécologique), et les principes politiques du gouvernement n’y sont certainement pas étrangers.

Le Kerala, gouverné par les communistes depuis 1957, présente sur cette voie agricole durable, certaines similitudes avec la révolution agroécologique cubaine, dont il est inutile de rappeler les incontestables succès et le leadership en la matière depuis les années 90 : Le peuple kéralais est le plus instruit de tous les peuples indiens, le système scolaire et universitaire rivalise en performance avec celui de Cuba et l’IDH (Indice de Développement Humain) combinant les indicateurs économiques, scolaires et sanitaires, compte parmi les plus élevés des pays en voie de développement, … comme à Cuba.

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Quand le Capitalisme veut détruire la Forêt et les Forestiers

Posté par onsbouge le 25 août 2018

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PRCF Initiative Communiste

Quand le Capitalisme veut détruire la Forêt et les Forestiers

 Quand le Capitalisme veut détruire la Forêt et les Forestiers dans - AGRICULTURE - ANNIMAUX - METIERS LIES A LA TERRE foret-forestiers-ONF-300x225

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Jusqu’où ira-t-elle? La logique capitaliste et plus particulièrement sa forme brutale, le néo-libéralisme mondialisé, détruit tout sur son passage. Combien d’écosystèmes et de vie humaines brisées pour assurer à quelques-uns de juteux profits ? L’ensemble des services publiques doit être privatisé, l’ensemble des ressources naturelles et humaines exploité et l’ensemble des contestations réprimé pour satisfaire les appétits d’une minorité de parasites.

Aujourd’hui, après la mise en marche forcée de secteurs comme l’énergie ou encore récemment des transports, c’est maintenant les millions d’hectares de Forêts publiques françaises qui doivent être mise au pas par l’armée euro-macroniste du capital, grâce aux soldats Macron et Hulot, via la privatisation de l’entreprise publique en charge de leurs gestions durables et de leurs protections : l’Office national des Forêts ().

 « Devenir une nouvelle source de profit, voilà ce qui semble être l’enjeu de la publique Française aujourd’hui. En effet, celle-ci doit pouvoir constituer rapidement un nouveau marché. Il va devoir être lucratif et sans entrave, afin d’assurer le maximum de rentabilité aux actionnaires potentiels » . On comprend bien la volonté des décideurs néo-libéraux de faire des 11 Millions d’hectares de publique française une ressource naturelle comme une autre, et on comprend bien le sens du projet de privatisation de l’organisme en charge de sa gestion, l’ONF. Mais le besoins de nouveaux marchés ne doit pas masquer une autre volonté politique, en finir avec les statuts qui protègent et libèrent la classe ouvrière, comme celui de la Fonction publique, en vigueur encore dans cet établissement…

La Forêt publique Française en quelques chiffres: 11 Millions d’hectares dont 7 millions de forêts tropicales et amazoniennes, 25% de la surface forestière sur le territoire métropolitain, 40% du bois exploité, elle appartient à l’état ou aux collectivités territoriales, elle est gérée par un établissement public, l’ONF et ses 9000 employés, et remplie de nombreuses fonctions comme l’accueil du public, la préservation de l’eau potable, la protection des sols et de la biodiversité ou encore la production de bois.

 

La Forêt, un besoin vital

Tout d’abord, nous devons tous comprendre que la forêt est vitale à notre survie. Quand on s’attaque à elle, on s’attaque à nos vies, directement. En effet, celle-ci joue un rôle essentiel dans la filtration de l’air, la production d’oxygène, le stockage du CO², la lutte contre le réchauffement climatique, la production et le stockage d’eau potable, etc… Depuis toujours, elle fut le centre de l’attention des hommes, et depuis toujours elle a due faire face à ses appétits, car c’est aussi une source d’énergie et de matière première. Dans les périodes de crise, elle fut toujours la victime de ces appétits grandissant, et fut l’objet de surexploitations multiples, déformant son paysage pour longtemps.

Aujourd’hui, en pleine crise du capitalisme et à l’ère de la raréfaction des sources d’énergies fossiles, la Forêt, délaissée pendant le dernier siècle, se voit être de nouveau sollicitée pour répondre aux besoins des hommes. Après avoir connue une augmentation de sa surface en France, celle-ci stagne depuis quelques années. Désormais, en plus de celui des hommes, elle doit faire face aux appétits de profits des marchés financiers, soucieux d’investir dans l’économie « verte » et de créer de nouvelle source de profit, grâce à l’exploitation minière du bois, le tout prôné par leur ambassadeur Nicolas Hulot.

En France métropolitaine, la situation forestière est particulière, les forêts privées représentent aujourd’hui environ 75% de la surface totale. Elles sont généralement orientées vers la production de bois, pour la partie qui bénéficie d’une gestion. C’est au 25% de forêts publiques que l’on demande certains services qui sont considérés comme « non-rentables » comme l’accueil du public ou la protection de la biodiversité. Ces missions de services publiques sont donc gérées par l’ONF.

 

La Forêt publique Française: Le paradoxe

C’est dans le fonctionnement de cet établissement que repose le paradoxe du service public forestier français. L’ONF est chargé par l’état et les collectivités territoriales de la gestion durable et « Multifonctionnelle » des forêts publiques françaises. Cela veut dire que théoriquement, les de l’ONF doivent assurer une gestion qui garantie l’ensemble des fonctions de la Forêt (Sociales, Écologiques et Économiques). Pour résumer, l’établissement doit garantir un service public forestier de qualité (protection des paysages, des sols, de l’air, de l’eau potable, de la biodiversité, accueil du public, etc…) tout en approvisionnant le marché du bois par l’exploitation de celui-ci. Jusqu’ici, tout va bien. Mais, il est aussi demandé à l’ONF d’être autonome financièrement. Cela sous-entend que aucun financement, théoriquement, ne doit être alloué par l’état à l’entreprise publique, pour son fonctionnement. L’ONF doit avoir un fonctionnement commercial pour s’autofinancer.

C’est donc naturellement que depuis sa création, son activité s’est focalisée de plus en plus sur les activités rentables et facturables (production de bois et de services) au dépit des missions de service public forestier. Malgré cette orientation de plus en plus commerciale de l’ONF, ses rentrés d’argent sont toujours insuffisantes et l’état a toujours été obligé de mettre la main à la poche à hauteur de 100 à 180 millions d’euros par an (varie selon les années) pour garantir son équilibre financier. Depuis 2016, l’état entend supprimer progressivement cette compensation financière pour des raisons budgétaires (nous disent-ils).

L’état veut donc le beurre et l’argent du beurre, il dit oui à une gestion durable et multifonctionnelle, mais à deux conditions: que cela ne lui coûte rien, et que cela ne réduise pas l’exploitation de bois pour la filière.

Jusqu’à aujourd’hui, si les missions de service public forestier ont été assurées correctement (et encore, là où se fut possible…) c’est grâce à la conscience professionnelle des forestiers de l’état, et c’est contre les volontés de la direction et les objectifs qui leurs étaient assignés. Faisant face à un management de plus en plus agressif, à une dégradation continuelle de leurs conditions de travail et à des réorganisations récurrentes, ces forestiers fonctionnaires ont pour la majorité d’entres eux continués à pratiquer leurs métier, à préserver la forêt dont ils avaient la charge, courbant l’échine, baissant la tête en espérant voir un jour la fin de la tempête.

Souvent par passion et par conviction, ceux-ci ont essayés, dans la mesure du possible, de ménager la chèvre et le chou, en remplissant une partie des objectifs commerciaux tout en prenant sur leurs temps et leurs énergies pour assurer les missions non-rentables et protéger leurs forêts. Travailler dans ce paradoxe est aujourd’hui de moins en moins possible, leurs souffrance éthique grandit de jour en jour et le point de rupture semble être atteint à en croire le milliers de forestiers qui se sont mobilisés dans les récentes manifestations contre le projet de privatisation.

 

L’ONF, une vieille histoire

C’est l’histoire d’une des plus anciennes administrations de France, vieille de 7 siècles! Les Eaux & Forêts, datant de 1291, ont longtemps été une des seules administrations de l’état avec les finances publiques. En 1964, avec la loi PISANI, cette administration composée uniquement de fonctionnaire d’état entend disparaitre pour laisser place à l’ONF pour les forêts, à l’ONEMA pour l’eau, aux parcs nationaux etc… La politique de la division pour mieux régner, mais pas seulement, cette transformation avait à l’origine pour but de chasser les fonctionnaires des eaux et forêts, en devenant un EPIC (établissement public à caractère industriel et commercial). Déjà, dans les années soixante, on demande alors à l’ONF de devenir une entreprise publique auto-financée orientée vers le commerce et l’industrie, dépourvue de fonctionnaires.

 

Le chapitre des luttes

Pendant trois longues années, les forestiers fonctionnaires vont engager un bras de fer avec l’état retardant la mise en place effective de l’ONF à 1967, avec une grande victoire: le Statut d’EPIC dérogatoire. Au terme d’une lutte importante, celui-ci permettait à l’établissement de continuer à embaucher des fonctionnaires d’état.

Cette situation sera remise en cause dans les années 1980 après le tournant de la rigueur et lors de la première cohabitation. Une seconde fois les forestiers se sont mobilisés pour sauver leurs statuts et l’orientation « publique » de leur établissement. Puis les années 2000 ont vus arriver plusieurs attaques successives, visant surtout à réduire drastiquement les effectifs et à scinder l’ONF en deux entités, l’une commercialisant des travaux, l’autre gérant les forêts et vendant du bois.

La lutte des forestiers a continuée depuis sans jamais pouvoir crier victoire, toujours plus isolés, toujours plus fatigués par les baisses d’effectifs et les réorganisations. Le climat social se dégrade en même rythme que le nombre de personnels… Le dernier et actuel directeur général impose depuis 2015 une nouvelle méthode de direction faite de brutalité, de terreur chez les personnels et de surdité patronale totale vis à vis des organisations syndicales, le dialogue social a disparu, même avec les syndicats les plus négociateurs de l’entreprise.

Puis, avec l’arrivée au pouvoir de Macron, plus rien ne doit persister dans le domaine publique, la SNCF, l’ONF… tout doit être privatisé. La contestation sociale n’est plus entendue par les politiques qui sont devenus de simples technocrates à l’image de Macron, qui ne s’embarrasse même plus à avancer progressivement pour limiter les résistances. Celle-ci, le nouveau gouvernement les ignore, les méprise et les réprime si nécessaire.

Aujourd’hui, les rumeurs font état d’un projet de transformation allant bien au delà du statuts de l’établissement et des salariés, puisque la suppression de presque 20% de l’effectif est envisagé d’ici 2020, ainsi que la suppression d’un tiers des collectifs de travail.

Après deux manifestions nationales en 2017 et 2018, la retombée médiatique de la lutte des forestiers contre la privatisation de l’ONF reste très faible. Une intersyndicale représentant 95% des personnels de droits publics a décidée d’organiser une grande marche pour les forêts publiques à partir de septembre à travers toute la France afin de mobiliser les citoyens sur la question (le site de la marche). Lors de celle-ci des soirées thématiques et de débats auront lieu sur la forêt, le statut de la fonction publique… Ainsi qu’un film, sur la lutte des forestiers, sera diffusé. Voici la bande d’annonce ICI.

 

Le long chemin de la privatisation

Après La poste, EDF, France Telecom, la SNCF et d’autres encore, on le sait, il faut privatiser l’ONF aussi, par cohérence… Le long chemin commence en 2006, et la méthode est bien rodée: Mise en place du CAS PENSION. Ce terme barbare cache une supercherie très maline de la part de nos dirigeants politiques d’alors: étouffer financièrement l’ONF pour l’obliger à « se réformer ». Il s’agit de demander à l’établissement d’assurer lui-même, sur ses fonds propres, le paiement de ses retraités, tout en continuant à payer les cotisations aux caisses de retraites. Cette situation ubuesque permet aux caisses de retraites de toucher l’argent des cotisations sans avoir à payer les pensions, tout en obligeant l’ONF à payer 2 fois les retraites de ses salariés.

Cela a fait exploser la masse salariale de l’établissement, permettant ensuite aux plus mal-intentionnés de dire « regardez comme la masse salariale est énorme, les fonctionnaires coûtent vraiment trop cher » argumentant les réductions d’effectifs et la récente politique de l’établissement, le recours aux salariés de droit privé. Il s’agit là d’une étape cruciale dans le processus, celle-ci coûte chaque année aux caisses de l’ONF 60 millions d’euros depuis 2006.

Depuis cette date, la dette de l’établissement n’a fait qu’augmenter, ainsi que le recours aux contrats de droit privé en lieu et place des salariés fonctionnaires et de droit public. 30% des postes ont été supprimés, et la volonté de service publique a été mise à mal par un nouveau management basé sur la compétition et les objectifs commerciaux.

Malgré le piège tendu, les multiples efforts consentis par l’ensemble des personnels ont permis à l’entreprise publique de survivre 12 ans avec ce poids sur les épaules, avec en plus à gérer la chute des cours du bois liés à la crise de 2008. C’est avec moins de 400 millions d’euros de dette que celle-ci va terminer 2018, alors que le montant versé dans le cadre du CAS PENSION s’élève à 720 millions d’euros au total.

Cette attaque n’ayant pas suffit dans un premier temps, 2016 a vu la généralisation du recrutement de salariés de droit privé pour attendre 100% à partir de 2019, ainsi que le désengagement de l’état. En effet celui-ci participait jusqu’alors au budget à hauteur de 100 à 180 millions d’euros annuels. Il entend supprimer progressivement cette participation d’ici 2020, date à laquelle l’EPIC ONF pourrait devenir une société anonyme par actions, totalement privatisée, et ainsi sonner la fin du processus.

 

Du budget ou de la politique?

3€/habitants, voilà ce que l’état ne veut plus débourser aujourd’hui pour assurer un service publique forestier de qualité. 180 millions d’euros, c’est ce que couterai à l’état de l’eau potable pour tous, le stockage du carbone pour limiter le réchauffement climatique ou des forêts ouvertes au public pour leurs loisirs… Ces arguments budgétaires sont-ils vraiment la question, quand l’état trouve en quelques jours 4 milliards d’euros dans son Budget pour permettre aux 300 000 personnes les plus riches de France de ne plus payer l’Impôt de solidarité sur la fortune.

Il s’agit bien d’une question de volonté, et la volonté de l’état macroniste, c’est de détruire tout ce qui fait entrave à la libre concurrence et au marché, en bon élève de Bruxelles. L’ et les hommes comptent pas pour nos gouvernants, qui n’ont qu’un objectif en tête: faire de la France un temple capitaliste et néo-libéral ainsi q’une élève modèle du libéralisme et de L’UE capitaliste et fasciste.

Or, en France, en 1945 s’est passé une révolution: la classe ouvrière a construit à la libération des structures de production anti-capitalistes et ouvrières, grâce notamment au programme du conseil national de la résistance mis en place par les ministres communistes Marcel Paul, Maurice Thorez et Ambroise Croizat. Ces structures communistes sont la Sécurité sociale, les caisses d’allocations familiales, les retraites par répartitions ou encore le Statut de la Fonction publique. Cet ensemble de bastion de la classe ouvrière permis pendant de longues années de produire sans recours au crédit et au capital, et sans verser de dividendes.

Encore en 2017, il permettait l’existence en France d’un prolétariat affranchi de la classe bourgeoise, au moins partiellement, comprenant 19 Millions de travailleurs. Le problème est là, la France n’est donc encore qu’un pays partiellement capitaliste, à cause notamment de ces conquêtes ouvrières, et ça, JAMAIS nos dirigeants capitalistes et bourgeois ne l’ont avalés. Depuis toujours ils cherchent le moyen de détruire à petit feu ces structures de production afin de faire revenir dans le monde capitaliste tous les travailleurs qui y sont engagés, ainsi que tous les profits qui y sont immobilisés.

 

Les fonctionnaires, les véritables ennemis

Pour Nicolas Hulot et Emmanuel Macron, les moteurs de la réforme/privatisation de l’ONF, qui sont les vrais ennemis? Est-ce le coût d’un service public forestier de qualité? Certainement que oui, mais c’est aussi et surtout les fonctionnaires d’état qui travaillent encore dans cet établissement public dérogatoire, avec un statut protecteur et sans enrichir d’actionnaires. C’est avec l’ONF comme bastion anti-capitaliste qu’ils veulent en finir, avec ses 6000 fonctionnaires propriétaires de leurs salaires, où qu’ils soient, celui-ci garanti à vie. C’est pourquoi le directeur général a déjà demandé conjointement avec les ministères de tutelles la levée du statut dérogatoire. En effet, cet entreprise qui ne verse pas de dividendes à aucuns actionnaires est un problème politique dans un pays qui veux être le premier élève de l’Europe du capitalisme et du cynisme financier, incarnée par le banquier Macron et sa politique néo-fasciste. Et si cette privatisation peut faire tomber une entrave à l’ouverture d’un nouveau marché et doper les exploitations de bois au mépris de l’environnement, alors les profiteurs auront le sourire.

 

Des forestiers protégés et assermentés, entrave aux profits ?

Les forestiers de l’ONF ne sont pas que fonctionnaires, ils sont aussi assermentés. En effet, ils sont non-seulement protégés par leurs statuts, mais en plus ils peuvent profiter de cette liberté dans l’exercice de leurs fonctions de police et de contrôle des exploitations de bois. Ainsi, ils ont la possibilité de protéger la forêt, de limiter l’exploitation de bois par leurs positions et ne craignent pas pour leurs emplois grâce à leurs statuts. Cela leurs permet de résister face à de gros industriels, face à leurs appétits et à ceux de leur direction. C’est de cette manière qu’ils constituent encore un rempart contre la surexploitation et l’abandon des missions de service public, qu’ils assurent encore péniblement. Ce rempart est mis à mal par deux politiques de la direction de l’ONF: la terreur installée par la direction, avec des sanctions disciplinaires infligés à répétitions à tous ceux qui sortent du rang, allant jusqu’au licenciement, et le recours massifs aux contrats précaires.

 

Des forestiers précaires, débordés et dociles, bon pour les affaires?

De la plus-value, voilà l’objectif des capitalistes, faire de la plus-valu, donc du profit. Des forestiers précaires, débordés de travail et complétement soumis aux volontés de leur direction et des industriels en matière d’exploitation du bois, c’est le chemin libre à la surexploitation et donc à la rentabilité. Seuls les critères économiques commanderons les choix de chacun, l’ensemble des missions non-rentables seront réduites à néant, transformant le forestier fonctionnaires libre et protecteur en technicien du bois, simple acteur de l’exploitation minière de la forêt, sans pouvoir y résister.

 

Et Maintenant?

Cette histoire n’est pas terminé, le matérialisme dialectique me fera dire qu’elle ne le sera jamais. Je peux essayer de vous raconter ce qui s’est passé, mais je ne peux vous dire ce qui va se passer. Cependant, je peux vous mettre en garde contre les pires hypothèses… Si nous sommes incapables de résister aujourd’hui aux folies du capitalisme, et demain incapables d’abattre la bourgeoisie qui le fait vivre, alors l’humanité est condamnée.

Par le prisme de la destruction des forêts publiques françaises et de l’ONF, c’est toute la soif capitaliste de profit qu’on peut mettre au jour. L’appétit des bourgeois est sans limites, la forêt est aujourd’hui dans le viseur, et sa consommation totale peut être irréversible pour beaucoup d’entre-nous, c’est pourquoi nous devons y résister, pas pour gagner, mais au moins pour survivre à court terme. Pour les lendemains qui chantent, il faudra peut être attendre un peu plus longtemps, mais ceux-ci pourrait bien chanter faux si nous perdons ce combat décisif.

Par “Ambroise Croisat” pour www.initiative-communiste.fr et La Sociale


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Cuba et la défense de l’environnement !

Posté par onsbouge le 19 juillet 2018

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JRCF

Cuba, Ecologie

Cuba et la défense de l’environnement !

19 Juillet 2018

Rédigé par JRCF et publié depuis Overblog

Cuba et la défense de l'environnement !

Pendant qu’en France le parti Europe Ecologie Les Verts corrompus au plus haut point se désintègre, que tous le monde constate l’inefficacité et les vaines promesses de la COP 21, que le gouvernement français est incapable d’interdire le glyphosate, que Nicolas Hulot n’est guère plus qu’une plante verte carriériste au gouvernement, un espoir pour une véritable écologie se construit déjà depuis plusieurs années sur le continent américain.

L’organisation WWF rapporte en 2006 que Cuba est le seul pays à avoir atteint le stade du « développement durable » dont on nous bassine tant en France. Il est rejoint dans ce constat par Global Footprint Network et par l’ONU.

Les résultats de sa politique environnementale :

- les abeilles ne meurent pas contrairement à d’autres pays;

- les pesticides ayant été quasiment banni et de plus, le miel produit est de meilleur qualité ;

- le développement d’une agriculture urbaine et périurbaine de type biologique ;

- la technique des « cultures sous couvert végétal » qui permet de protéger la texture et la vie des sols cultivés, déjà adopté par 10000 familles cubaines ;

- Cuba est l’un des seuls pays au monde dont la superficie forestière est plus importante qu’il y a 50 ans ;

- baisse de l’utilisation de la plupart des énergies non renouvelable ;

- 2364 écoles rurales équipées de panneaux solaires ; etc…

Ce succès est dû d’une part à la nécessité de survivre durant la période spéciale (causé par la chute de l’Union soviétique) mais aussi par la volonté politique : celle de pouvoir rester indépendant et avec le système que les cubains ont choisi et défendu. Ainsi l’écologie cubaine est synonyme d’anti-impérialisme et de socialisme. D’ailleurs, si le gouvernement n’avait pas mis les moyens nécessaires pour cette politique, notamment en termes d’éducation des paysans, ce niveau n’aurait jamais été atteint. Cette politique environnementale ne s’est pas développée malgré le socialisme : IL S’EST DEVELOPPE GRÂCE AU SOCIALISME !

Là encore Cuba nous montre la voie : pour un monde plus humain et ne détruisant pas le milieu dans lequel vit celui-ci, seul le socialisme est bénéfique.

Vive Cuba socialiste !


Publié par JRCF
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CONTRE L’HÉNAURME! par Gérard Lambert ~ Débat sur Notre-Dame-des-Landes

Posté par onsbouge le 9 juillet 2018

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LIGNES DE FORCE

 

Publié le 8 juillet 2018

Chambre d’ami(e)s, Considérations stratégiques

CONTRE L’HÉNAURME! par Gérard Lambert ~ Débat sur Notre-Dame-des-Landes

 Afin de contribuer au débat en cours, je publie ci-dessous le texte de Gérard Lambert: Réplique à l’Appel pour retrouver un sens politique à la lutte qui se mène aujourd’hui sur la Zad, rédigé et diffusé par Quelques agriculteurs et agricultrices du collectif contre les normes, le 14 mai 2018.

On peut télécharger le texte de l’Appel ici.

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« Bien que nous n’attendions pas grand-chose de l’application de la journée de huit heures, nous promettons solennellement d’assister nos frères plus modérés dans la lutte de classe, de toutes nos forces et par tous les moyens dont nous disposons. Et ce aussi longtemps qu’ils continueront à faire ouvertement et résolument front contre nos oppresseurs communs »

Déclaration de la Central Labor Union américaine, sous l’impulsion d’Albert Parsons et August Spies, anarchistes, membres de l’Association Internationale des travailleurs, en 1885.

 

Dans votre texte, vous admettez que, au cours de votre lutte fort estimable contre les normes qui asservissent les « petits » à un capitalisme toujours plus contraignant, vous apprenez « chaque jours dans (vos) fermes à ravaler (vos) prétentions et à trop souvent vous mettre aux normes à contrecœur après avoir résisté jusqu’à épuisement (…) avec une rage rentrée ». Mais, lorsque des zadistes de Notre Dame des Landes, soucieux d’essayer de sauver l’essentiel de ce qui s’est construit là, font pareil vous vous permettez de les traiter de « pantins de l’État ». Au nom de quoi vos concessions sont elles honorables et les leurs méprisables ?  Qu’est ce qui vous permet d’estimer qu’ils n’ont pas, comme vous, cette rage rentrée ? Qu’est ce qui vous autorise à les déguiser en fourbes calculateurs arrivistes ayant « troqué leur costume de Black Bloc pour trouver une place dans les couloirs de la préfecture » ?

Ils se trompent peut être en essayant de « négocier » avec l’État quand tout prouve que celui-ci ne veut qu’imposer ses diktats, mais les caricaturer en « élite » voulant juste défendre des intérêts exclusifs est une calomnie aussi « ignoble » que la rupture de solidarité que vous leur reprochez.

Dans toutes les luttes sociales il y a une distinction à faire entre ceux qui sont délibérément des magouilleurs, des politicards, des arrivistes, des sales cons, et ceux qui, essayant de combattre au mieux dans une situation conflictuelle, tâtonnent, se trompent, font des erreurs stratégiques, etc. Cette nuance, ni vous ni les auteurs des textes que vous citez comme « éclairants » ne la faites. Au contraire vous portez un jugement dénonciateur péremptoire sur ceux qui pataugeant dans la boue et la confusion essaient de défendre une « zone » et ce qui s’y est construit, y compris la gestion collective et les solidarités. Loin du « mensonge crapuleux » que vous voulez voir dans cet effort.

Notant plus loin que « La force de l’État ne permettait pas de rêver aux grands soirs » vous faites pourtant griefs à ceux qui se résignent au compromis de choisir cette voie dans l’espoir de ne pas voir tout ruiner. Ils se leurrent peut être. C’est possible. Mais leur tentative de sauver « un territoire d’exception » et l’esprit qui va avec mérite bien plus le soutien que le démolissage « radical ».

Vous dénoncez « la manœuvre étatique de division » mais vous y contribuez en fabricant ce que vous qualifiez à juste titre de « figures spectaculaires forcément réductrices ». Vous êtes le pendant, version « offensive », des lâcheurs Durand et Verchère, que j’ai critiqués dans un autre texte*. Comme eux vous envenimez les désaccords, empoisonnez le débat. Vous contribuez à ce que les positions de chacun se figent dans un irréductible conflit au lieu de discussions constructives. Or tout ce qui fabrique ainsi de la division rend service à l’État. Pour des gens qui dénoncent les « pantins de l’État », ça la fout mal.

Ce qui a fait la force de la Zad, et contribué  à ce qu’elle séduise tant de révoltés contre le despotisme régnant, est loin d’être ce « mythe » que dénoncent vos copains et qui trouve écho dans votre texte. C’est la capacité à faire front contre l’ennemi en conciliant des stratégies diverses, en sortant de débats souvent houleux avec des choix d’actions concrètes différentes mais solidaires ; la capacité de gérer cette lutte de façon collective. C’est dans cette stratégie que se sont reconnus bien des gens fatigués du sectarisme qui affligeait depuis des décennies les tentatives de fabriquer un monde plus humain. Ce sectarisme, vos postures le font renaître.

Heureusement, il reste sur la Zad et ailleurs des gens qui ne s’y prêtent pas, qui continuent à essayer de construire des alternatives offensives à la résignation, au défaitisme, à l’écrasement. Des gens qui cherchent à « construire un collectif », comme celui que vous appelez de vos vœux, mais autrement que par l’anathème et la calomnie. Contribuer à ce qui se fait dans ce sens me semble plus positif que dresser des factions l’une contre l’autre pendant que l’État se marre.

CONTRE L’HÉNAURME! par Gérard Lambert ~ Débat sur Notre-Dame-des-Landes dans - AGRICULTURE - ANNIMAUX - METIERS LIES A LA TERRE Gérard Lambert

8 juillet 2018

*La main tendue et le coup de pied au cul.

Claude Guillon | 8 juillet 2018 à 19 h 00 min | Catégories : Chambre d’ami(e)s, Considérations stratégiques | URL : https://wp.me/p5iuT1-2di


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Gaza : Quand c’est Israel qui franchit la frontière, personne ne s’émeut ?

Posté par onsbouge le 27 juin 2018

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CAPJPO – EuroPalestine

Ce mardi matin, les bulldozers israéliens ont pénétré dans la bande de Gaza et rasé des terres agricoles se trouvant dans la fameuse « zone tampon » interdite aux Gazaouis par l’occupant, bien qu’il s’agisse de terres palestiniennes.

Gaza : Quand c’est Israel qui franchit la frontière, personne ne s’émeut ? dans - AGRICULTURE - ANNIMAUX - METIERS LIES A LA TERRE israel_rase_terres_gaza-c179d

A l’Est de Gaza, près des « Campements du Retour », à al-Qarrara dans la région de Khan Younis au sud, ainsi qu’à Abu Safiya, près de Jabaliya au Nord de la bande de Gaza, l’armée israélienne ne s’est pas gênée pour effectuer ses raids destructeurs.

Et quand ses bulldozers écrasent les cultures palestiniennes, nos médias n’ont pas un mot de condamnation. Ils sont apparemment plus impressionnés par les lance-pierres et les fumigènes des résistants palestiniens que par l’artillerie lourde de l’occupant.

Source : Maan News Agency

CAPJPO-EuroPalestine


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